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lutter contre la transphobie

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loli83
Roi des Mondes visible et invisible

Date d'inscription : 04/03/2012
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lutter contre la transphobie

Message par loli83 le Jeu 4 Sep - 0:13

j'ai trouvé un article très intéressant tiré du nouvel observateur sur un sujet qui me tient à coeur : le transgenre

il en a été question dans le sujet la théorie du genre , mais vu que pour beaucoup ce n'est toujours pas compris j'ouvre un nouveau fil :

"La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu récemment un rapport sur le « transsexualisme » qui témoigne de dysfonctionnements du système de « réassignation sexuelle “ en France. Ce rapport a fait beaucoup parler de lui ;

Au ministère de la Santé, où il semble qu’un décret se prépare, Roselyne Bachelot a annoncé le 16 mai 2009 la future ‘ déclassification de la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée ’ et sa volonté de ‘ lutter contre la transphobie ’.

Une mesure attendue de longue date... mais qui déçoit

A priori, pourtant, cette mesure était attendue de longue date par des personnes épuisées par le parcours du combattant pour faire valoir leur genre, et qui n’en pouvaient plus de devoir indiquer qu’elles souffraient d’une affection longue durée (ALD) auprès de la sécurité sociale.

Célia, co-fondatrice de Vela, réagit vivement :

Attention, pas de quoi se réjouir trop vite, il semble se produire ce que nous redoutions au niveau associatif, à savoir une dépsychiatrisation’ qui ne soit pas une ‘dépathologisation’. (...)

Nous passerions de la catégorie ‘troubles graves de la personnalité’ à la catégorie ‘trouble de l’identité de genre’. Mais nous serions toujours des malades !”

Act up Paris explique que “ la fin de l’appellation qui entrait dans la grille de remboursements de la Sécurité Sociale n’a rien à voir avec le parcours de transition ”.

Une erreur de conception de ce que sont les trans

En très simplifié, côté “ plus ”, les associations apprécient le geste symbolique de la “ dépsychiatrisation ” de la maladie, ainsi que la reconnaissance de dysfonctionnements nombreux dans le traitement institutionnel des Trans.

Côté moins, les associations pointent une erreur de conception de ce que sont les trans, avec en particulier :

_ le fait que trans doivent toujours passer par des médecins qui décideront pour eux de ce qu’ils sont

_ le risque d’interdiction d’un parcours de transition à l’étranger, qui permet actuellement aux trans d’éviter la psychiatrisation de leur parcours

_ le fait que dans les classifications internationales, la transidentité reste une maladie mentale (on rappellera que l’homosexualité n’est sortie des maladies mentales au niveau international qu’en 1990),

_ le fait qu’il est pour le moment inconcevable, en France qu’une personne se sente une femme si elle a un pénis ou qu’une personne se sente un homme si il a des ovaires. Il n’est pas envisagé qu’une personne aime son sexe mais non son genre.

Certains trans ressentent comme particulièrement violent l’imposition de la “ mise en conformité ” de leur genre et de leur appareil génital, voire de leur sexualité (un/e trans n’est pas censé/e être homo par exemple).


Consensus sur la luttre contre la transphobie

La question de la transidentité est complexe, puisqu’elle bouscule les limites de genre, de sexe et d’orientation sexuelle. Cela explique peut être en partie la difficulté de la lutte contre la transphobie.

Pourtant, s’il reste un sujet sur lequel la HAS, le ministère et les associations sont d’accord, c’est bien l’importance de cette dernière en France aujourd’hui et les discriminations dont souffrent les Trans.

Malgré tout, les Trans Français ne sont peut-être pas les plus à plaindre :  la situation est particulièrement tragique pour les trans qui sont menacés de mort dans leur pays d’origine et qui sont pourtant menacés d’expulsion en France.

le décret a été publié au Journal officiel le mercredi 10 février 2010, il  supprime la transsexualité de la catégorie des affections de longue durée "affections psychiatriques de longue durée".

La prise en charge des patients serait désormais assurée dans le cadre du dispositif des affections de longue durée "hors liste". C’est ce que proposait, dans son avis rendu le 11 juin 2009, la Haute Autorité de santé (HAS), saisie par le ministère de la santé et des sports.

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