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L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

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troubaa
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L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 0:18

Il y a environ 20 minutes de lecture... c'est passionnant comment nous Français sommes manipulés dans une doctrine dogmatique anti-libérale.

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En France, l’antilibéralisme ne connaît pas les frontières politiques. Il est partout. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par Nicolas Sarkozy et François Hollande, tous les leaders politiques français ont critiqué (ou critiquent) le libre-échange, la mondialisation et le marché en affirmant qu’ils sont à l’origine de la crise économique. Ils continuent à proposer plus de réglementations et l’intervention de l’Etat. Cette obsession antilibérale est aussi celle d’une partie des médias qui ont repris les clichés économiques des politiques tandis que les Français tombent dans le piège de l’économiquement correct. Pour autant, l’antilibéralisme n’est pas un phénomène conjoncturel. C’est une attitude constante en France.

Le libéralisme ou la présomption de culpabilité

Pour de nombreux Français, le libéralisme est la cause de tous les maux de la planète et l’origine surtout de tous leurs malheurs. Les politiques l’ont très bien compris, car tous les candidats (une dizaine) aux élections présidentielles de 2012 ont fait campagne contre le libéralisme économique (pardon, il faut dire « ultralibéralisme »[1] ou « libéralisme sauvage »). C’est une position typiquement française que l’on ne rencontre pas chez nos partenaires européens, chez lesquels l’un des candidats au moins se déclare « libéral ».

Chez nous, augmenter les impôts et les dépenses sous-entend faire de la « politique sociale ». En France, le mot « social » est la clef de la réussite politique, alors que le mot « libéral » est tabou, car il risquerait de nuire à toute carrière politique. Durant les dernières années de sa présidence, Nicolas Sarkozy a tout fait pour que l’on n’accole pas cette étiquette à son image. « Je ne suis pas le président des riches », répétait-il à longueur de journée, en démontrant qu’il était favorable à une politique « sociale », mais pas « libérale ». Dans la France antilibérale, Sarkozy est resté comme le président libéral… Quelle méprise ! Parti avec de belles intentions pour réformer la France, Sarkozy n’aura finalement réalisé qu’une sorte de « pérestroïka » à la française, qui a échoué tout en décrédibilisant le libéralisme et ses réformes. Il était aussi peu attaché à la politique de Margaret Thatcher que ne l’est François Hollande à celle de Tony Blair.


L’antilibéralisme ne connaît pas les frontières politiques

L’antilibéralisme n’est pas un phénomène étudié, bien qu’il soit extrêmement répandu en France. Les antilibéraux se rassemblent en un pot-pourri complet (vous verrez, cher lecteur, la liste en est inépuisable…). Dans le monde politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par la gauche, le centre et la droite, les idées antilibérales sont omniprésentes. Etre « libéral » est devenu le synonyme d’une accusation terrible et inexcusable, tandis que l’adjectif « libéral » est l’insulte suprême. Les économistes sont en France, à quelques exceptions près, des antilibéraux convaincus et ne s’en cachent pas. Et que dire des intellectuels, de gauche et de droite, en général, qui ont toujours fait de l’antilibéralisme leur principal cheval de bataille. Après avoir fait semblant d’oublier les inepties marxistes, nos « élites » ont décidé de se consacrer à la lutte contre l’« ultralibéralisme » et le « capitalisme sauvage ». La crise de 2008-2009 les ayant revigorés, nombreux sont ceux qui reviennent aux vieilles lunes de la lutte des classes et de l’exploitation des ouvriers.

L’antilibéralisme a bien nourri surtout le Front national, car avec son rejet de la mondialisation, c’est son principal fond de commerce aujourd’hui. Il n’existe aucun autre parti, dont le discours soit plus étatiste, plus antilibéral et plus antimondialiste que celui du FN. A l’inverse, ces dogmes n’occupent pas en priorité l’esprit des autres principaux partis populistes européens. Le PVV néerlandais dirigé par Geert Wilders est obsédé par exemple par la condamnation du Coran, mais sur l’un des murs de son bureau, il y a tout de même un portrait de Margaret Thatcher… Tandis que l’UKIP britannique, bien qu’anti-européenne, se prononce fermement en faveur d’une zone de libre-échange. Quant au Parti du Progrès en Norvège, il est entré au gouvernement et son chef en est devenu le ministre des Finances.

(…) Un autre paradoxe de cette obsession antilibérale française c’est que celle-ci perdure au moment où, partout ailleurs dans le monde, les idées libérales gagnent du terrain. Depuis la chute du communisme, en effet, la très grande majorité des Etats sur la planète a choisi son camp : celui de la démocratie libérale. En France, on continue à croire au mythe de la « dictature néolibérale » et l’on se méfie de la mondialisation qui « appauvrit » les pauvres et qui enrichit les riches. On exècre aussi le pouvoir imaginaire des multinationales, lesquelles seraient devenues plus puissantes que les Etats ; enfin, on se protège de la « main invisible » du marché (je n’ai jamais compris que l’on puisse accuser cette chose que l’on ne voit pas…). Mais pourquoi cette obsession !? Je tente de trouver la réponse dans cet essai.


Dernière édition par troubaa le Mer 14 Mai - 0:25, édité 1 fois


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 0:19

Pourquoi tant de haine ou les sources de la « pathologie » antilibérale française

Dans un article publié par le Wall Street Journal, j’avais écrit que le meilleur remède pour soigner les banques françaises se trouvait, au contraire de ces méthodes, dans le fait de se détacher de l’Etat, en évitant la mainmise des énarques sur les conseils d’administration. Mon article déclencha alors l’ire des dirigeants de la BNP (des énarques et d’anciens hauts fonctionnaires) qui saisirent l’AMF (Autorité des marchés financiers). Deux ans après ma publication, pas la moindre nouvelle des enquêteurs très efficaces… de l’AMF, qui ne m’ont même pas interrogé ! Pourtant, deux jours après la parution de mon article, le Wall Street Journal publia un éditorial reflétant la position du journal, qui nous apprenait que les banques françaises sont bien à la recherche de dollars en s’interrogeant sur les compétences de l’Autorité des marchés financiers saisie par la BNP pour enquêter sur ce genre d’affaire… Qui plus est, bizarrement à cette époque, la rédaction du Wall Street Journal recevait un appel téléphonique provenant d’une « haute personnalité politique française », qui se disait « choquée » par l’article de M. Lecaussin, tendant à « nuire au prestige de la BNP et des banques françaises en général ». Simple coïncidence ? Dans mon article, je dénonçais justement la connivence entre les banques françaises et l’Etat !

L’ « interventionnisme » est une maladie chez nos décideurs

Mais qui avait pu se permettre d’appeler et d’invectiver la rédaction du Wall Street Journal ? Le Canard enchaîné a donné la réponse à ce mystère quelques semaines plus tard : c’était Xavier Musca, le secrétaire général de l’Elysée… Habitué aux pratiques françaises, il n’avait pas hésité à admonester l’équipe du Wall Street Journal pour ce qui lui apparaissait comme une faute professionnelle. C’était comme si le directeur de cabinet de la Maison Blanche appelait à propos d’un article sur la Bank of America. Aux Etats-Unis, il aurait été obligé de démissionner… En France, où les hommes politiques s’invitent dans les médias, ces méthodes d’apparatchiks sont monnaie courante.

Malheureusement, contrairement aux hommes politiques des autres pays, nos élus et décideurs politiques vivent surtout de l’argent public : la plupart d’entre eux sont fonctionnaires. De plus, notre Education nationale est phagocytée par des syndicats marxistes et des enseignants de gauche. Un sondage réalisé en novembre 2013 par OpinionWay auprès des enseignants du second degré démontre à quel point ceux-ci méconnaissent ou rejettent l’entreprise. Pour 90 % d’entre eux, le premier synonyme qui leur vient à l’esprit lorsque l’on parle de l’entreprise, c’est le mot « stress » ! Pour 62 % d’entre eux c’est le mot « exploitation » !


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 0:21

L’Education nationale et les manuels d’économie contre les libertés économiques et l’entreprise

Les manuels d’économie aussi reflètent cette obsession antilibérale. Parmi les sujets proposés aux épreuves du baccalauréat 2013 figurait la question : « Que devons-nous à l’Etat ? » et « Le conflit social est un facteur de cohésion sociale » (sic). En France, on s’attaque aux riches[2] et aux chefs d’entreprise… Il est remarquable d’observer que dans les manuels d’économie des classes de première et de terminale, on ne voit aucun portrait d’entrepreneur français ! Alors qu’ailleurs, on les présente comme des exemples à suivre.

On dit d’un individu autiste qu’il est coupé du monde, qu’il refuse les contacts avec l’extérieur. Les troubles manifestés par les autistes se caractérisent la plupart du temps par un mode de communication difficile, en même temps que des réactions apathiques et répétitives. Les mêmes symptômes se retrouvent chez les dirigeants de la France, en particulier ceux qui conçoivent la politique économique et fiscale du pays. Tout en tenant un discours d’un autre âge, ils adoptent des mesures complètement déconnectées des réalités : ils sont ailleurs Bien que ne saisissant rien des réalités économiques d’aujourd’hui, ils s’obstinent néanmoins à nous donner des leçons. Ils enfoncent la France, mais ne se rendent pas compte de la catastrophe qu’ils engendrent. Ils sont complètement inconscients. Aveuglés en effet par leur idéologie, ils veulent nous imposer des remèdes d’un autre temps. Immergés dans leur doxa du « social » et dans leur doctrine de la lutte des classes, ils écoutent les inepties de Rifkin sur la fin du travail, ou de Stiglitz et de Stéphane Hessel sur les « ravages du libéralisme ». Ils ont besoin de victimes et de souffrance pour distiller leurs potions étatistes. Qu’ils soient de droite ou de gauche.

Intellectuels, hauts fonctionnaires, politiques : l’antilibéralisme jusqu’à la moelle

Mais qui sont ceux qui condamnent la France à cette tragédie économique ? Un mot suffit pour y répondre : dans l’Assemblée nationale de 2012, presque deux députés PS sur trois sont fonctionnaires… tandis que, parallèlement, ils ne sont que cinq chefs d’entreprises ! Il est vrai que les socialistes ont obtenu la majorité absolue en 2012 mais si l’on tient compte d’une abstention très forte, on ne peut pas dire qu’il y ait eu une vague rose… En revanche, ce qui est évident, c’est que les fonctionnaires entrent en masse à l’Assemblée. C’est un mauvais signe pour l‘avenir politique, économique et fiscal de notre pays, même si les décisions importantes ne sont pas prises au Palais Bourbon. Il n’en reste pas moins vrai que les députés sont les élus du peuple et dans une démocratie, normale, ils devraient jouer un rôle important, surtout dans le contrôle des finances de l’Etat. Ainsi donc, les députés de la nouvelle Assemblée sont en grande majorité des fonctionnaires ou des parlementaires qui dépendent directement, ou indirectement, de l’Etat. Il est donc difficile de leur demander d’instaurer plus de réformes et d’appuyer la baisse des dépenses publiques. Malheureusement, on retrouve la même situation pour ce qui est des ministres, où un seul est issu du secteur privé. Leurs conseillers, tous membres des cabinets ministériels, ne sont pas issus non plus de l’entreprise privée.

En Grande-Bretagne, sur 621 élus (« Members of the Parliament »), 25,1 % sont des chefs d’entreprise et 13.5 % sont des cadres du privé. Seulement 9 % proviennent du secteur public (fonctionnaires, enseignants, employés, etc...). Il faut préciser une chose importante : le candidat à la Chambre des Communes, qui travaille dans le secteur public, est obligé de démissionner de son administration au moment de déclarer sa candidature avant même les élections ! Au total, pas moins de 218 professions différentes sont représentées à la Chambre des Communes, contre seulement 39 professions différentes à l’Assemblée nationale.

En Suède, 33 % des élus de l’Assemblée (349 membres) peuvent être considérés comme des fonctionnaires et 12 % comme des chefs d’entreprise. Toutefois, environ 80 % des fonctionnaires suédois sont des contractuels (ils sont embauchés comme dans une entreprise avec des contrats de droit privé). On peut donc difficilement les comparer aux fonctionnaires français…

Aux Etats-Unis, la profession la plus répandue chez les membres de la Chambre des représentants est celle d’entrepreneur. Sur 435 membres, environ 184 (43 %) sont chefs d’entreprise. Au Sénat, 28 sénateurs sur 100 proviennent du monde entrepreneurial. Notons aussi que chez les sénateurs, la profession la plus répandue est celle d’avocat. Environ 172 représentants (39 %) et 36 sénateurs (36 %) peuvent être rattachés au secteur public et à celui de la politique (les données sont mélangées au Congrès américain, ce qui fausse un peu les chiffres car les politiques américains sont financés surtout par des dons privés).

La profession la mieux représentée au Parlement du Canada (doté de 308 députés et de 105 sénateurs) est celle… « d’homme (ou de femme) d’affaires ». Ils (elles) sont 59 (soit 20 %) à la Chambre des communes, suivis par les avocats, au nombre de 47, les experts-conseil au nombre de 37, les enseignants au nombre de 31, etc. Au Sénat, les hommes ou les femmes d’affaires sont au nombre de 22 (soit 21 % du total), suivis par 19 avocats, et 13 enseignants etc.

Au vu de ces comparaisons chiffrées, il n’est pas étonnant de constater que l’appareil législatif de la France est naturellement porté à prendre des mesures étatistes. Il faudrait instaurer chez les élus français une obligation de temps de présence dans l’entreprise privée ; l’économie française s’en porterait mieux !


source : http://fr.irefeurope.org/L-obsession-antiliberale-francaise,a2903#titre3


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Le Repteux le Mer 14 Mai - 5:56

Prendre exemple sur les américains pour gérer la France, quelle curieuse idée! Pourquoi? Parce qu'ils sont les plus forts? Parce qu'ils balancent la CIA et les drones quand la négociation ne fonctionne pas? Je suppose qu'il est aussi anglophile ton auteur? Le Québec est collé sur les américains, et tout ce qu'on espère, c'est que leur culture ne nous envahira pas. Toi Troubaa, tout ce que tu sembles espérer, c'est que la France devienne américaine. C'est le monde à l'envers!


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 9:56

Quelle étrange réflexion le reptueux.
§Je n'ai pas parlé de l'obsession antiaméricaine française mais d'antilibéralisme, d'idéologie.

Ce n'est pas parce que les américains sont libéraux qu'appliquer le libéralisme serait de vivre à l’américaine. Et quand les américains envoient des dromes pour imposer leur point de vue c'est tout le contraire du libéralisme....
Chaque pays libéral a gardé sa culture. Les anglais ne vivent pas à l’américaine, ni les suédois, ni les suisses...

Au contraire le libéralisme c'est laisser sa culture s’épanouir, et non laissé sa culture être encadré par des directives étatiques..... Si l'argument ultime c'est d’être antilibéral par antiaméricanisme alors cela relève du contre sens


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par gaston21 le Mer 14 Mai - 10:46

Ca me rappelle les chroniques de Baverez...Rien de mieux que le libéralisme; normal que les gros bouffent les petits! La loi de la jungle est bien celle qui a dirigé toute l'Evolution, non?
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Tibouc le Mer 14 Mai - 11:39

Pourquoi "obsession" ? scratch  Etre antilibéral, c'est une idée pas une obsession. Ou alors à ce compte là on pourrait également parler d'obsession libérale.

Et pourquoi une telle haine envers les fonctionnaires ?


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 12:09

Tibouc a écrit:Pourquoi "obsession" ? scratch  Etre antilibéral, c'est une idée pas une obsession. Ou alors à ce compte là on pourrait également parler d'obsession libérale.
Obsession parce que c'est irrationnel.
Libéral n'est pas considérée une idée, une idéologie, mais une insulte... c'est pire aujourd’hui d’être libéral que d’être militant FN. C'est dire. A tel point que l'on parle "d'ultra-libéralisme" pour parler de libéralisme pour bien faire comprendre que c'est le mal absolue.. l'enfer. pire que le nazisme presque. Ce serait insupportable pour nous français..... pourquoi ? heuuuu parce qu'on vous le dit ! .

regarde la remarque de gaston .Typique.
Demande à Gaston si les suédois sont malheureux (là il te répondra pas.. mais pour sortir les clichés bas de gamme antilibéral là il frétille la queue de joie... il ne se pose pas la question "tiens pourquoi les autres dans un pays libéral ne sont-ils pas malheureux.. tiens pourquoi en suède ce n'est pas la loi de la jungle malgré le libéralisme... tu crois qu'il se pose la question ? qu'il réfléchit au problème ?)

Cela fait 50 ans qu'on lui dit que le libéralisme c'est la loi de la jungle alors il répète bêtement ce qu'on lui a inculqué.... sans même y réfléchir 30 secondes.

voila pourquoi et comment l'antilibéralisme en est devenue un obsession...et le libéralisme une phobie !
50 ans 'endoctrinement trotskiste ça laisse des traces....

Et pourquoi une telle haine envers les fonctionnaires ?
Il n'y a pas de haine envies les fonctionnaires - les personnes - mais envers le fonctionnariat. le statut et la pléthore de faux postes.
comment ils font les autres pays qui ont moins de fonctionnaires que nous (par habitant je parle)?
Il n'y a pas d'enseignement de qualité ? si parfois mieux même
Il n'y a pas d’hôpitaux ? Si
Il n'y a pas de service publique de qualité ? biensur que si !

Pourquoi en France on a besoin de 20 ou 30% de fonctionnaire en plus pour faire la même qualité de travail voir parfois moins bien (la justice notamment).

Que l'Etat s'occupe de ses fonctions régaliennes : Sécurité - enseignement - justice - infrastructure.
Non il faut que chez nous l'Etat s'occupe de tout - nous prenne par la main - nous dise comment penser et agir. C'est ce fonctionnariat là qui n'est plus supporté.

On a pléthore de fonctionnaires, on a pléthore d'élus, on a pléthore d'Etat, pour une qualité médiocre : rien ne va.

Regarde montebourg l’interventionniste en chef.. il se mele de tout de manière totalement inefficace. Il a travaillé pour relancer des filières industrielles... pour faire des plans de développement ? ministre du redressement productif ? Il a redresser quoi ? il passe son temps à se meler de ce qui le regarde pas... typique de l'étatisme envahissant et inefficace.


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Tibouc le Mer 14 Mai - 12:23

troubaa a écrit:Obsession parce que c'est irrationnel.
Libéral n'est pas considérée une idée, une idéologie, mais une insulte... c'est pire aujourd’hui d’être libéral que d’être militant FN. C'est dire. A tel point que l'on parle "d'ultra-libéralisme" pour parler de libéralisme pour bien faire comprendre que c'est le mal absolue.. l'enfer. pire que le nazisme presque. Ce serait insupportable pour nous français..... pourquoi ? heuuuu parce qu'on vous le dit !
Pourtant, quand on trouve que l'UMP n'est pas assez libéral (comme cet auteur), on est donc plus libéral que la droite, plus libéral que les libéraux donc ultra-libéral. C'est une question de logique !

C'est comme LePen qui ne veut pas qu'on dise qu'elle est d’extrême-droite, parce que d'après elle c'est une insulte. Ce raisonnement ne survie pas à l'analyse rationnelle. Plus à droite que la droite c'est d’extrême-droite. Plus libéral que les libéraux c'est ultra-libéral.

Il n'y a pas de haine envies les fonctionnaires - les personnes - mais envers le fonctionnariat.
Pourtant l'auteur semble considérer que les fonctionnaires font forcément du mauvais travail comme députés. Il me semble que c'est bien une attaque contre les personnes.

PS : Il y a encore moins de députés ouvriers que de députés cadres ou patrons du privé, mais ça évidemment, il n'en parle pas...


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 12:48

Tibouc a écrit:Pourtant, quand on trouve que l'UMP n'est pas assez libéral (comme cet auteur), on est donc plus libéral que la droite, plus libéral que les libéraux donc ultra-libéral. C'est une question de logique !

Étrangement si l'on suit ton raisonnement à droite de l'ump c'est le FN donc le FN serait un parti ultra-libéral ce qu'il n'ait pas du tout vu qu'il a la même orientation économique que le front de gauche.

Et étrangement, depuis toujours, les libéraux ont été proches des centristes. du centre droit.

Parce le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche. C'est un concept économique.
Le Danemark en est le parfait exemple : On peut très bien appliquer une politique libérale dans certains secteur tout en ayant une politique sociale développé dans d'autres.
On pourrait aussi évoquer le cas de l'Irlande.


Plus libéral que les libéraux c'est ultra-libéral.
L'ump n'est pas un parti libéral mais un parti conservateur de droite.
Sarkozy a fait de l’interventionnisme d'ETat. A laisser filer les dépenses publiques. A augmenter les impôts pour compenser. A créer un grand emprunt d'ETat. La seule chose de libérale qu'il a fait c'est réduire le nombre de fonctionnaire : Et encore de manière arbitrale et dogmatique donc d'une manière pas très efficace.

Pourtant l'auteur semble considérer que les fonctionnaires font forcément du mauvais travail comme députés. Il me semble que c'est bien une attaque contre les personnes.
non il ne parle que de statut pas de qualité de travaille.
Il constate que les fonctionnaires sont sur-représenté en politique parce que c'est plus facile pour eux car ils sont sur de retrouver leur emploi si ils perdent la prochaine élections. Ce qui n'est pas le cas pour les autres corps de métiers.
Et comme le fonctionnaire par son métier est un interventionniste, en tant que député il sera plus enclin à faire prévaloir l’interventionnisme d'Etat.

PS : Il y a encore moins de députés ouvriers que de députés cadres ou patrons du privé, mais ça évidemment, il n'en parle pas...
Tu le corriges c'est bien. Tu as raison.
C'est pas la bible ce texte. Je n’ai pas dit que tout était parole de vérité et de qualité. J'ai trouvé que l'ensemble représentait une réflexion intéressante. Tu sais moi j'aime bien la notion d'ensemble. On analyse un ensemble.


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Tibouc le Mer 14 Mai - 13:08

Troubaa a écrit:Étrangement si l'on suit ton raisonnement à droite de l'ump c'est le FN donc le FN serait un parti ultra-libéral ce qu'il n'ait pas du tout vu qu'il a la même orientation économique que le front de gauche.
La même orientation économique que le FG ?
Franchement ça se discute !
En tout cas, tout le monde n'a pas l'air d'accord avec toi :



Parce le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche. C'est un concept économique.
C'est absurde ! L'économie et la politique sont étroitement liées.
Le communisme aussi est un concept économique. Dirais-tu que le communisme n'est ni de droite ni de gauche ?

L'ump n'est pas un parti libéral mais un parti conservateur de droite.
Sarkozy a fait de l’interventionnisme d'ETat. A laisser filer les dépenses publiques. A augmenter les impôts pour compenser. A créer un grand emprunt d'ETat. La seule chose de libérale qu'il a fait c'est réduire le nombre de fonctionnaire : Et encore de manière arbitrale et dogmatique donc d'une manière pas très efficace.
Bouclier fiscal qui engendre 50 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés tu appelles ça augmenter les impôts ? Pas moi...


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 13:35

Tibouc a écrit:
Troubaa a écrit:Étrangement si l'on suit ton raisonnement à droite de l'ump c'est le FN donc le FN serait un parti ultra-libéral ce qu'il n'ait pas du tout vu qu'il a la même orientation économique que le front de gauche.
La même orientation économique que le FG ?
Franchement ça se discute !
peut etre que tu as raison.
J'avais pourtant noté quelques similitudes...

Parce le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche. C'est un concept économique.
C'est absurde ! L'économie et la politique sont étroitement liées.
bof .... regarde Tiony Blair, Schroder, la suéde, Jospin, DSk.  (malgré les 35h)
Ils ont tous plus ou moins mené une politique libéral.
comme Villepin aussi mais pas fillon ni ayraut.

Libéraliser l'économie, laisser de la place aux initiatives, lutter contre la lourdeur de l'Etat et son administration, responsabiliser les gens, favoriser les entreprises ne sont des concepts ni de droite ni de gauche.

Le but principal n'est ni de droite ni de gauche c'est l'enrichissement du pays. après la répartition elle elle est de droite ou de gauche.

C'est la répartition de la richesse qui est politiquement marqué, beaucoup moins sa création.

regarde le Danemark pour lutter contre le chômage ils ont libéraliser le marché du travail : Résultat cela a fait baisser les obstacles à l'embauche et réduit le nombre de chômeur. En France on a un code du travail qui pese "3 tonnes". Pour protéger les salariés au détriment des chômeurs.

quel politique est de droite ou de gauche ? Celle qui protège les privilégiés qui ont un emploi ou celle qui favorise les exclus sans emplois... ?

Le communisme aussi est un concept économique. Dirais-tu que le communisme n'est ni de droite ni de gauche ?
demande à dédé c'est lui le spécialiste du communisme ici. Avec lui je ne sais plus ce qu'est le communisme, je vois cela comme un mixte d'anarchisme et de libéralisme....  mais bon je n'ai pas tout compris je dois avouer...  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy 
Et je ne suis pas certain que le communisme ne soit pas essentiellement un concept politique de vie en société. D'organisation de la société plus qu'économique et de développement économique.

Bouclier fiscal qui engendre 50 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés tu appelles ça augmenter les impôts ? Pas moi...
sauf que cela a disparue durant son mandat et cette mesure c’était pas 50 mais quelques milliards.... l’intention libérale a été de courte durée....
30 milliards de hausse d’impôt les 2 derniers années du quinquennat sarko
30 milliards d'hausse d’impôts les premières années du quinquennat hollande....

ca laisse songeur...

(si en plus de la baisse des fonctionnaires il y a eu aussi la défiscalisation des heures sup.. véritable mesure libérale.... même que les ouvriers ont regretté sa disparition ! comme quoi le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche... une fois de plus)


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Tibouc le Mer 14 Mai - 13:48

troubaa a écrit:sauf que cela a disparue durant son mandat et cette mesure c’était pas 50 mais quleques milliards.... l’intention libérale a été de courte durée....
Oui parce que "grâce" à la crise Sarko a eu un éclair de lucidité et s'est rendu compte que sa politique libérale était une erreur.

si en plus de la baisse des fonctionnaires il y a eu aussi la défiscalisation des heures sup.. véritable mesure libérale.... même que les ouvriers ont regretté sa disparition ! comme quoi le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche... une fois de plus
Ou peut-être que certains ouvriers sont de droite...


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mer 14 Mai - 15:02

Tibouc a écrit:Oui parce que "grâce" à la crise Sarko a eu un éclair de lucidité et s'est rendu compte que sa politique libérale était une erreur.

Oui il a repris la même politique économique mené par nos dirigeants depuis 40 ans avec l'immense succès que l'on connait.

Jusqu'à quand va-t-on répéter éternellement les mêmes erreurs ?

On n'est pas en échec de trop de libéralisme : 40 ans qu'on n'en fait pas ! ou si peu.

Alors que c'est tout le contraire qu'il fallait faire : laisser filer les déficits, réduire les dépenses et les impôts et dynamiser l'économie par une politique libérale ce qui aurait permis de nous sortir plus rapidement de la crise....

On a pris quoi : 3 ans de retard avec sarko + 2ans de retard avec hollande soit 5 ans pour faire timidement un semblant d'approche libéral (on va pas quand meme toucher au code du travail...faut pas rever)


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Le Repteux le Mer 14 Mai - 15:19

La gauche, c'est notre imagination au pouvoir, la droite, ce sont nos automatismes au pouvoir. Tenter du nouveau est toujours plus risqué que de se cantonner dans l'ancien, c'est pour ça que les mesures de droite sont plus souvent plus populaires que celles de gauche. Le changement gauche/droite sert à provoquer le maximum de possibilités sans nuire à la cohésion sociale. Le libéralisme économique est temporaire et nul ne peut prévoir ce qui lui succèdera.
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Invité le Jeu 15 Mai - 12:17

troubaa a écrit:Le but principal n'est ni de droite ni de gauche c'est l'enrichissement du pays.
Jusqu'à quel point ? Si c'est une fin en soi de s'enrichir, il faut le dire, parce qu'à l'heure actuelle, si chaque être humain avait le niveau de vie moyen d'un occidental, il faudrait déjà 3 planètes pour étaler.

troubaa a écrit:C'est la répartition de la richesse qui est politiquement marqué, beaucoup moins sa création.
Tu l'as dit bouffi : les 85 personnes les plus riches du monde détiennent autant de richesses que les 3.5 milliards d'humains les plus pauvres. Des centaines de millions de gens meurent de faim pendant que quelques milliers boivent du champagne à 10 000 euros la bouteille sur des yachts de luxe pendant que leurs fortunes font des petits grâce à la gestion éclairée des hedge funds dans lesquelles elles sont placées (et au prix de la sueur d'autres gens qui travaillent pendant ce temps). Plus de mille milliards d'euros sont investis chaque année dans l'industrie de l'armement alors que le dixième de cette somme suffirait à régler le problème de la faim dans le monde.

Oui oui, il y a quelques petits problèmes de répartition de la richesse... Laughing 
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Jeu 15 Mai - 18:35

[quote]
Satori a écrit:
Jusqu'à quel point ? Si c'est une fin en soi de s'enrichir, il faut le dire, parce qu'à l'heure actuelle, si chaque être humain avait le niveau de vie moyen d'un occidental, il faudrait déjà 3 planètes pour étaler.
A l'heure actuelle plus l'homme est riche moins il souffre (il mange mieux, bois mieux, se soigne mieux, s'instruit mieux, vis dans un environnement plus confortable)
Comme il est hors de question de dire à la moitié de la population : tu n'auras pas accès à l'enrichissement ou de dire à l'autre moitié : Tu vas connaitre de nouveau avoir faim soif et souffrir plus des maladies...
Il n'y a pas d'autres choix que de poursuivre l'enrichissement et de trouver des solutions pour s'enrichir avec une seule planete....  Tu verras on y arrivera avec une seule planete sinon il yn'y aura pas enrichissement et appauvrissement. .. on fera surement différemment qu'aujourd'hui.

Tu l'as dit bouffi : les 85 personnes les plus riches du monde détiennent autant de richesses que les 3.5 milliards d'humains les plus pauvres. Des centaines de millions de gens meurent de faim pendant que quelques milliers boivent du champagne à 10 000 euros la bouteille sur des yachts de luxe pendant que leurs fortunes font des petits grâce à la gestion éclairée des hedge funds dans lesquelles elles sont placées (et au prix de la sueur d'autres gens qui travaillent pendant ce temps). .

tu prends le problème à l'envers :
Es tu sur que si les 65 personnes les plus riches étaient moins riches les 3.5 milliards des plus pauvres seraient moins pauvre.Si Bill Gates étaient moins riche le paysan malien aurait il une maison plus confortable et plus à manger ?
Le lien de cause a effet n'est vraiment pas évident....  C'est comme quand je disais à mes enfants "fini ton assiette il y a de pauvres enfants africains qui meurent de faim tu n'as pas le droit de gaspiller".
Alors qu'en vérité qu'il finisse ou non son assiette, qu'il gaspille ou non, ne changera rien au sort petit africain ayant faim.

Si l'hyper richesse est scandaleuse et elle n'en est en rien la cause de l'hyper-pauvreté.  Hors pour lutter contre l'hyper-pauvreté que faut il faire ? Créer de la richesse il n'y a pas d'autres moyens à ma connaissance.

Enfin cette richesse elle n'est pas tellement matérialisable et plus scripturale que réelle..  Imagine que Windows soit distribué sous forme d'action au 3.5 milliards de personnes les plus pauvres.... ils en feraient quoi de cette action ? ils iraient la vendre.. et donc Windows serait en vente à la bourse.. et comme personne n'a les moyens d'acheter Windows le cours de l'action s’enroulerait parce que la valeur de Windows est trop élevé pour être racheté donc si tu veux la vendre il faut la brader la vendre 2 - 3 4 5 fois moins cher.
Enfin  si la valeur de Windows est de 80 milliards de dollars et que tu partages cette somme avec 3.5 milliards de personnes cela fait quoi ? 25 dollars par personnes....

Alors évidement 80 milliards de dollars dans les mains d'une seule personne c'es scandaleux mais les distribué auprès de 3.5 milliards de personnes ne changera rien à leur hyper-pauvreté.

Donc l'hyper-pauvreté n'est pas du à un problème de répartition de richesse mais d'un manque de création de richesse...


Le problème n'est pas si simple


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Le Repteux le Jeu 15 Mai - 18:40

Le problème n'est pas simple parce que personne n'y comprend rien, et nous obtenons des crises à répétition parce que tout le monde prétend y comprendre quelque chose. C'est pourtant simple, non?  Je sors ! 


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Invité le Jeu 15 Mai - 20:32

troubaa a écrit:
Satori a écrit:Jusqu'à quel point ? Si c'est une fin en soi de s'enrichir, il faut le dire, parce qu'à l'heure actuelle, si chaque être humain avait le niveau de vie moyen d'un occidental, il faudrait déjà 3 planètes pour étaler.
A l'heure actuelle plus l'homme est riche moins il souffre (il mange mieux, bois mieux, se soigne mieux, s'instruit mieux, vis dans un environnement plus confortable)
C'est faux, c'est même le contraire : il y a évidemment un niveau de confort minimum à atteindre (la satisfaction des besoins fondamentaux) pour s'épargner beaucoup souffrance, mais ce niveau a été littéralement explosé depuis longtemps par la surconsommation. Ensuite il y a une étroite corrélation entre l'augmentation de la richesse et la dépression et le suicide : la proportion de suicides est largement supérieure à la moyenne chez les gens très riches.

On retrouve le même genre de corrélation au niveau des pays : la courbe de croissance des pays riches et la courbe de consommation d'antidépresseurs de leurs habitants sont quasiment parallèles.

Autrement dit, l'argent ne fait pas le bonheur. Sagesse populaire qu'il convient de rappeler semble-t-il. Mais évidemment, quand on croit vivre dans un univers dénué de sens, il est logique de considérer que seules les richesses matérielles peuvent en donner.

troubaa a écrit:Comme il est hors de question de dire à la moitié de la population : tu n'auras pas accès à l'enrichissement ou de dire à l'autre moitié : Tu vas connaitre de nouveau avoir faim soif et souffrir plus des maladies...
   Il n'y a pas d'autres choix que de poursuivre l'enrichissement et de trouver des solutions pour s'enrichir avec une seule planete....  Tu verras on y arrivera avec une seule planete sinon il yn'y aura pas enrichissement et appauvrissement. .. on fera surement différemment qu'aujourd'hui.
Ouais, "après moi le déluge" quoi. La croissance infinie est mécaniquement mortelle pour la planète (et ses habitants), mais "il n'y a pas d'autre choix" donc on ferme les yeux et on continue. Très logique...

troubaa a écrit:
Satori a écrit:Tu l'as dit bouffi : les 85 personnes les plus riches du monde détiennent autant de richesses que les 3.5 milliards d'humains les plus pauvres. Des centaines de millions de gens meurent de faim pendant que quelques milliers boivent du champagne à 10 000 euros la bouteille sur des yachts de luxe pendant que leurs fortunes font des petits grâce à la gestion éclairée des hedge funds dans lesquelles elles sont placées (et au prix de la sueur d'autres gens qui travaillent pendant ce temps).
tu prends le problème à l'envers
Je ne prends pas le problème à l'envers, je me contente d'énoncer des faits.

troubaa a écrit:Es tu sur que si les 65 personnes les plus riches étaient moins riches les 3.5 milliards des plus pauvres seraient moins pauvre.
Oui, je suis sûr que les pauvres seraient moins pauvres si les richesses étaient plus équitablement réparties... mais les riches seraient moins riches. N'importe qui doté d'une conscience devrait admettre que rien, absolument rien, ne justifie qu'une minorité d'humains gagne plus de dix milles fois plus que ce que gagne la majorité. Les Amérindiens le disaient déjà il y a 2 siècles : ils considéraient qu'un ratio de 1 à 10 était déjà incorrect.

troubaa a écrit:Le lien de cause a effet n'est vraiment pas évident....  C'est comme quand je disais à mes enfants "fini ton assiette il y a de pauvres enfants africains qui meurent de faim tu n'as pas le droit de gaspiller".
Ben si le lien de cause à effet est évident : si tu as 10 litres d'eau pour 10 personnes et que tu en donnes 9 au premier en disant aux 9 autres de se partager le dernier litre, ils vont mourir de soif parce que les neuf dixièmes de l'eau auront été donnés à une seule personne (qui n'avait pas besoin d'autant).

Quant à ton exemple avec l'enfant qui ne veut pas finir son assiette, il contient un biais qui détruit sa pertinence : l'exemple se positionne après la répartition des richesses.

troubaa a écrit:Si l'hyper richesse est scandaleuse et elle n'en est en rien la cause de l'hyper-pauvreté.  Hors pour lutter contre l'hyper-pauvreté que faut il faire ? Créer de la richesse il n'y a pas d'autres moyens à ma connaissance.
Les pauvres travaillent, ils créent de la richesse. Le problème est qu'ils ne récupèrent qu'une infime fraction des richesses qu'ils créent. La majorité va dans les poches des propriétaires des moyens de production. Tant qu'on continue comme ça, on peut produire toujours plus sans régler le problème.

Autre exemple déjà indiqué : au niveau mondial on investit plus de mille milliards de dollars chaque année dans l'industrie de l'armement. On en est à un point où chaque pays occidental (mais pas seulement) est doté de plus de 5 fois la puissance de feu suffisante pour faire péter la planète. Est-ce nécessaire ? Au lieu d'investir dans les armes, ne serait-il pas plus sage d'investir pour nourrir, loger et soigner ceux qui en ont besoin ? Cet exemple simple et malheureusement banal montre que le problème ne réside pas dans un manque de création de richesses, mais bien dans leur répartition et leur utilisation.

Les écolos crient au loup à propos du climat qui risque de nous détruire, mais la prolifération des armes est aussi une des causes terrifiantes de notre possible auto-destruction. On engouffre des milliers de milliards de dollars pour fabriquer des armes pendant que des centaines de millions d'humains meurent de faim. Si j'étais un extraterrestre qui débarquait sur Terre, je trouverais ça ahurissant et je me casserais en courant de cet asile de fous.

Il suffit de faire un calcul très simple : on prend d'un côté l'ensemble de la richesse mondiale, et on la divise par le nombre d'êtres humains. En faisant ce calcul, on se rend compte qu'il y a actuellement largement assez de richesses pour que chaque être humain vivre très bien.
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Dédé 95 le Jeu 15 Mai - 20:44

Alors évidement 80 milliards de dollars dans les mains d'une seule personne c'es scandaleux mais les distribué auprès de 3.5 milliards de personnes ne changera rien à leur hyper-pauvreté.

Donc l'hyper-pauvreté n'est pas du à un problème de répartition de richesse mais d'un manque de création de richesse...
Je souscrit à 100%
Pour moi le problème ne réside pas dans la répartition, tout simplement parcequ'il y a de moins en moins de richesse à distribuer.
Car la richesse n'est pas dans la valeur d'échange (la monnaie quelqu'en soit sa forme) mais dans la capacité à créer cette valeur d'échange!
Troubaadour à pris un exemple qui le confirme, Window, si on refléchi bien, ça n'a qu'une valeur relative, car si demain un mec génial trouve un nouveau système, il ne resteras rien de Window, qu'un vague souvenir; tandis que celui qui possède les usines de production d'ordinateur lui détient la capacité de mettre en oeuvre window....ou son successeur!
Window c'est la valeur d'échange, l'industriel qui produit les ordinateurs est celui qui crée cette valeur d'échange!

Oui je sais c'est du marxisme!  Very Happy


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Invité le Ven 16 Mai - 10:43

Satori a écrit:Il suffit de faire un calcul très simple : on prend d'un côté l'ensemble de la richesse mondiale, et on la divise par le nombre d'êtres humains. En faisant ce calcul, on se rend compte qu'il y a actuellement largement assez de richesses pour que chaque être humain vivre très bien.
Comme j'ai retrouvé le chiffre de la richesse mondiale, je le mets ici pour donner une notion des grandeurs dont on parle :

- Richesse mondiale en 2013 : 241 000 milliards de dollars
http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/10/richesse-monde-crise-europe-choc-deux-rapports-246485

- Nombre d'être humains en 2013 : 7 milliards

- Richesse moyenne par humain et par an : 34 429 dollars, soit un salaire mensuel de 2869 dollars.

A moins de considérer que 2800 dollars par mois (en comptant les enfants et les bébés) ne sont pas suffisants pour vivre décemment, on a bien ici la preuve que le problème n'est pas dans un manque de richesses par rapport au nombre d'êtres humains. Il y a une citation d'un ancien Président américain que l'on me cite souvent : « ce n'est pas en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres ». Une simple division montre que si : contrairement à ce que nous chantent les capitalistes depuis des lustres, il y a largement assez de richesses sur Terre pour que chaque être humain vive très bien.
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par loli83 le Ven 16 Mai - 10:58

Satori a écrit:
Satori a écrit:Il suffit de faire un calcul très simple : on prend d'un côté l'ensemble de la richesse mondiale, et on la divise par le nombre d'êtres humains. En faisant ce calcul, on se rend compte qu'il y a actuellement largement assez de richesses pour que chaque être humain vivre très bien.
Comme j'ai retrouvé le chiffre de la richesse mondiale, je le mets ici pour donner une notion des grandeurs dont on parle :

- Richesse mondiale en 2013 : 241 000 milliards de dollars
http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/10/richesse-monde-crise-europe-choc-deux-rapports-246485

- Nombre d'être humains en 2013 : 7 milliards

- Richesse moyenne par humain et par an : 34 429 dollars, soit un salaire mensuel de 2869 dollars.

A moins de considérer que 2800 dollars par mois (en comptant les enfants et les bébés) ne sont pas suffisants pour vivre décemment, on a bien ici la preuve que le problème n'est pas dans un manque de richesses par rapport au nombre d'êtres humains. Il y a une citation d'un ancien Président américain que l'on me cite souvent : « ce n'est pas en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres ». Une simple division montre que si : contrairement à ce que nous chantent les capitalistes depuis des lustres, il y a largement assez de richesses sur Terre pour que chaque être humain vive très bien.

 cheers  satori , j'espère que ton message passera mieux que le mien qui est identique mais sans doute moins bien développé

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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Invité le Ven 16 Mai - 11:13

lola83 a écrit: cheers  satori , j'espère que ton message passera mieux que le mien qui est identique mais sans doute moins bien développé
Je ne sais pas. C'est pourtant le nœud du problème : il y a un truc récurrent quand on parle avec des gens nettement marqués à droite, c'est qu'en général ils sont d'accords pour dire (comme troubaa) que les ultra-riches sont un scandale, mais de l'autre côté, ils disent que même en imaginant qu'on leur pique 99% de leur richesse pour la redistribuer, ça ne représenterait quasiment rien par être humain. Ils sont réellement convaincus qu'il n'y a pas assez de richesses au niveau mondial.

Évidemment, ils ne sont pas allé vérifier. Un espèce de réflexe inconscient du fait que la vérification pourrait remettre en cause leurs croyances ?

En tout cas, même sans parler en valeur absolue comme le calcul que j'ai fait plus haut, quand on sait que la moitié de la richesse mondiale est détenue par 1% des humains, on se rend compte que si ces 1% redistribuaient leur fortune, l'humanité entière serait deux fois plus riche. Rien que ça montre à quel point cette considération selon laquelle on ne peut pas résorber la pauvreté en combattant l'ultra-richesse est une idée-reçue. Mais comme disait mon copain Albert, « il est plus difficile de casser une croyance que de briser un atome »...
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Dédé 95 le Ven 16 Mai - 12:37

Là encore, il est bon de s'entendre sur les définitions!
Qu'est-ce que le libéralisme ?
Sur le plan politique fondamentale je ne puis qu'ètre d'accord:
Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l'esprit des principes de 1789. L'anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l'individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l'origine des relations sociales, en fut l'un des précurseurs.

En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles. (opposé : totalitarisme).

Par contre sur le plan économique, et c'est de celà que nous parlons, c'est une autre affaire:
En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu'il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l'équilibre. La loi de l'offre et de la demande, par exemple, conduit à l'équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l'ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S'il peut agir librement, l'homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l'individu et de la société sont alors convergents.
Le libéralisme économique s'oppose au contrôle par l'Etat des moyens de production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie, si ce n'est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).

Pourquoi on ne peut que rejeter cette doctrine?
Nous amène t-elle un mieux aujourd'hui ? La "crise" qui résulte d'une politique libérale est-elle un bien pour la société? J'ai comme un doute!

Le projet global du libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 80, consiste à transformer la société pour qu'elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme :
•libre circulation des capitaux,
•mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et des droits sociaux,
•suppression de services publics,
•suprématie absolue de l'économie.
Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l'OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n'est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.
Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d'échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.



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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Ven 16 Mai - 13:15

Satori a écrit:Comme j'ai retrouvé le chiffre de la richesse mondiale, je le mets ici pour donner une notion des grandeurs dont on parle :

- Richesse mondiale en 2013 : 241 000 milliards de dollars
http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/10/richesse-monde-crise-europe-choc-deux-rapports-246485

- Nombre d'être humains en 2013 : 7 milliards

- Richesse moyenne par humain et par an : 34 429 dollars, soit un salaire mensuel de 2869 dollars.

A moins de considérer que 2800 dollars par mois (en comptant les enfants et les bébés) ne sont pas suffisants pour vivre décemment, on a bien ici la preuve que le problème n'est pas dans un manque de richesses par rapport au nombre d'êtres humains. Il y a une citation d'un ancien Président américain que l'on me cite souvent : « ce n'est pas en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres ». Une simple division montre que si : contrairement à ce que nous chantent les capitalistes depuis des lustres, il y a largement assez de richesses sur Terre pour que chaque être humain vive très bien.

aye !
confusion entre richesse et revenu !

ex : Moi ma maison est évaluée à 300 000 euros ce n'est par pour autant qu'elle me rapporte 25 000 euros par mois !
et ta twingo à 12 000 euros elle te rapporte 1000 euros par mois ?

La richesse moyenne par humain est de 34 429 dollars soit 25 000 euros ! Point barre !

La richesse c'est quoi : Ce que l'on possède - La voiture - la maison - le fauteuil - la télé..... et à cela il faut rajouter, comme tu es partie de la richesse mondiale : les aéroports, les routes, les ponts, les armées, les écoles, les usines, les ports, les trains, les avions, les palais, les hôpitaux, les stades etc etc etc....en un mot : tout ce que l'homme a construit en biens matériels, mobiliers et immobiliers.

c'est avec des erreurs de raisonnement comme cela qu'on arrive à des propositions complètement farfelues !


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Ven 16 Mai - 14:03

Dédé 95 a écrit:Pourquoi on ne peut que rejeter cette doctrine?
Nous amène t-elle un mieux aujourd'hui  ? La "crise" qui résulte d'une politique libérale est-elle un bien pour la société? J'ai comme un doute!
non la crise actuelle est la crise du système de l’État providence, du keynésianisme.
Les difficultés des Etats proviennent de trop d'Etat et non de pas assez d'Etat. C'est l'Etat surpuissant - omniprésent qui est devenu impotent et qui fait faillite.

En 2008 c’était la crise du système financier et bancaire. En 2010 la crise de la faillite des Etats. Mais jamais la crise du libéralisme. D'ailleurs le libéralisme là où il a été appliqué a été le moyen le plus rapide et le plus efficace pour sortir de la crise.

Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d'échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.[/i]
Tu es caricatural. Tu sais bien que le libéralisme prôné actuellement est loin très loin de la théorie de la main invisible d’Adam Smith.  Aucun pays au monde n’applique ou n'a appliqué ce libéralisme. Personne n'en voudrait. C'est la caricature des anti pour diaboliser le libéralisme.... on en fait un monstre pour mieux le rejeter. Mais est-ce vraiment un monstre ? N'est il pas plutot rejeté par idéologisme politique ?

Le libéralisme prôné aujourd’hui c’est quoi ?
- Moins de contraintes et de réglementation (moins ne voulant pas dire plus)
- Moins d'Etat autoritaire, s'occupant de tout et mal. Que l'Etat s'en tienne aux fonctions régaliennes indispensable : justice - finance - enseignement - sécurité (intérieure et extérieure militaire et diplomatique) - aménagement du territoire  ainsi que la santé via les hôpitaux publics.

Le libéralisme d'aujourd'hui c'est le respect de l’être humain. Ce n'est pas l'Etat qui impose son choix mais l'individu qui gère sa vie comme il l'entend. c'est à dire que l'on lui propose des possibilités et c'est à l'individu de choisir.

Par exemple pour les retraites si quelqu’un est "cigale" c'est à dire qu'il préfère en profiter au maximum jeune quitte a être pauvre vieux pourquoi n’aurait il pas cette possibilité ? pourquoi devrait il obligatoirement être "fourmi" (se serrer la ceinture jeune pour ne pas être pauvre vieux). Tu dis toujours que la retraite est un salaire différé. Pourquoi obligatoirement différé ? Et qui défini et impose sa répartition.. l'individu ? surement pas. C'est imposé.

Idem pour le mutuelles : Grace à ce bon gouvernement ca va devenir obligatoire pour les salariés. Que la personne en veuille ou non...malgré le scandale du gaspillage des mutuelles.

Le libéralisme tel que voulu actuellement c'est moins de réglementation, moins d'obligation, moins de règles pour plus de liberté.

C'est aussi moins d'Etat, donc moins de gaspillage et donc moins d'impôts.

C'est aussi responsabiliser l'individu sur son choix de vie, et non le prendre par la main et le diriger.

Le libéralisme c'est respirer, avoir le choix, ne pas être contraint par l'Etat dominant et imposant..


_._._._._._._._._._._._


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gaston21
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par gaston21 le Ven 16 Mai - 18:46

Satori, je ne peux qu'être d'accord avec toi. Consolons-nous... Relisons les Béatitudes! Les pauvres? Le Royaume des cieux sera à eux.. C'est bien ce que l'Eglise a prêché depuis toujours, non?
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troubaa
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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Dim 21 Juin - 15:02

J'en profite pour coller une réponse faite à un article bêtement antilibéral.

Cette réponse est faite à une journalise en particulier, mais elles s'adresse aussi à tout ceux qui ne font que que répéter les préjugés caricaturaux véhiculés la pensée unique et les médias mainstream anti-libéraux (pléonasme ?).

Ce billet fait suite à l’article de Véronique Poujol sur la création du nouveau parti luxembourgeois Déi Liberal d’inspiration libérale classique, paru sur le site www.paperjam.lu en date du 16/06/2015.

D’emblée, ça commence très fort avec un titre en guise de punchline : « Les ultralibéraux font bande à part ». À ce jour, malgré mes questions et recherches, je ne suis toujours pas parvenu à me faire définir proprement ce qu’était un ultralibéral et sa doctrine apparente, l’ultralibéralisme. Par ailleurs, si l’ultralibéralisme existe, j’imagine que son opposé, l’ultrasocialisme existe également. Madame Poujol peut-elle éclairer l’humble lecteur que je suis à ce sujet ?

Mais, à mon sens, fort peu soucieuse de toute justesse sémantique, la journaliste avait surtout à l’esprit d’activer un réflexe pavlovien au sein du lectorat en assimilant d’emblée à des monstres les tenants d’« une philosophie du droit et une morale individuelle ayant pour objet la promotion des libertés civiles et le respect de l’individu, de son intégrité physique et morale ainsi que de sa propriété ». C’est ma définition du libéralisme venant en droite ligne des Lumières. J’attends donc sa définition de l’ultralibéralisme pour analyse et comparaison.

Et ce n’est que le début de l’article. La suite est de toute beauté.

L’auteur assimile le DP (Demokratesch Partei, parti démocrate de l’actuel Premier ministre Xavier Bettel) à l’establishment libéral et définit la création du nouveau parti comme un acte de rébellion. Si la deuxième partie est correcte, la première partie prête à sourire car le DP est un parti pro-État comme les autres partis mainstream, ce qui n’est en rien libéral. Il y a donc une contradiction criante dans cette assertion qui est révélatrice des graves lacunes et préjugés de l’auteur en matière de philosophie politique.

Il est agréable de voir que Mme Poujol mentionne l’excellent économiste et prix Nobel F.A. von Hayek mais non sans le salir en le taxant par personne interposée de « pape de l’ultralibéralisme ». Si la journaliste prenait la peine de lire les ouvrages de Hayek ainsi que ceux de Ludwig von Mises et Murray Rothbard pour la comparaison, elle réaliserait pourquoi Hayek est considéré par les membres de l’école autrichienne d’économie comme le plus modéré en matière d’État minimal. Ses positions en faveur des services publics tels que l’assurance-chômage, la sécurité sociale et l’enseignement au-delà des fonctions régaliennes comme la justice, la police et l’armée tendent à le rapprocher plutôt du camp social-démocrate. En outre, c’était un homme posé, courtois et un peu timide qui a également étudié et enseigné les sciences sociales. Il était ouvert au débat contradictoire et allait même jusqu’à défendre des collègues face aux critiques virulentes qu’ils pouvaient essuyer même s’ils ne partageaient pas leurs idées. On est très loin de l’image du mangeur d’enfants et de petits chats que l’auteur tente de lui coller.

Et, à ce stade, nous ne savons toujours pas ce qu’est l’ultralibéralisme…

Ensuite, vient le trio des affreux : Pinochet, Reagan et Thatcher. Si le premier ne recueille pas la sympathie des libéraux, une analyse claire et lucide de la politique socio-économique de Pinochet nous enseigne que les conditions plus libérales qui y furent pratiquées ont favorisé par la suite la transition démocratique pacifique que le Chili a connue. C’est un fait reconnu par les libéraux que Pinochet n’était qu’un affreux dictateur responsable de disparitions, exécutions et persécutions. Ses actes sont hautement condamnables et un devoir de mémoire s’impose. Sa place était indubitablement en prison. Au Chili, le régime d’Allende (avant celui de Pinochet) était loin d’être le paradis terrestre. Il est également important de rappeler que, à côté, la junte argentine (chère à la gauche et à l’extrême-gauche) n’était pas en reste. À ce jour, le Chili est le pays le plus développé au plan économique en Amérique latine. Pour rappel, c’est aussi le seul pays de ce continent ayant connu une transition démocratique pacifique. On ne peut pas en dire autant des dictatures avoisinantes et de l’Europe de l’Est que les intellectuels et journalistes de gauche louaient pour leurs bienfaits avant que la vérité n’éclate.

Retour au Grand-Duché de Luxembourg : les élections législatives luxembourgeoises de 2013 ont donné lieu à un changement politique important avec l’éviction de Jean-Claude Juncker et la mise en opposition de son parti CSV au profit d’une coalition formée par le DP de Xavier Bettel, le LSAP (Parti socialiste) et Dèi Greng (Les Verts). Également, on a vu entrer discrètement au parlement le Parti communiste renaissant de ses cendres. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé d’article de la main de Mme Poujol pour dénoncer les 100 millions de morts au bas mot que le communisme a produit dans ses diverses mises en pratique. Mais la gauche, c’est moral, ma bonne dame. Même à son extrême.

Quant à Margareth Thatcher, tout libéral pourra parler franchement à Mme Poujol de ses travers conservateurs mais force est de constater, faits à l’appui, qu’elle a sauvé la Grande-Bretagne de la banqueroute grâce à d’ambitieuses réformes économiques libérales. Ronald Reagan essuiera aussi de sévères critiques de la part des libéraux, notamment pour son recours à l’endettement public, mais je tiens à rappeler qu’il a mis fin à la guerre froide et a largement participé à la chute des dictatures soviétiques. Et je pourrais encore digresser pendant quelques lignes pour expliquer à notre journaliste comment le couple Thatcher-Reagan a manœuvré en sous-main pour provoquer la chute du régime infâme de l’Apartheid en Afrique du Sud et permettre la libération et l’accession au pouvoir de Nelson Mandela, et tout cela en évitant un bain de sang. Mme Poujol et ses confrères n’en ont pas parlé à la mort de Mandela le 5 décembre 2013, trop obnubilés par le culte idolâtre repris à gauche comme à droite parmi les partis étatistes. Amnésie collective ou révisionnisme historique sur fond de déni de réalité ?

Mais je digresse. Revenons à nos moutons.

Hayek ayant été classé dans le camp du mal, la journaliste du camp du bien que Mme Poujol semble incarner se permet même de mal orthographier son nom : il s’agit en fait de Friedrich August von Hayek (et non Van Hayek…) qui était d’origine austro-hongroise (et non hollandaise…).
Je passe le paragraphe où la journaliste égratigne Claude Hemmer, un des trois fondateurs de Déi Liberal, pour sa position dans la fonction publique. Lorsqu’un libéral travaille dans le privé, c’est un affreux capitaliste sans cœur apparemment. Lorsqu’il travaille dans le public, même si cela peut être un excellent poste d’observation pour étudier le système et proposer des réformes cohérentes, il fait l’objet de moqueries pour comportement contradictoire.

À vrai dire, outre le fait que Mme Poujol ne connaît visiblement rien du courant libéral, si ce n’est les clichés avilissants et autres sophismes que sa caste véhicule, et que sa vision de l’histoire penche pour le révisionnisme baigné du zeitgeist de la bien-pensance contemporaine, je me demande si notre journaliste a mené un véritable travail de recherche et j’émets de sérieux doutes sur son intégrité journalistique.

En effet, une recherche rapide via Google en utilisant les mots « Hayek » et « Voltairenet » nous offre comme premier choix un article aux arguments aussi fallacieux dont Mme Poujol semble s’être largement inspirée. En fait, elle a même repris des passages entiers de l’introduction sans citer la source.

La conclusion de son article fait référence au récent référendum luxembourgeois dont les trois questions se sont soldées par une réponse négative par la population votante (étrangers résidents et non-résidents travaillent en masse dans le secteur privé). Quand on sait que cette dernière est constituée majoritairement de fonctionnaires vivant de la ponction fiscale et de la manne publique, on ne peut pas être étonné d’un tel résultat. L’arrivée d’un parti se revendiquant du courant libéral classique ne peut qu’apporter un air de fraîcheur dans ce conservatisme étatique nous menant à la ruine. Mme Poujol n’est pas sans savoir que les pensions publiques sont impayables au-delà d’un horizon de 30 ans. Et d’autres défis de taille passeront par des réformes ambitieuses si nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants une société prospère. Pour information, ce parti est dès lors très bien accueilli par le milieu libéral luxembourgeois.

Je reste à la disposition de Mme Poujol pour toute information complémentaire et surtout pour tout conseil de lectures qu’elle souhaiterait obtenir sur le libéralisme. Mes lectures intensives comprennent des ouvrages de Bastiat, Condillac, Turgot, Say, Menger, Böhm-Bawerk, Mises, Hayek, Rothbard, Hoppe, Hülsmann, Huerta de Soto et j’en passe.

Dans l’intervalle, je conseille à Mme Poujol de se procurer rapidement La Présomption fatale et La Route de La Servitude de F.A. von Hayek. Ces ouvrages célèbres sont très riches en enseignements et, surtout, ils nous montrent sur quelle pente savonneuse nos démocraties vacillantes peuvent se positionner, particulièrement lorsqu’elles détruisent à petit feu les institutions défendant la propriété privée sans laquelle nulle civilisation ne peut survivre.

http://www.contrepoints.org/2015/06/21/211502-des-ultraliberaux-au-luxembourg


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Dim 18 Déc - 23:10

C'est un peu long certes, mais cela ouvre la réflexion.

3 visages de l'anti-libéraisme:
3 visages de l’anti-libéralisme


Sous de multiples formes, les mouvements antilibéraux contestent les valeurs et les principes de liberté dans le monde entier.
Par Tom G. Palmer.


Un spectre hante le monde : celui de mouvements antilibéraux radicaux, chacun se débattant avec les autres comme des scorpions dans une bouteille, et tous se concurrençant pour être celui pouvant démanteler les institutions de la liberté le plus rapidement. Certains se sont développés dans les universités et d’autres dans des lieux réservés au élites ; certains tirent leur force d’un populisme qui crie sa colère. Les versions gauchistes et droitières de cette cause commune antilibérale sont d’ailleurs interconnectées, chacune alimentant l’autre.

Tous ces mouvements rejettent explicitement la liberté individuelle, l’état de droit, le gouvernement limité et la liberté des échanges. Tous font la promotion de formes radicales, quoique s’opposant violemment, de politique identitaire et d’autoritarisme. Ces mouvements constituent un danger et ne doivent pas être sous-estimés.

Sous de multiples formes, ces mouvements contestent les valeurs et les principes libéraux dans le monde entier, en particulier en Europe, en Amérique et dans certaines régions de l’Asie, mais leur influence se fait sentir partout. Ils partagent un rejet radical des notions de raison, de liberté et d’état de droit qui avaient animé la fondation de la République américaine et qui sont effectivement les fondements de la modernité.

Ceux qui préfèrent le constitutionnalisme à la dictature, le libre marché à l’étatisme socialiste, le libre échange à l’autarcie, la tolérance à l’oppression et l’harmonie sociale à un antagonisme irréconciliable doivent se réveiller : notre cause, ainsi que la prospérité et la paix qu’elle engendre, sont en grave danger.

Trois visages de l’anti-libéralisme

Au moins trois menaces symbiotiques à la liberté émergent à l’horizon :

- la politique identitaire et l’économie politique « de jeu à somme nulle » des conflits et agressions qu’elle engendre ;
- le populisme, ainsi que l’aspiration à un règne d’hommes forts qui l’accompagne invariablement ;
- l’islamisme politique radical.


Ces trois menaces partagent certaines racines intellectuelles communes et forment un réseau entrelacé, se dynamisant mutuellement au détriment du consensus libéral classique.

Bien que tous ces mouvements soient bardés d’erreurs, et en particulier d’erreurs économiques, ils ne sont pas motivés uniquement par un manque de compréhension des principes économiques, comme le sont tant d’interventions étatistes.

Bien que l’essentiel du soutien au salaire minimum, aux restrictions commerciales ou à l’interdiction des stupéfiants repose sur des méprises factuelles quant aux conséquences de ces positions, les leaders intellectuels de ces mouvements d’anti-libéraux ne sont généralement pas des individus inconscients. Ils comprennent souvent assez bien les idées libérales, et ils les rejettent en bloc.

Ils croient que les idées d’égalité devant la loi, de systèmes juridiques et politiques fondés sur des règles, de tolérance et de liberté de pensée et d’expression, du commerce volontaire – surtout entre étrangers – pour un avantage mutuel et des droits individuels imprescriptibles et égaux – toutes ces idées ne seraient qu’un camouflage hypocrite et intéressé de l’exploitation, promu par des élites malfaisantes, et que ceux qui les défendent sont soit eux-mêmes malfaisants, soit désespérément naïfs.

Il est temps que les défenseurs de la liberté se rendent compte que certains rejettent la liberté pour autrui (et également pour eux-mêmes) non seulement parce qu’ils ne comprennent pas l’économie ou parce qu’ils retireront un avantage matériel au fait de miner l’état de droit, mais parce qu’ils s’opposent aux principes et à la pratique de la liberté. Ils ne cherchent pas l’égalité devant la loi, ils la rejettent et lui préfèrent la politique basée sur l’inégalité identitaire. Ils ne croient pas en votre droit de ne pas être d’accord avec eux et ils ne vont certainement pas défendre votre droit de le faire. Ils considèrent le commerce comme un complot. Et ils préfèrent une « politique de la volonté » à une politique respectueuse des processus. Ils attaqueront n’importe qui pour avoir offensé leurs identités sacrées. Ils ne veulent certainement pas « vivre et laisser vivre ».

L’anti-libéralisme de la politique identitaire

Cela a pris des décennies, mais un mouvement vigoureusement antilibéral et anti-tolérance du côté gauche du spectre a effectivement gagné un grand nombre d’universitaires dans une grande partie de l’Europe, de l’Amérique du Nord et d’autres pays. Leur but est de faire usage de la punition, de l’intimidation et de la perturbation au niveau administratif, afin de supprimer toutes les opinions qu’ils considèrent incompatibles avec leur vision.

Ce mouvement est enraciné dans les écrits d’un marxiste allemand qui étudia avec le théoricien nazi Martin Heidegger. Son nom était Herbert Marcuse, et après sa venue aux États-Unis il devint très influent au sein de l’extrême gauche.

L’essai de Marcuse de 1965 intitulé Tolérance répressive prétendait que, pour atteindre la libération, ou du moins la vision qu’il en avait, il fallait supprimer la tolérance à l’égard de l’expression et de l’assemblée de groupes et de mouvements favorisant des politiques agressives, l’armement, le chauvinisme, la discrimination fondée sur la race et la religion, ou s’opposant à l’extension des services publics, de la sécurité sociale, des soins médicaux etc.

La restauration de la liberté de pensée pouvait ainsi nécessiter des restrictions nouvelles et rigides en matière d’enseignements et de pratiques dans les établissements d’enseignement qui, par leurs méthodes et leurs concepts, servent à enfermer l’esprit dans l’univers établi du discours et du comportement, empêchant ainsi l’évaluation rationnelle des alternatives.

Pour Marcuse, comme pour ceux qui suivent sa ligne aujoud’hui (dont beaucoup n’ont jamais entendu parler), « libérer la tolérance signifierait alors l’intolérance vis à vis des mouvements de droite et la tolérance à l’égard des mouvements de gauche ».

En cohérence avec ce scénario, ceux qui sont en désaccord avec la nouvelle orthodoxie se voient conspués, refusés de toute tribune, forcés de subir des leçons de « rééducation de la sensibilité », interdits de parler, intimidés, agressés et même menacés de violence pour les faire taire. Pensez à nouveau à l’appel de Melissa Click, la professeure de l’Université du Missouri, à ses partisans : « Hé, qui veut m’aider à sortir ce journaliste d’ici ? J’ai besoin de muscles ici ! ». Voilà bien le message de Marcuse en action.

Le « politiquement correct » à gauche a suscité une réaction tout autant antilibérale à droite. Les mouvements d’extrême-droite qui gagnent du terrain en Europe et la fusion « Alt-Right » du populisme et du nationalisme blanc aux États-Unis ont attiré des partisans convaincus que leur existence, ou leur mode de vie, sont menacés par le capitalisme, le libre-échange et le pluralisme ethnique.

Furieux de la domination exercée par une gauche illibérale sur l’expression, excédés par l’espèce de chasse aux sorcières contre les dissidents, ils ont été poussés à l’action. En un sens, ils sont devenus l’image en miroir de leurs persécuteurs. Au sein des partis européens, ils ont ressuscité les idéologies politiques et le langage empoisonnés des années 1930. Aux États-Unis ils ont été dynamisés par le mouvement Trump, auquel ils se sont rattachés, attaquant le commerce international, dénigrant les Mexicains et les Musulmans et suscitant le ressentiment à l’encontre des élites.

L’appel à des « espaces sûrs » politiquement corrects réservés aux minorités se retrouve en reflet chez les nationalistes blancs qui appellent à affirmer « l’identité blanche » et la « nation blanche ». Le doyen du nationalisme blanc, mouvement également connu sous le label d’« identitarianisme » aux États-Unis, Jared Taylor, a récemment déclaré à la radio publique nationale que

« la tendance naturelle de la nature humaine est tribale. Lorsque les Noirs ou les Asiatiques ou les Hispaniques expriment le désir de vivre avec des gens comme eux, ils expriment une préférence pour leur propre culture, leur propre héritage : il n’y a rien de mal à cela. C’est seulement quand les blancs disent, « oui, je préfère la culture de l’Europe et je préfère être entouré de blancs », pour une raison quelconque, et seulement quand ce sont des blancs, que cela est considéré comme profondément immoral. »

Le professeur de philosophie Slavoz Žižek est une voix influente à l’extrême gauche, plus connu en Europe qu’en Amérique, mais jouissant d’un écho mondial croissant. Pour Žižek, la liberté dans les sociétés libérales est une illusion. Il brode le fil conducteur entre la gauche et la droite illibérales. Ce fil se retrouve dans le travail du professeur de droit national-socialiste Carl Schmitt, collaborateur de Martin Heidegger, qui réduisit de manière célèbre « la distinction politique spécifique … à celle entre l’ami et l’ennemi ». Žižek affirme lui « la primauté inconditionnelle de l’antagonisme inhérent comme constitutif du politique ».

Aux yeux de tels penseurs, l’harmonie sociale et les philosophies du « vivre et laisser vivre » ne sont qu’illusion. Pour eux ce qui est réel, c’est la lutte pour la domination. Et, en un sens très profond, même la personne individuelle de chair et de sang n’existe effectivement pas pour ces penseurs, car ce qui existe réellement sont des forces ou des identités sociales. En effet, l’individu n’est rien d’autre que l’instanciation des forces ou des identités collectives qui sont intrinsèquement antagonistes entre elles.

L’autoritarisme populiste anti-libéral

Le populisme coïncide souvent avec les différentes formes de politique identitaire, mais y ajoute la colère à l’égard des élites, une économie politique qui marche sur la tête, ainsi que l’ardent désir d’avoir un chef pouvant concentrer entre ses mains la volonté authentique du peuple.

Des mouvements populistes ont émergé dans de nombreux pays, de la Pologne à l’Espagne, en passant par les Philippines ou les États-Unis. Michael Kazin dans son livre The Populist Persuasion propose une définition du populisme :

« Un discours par lequel les gens ordinaires sont considérés autrement que par leur appartenance à une classe mais en opposition à une élite non démocrate s’octroyant des privilèges ; et où il s’agit de mobiliser les premiers contre les derniers. »

La tendance normale de ces mouvements est de suivre un leader charismatique qui, en sa personne, incarne le peuple et concentre la volonté populaire.

Un thème récurrent chez les populistes est la nécessité de mettre au pouvoir un leader qui ne s’embarrasse pas des procédures, règles, équilibres des pouvoirs, et autres protections des droits, privilèges et immunités et qui peut « tout simplement agir ».

Dans La route de la servitude, Friedrich Hayek décrit cette impatience à l’égard des règles comme le prélude au totalitarisme :

« Ce stade est caractérisé par l’exigence d’une action gouvernementale énergique et rapide, par le mécontentement général provoqué par la lenteur et la bureaucratie démocratiques: on réclame l’action pour l’action. Dans cette ambiance, on se tourne vers l’homme ou le parti qui semble suffisamment fort et résolu pour « agir ». »

Dans plusieurs États, les partis populistes et autoritaires ont repris le pouvoir et s’ingénient à le consolider. En Russie, Vladimir Poutine a créé un nouveau gouvernement autoritaire qui domine toutes les autres institutions de la société et dépend de ses propres décisions personnelles. Poutine et ses proches ont mis la main sur les médias de manière systématique et complète, et les ont utilisées pour générer le sentiment profond d’une nation assiégée, dont la culture unique est constamment menacée par ses voisins et qui n’est défendue que par la main forte du chef.

Le gouvernement de Hongrie, après avoir obtenu une majorité parlementaire de deux tiers en 2010, a commencé à institutionnaliser le contrôle de tous les organes de l’État entre les mains des partisans du parti Fidesz. Ce dernier a présenté son chef, Viktor Orbán, comme un sauveur national et a lancé une politique toujours plus antilibérale de nationalisation, de connivence et de restrictions à la liberté d’expression. Orbán a déclaré :

« Nous rompons avec les dogmes et les idéologies qui ont été adoptées par l’Occident et nous nous tenons indépendants d’eux… afin de construire un nouvel État bâti sur des bases illibérales et nationales au sein de l’Union européenne ».

Bien sûr, « au sein de l’Union européenne » se traduit par « subventionné par les contribuables d’autres pays »…

Après la victoire du Fidesz en 2010, le leader du parti nationaliste et anti-marché polonais Droit et Justice, Jaroslaw Kaczyński, a pu déclarer que la stratégie nationaliste, populiste et de connivence d’Orbán était « un exemple de la façon dont nous pouvons gagner ». Kaczyński a réussi à combiner politique identitaire et populisme pour évincer le gouvernement de centre-droit d’un pays dont l’économie est en pleine expansion, et a commencé à instituer des mesures populistes et protectionnistes qui se sont révélées adverses à la prospérité. L’Indicateur du Populisme Autoritaire 2016 de l’institut libéral Timbro en Suède, a conclu que, à gauche et à droite, en Europe contemporaine « le populisme n’est pas un défi temporaire, mais une menace permanente ».

Poutine, le pionnier de la tendance à l’autoritarisme, a versé des centaines de millions de dollars afin de promouvoir le populisme antilibéral à travers l’Europe par le biais d’un empire médiatique mondial sophistiqué, comprenant RT et Sputnik News, ainsi qu’un réseau d’usines de trolls Internet et de nombreux sites Web sur mesure. Le russe Peter Pomerantsev, pionnier des médias, dans son remarquable ouvrage Nothing is True and Everything is Possible, (« Rien n’est vrai et tout est possible ») note que « le Kremlin change les messages à volonté à son avantage »...

Les nationalistes d’Europe de droite sont séduits par le message anti-UE ; l’extrême gauche est cooptée avec des histoires sur la lutte contre l’hégémonie américaine ; les conservateurs religieux américains sont convaincus par la lutte du Kremlin contre l’homosexualité. Des nuages ​​de mensonges, de dénonciations, de dénégations et plus sont créés pour saper la confiance des défenseurs des institutions libérales classiques. C’est un assaut post-moderne bien financé contre la vérité au service de la dictature.

Qu’est-ce qui provoque l’autoritarisme ?

Ces mouvements ne sont pas seulement le résultat d’une éducation défaillante. Ils ont un caractère profondément idéologique. Ils embrassent le collectivisme et l’autoritarisme, et rejettent l’individualisme et les règles constitutionnelles. Qu’est-ce qui les a amenés à générer tant de soutien populaire si rapidement ? Les recherches actuelles indiquent que les réponses autoritaires sont déclenchées par la perception de menaces à la sécurité physique, à l’identité du groupe et au statut social. Quand ces trois types de menace sont présents, les conditions sont réunies pour une explosion d’autoritarisme.

La violence islamiste radicale, recyclée à travers les nouvelles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour sembler encore plus répandue et plus commune qu’elle ne l’est réellement, présente une menace extérieure apparemment alarmante. L’intégrité et le statut du groupe sont également en jeu.

La recherche de la politologue Karen Stenner soutient l’idée qu’il existe une prédisposition à l’autoritarisme qui est déclenchée par des « menaces normatives », c’est-à-dire la perception que les opinions traditionnelles sont menacées ou ne sont plus partagées à travers une communauté. De telles menaces normatives déclenchent une réaction chez ceux qui sont prédisposés à l’autoritarisme, pour devenir des « gardiens de la frontière » actifs, des responsables des normes et des pom-pom girls de l’autorité.

Les menaces à l’encontre du statut social aggravent encore davantage ces réactions autoritaires. Le cœur du soutien aux mouvements populistes autoritaires en Europe, ainsi que la frange radicale du mouvement Trump en Amérique, est constitué par des hommes blancs avec un faible niveau d’éducation, ayant vu leur statut social relatif décliner alors que celui des autres (les femmes et les étrangers) a pu s’améliorer. Aux États-Unis, les hommes blancs âgés de 30 à 49 ans ayant des diplômes d’études secondaires, ou moins, ont vu leur taux d’activité diminuer précipitamment, au point où plus d’un sur cinq ne cherchent même plus du travail mais ont quitté la population active. Sans travail rémunérateur et épanouissant, ils ont subi une perte substantielle de statut social.

Les niveaux de vie absolus peuvent augmenter pour tous (et les niveaux de vie et les salaires réels ont considérablement augmenté au cours des dernières décennies), mais le statut relatif ne peut pas augmenter pour tous en même temps. Si certains groupes voient leur statut relatif s’améliorer, d’autres voient le leur régresser. Ceux des groupes qui ont régressé et qui sont prédisposés à l’autoritarisme seront fortement attirés par les figures autoritaires qui promettent de faire les choses correctement ou de restaurer la grandeur perdue.

L’islamisme radical, autre visage de l’anti-libéralisme

L’islamisme radical reflète certains des thèmes des autres mouvements antilibéraux, y compris la politique identitaire (la croyance que la communauté des croyants est en guerre avec tous les infidèles), les craintes populistes autoritaires de menaces à l’identité de groupe et au statut social, ainsi qu’un enthousiasme pour les leaders charismatiques qui redonneront à l’Islam sa grandeur (« Make Islam Great Again » pour reprendre un autre slogan bien connu).

L’islamisme radical partage même avec l’extrême gauche et l’extrême droite des racines intellectuelles communes dans l’idéologie politique fasciste européenne et les idées collectivistes de l’authenticité. Le mouvement islamiste en Iran qui a créé la première «République islamique», fut profondément influencé par les penseurs fascistes européens, notamment par Martin Heidegger. Ahmad Fardid a promu les idées toxiques de Heidegger en Iran, et son disciple Jalal Al-e Ahmad a dénoncé les menaces occidentales présumées à l’identité authentique de l’Iran dans son livre Westoxification.

Comme Heidegger l’a déclaré après la victoire du parti nazi, l’ère du libéralisme était « le temps du Je. Désormais c’était le temps du Nous ». Le collectivisme extatique avait promis de délivrer le peuple allemand de son « existence historiquement inauthentique» et de le conduire vers « l’authenticité », c’est-à-dire la cause désormais embrassée par les guerriers de la justice sociale, les « identitaires » de l’Alt-Right ainsi que les islamistes radicaux.

Toutes ces tendances se renforcent mutuellement : chacune diabolise l’autre. Et au fur et à mesure que l’une grandit, augmente la menace existentielle contre laquelle les autres luttent. La croissance de l’Islam radical attire des recrues vers des partis populistes en Europe (et en Amérique). Et l’hostilité envers les musulmans et leur aliénation par rapport à leurs sociétés accroît la capacité de l’État islamique et d’autres groupes à recruter.

En même temps, les guerriers de la justice sociale et du politiquement correct ne peuvent pas se mettre à condamner l’Islamisme radical : après tout, n’est-il pas juste une réponse à l’oppression coloniale vis-à-vis des non-chrétiens par l’hégémonie dominante chrétienne / blanche / européenne ? Et souvent ils se retrouvent non seulement incapables de condamner les crimes islamistes, mais favorisent même l’antisémitisme. L’hostilité à l’égard des Juifs et du capitalisme constitue en effet une caractéristique troublante commune de ces trois mouvements.

Le besoin de défendre la liberté

Les divers mouvements d’anti-libéralisme se développent aux dépens, non pas les uns des autres, mais du centre, pour ainsi dire, composé de membres tolérants de la société civile qui produisent et commercent, consciemment ou non, selon les préceptes du libéralisme classique.

Nous avons rencontré cette dynamique par le passé, dans les années 1930, lorsque les mouvements collectivistes rivalisaient les uns avec les autres pour détruire la liberté aussi vite qu’ils le pouvaient. Les fascistes affirmaient qu’ils étaient les seuls capables de défendre la société contre le bolchevisme. Les bolchéviques se mobilisaient pour écraser le fascisme. Les deux camps se combattaient, mais avaient bien plus en commun que ce qu’ils ne voulaient l’admettre.

Malheureusement, le meilleur argument que les défenseurs de la société civile offrent généralement en réponse à ces défis est que le complexe de liberté personnelle, d’état de droit et de libre marché crée davantage de prospérité et une vie plus commode que ses alternatives.

Cela est vrai, mais cela ne suffit pas à détourner les coups funestes du triumvirat illibéral de la politique identitaire, du populisme autoritaire et de l’islamisme radical. La bonté morale de la liberté doit être maintenue, non seulement lors de rencontres tête-à-tête avec nos adversaires, mais comme un moyen de durcir la résistance des libéraux classiques, au cas où ils continueraient à reculer.

La liberté n’est pas une illusion, mais un grand et noble objectif. Une vie de liberté vaut mieux, à tous égards, qu’une vie de soumission aux autres. La violence et l’antagonisme ne sont pas le fondement de la culture, mais leur négation.

Le moment est venu de défendre la liberté qui rend possible une civilisation globale qui permet l’amitié, la famille, la coopération, le commerce, l’avantage mutuel, la science, la sagesse – en un mot : la vie. Le moment est venu de contester le triumvirat antilibéral moderne et de révéler le vide qui règne en son cœur même.

Tom G. Palmer est senior fellow au Cato Institute et vice-président des programmes internationaux à l’AtlasNetwork. Il a édité La Moralité du Capitalisme, Après l’État-Providence et Peace & Love, et Liberté disponibles chez Libréchange.

Traduction par Emmanuel Martin de A new, old challenge : global anti-libertarianism pour Contrepoints et l’École de la Liberté.

http://www.contrepoints.org/2016/12/18/275305-3-visages-de-anti-liberalisme


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par komyo le Lun 19 Déc - 9:10

L'obsession est celle qui consiste a vouloir garder ce mélange explosif de libéralisme, capitalisme, et libre échange sous sa forme actuelle. Cela emmene de plus en plus de distorsions dans la société, de misère, car non de meme que donner davantage de pouvoir a une personne ne vous rend pas plus autonome, concentrer les richesses toujours davantage dans quelques mains, ne rends pas le reste de la société plus riche. Laissez croire cela, est un mensonge éhonté ! Sans compter les gaspillages en terme de ressources et la pollution généralisée qui bien sur pour les idéologues de ce courant politique ne peut être admis car ils les renvoie a la réalité du monde qu'ils sont en train de créer.




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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par komyo le Lun 19 Déc - 12:27

tiens j'ai trouvé ce temoignage d'un libéral qui ne trouve pas du tout que l'on revient au populisme, mais plutot que les peuples s extraient de la contrainte exercée sur eux par des entités supraétatiques, qui n'ont pas grand chose a faire de leur bien être. Si ce n'est d'affirmer qu'ils s en occupent, quand ils ne s en déclarent pas directement responsable..hihi

bon je ne partage pas tout, loin de là, mais la pensée est suffisamment originale et élaborée pour être re transmise

http://institutdeslibertes.org/la-fin-dune-annee-epique/


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Lun 19 Déc - 21:32

komyo a écrit:L'obsession est celle qui consiste a vouloir garder ce mélange explosif de libéralisme, capitalisme, et libre échange sous sa forme actuelle. Cela emmene de plus en plus de distorsions dans la société, de misère, car non de meme que donner davantage de pouvoir a une personne ne vous rend pas plus autonome, concentrer les richesses toujours davantage dans quelques mains, ne rends pas le reste de la société plus riche. Laissez croire cela, est un mensonge éhonté ! Sans compter les gaspillages en terme de ressources et la pollution  généralisée qui bien sur pour les idéologues de ce courant politique ne peut être admis car ils les renvoie a la réalité du monde qu'ils sont en train de créer.



la seule chose que du n'a pas admis c'est que le libéralisme est le seul moyen pour l'homme de s'émanciper et que le autres systèmes n'ont comme but de l'asservir et le soumettre toujours plus à des puissants qui le dirigeront...

quand tu seras pieds et mains liés à ton Etat tout puissant penses tu avoir encore une once d'humanité ?

Et d'un point de vue écologique les idéologues libéraux voient dans la poursuite du système le seul moyen de nous sortir de nos problèmes écologiques actuels.

Comment vas tu trouver un moyen de te chauffer sans polluer ?


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Dédé 95 le Mar 20 Déc - 8:38

L'Emancipation des Travailleurs sera l'œuvre des Travailleurs Eux-mêmes"
Le libéralisme économique est une caste, de plus en plus restreinte, on est plus au 18ème siècle....
Y revenir fait sourire tout les grands dirigeants économiques.
Maintenant le libéralisme philosophique c'est autre chose! Mais chacun a sa petite idée là-dessus!

"La véritable liberté est indissociable de la protection des plus faibles. Le libéralisme à l'occidentale est synonyme d'esclavage pour la grande majorité des hommes, qu'ils soient citoyens des pays du Sud ou relégués dans les couches dévalorisées des pays du Nord."
Albert Jacquard - J'accuse l'économie triomphante, 1995

Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l'esprit des principes de 1789. L'anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l'individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l'origine des relations sociales, en fut l'un des précurseurs.

En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu'il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l'équilibre. La loi de l'offre et de la demande, par exemple, conduit à l'équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l'ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S'il peut agir librement, l'homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l'individu et de la société sont alors convergents.


Hélas il faut reconnaitre que ce stade est dépassé! Car la concurrence à fait son œuvre! On en est au stade impérialiste:
« La concurrence se transforme en monopole. Il en résulte un progrès immense de la socialisation de la production. Et, notamment, dans le domaine des perfectionnements et des inventions techniques.

« Ce n’est plus du tout l’ancienne libre concurrence des patrons dispersés [Le libéralisme], qui s’ignoraient réciproquement et produisaient pour un marché inconnu. La concentration en arrive au point qu’il devient possible de faire un inventaire approximatif de toutes les sources de matières premières (tels les gisements de minerai de fer) d’un pays et même, ainsi que nous le verrons, de plusieurs pays, voire du monde entier. Non seulement on procède à cet inventaire, mais toutes ces sources sont accaparées par de puissants groupements monopolistes. On évalue approximativement la capacité d’absorption des marchés que ces groupements “se partagent” par contrat. Le monopole accapare la main-d’œuvre spécialisée, les meilleurs ingénieurs : il met la main sur les voies et moyens de communication, les chemins de fer en Amérique, les sociétés de navigation en Europe et en Amérique. Le capitalisme arrivé à son stade impérialiste conduit aux portes de la socialisation intégrale de la production : il entraîne en quelque sorte les capitalistes, en dépit de leur volonté et sans qu’ils en aient conscience, vers un nouvel ordre social, intermédiaire entre l’entière liberté de la concurrence et la socialisation intégrale ».




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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par troubaa le Mar 20 Déc - 15:01

mais dédé comme dit ton article on n'est plus au XVII° ou XIX° siecle le libéralisme d'aujourd'hui n'a rien à voir avec le "libéralisme", ou plutot de l'activité économique d'il y a 2 siècles et les préceptes économiques. du XIX° siècle ne sont plus d'actualité aujourdh'ui.

Aujourd'hui les penseurs libéraux sont friedman Milton ou Friedrich Hayek DES PENSEURS DE LA SECONDE MOITIe DU XX° SICLE.

Et il y en aura d'autres penseurs car le libéralisme n'est pas une doctrine figée mais une doctrine qui s'adapte en permanence à l'évolution sociale de la société.

Je te laisse à cette analyse dédé :

Nous vivons pour certains dans un horrible monde liberal, et pourtant à travers le monde les travailleurs, comme les citoyens, n'ont jamais disposé d'autant de droits.

bonne réflexion.... Siffle Siffle Siffle Siffle



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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par Dédé 95 le Mar 20 Déc - 17:48

Donne moi la différence entre le libéralisme économique du 19ème siècle et celui que tu préconise ?

Le monde n'est plus libéral depuis longtemps, il est impérialiste.


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Re: L’obsession antilibérale française par Nicolas Lecaussin

Message par komyo le Jeu 22 Déc - 9:37

titre tout a fait d actualité ! Cool


Sur le toboggan néo-libéral


MICHEL HUSSON
Economiste, membre du Conseil scientifique d’Attac
Il y a un mois, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne recommandait « une orientation budgétaire positive pour soutenir la reprise » (voir le commentaire de Gilles Raveaud). Dans ses dernières Perspectives économiques, l’OCDE vient de lui emboîter le pas en suggérant de « lancer des initiatives budgétaires efficaces » pour « sortir du piège de la croissance molle ». Ces prises de position révèlent une inquiétude croissante, voire un véritable effroi. En témoigne aussi une tribune récente, passée inaperçue, mais qui est proprement hallucinante.

Les signataires composent un étrange équipage, puisqu’on y trouve Christine Lagarde, directrice générale du FMI et Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, mais aussi les PDG d’Air France-KLM et de Veolia. Et même celui du PMU (Pari Mutuel Urbain) plus habitué sans doute aux paris hippiques qu’à la prospective économique. Les quinze personnalités déplorent que « la poursuite excessive d’une finalité exclusive – maximiser les profits pour les actionnaires – a isolé l’entreprise et nourri la suspicion à son égard » ; ils récusent « l’idée fausse qu’une entreprise appartient à ses actionnaires » et reprennent à leur compte « le consensus de plus en plus fort » selon lequel « la financiarisation du capitalisme est une erreur ». Ils se prononcent donc « en faveur d’une économie de marché responsable », et, pour y arriver, nos apprentis altermondialistes se bornent à proposer la modification des deux articles du code civil français, ce qui va assurément bouleverser le fonctionnement du capitalisme.


Ces manifestations d’inquiétude renvoient évidemment à ce constat : ça ne redémarre pas et on ne voit pas la sortie de la crise. Pour jeter un peu de lumière sur cette question, pourquoi ne pas utiliser - pour une fois - la grosse artillerie marxiste ? Elle nous dit que la sortie de la crise passe par un rétablissement vigoureux du taux de profit. Et l’on s’y emploie en pesant sur les salaires et en rétrécissant l’Etat social : le coût du travail baisse, c’est parfait.

Cela ne suffit pourtant pas, car le taux de profit dépend d’autres facteurs, et les marxistes les plus orthodoxes n’ont cesse de le rappeler : pour remettre vraiment les compteurs à zéro, il faudrait aussi une dévalorisation massive du capital. Evidemment le capitalisme financiarisé n’en veut pas : rétablir le taux de profit d’accord, mais la priorité est de conserver et valider les droits de tirage sur la création de valeur acquis avant la crise sous forme de capital fictif. Bref, les capitalistes refusent de « prendre leur pertes ».


Des gains de productivité vigoureux pourraient doper la rentabilité, malheureusement on ne les voit pas venir en dépit des promesses fastueuses de nouvelles technologies destructrices d’emplois. Il y aurait bien un relais possible du côté du marché mondial, mais lui aussi est plat, et Paul Krugman va jusqu’à suggérer (dans le magazine grand public du FMI) que « la mondialisation est un projet plus ou moins achevé ».

Ne reste plus alors que la pensée magique et les fameuses « réformes structurelles ». Il se trouve que l’OCDE a été mandatée par les ministres du travail des pays membres pour mener une nouvelle évaluation de sa fameuse « stratégie pour l’emploi » dont on connaît les résultats considérables obtenus jusqu’ici. Son département de l’économie, le plus « radical », multiplie les études économétriques pour vanter les bénéfices à attendre d’une mise en oeuvre résolue de ces « réformes structurelles ».


Un document de travail parmi d’autres calcule par exemple (voir son tableau 3) que si l’Autriche réduisait le taux de couverture des conventions collectives au même niveau que la République tchèque, elle obtiendrait un gain de 1,8 point de productivité ; ou encore que si la qualité de gestion des entreprises italiennes se hissait au niveau canadien, l’Italie gagnerait 3,6 points de productivité. Ces résultats extravagants sont obtenus au moyen d’une économétrie acrobatique sur des indicateurs fabriqués au doigt mouillé. Avec une telle méthodologie, on pourrait démontrer que la Grèce se porterait mieux si elle était l’Allemagne.


Cependant, le dogme des réformes structurelles est en train de se fissurer et un nouveau consensus est en train de se former autour d’une relance de l’investissement public. L’OCDE, le FMI, la BCE soutiennent l’idée. Le récent rapport de l’OFCE (Investissement public, capital public et croissance) montre que ça devrait marcher, mais à une condition, que l’investissement en question soit financé « par de la dette ».


La question est alors de savoir pourquoi une mesure aussi bénéfique n’est pas mise en oeuvre. La réponse est évidemment institutionnelle : c’est interdit par le Traité ! Il vaut la peine ici de revenir sur cette communication où la Commission européenne se prononce en faveur d’une relance budgétaire. Après une auto-critique sur l’austérité à contretemps entre 2011 et 2013, elle découvre (peut-être un peu tard) que la politique budgétaire optimale est difficile à atteindre « en l’absence d’un budget centralisé qui pourrait jouer un rôle plus actif ». La Commission se met même à rêver : il faudrait « considérer la zone euro comme une entité unique, comme s'il y avait un ministre des Finances pour l'ensemble de la zone euro, et définir la politique budgétaire en termes agrégés ».

Pourtant il y a des fonds structurels, une Banque européenne d’investissement, il y a même un plan Juncker, mais cela ne semble pas suffire et la Commission suggère une relance de 0,5 % du PIB européen, soit environ 50 milliards d’euros. Mais qui s’y colle ? « Ceux qui n'ont pas de marge de manoeuvre budgétaire voudraient l'utiliser ; ceux qui en ont une ne veulent pas l'utiliser » : tel est le « paradoxe » que souligne la Commission et son appel du pied à l’Allemagne pour qu’elle prenne sa part dans une « orientation budgétaire plus positive » est évidemment appelé à rester lettre morte.


Comment expliquer ce blocage : par une rationalité capitaliste exacerbée ? Par l’absurdité des dogmes libéraux ? Difficile de faire la part des choses. Quoi qu’il en soit, tout se passe comme si était enclenchée une glissade cauchemardesque et inexorable : les dégâts sociaux du néo-libéralisme fournissent une « base économique » aux courants réactionnaires, l’enrobage xénophobe et nationaliste n’étant au fond que la « superstructure » qui sert à dévier la question sociale vers les affirmations identitaires. Mais peut-être n’est-il pas trop tard pour bifurquer.

MICHEL HUSSON


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