LA TABLE RONDE

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La technologie et la quantité de travail

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komyo
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La technologie et la quantité de travail

Message par komyo le Ven 24 Jan - 10:58

Je relaye cet article, parce que ce sujet est absolument fondamental par son impact sur les sociétés humaines et il me semble pour avoir parlé autour de moi qu'il y a beaucoup de croyances qui gravitent autour.
Le mieux, comme l'auteur le propose est donc de revenir, aux chiffres et a la réalité terrain pour éviter de se faire enfumer comme cela a été le cas avec une mondialisation qui in finé créé énormément de destruction des ressources et aliène des populations entières pour les besoins d'une minorité de la population mondiale.


La technologie et la quantité de travail

Avant d’aller plus loin, revenons sur cette idée stupide de la technologie qui crée du travail « maispaslemême », je dis stupide pour trois raisons.

La première c’est que ce qui est vrai en Bourse l’est également pour l’économie en général ou même, soyons encore plus large, pour la vie ! Les performances passées ne préjugent jamais des performances à venir.

Dire que parce que les Canûts ont disparu et qu’ils ont été remplacés par d’autres métiers tout aussi manuels au millénaire dernier (les Canûts comme les chocs pétrolier c’était bien au millénaire dernier) n’est en aucun cas un argument recevable pour nous faire croire ou me faire croire qu’il en est également de même aujourd’hui… Surtout lorsque les faits vous permettent de constater le résultat exactement opposé.

La deuxième raison c’est que justement les chiffres montrent désormais sans aucune ambiguïté que la technologie a atteint un stade où elle détruit des emplois.

La troisième tient au fait qu’il était techniquement facile d’adapter un « canut » à un tout autre travail manuel qui ne demandait pas plus de neurones disponibles, c’est-à-dire à un autre travail manuel qui était parfaitement accessible à la personne concernée.
Pour être encore plus clair, qu’allons-nous faire de tous nos pas futés et de tous les pas forts en math, et vous pouvez me mettre dans le lot dans la mesure où je n’ai pas du tout l’esprit d’un développeur en informatique ou d’un ingénieur qui ferait du calcul de structure ou de la résistance des matériaux à longueur de journée. Il ne se pose pas qu’une question de nombre d’emplois mais aussi et surtout une véritable question sur l’employabilité des masses… Comment allons-nous occuper nos masses laborieuses, euphémisme pour désigner tous les crétins ? Personne ne veut jamais poser la question en ces termes car cela revient à dire qu’il y a deux catégories de gens, les imbéciles et les futés… et donc que nous sommes inégaux, ce qui est, hélas, la triste réalité et ce dès notre naissance. C’est la loi et les chances notamment en termes éducatif qui tendent à pallier une inégalité de naissance qui, de toute façon, perdure aussi bien pendant la scolarité que la vie d’adulte. C’est certainement injuste mais c’est ainsi. Ensuite, traiter de crétins ses électeurs n’est pas pour un politicien la voie royale pour se faire élire dans la mesure où justement les crétins ont aussi le droit de vote ! Ce qui est bien. Mais il est essentiel de poser la question que fait-on de ces gens ? Comment pouvoir les faire participer pour qu’ils puissent bénéficier eux aussi de la redistribution des richesses ? C’est une question cardinale et elle ne passera très prochainement plus par l’idée de créer plus d’emplois. Nous allons vivre à partir de l’année prochaine la fin du travail tel que nous l’avons connu !
Quelques chiffres à retenir

Pour illustrer ce point de vue, je vous donne deux chiffres tirés d’un article très récent de The Economist dont je vais vous livrer la traduction un peu plus bas. Retenez donc :

- En 2000, 65 % des Américains en âge de travailler avaient un emploi ; depuis, cette proportion a diminué, pendant les bonnes années comme lors des mauvaises, au niveau actuel de 59 %.

- Au cours des trois dernières décennies, la part du travail dans la production a diminué globalement de 64 % à 59 %.

- Pendant ce temps, la part du revenu allant au 1 % les plus riches en Amérique a passé de près de 9 % en 1970 à 22 % aujourd’hui. Le chômage est à des niveaux alarmants dans la plupart des pays riches, et pas seulement pour des raisons conjoncturelles.

Il faut distinguer deux périodes. Faisons simple, il y a un avant l’an 2000 et un après. Jusqu’en 2000, nous en sommes essentiellement resté sur le modèle de la production de masse nécessitant une masse de gens. Les gains de productivité étaient certes réel, mais pas exponentiel et l’intervention humaine encore indispensable. Personne n’était prêt à laisser la technologie devenir envahissante.

Il y a un après an 2000, avec l’arrivée à maturité de la révolution Internet et des tuyaux (le haut débit qui arrive à Paris qu’en 2005!!!)
Le plus grand bouleversement du marché du travail depuis 1 800 est à nos portes et personne n’est prêt !

Je vous livre ici la traduction (presque complète) d’un article de The Economist récent puisqu’il date du 18 janvier 2014. Vous avez tous les liens en annexe.

L’effet de la technologie d’aujourd’hui sur les emplois de demain sera immense et aucun pays n’est prêt pour cela, l’élixir du progrès, a toujours coûté aux gens leurs emplois.

Dans la révolution industrielle, les tisserands artisanaux ont été balayés par le métier à tisser mécanique.
Au cours des 30 dernières années, la révolution numérique a déplacé la plupart des emplois à compétences moyennes qui sous-tendent la vie de la classe moyenne du 20e siècle.
Dactylographes, agents de billetterie, guichetiers de banque et de nombreux emplois de lignes de production ont été abandonnés, tout comme les canuts à leur époque.

Beaucoup, y compris dans ce journal, croient que le progrès technologique a fait du monde un endroit meilleur, et qu’il est une partie naturelle de la prospérité croissante.

Bien que l’innovation tue des emplois, elle en crée de nouveaux et de meilleure qualité, une société plus productive devient plus riche et ses habitants plus riches demandent plus de biens et services.

Il y a cent ans, un travailleur américain sur trois était employé dans une ferme. Aujourd’hui, moins de 2 % d’entre eux produisent beaucoup plus de nourriture. Les millions d’individus libérés de la terre n’ont pas été enfermés dans un chômage éternel, mais ont trouvé un emploi mieux rémunéré dans une économie qui a progressé et qui est devenue plus sophistiquée.

Aujourd’hui, le nombre de secrétaires a très fortement diminué (elles sont en réalité en voie de disparition), mais il y a de plus en plus de programmeurs et concepteurs de sites Web.

L’optimisme reste toujours le point de départ, pourtant, pour les travailleurs, les effets perturbateurs d’une technologie peuvent se faire sentir plus rapidement que ses avantages.

Même si de nouveaux emplois et de merveilleux produits émergent, à court terme des écarts de revenus se creusent, causant de grands bouleversements sociaux et politiques peut-être même des révolutions.

L’impact de la technologie se fera sentir comme une tornade, frappant le monde riche d’abord, mais finalement balayant les pays pauvres.

Aucun gouvernement n’est prêt pour cela.

Pourquoi s’inquiéter ?

Le modèle d’aujourd’hui est similaire à celui de la révolution industrielle. La prospérité déclenchée par la révolution numérique a augmenté massivement pour les propriétaires du capital et les travailleurs les plus qualifiés.
Au cours des trois dernières décennies, la part du travail dans la production a diminué globalement de 64 % à 59 %. Pendant ce temps, la part du revenu allant au 1 % les plus riches en Amérique a augmenté de près de 9 % en 1970 à 22 % aujourd’hui. Le chômage est à des niveaux alarmants dans la plupart des pays riches, et pas seulement pour des raisons conjoncturelles. En 2000, 65 % des Américains en âge de travailler avaient un emploi ; depuis, cette proportion a diminué, pendant les bonnes années comme les mauvaises, au niveau actuel de 59 %.

Pire, il semble probable que cette vague de rupture technologique sur le marché du travail ne fait que commencer.

Des voitures sans conducteur, des gadgets ménagers intelligents, les innovations qui existent déjà pourraient détruire des pans entier d’emplois qui ont été jusqu’ici préservés. Le secteur public est une cible évidente : il s’est avéré singulièrement résistant à la réinvention dominée par la technologie. Mais le changement d’étape dans ce que les ordinateurs peuvent faire aura un effet puissant sur les emplois de la classe moyenne dans le secteur privé aussi.

Jusqu’à présent, les travaux les plus vulnérables aux machines étaient ceux aux tâches routinières et répétitives. Mais grâce à la hausse exponentielle de la puissance de traitement et l’omniprésence de l’information numérisée (« big data »), les ordinateurs sont de plus en plus en mesure d’effectuer des tâches complexes à moindre coût et plus efficacement que les gens.

Les robots industriels intelligents peuvent rapidement « apprendre » un ensemble d’actions humaines. Les services peuvent donc être encore plus vulnérables que ce que l’on croyait.

Les ordinateurs peuvent déjà détecter des intrus dans une image de caméra en circuit fermé de façon plus fiable qu’un humain. En comparant des quantités de données financières ou biométriques, ils peuvent souvent diagnostiquer la fraude ou la maladie avec plus de précision que n’importe quels comptables ou médecins.

Une étude récente menée par des universitaires à l’Université d’Oxford suggère que 47 % des emplois d’aujourd’hui pourraient être automatisés dans les deux prochaines décennies.

Quand Instagram, un site de partage de photos populaire, a été vendu à Facebook pour environ 1 milliard de dollars en 2012, il avait 30 millions de clients et employait seulement… 13 personnes. Kodak, qui a déposé son bilan quelques mois plus tôt, employait 145 000 personnes à son apogée !!

Google emploie aujourd’hui 46 000 personnes. Mais il faut des années aux nouvelles industries pour croître, alors que la perturbation, c’est-à-dire les destructions d’emplois, elles, se font sentir plus tôt.
Airbnb, un site qui loue des chambres directement chez des propriétaires, constitue par exemple une menace directe pour le secteur hôtelier qui est un immense employeur et les exemples de ce type peuvent être multipliés à l’infini. Si la lecture de cet article vous intéresse, vous pouvez la poursuivre directement sur le site de The Economist. Je voulais juste vous montrer que même l’un des journaux économiques de référence dans le monde émet lui aussi de très sérieux doute quant à notre capacité de créer des emplois dans un tel contexte technologique. J’avais résumé cela en disant dans un précédent article consacré à ce sujet que « nous ne transformerions pas les balayeurs en ingénieurs ».
Une liste infinie de bouleversements liés à la technologie

Il faut bien comprendre que deux phénomènes vont rentrer en résonance en terme technologique. La robotique d’une part, qui arrive à maturité, et l’informatique, qui a fait des progrès considérables notamment dans nos capacités de programmation, d’adaptation, de temps réel et d’intelligence artificielle (IA).
C’est cette conjonction de ces deux révolutions, l’une déjà bien avancée et l’autre qui n’en est qu’à son commencement, qui va changer la face du monde. Prenons encore un exemple avant d’attaquer le sujet de la robotique plus particulièrement.
L’éducation ne sera pas non plus épargnée !

Dans cette période de vaches maigres, où les déficits de l’État sont abyssaux, où nous cherchons des dépenses à réduire, nous dépensons des sommes folles de façon stupide et anachronique pour avoir par exemple des… universités !! Attention, la FAC c’est très bien, là n’est pas la question (quoique), mais nous pourrions faire tout autrement.

Cours en ligne, test en ligne, et examen présentiel une ou deux fois par an, et éventuellement quelques regroupements indispensables dans certaines filières, je pense par exemple à la fac de médecine. Difficile de faire une dissection de cadavre humain en ligne ou de livrer un corps par la poste ou en point relais à chaque étudiant, mais vous rendez-vous compte des économies engendrées ? Beaucoup moins de coûts pour la collectivité, plus de petits malins (bien bêtes) perturbateurs, plus besoin d’autant de locaux, les effectifs des enseignants peuvent être divisés par 10, nous pouvons démarrer une formation à n’importe quel moment (ou presque), plus de besoin de logement étudiant, plus de déplacements inutiles et mauvais pour le « bilan Carbone », et franchement, écouter un prof dans mon salon ou à l’école c’est la même chose, sauf que… dans ce cas, le meilleur prof de France peut faire les cours pour tous !!

D’ailleurs, je vous livre en annexe un lien vous permettant de vous inscrire aux MOOC de l’université française !! Oui mes chers contrariens, vous pouvez assister gratuitement à des cours entiers en fonction de vos centres d’intérêt. Cours du prof, travail en équipe via des forum, QCM pour valider les connaissances et obtenir l’attestation !! C’est extraordinaire, c’est bien fait (même si cela peut encore être amélioré), c’est accessible à tous à tout moment et… c’est entièrement gratuit ! Plus besoin de prof vous dis-je… Pourtant, qui l’eût cru il n’y a ne serait-ce que 5 ans qu’un jour nous pourrions envisager de réduire le nombre d’enseignants et malgré cela avoir plus de qualité… Nous avons tous eu d’excellents professeurs, de ces profs qui vous font découvrir une matière et savent vous transmettre une passion, des profs qui vous changent la vie, réellement, ce fut mon cas en français et en économie… Et du coup j’écris en français des articles sur l’économie ! Ils m’ont véritablement ouvert des horizons. Et puis nous avons tous eu de mauvais profs, calamiteux, ceux qui vous dégoûtent à vie d’une matière. Imaginez un peu des étudiants n’ayant QUE des professeurs extraordinaires…
Plus besoins d’infirmières, de femmes de ménages, d’assistants de vie, de balayeurs, de jardiniers, etc.

La liste serait très longue, mais UCROA (une robote humanoïde de 46 kg) fera parfaitement l’affaire. Pour les jardiniers idem, et puis plus aucun besoin de caissier chez Auchan car un petit robot prendra parfaitement sa place à la caisse comme celui utilisé dans l’usine Glory (au Japon).

Nous avons droit d’ailleurs à ce sujet à un sublime article des Échos assez hallucinant de propagande pro-robot.

Il est intitulé « Les humanoïdes à la rescousse des usines japonaises ». Ouf, heureusement que les robots viennent nous sauver hein, des fois que vous ne soyez pas super content de les voir débarquer comme ça, d’un coup, dans votre vie pépère (pépère, c’est façon de parler).

Cet article « brillant » conclu très intelligemment que « le groupe, qui mise sur une croissance de 10 % de son profit net sur l’exercice fiscal commencé en avril, n’a d’ailleurs pas réduit ses effectifs avec ses nouvelles machines – 320 humains sont toujours employés dans l’usine de Saitama, où l’arrivée d’autres robots est déjà programmée » .

Eh oui… l’usine japonaise n’a déployé que 5 robots… sur 320 humains, ce qui porte le nom de phase de test, et comme la phase de test est très concluante, figurez-vous que l’usine vient de passer une autre commande de robot et que ses bénéfices vont croître de 10 % par an… et sans doute plus lorsque l’on sait qu’un tel robot coûte moins de 60 000 dollars (et ils sont encore très cher), ce qui revient à moins de deux ans de salaire d’un humain qui en plus doit avoir des vacances, doit aller aux toilettes, et même doit rentrer chez lui pour dormir… Bref, l’être humain est économiquement totalement dépassé. Supprimons-le, et je peux vous assurer que c’est le rêve secret de 90 % des employeurs et des chefs d’entreprises à travers notre planète. Si vous faisiez un sondage en off à Davos, je crois que vous seriez tétanisé à l’idée que tous vont supprimer les emplois !!

Alors pour illustrer tout cela, voici une petite sélection non exhaustive des robots qui seront bientôt chez vous, ou autour de vous, et de vous à moi, je suis clairement effrayé…
Titan le robot !

Enfin effrayé, c’est sûr mais un Titan peu avoir de bons côtés. Par exemple, si vous avez une bande de méchants sauvageons en train d’attaquer un train de banlieue… si le Titan les attrape par la peau des fesses, cela va en calmer plus d’un, mais personnellement si vous m’en mettez une dans la rue, je crois qu’au mieux je change de trottoir au pire je me barricade chez moi, ou comme dans le livre Globalia dont je vous reparlerai plus longuement, je me cherche une « non-zone », un endroit sans robot et je crois qu’il va falloir militer dès à présent pour des « réserves humaines » où l’homme pourrait rester homme sans toute cette folie technologique profondément psychotoxique.

Alors Titan fait une tournée aux USA, et franchement il est tellement effrayant que malgré sa voix sympa, personne n’a vraiment très envie de se faire tripoter par Titan, qui trouvera donc certainement une place de choix dans le maintien de l’ordre… Imaginez un peu 2 000 Titan déguisés en CRS… on va dérouiller à la prochaine manif, je peux vous le dire, on est carrément plus au niveau là !

Vous remarquerez aussi le côté propagande de cette tournée et de ce reportagne, ou un robot tout simplement immonde et rappelant les »heures les plus sombres » de l’histoire de notre science-fiction doit sembler sympathique aux foules en délire afin que Titan soit accepté par les masses, sans doute parce qu’après les avoir arrosé de son petit jet d’eau inoffensif, il sera équipé d’argument autrement plus convaincants… Evolution pathétique d’un monde en totale déroute aussi financière que et c’est plus grave, morale.
Reportage de la NHK, « Robot Revolution : Will Machines surpass humans »

Ensuite, je vous propose un très beau reportage au-delà du future de la NHK, qui est la télé publique japonaise, c’est un peu le France 2 de là-bas, donc c’est parfaitement sérieux, et je vous précise que ce reportage est réalisé sans trucage, ce qui là encore est carrément effrayant surtout avec les robots serveurs de thé et de café de chez Honda… (ils font aussi les voitures du même nom).
Google rachète Boston robotics : quand les robots remplaceront ordinateurs et tablettes

Continuons par cet article du Nouvel Obs concernant les raisons du rachat par Google (le moteur de recherche bien connu de presque tous) de Boston robotics, une entreprise de robotique, l’une des plus grosses firmes américaines de ce secteur, tout en sachant qu’il me semble que Google en est à son 9e rachat cette année d’une entreprise de robotique !!

La réponse apportée par le Nouvel Obs est assez claire : « Parce que la firme estime que les robots pourraient constituer un important marché. Un investissement révélateur d’une stratégie toujours tournée vers l’avenir. »

Boston Dynamics est cette entreprise spécialisée dans les robots militaires dont chacun a vu la vidéo très impressionnante de ce quadrupède qui court et, bousculé par un homme, ne tombe pas….

La stratégie de la société Google est une stratégie impressionnante et à multiples tiroirs. Google cartographie le monde entier, chaque rue, chaque pays, chaque immeuble et les applications qui en découlent sont nombreuses et lucratives. Mais cela ouvre de très grandes perspectives comme les logiciels GPS embarqués sur les smartphone Android et toujours à jour pas comme celui de votre voiture bientôt complètement dépassé lorsque votre Google car sans pilote vous emmènera où vous voulez… Tant pis pour le plaisir de conduire que Manu le Valls a décidé de nous réduire un peu plus en abaissant encore la vitesse autorisée de 90 à 80 km/heure, au moins pendant ce temps-là on ne parle pas de ses éventuels délits de favoritisme où il passe des marchés de plus de 450 000 euros à son ex-femme (révélé par Mediapart).

La stratégie de Google est donc brillante et tout ce qu’il font génère des synergies fortes avec leurs activités actuelles et futures, c’est l’idée des « multiplicateurs de forces » militaires adaptés au monde de l’entreprise.

L’avenir est aux robots et les robots embarqueront des technologie Google, « Google Robotics » concurrencera directement les mastodontes du secteur que seront les japonais notamment Mitsubishi et Honda.

Toutes les technologies convergent vers les robots…
Alors que penser ?

Comme je le disais déjà dans un précédent article, la révolution robotique est vertigineuse économiquement mais aussi en termes sociétaux et philosophiques. Il peut en sortir le meilleur. Un monde d’où la pauvreté serait éradiquée et où l’homme oisif pourrait méditer, créer, inventer, imaginer en toute indépendance financière.

Il en sortira probablement le pire, avec une période transitoire d’extrême richesse pour une infime minorité et une très grande pauvreté pour la plus grande majorité sans distinction de classe sociale. Tout le monde sera touché. Certains résisteront simplement un peu plus longtemps que les autres. Délinquance et désordres sociaux en seront les conséquences les plus évidentes.
Comment vous préparer à ce nouvel âge post-industriel sans emploi ?

Préparez-vous à ne pas avoir de travail ! Partez du principe que vous serez rapidement remplacé par un robot d’une marque quelconque. Vous êtes prof ? Infirmière ? caissière ? balayeur ? livreur ? CRS ? pervenche ? Un robot sera très prochainement conçu pour remplacer votre travail. Il y aura des millions de chômeurs, et vous ne pourrez pas retrouver de travail car il n’y en aura tout simplement plus.

Nous allons vivre un instant hors du commun, celui où l’homme devra choisir entre la fin de son aliénation et de son asservissement à la société de consommation et pourra véritablement devenir humain et donc spirituel, dégagé de l’ensemble des tâches bassement matérialistes qui seront prises en charge à tous les niveaux par les robots, ou alors l’humanité basculera dans le néant, dans le chaos et ce sera la lutte armée, mythique, de l’homme contre la machine.

Encore une fois, pour gagner un peu de temps et de tranquillité, une maison à la campagne avec un potager loin de tout est vraiment une bonne idée. Surtout loin de tous ces robots abjecte qui seront la négation de notre futur.

Enfin pour les plus entreprenants, vous pouvez vendre tout ce que vous avez ou presque, et acheter des actions Google, Mitsubishi et Honda… vous pourriez devenir très riches, à défaut de l’être longtemps et d’avoir un travail !

Dans tous les cas, il y a largement de quoi être profondément effrayé par cette métamorphose du monde. Mais on vous expliquera que le progrèèèèèès c’est bien, que l’on ne peut pas l’arrêter etc… alors même si le combat contre les robots semble perdu d’avance, il faudra le livrer.

Ici John Connor, si vous écoutez ce message, vous êtes la résistance

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »
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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
«Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.» - Victor Hugo
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loli83
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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par loli83 le Sam 1 Fév - 5:06

un peu long à lire mais bien intéressant

justement je parlais avec mon petit voisin qui est en 5 ème , il se plaignait du cours sur la dissection de la souris , et je disais qu'il suffirait d'une vidéo collective ,

plaisir de sacrifier toutes ces petites souris ou quoi ?
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geveil
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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par geveil le Sam 1 Fév - 10:50

Tout ce que cet article raconte a déjà été imaginé tant par des auteurs de SF que par des cinéastes. De cet article je retiens:
komyo a écrit:je me cherche une « non-zone », un endroit sans robot et je crois qu’il va falloir militer dès à présent pour des « réserves humaines » où l’homme pourrait rester homme sans toute cette folie technologique profondément psychotoxique.
Je pense que cette association t'intéressera: Technologos

on va dérouiller à la prochaine manif, je peux vous le dire, on est carrément plus au niveau là !
En effet, il est inutile de lutter contre, il faut faire avec ou s'enfuir.


Toutes les technologies convergent vers les robots…
Alors que penser ?

Comme je le disais déjà dans un précédent article, la révolution robotique est vertigineuse économiquement mais aussi en termes sociétaux et philosophiques. Il peut en sortir le meilleur. Un monde d’où la pauvreté serait éradiquée et où l’homme oisif pourrait méditer, créer, inventer, imaginer en toute indépendance financière.
C'est pour cela qu'il faut lutter, c'est ma profession de foi, comme je le dis souvent, si l'on compare l'homme à des fourmis, ces dernières sont parfaitement organisées, robotisées, elles existent depuis je crois, 65 000 000 ans, mais ont-elles produit des symphonies, des opéras, des chapelles Sixtine., de la poésie ? Non, et c'est cela qui caractérise l'humain
Comment vous préparer à ce nouvel âge post-industriel sans emploi ?

Nous allons vivre un instant hors du commun, celui où l’homme devra choisir entre la fin de son aliénation et de son asservissement à la société de consommation et pourra véritablement devenir humain et donc spirituel,

Voilà, compte tenu de la complexité du cerveau humain, je pense que l'homme est capable de performances extraordinaires, qui lui permettront de vivre toujours plus intensément.  Vivre, c'est ça le but, non ?
dégagé de l’ensemble des tâches bassement matérielles qui seront prises en charge à tous les niveaux par les robots, ou alors l’humanité basculera dans le néant, dans le chaos et ce sera la lutte armée, mythique, de l’homme contre la machine.
C'est en effet à craindre.  Voir la remarquable série " Battlestar Galactica" où les hommes tentent de lutter contre les cylons, robots qui se sont auto-perfectionnés et sont bien plus performants que les humains, qui a mon avis, ont peu de chance.  Certains humains pensent qu'il serait préférable de faire la paix et que tout le monde y trouverait son compte, mais nous aimons tellement la bagarre, l'hémoglobine, l'adrénaline que je suis sceptique.  Komyo, sur cent humains, combien préfèrent la douceur, la gentillesse, la coopération?  Les femmes peut-être , donc 50% ?

Encore une fois, pour gagner un peu de temps et de tranquillité, une maison à la campagne avec un potager loin de tout est vraiment une bonne idée. Surtout loin de tous ces robots abjects qui seront la négation de notre futur.
Oui, j'y pense sérieusement, mais contrairement à l'auteur de ces lignes, je ne pense pas que les robots soient abjects, ce sont ceux qui veulent les utiliser pour s'enrichir qui le sont, enfin, en tant qu'humains ils ne sont pas abjects, ils ne font que manifester la partie sombre de l'homme, c'est cette partie sombre qui est abjecte.
Dans tous les cas, il y a largement de quoi être profondément effrayé par cette métamorphose du monde. Mais on vous expliquera que le progrèèèèèès c’est bien, que l’on ne peut pas l’arrêter etc… alors même si le combat contre les robots semble perdu d’avance, il faudra le livrer.
Non, justement, je viens de l'expliquer ci-dessus. La peur est mauvaise conseillère.


« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »


_._._._._._._._._._._._


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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par loli83 le Sam 1 Fév - 11:39

j'ai apprécié tes commentaires Geveil

j'appuie sur celui là : la peur est vraiment mauvaise conseillère
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komyo
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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par komyo le Dim 25 Fév - 9:07



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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par troubaa le Dim 25 Fév - 16:02

Et cela te plait comme accord ?


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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par loli83 le Dim 25 Fév - 16:48

je le trouve très bien cet accord !
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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par Dédé 95 le Ven 2 Mar - 19:33

Discutable !
Pour moi c'est la signature de la reconnaissance du chomage partiel.
Très exactement la flexibilité de l'emploi, flexibilité aussi des revenus, puisque rappelons le, 28 heures payées 28!
Le patronat a cédé sur l'augmentation de salaire et a fait ami-ami avec le syndicat conciliant IG-Metall! Uniquement dans un land!

Reste à savoir ce qu'en pensent les milliers de travailleurs qui sont payés une poignée de cerise!

Alors il est souhaitable que ce soit pas comme en France, de 45 on passe à 40h, chouette, puis à 35 chouette chouette, et puis, bah on retourne progressivement à 40, car faut pas déconner, y des taux de profits à maintenir quitte à augmenter le chomage....

Oui discutable, TRES discutable.
A lire :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/30/20002-20131130ARTFIG00274-ig-metall-veut-bannir-les-e-mails-en-dehors-des-heures-de-bureau.php




_._._._._._._._._._._._


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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par troubaa le Ven 2 Mar - 21:07

La grande nouveauté réside dans le fait que la flexibilité est à l'initiative du salarié et non de l'employeur.


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Dédé 95
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Re: La technologie et la quantité de travail

Message par Dédé 95 le Ven 2 Mar - 21:16

Le syndicat a donc accepté que certains salariés travaillent plus pour compenser le manque à produire de ceux qui choisiront de travailler moins longtemps. Mais les dirigeants d’IG Metall insistent sur la véritable flexibilité –instituée selon le choix des salariés, et non plus seulement des employeurs. Une flexibilité choisie qui s’oppose à la précarité: le salarié lui-même arbitre entre ses besoins, d’argent ou de temps libre.
Qui est ce syndicaliste ?

Jörg Hofmann n’a quasiment jamais quitté son Bade-Wurtemberg natal. Sa carrière au sein d’IG Metall est atypique. Ses prédécesseurs ont tous suivi une formation en alternance d’ajusteur-mécanicien ou d’outilleur. Lui se destinait à l’agriculture, avant d’opter pour des études d’économie. Le jeune Hofmann envisage une carrière de chercheur. Et opte finalement pour le syndicalisme : «Je voulais faire bouger les choses avec mon travail», expliquera-t-il plus tard. Il débute sa carrière de fonctionnaire syndical à Stuttgart, chez IG Metall en 1987. Le Bade-Wurtemberg, la puissance de son industrie automobile avec Daimler, Audi, Porsche et Bosch… Le contexte est favorable à une solide carrière.

Solide carrière en effet!


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Re: La technologie et la quantité de travail

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