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L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF (Global Warming Policy Foundation)

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Message par troubaa le Dim 14 Avr 2019 - 16:05

Principales conclusions

1. Selon les relevés de température de la période instrumentale (depuis environ 1850), l’année 2018 a été l’une des années les plus chaudes jamais enregistrée, plus froide cependant que les années 2016 et 2017.

2. Fin 2018, la température moyenne de l’air dans le monde poursuivait sa baisse progressive vers le niveau qui caractérisait les années précédant le fort épisode El Niño 2015-16. Ce qui suggère que le pic de température de surface du globe de 2015-2016 a été causé principalement par ce phénomène océanographique du Pacifique. Cela suggère également que ce que l’on a appelé la pause des températures ou hiatus pourrait se poursuivre à l’avenir.

3. Il y a toujours un écart entre les températures moyennes de l’air estimées par les stations de surface et celles estimées par les satellites, les stations de surface mesurant des températures systématiquement plus élevées que les satellites. Cette divergence s’est accentué depuis 2003.

4. Les variations de température enregistrées dans la basse troposphère se retrouvent en général aussi à des altitudes plus élevées, de sorte que la pause des températures commencée en 2002 se constate à toutes les altitudes, y compris la tropopause et au-dessus, la stratosphère. Dans la stratosphère cependant, la pause de la température avait déjà commencé autour de 1995 soit 5 à 7 ans avant que celle-ci ne soit enregistrée dans la basse troposphère, près de la de la surface de la planète. La pause de la température stratosphérique dure maintenant sans interruption depuis environ 24 ans.

5. L’événement El Niño de 2015-2016 a été l’un des plus puissants depuis le début des observations en 1950. Cependant, si l’on considère tout l’historique, on constate que les alternances récentes d’ épisodes El Niño et La Niña ne sont pas rares.

6. Depuis 2004, date à laquelle les flotteurs Argo sont entrés en service, les océans de la planète au-dessus de 1900 m de profondeur se sont en moyenne quelque peu réchauffés. Le réchauffement maximal (entre la surface et 120 m de profondeur) a principalement affecté les océans situés près de l’équateur, là où le rayonnement solaire entrant est le plus important. En revanche, un refroidissement net a été observé dans l’Atlantique Nord depuis 2004.

7. Les données des marégraphes du monde entier donnent une élévation moyenne mondiale du niveau de la mer de 1-1,5 mm par an, alors que les mesures satellitaires suggèrent une augmentation d’environ 3,2 mm par an. L’écart entre ces deux ensembles de données n’a toujours pas reçu d’explication largement acceptée.

8. Depuis 1979, l’étendue de la banquise Arctique a diminué, tandis que celle de l’Antarctique a augmenté. A ces tendances générales se superposent toutefois des variations de plus courte durée, avec une périodicité de 5,3 ans pour l’Arctique, et d’environ 4,5 ans pour l’Antarctique. Ces deux cycles ont atteint leurs minima simultanément en 2016, ce qui explique le minimum de l’étendue globale des deux banquises. Une nouvelle phase de croissance de la banquise pourrait avoir déjà commencé dans les deux hémisphères.

9. L’étendue de la couverture de neige dans l’hémisphère Nord a subi d’importantes variations locales et régionales d’une année à l’autre. Toutefois, depuis 1972 l’étendue globale de la couverture neigeuse est stable.

10. Depuis 1970, les valeurs de l’énergie cyclonique accumulée (ACE) par les tempêtes tropicales et les ouragans ont affiché d’importantes variations d’une année à l’autre, mais globalement on n’observe aucune tendance générale à la baisse ou à la hausse de l’activité cyclonique. Il en va de même pour le nombre d’ouragans qui ont touché terre aux États-Unis, ceux-ci étant répertoriés depuis 1851.

suite : https://www.climato-realistes.fr/etat-du-climat-en-2018-rapport-gwpf/


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«L'optimiste voit le meilleur partout et ne veut pas entendre parler du pire ; le pessimiste voit le pire partout et ne veut pas entendre parler du meilleur. » – Michel Onfray

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