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L'histoire du climat 2 optimum médiéval

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Message par komyo le Ven 11 Jan 2019 - 20:50

Cette question a longtemps été un des arguments clefs des climatosceptiques (dès 2007 ici). Le réchauffement actuel ne serait pas exceptionnel, la Terre ayant déjà connu un tel événement.

Il y a un peu de vrai et beaucoup de faux dans ces affirmations, comme souligné par nos confrères du Monde en 2015, déjà. La séquence en question se situe entre 900 et 1300, lors d’une période appelée «optimum médiéval» par certains ou «anomalie climatique médiévale» par d’autres.

Ce redoux climatique n’est pas très bien réparti dans le monde. En fait, il concerne surtout l’Atlantique Nord, si l’on en croit un article paru dans la revue Science en 2009. En France, «il s’agit d’une période un tout petit peu plus douce, peut-être comparable sur le plan climatique à celle que l’on a connue dans les années 1930 et 1940», selon l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie dans la revue Regards croisés sur l’économie en 2009.

Pour estimer le climat passé, les scientifiques utilisent différentes méthodes qui donnent chacune des résultats différents. Certains regardent les pollens fossilisés, d’autres les cernes d’arbres, d’autres la date des vendanges, d’autres font des calottes glaciaires…

Le Giec, dans son rapport de 2014, fournit un graphique qui rassemble l’ensemble de ces résultats différents. Un consensus assez large se dégage : l’optimum médiéval était au mieux, dans l’hémisphère Nord, quelques dixième de degré au-dessus de la moyenne des températures de la période 1881-1980 prise comme référence.

cf lien pour les graphiques !
https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/11/le-rechauffement-climatique-qui-a-eu-lieu-au-moyen-age-est-il-equivalent-au-phenomene-actuel_1701869



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Message par troubaa le Sam 12 Jan 2019 - 14:48

on est dans les supputations quand je vis des graphiques d'estimatins des températures du passé....

Je préfère les écrits de l'époque qui décrivaient la situation.

Comme ceux ci :

En 1258 : En janvier, les pommiers et les fraisiers étaient couverts de fleurs blanches.  

En 1314 : En 1314, l’été fut si froid et tous les fruits si tardifs, que l’on trouvoit des cerises à la nativité de la vierge. Cette année les vendanges ne se firent que vers la Toussaint, et l’année suivante il y eut une grande cherté (dom Bonnaventure du Plesseix).

En 1423 : Il survenait parfois de terribles vagues de froidure, comme en janvier 1423 où, note un contemporain, « la tête des poules et des coqs gelait ». De même en 1432 et 1439, et en d'autres années encore. C'était alors la misère noire dans les campagnes (Le Pays de Rieux, abbé Henri Le Breton).  

En 1434 : "En cette année fist ès parties de Bretagne une merveilleuse gelée, laquelle, sans cesser, continue depuis la feste de Saint-André (30 novembre) jusqu'au cinquième jour de février ; et ce furent les blés et les vignes grandement empirés" (Le Baud).  

En 1436 : Le 6 juillet "après vespres churent gros marteaux comme qui jettast pierre du Ciel, dont l'en fust moult espouvanté".  

En 1519 : La Bretagne essuya de si furieuses tempêtes que plusieurs clochers et plusieurs forêts furent renversés.

En 1529 : Il n'y eut nulle gelée en hiver, et il fit aussi chaud en mars que d'ordinaire à la Saint-Jean.

En 1534 : La plupart des plantes gelèrent jusqu'à la racine. Il y eut aussi de violents tremblements de terre.

En 1540 : Le beau temps et la chaleur durèrent depuis le mois de février jusqu'au 19 septembre. Dans cet intervalle, il ne plut que six fois. A la fin de mai, on mangea des cerises. Le 25 juin on était au milieu des moissons. Année remarquable par son extrême abondance de toutes choses nécessaires à la vie.  

En 1573 : Les arbres se couvrirent de fleurs en janvier et abritèrent en février les nids des oiseaux. A Pâques, les blés étaient prêts pour la moisson.

En 1599 : A la date du 14 janvier 1599, Jean-Efflam Pichic (recteur de Plestin-les-Grèves) signale que l'église de Plouaret et la maison de Lesmaez ont été « brisées et rompues par les tonnerres de maligns esprits ».

En 1601-1609-1615-1619 : Hivers d'une douceur excessive. En 1618, "le jour de saint Barnabé au mois de juin (dans la nuit du 11 juin), il y eut à Morlaix une si horrible tourmente d'éclairs de tonnerre et de foudre, qu'on pensait la fin du monde être venue et la foudre tombant sur la tour de Notre-Dame du Mur abattit quelques brasses de la pointe de l'aiguille".

En 1642 : — " En l'automne, il y eut partout la province de Bretagne un grand déluge d'eau qui ruina les ponts, étangs et moulins et fit grand dommage " (Chronique des abbés Gallerne, Saint-Guen).

En 1656 : — Hiver rigoureux « En cette année 1656, l'hyver a esté tellement rude qu'ayant commencé par grandes gelées et froidures, dès devant la Toussaint, il a continué jusques à présent ; et le dimanche de Pasques, qui fut le 16 d'apvril, et ses festes, il neigea, gresla et martela si abondamment que la terre estoit entièrement couverte, et la plus grande partie des blasteries sest mort cette année. LEFEBVRE » (registres paroissiaux de Combourtillé en Ille-et-Vilaine).  

En 1662 : On n'alluma pas les cheminées une seule fois, et les arbres furent en fleurs dès le mois de février. Il est vrai que tout à coup, à la fin de février, le froid fut si intense que la Manche fut gelée, que les cloches se brisaient au moindre choc, et qu'enfin un nombre considérable de personnes périrent.

En 1709 : " Le 6 janvier de cette année, sur le soir, commença une période de température glaciale qui s'aggrava singulièrement à partir du 13 janvier. Le 2 février survint un dégel si brusque que la débâcle des glaces causa partout de gros ravages. Puis le froid rigoureux reprit et dura jusqu'à la fin du mois, avec chutes de neige et vents impétueux, gelant les blés et les arbres fruitiers. A la messe, le vin glaçait dans le calice, et il fallait recourir à des réchauds pour le garder liquide. Quant aux baptêmes, on dut les administrer à domicile " (Histoire de Rieux, par Henry Le Breton). En 1709, le thermomètre descendit de 15 à 20 degrés au-dessous de zéro, le froid dura cinq semaines, les ceps de vigne gelèrent et on dut replanter la vigne (à Pallet, entre autre).

Paroisse de Sévérac : « Récit de la plus terrible année qu'on ait vue depuis que le monde est créé, ainsi que je vais dire. Elle a eu trois hivers ; l'un qui commença la mi décembre 1708 et fut assez grand pour les biens de la terre, le second com­mença le 7 janvier 1709 et dura jusqu'au 27 du même mois ; froid si terrible avec la neige depuis le 9 avec grand vent qu'on ne pouvait aller ni venir. Les oiseaux faisaient pitié. Toutes les alouettes moururent presque ; les merles, les mauvis, les étour­neaux et autres petits oiseaux remplissaient les maisons, les grolles s'entremangeaient. Les grains ne souffrirent pas, à ce qu'on croit, de ce choc, mais tout étant mortifié par ce que je viens de dire, et le temps étant tantôt pluie, tantôt neige fondue. Il survint un troisième hiver le 22 février ensuivant qui dura 9 jours. C'était un froid sans pareil, un vent brûlant, les froments moururent, les seigles de même. Les vignes moururent quasi toutes, du moins les vieilles ; de vin, point, par conséquent. Elles repoussèrent par les pieds et jetèrent des lames, mais cela ne fit guère. Il mourut quantité de pommiers même dans le mois de mai, tout fleuris, de gros châtaigners, tous les pins, les noyers, les amandiers, beaucoup d'abricotiers, les houx, les épines noires, toutes les ronces. Il n'y eut par conséquent point de mûres ni prunelles. Cela causa un grand dommage à la moisson, car les oiseaux qui étaient demeurés ne trouvant point à se viander dans les buissons, se ruaient sur les grains. Les genêts eurent le même sort, les ajoncs, les bruyères, Il n'y eut par conséquent point de fleurs, les abeilles moururent de faim, cependant la cire ne fut point chère, depuis 16 à 18 sols la livre. Point de miel. Les pauvres se disposent à manger du pain de racines de popites qu'on dit être bonnes pour faire du pain, du moins à empêcher de mourir. Ces popites sont des herbes qui croissent dans les landes, la feuille quasi comme de la porée, une tige au milieu à peu près comme l'asperge, elle fleurit blanc. Cette herbe a une racine composée de noeuds » (D'après les registres paroissiaux).

Paroisse de Saint-Caradec : « Le grand froid de cette année a commencé le 7e janvier, a duré trois semaines pendant lequel temps est ainsi que dans cette province, qui est le canton le moins endommagé de l'Europe. Le froid a fait mourir des bois, brins, tronc et racine, laittiers et les bleds qui n'estoint couverts de neiges. Pendant ce terrible froid on voioint des oiseaux d'espèces inconnues qu'on prenoit aizément et mouroint en ce paye. Après cette hyvers, peu d'oiseau se voit. La neige qui a conservé le bien de la terre estoit haute de 4 pieds. Cette même année le demé de seigle, mesure de Loudéac, se vende quatre francs ou 24 livres la charge d'un cheval de voiture. On oblige ceux de cette province de fournir aux autres provinces de ce royaume une grande quantité de bleds, seigle et froment qu'ils portent aux ports de mers. Cette année on est exempt de cueillir les fruits des arbres parce qu'il n'y en a pas d'aucune espèces » (D'après les registres paroissiaux).

Paroisse de Héric : « Nous avons eu cette année 1709 un hiver si rigoureux que tout a pensé périr. Les hommes ont souffert extraordinairement. La nourriture commune du pauvre peuple n'était que du son qu'ils faisaient cuire avec de l'eau et un peu de lait avec quelques mauvaises herbes qu'ils ramassaient par la campagne » (D'après les registres paroissiaux).

Paroisse de Livré-sur-Changeon : « En cette année 1709 l'hyver fut si violent que plusieurs moururent de froid ; et plus du tiers des chatenniers et pommiers ; et le bled vallut 36 livres la charge, et fut grande disette. Le froid commença le 6 janvier 1709 » (D'après les registres paroissiaux).

En 1723-1730 : Hivers très doux. On mentionne à Saint-Vincent-des-Landes (Loire-Atlantique) que " Le 6 juillet 1728, il s'éleva sur le 8 et 9 heures du soir, une tempête si grande avec un vent si impétueux mêlé d'une grêle si démesurée qui renversa les blés et avoines, brisa la plupart des pailles sans qu'on ait pu rien recueillir en plusieurs endroits, ce qui a causé une famine dans la paroisse ...".   On signale aussi à Saint-Vincent-des-Landes qu'en 1731 " cette année il y eut une si grande chaleur, le printemps et l'été furent si sec qu'il n'y eut presque point de lin, peu de foin et d'avoine, mais une telle abondance de pommes que le cidre ne valait que 30 sols la barrique. Le 27 juin, il y eut un tonnerre si terrible pendant plus de 24 heures qu'en plusieurs paroisses et endroits il tomba et tua plusieurs personnes ". (archives paroissiales). En 1731 : « L'onziesme aoust le tonnerre tomba sur le dôme et dans l'église, et brusla les bouquets de fausses fleurs dans l'armoire, environ 9 heures du mattin » (registres paroissiaux de Livré-sur-Changeon).

En 1740 : Le froid commença le 6 janvier pour ne finir que le 1er mars. Il gela dans tous les mois de cette année 1740. " Ce qui donna de très mauvais vins, d'autant qu'il gela très fort le 15 octobre jusqu'à la Toussaint et qu'il fallut vendanger le raisin tout vert ou tout gelé " (Archives paroissiales de Monnières). En 1740 : « Cette année l'hyver fut fort rude et long, le froid commença le jour des Roys et ne finit que le 4 de mars » (registres paroissiaux de Livré-sur-Changeon).

En 1742-1743-1745 : En 1742 : « Cette année la secheresse fut fort longue, et on fist plusieurs fois des prières publiques pour obtenir de la pluye. Les paroisses d'Yzé, Dourdain et Livré allèrent deux fois ensemble à la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours ». En 1743 : « Cette année il ne tomba point de pluye pendant 3 mois ». En 1745 : « Cette année il tomba de la pluye pendant tout l'été. On ust beaucoup de peine à recueillir les blateries ; la procession de cette paroisse alla 3 fois à Bon-Secours y joindre celle d'Yzé ». (registres paroissiaux de Livré-sur-Changeon).

En 1751, du 14 au 15 mars, une violente tempête ravagea le pays. " Dans la nuit du 14 au 15 mars 1751, la force du vent fut si violente, que de tous côtés elle renversa les églises et les maisons, brisa et arracha un très-grand nombre d'arbres " (Registre de la famille Francheteau, de Legé). Guimar, abréviateur et continuateur de l'abbé Travers, dit seulement sur cette même année : « Un ouragan terrible s'est fait sentir dans la ville de Nantes » (Annales nantaises, p. 515).

En 1755-1756-1757 : En 1755 : « Cette année on fist des prières pour avoir de la pluye ». En 1756 : « Cette année le tems fut fort pluvieux, il y ust un deri le jour Sainte-Anne ; Pierre Gallais Bodinière, de cette paroisse, se noya à la Chevalerie, avec son cheval ; un autre cheval fut noyé et le maître fut sauvé. On fist par deux fois des prières publiques pour la disposition du tems et nous allâmes deux fois en procession à la chapelle de Bon-Secours ». « Cette année (1757), nous allâmes en procession, avec les Messieurs d'Yzé, à la chapelle de Bon-Secours, le 28 aoust, pour la disposition du tems » (registres paroissiaux de Livré-sur-Changeon).  

En 1760 (le 22 juin) : Un orage de grêle traverse toute la paroisse de Penvénan (Trégor). Les récoltes sont dévastées. Cette année-là le prix du froment est en hausse de 28 % sur le marché de Lannion.  

En 1762-1763 : « L'année 1762 la chaleur fut très grande et longue, et beaucoup de champs de bled noir manquèrent. Et le froid long et grand pendant l'hyver de 1762 à 1763 ». En 1763 : « La fin de cette année fut fort pluvieuse ». « On eust peine à ramasser les foins. Les reliques de Saint-Amand furent exposées : on ordonna une procession ». « On ordonna des processions pour le beau tems, au mois de juillet, et l'exposition du Saint-Sacrement 3 jours » (registres paroissiaux de Livré-sur-Changeon).  

En 1770 : En 1770, les pluies continuelles de l'automne firent tellement déborder les eaux, surtout des petites rivières qui tombent à Nantes, qu'elles montèrent à quatre pieds moins haut qu'en 1711. Celles de la Sèvre firent des ravages affreux à Clisson, en renversant plusieurs maisons et tous les moulins à papier. Elles culbutèrent le pont et la pyramide de Pont-Rousseau, construit en 1658. La ville y entretint à ses frais un bac jusqu'à sa reconstruction [Note : Nous lisons ce qui suit dans un manuscrit intitulé : Topographie médicale de la ville de Clisson en Bretagne, et de ses environs, par le docteur Michel Duboueix, correspondant de la Société de médecine de Paris et membre de l'ancienne Faculté de médecine de Paris et membre de l'ancienne Faculté de médecine de Nantes : « Il ne se passe guère d'année que nos deux rivières de la Sèvre et de la Moine ne sortent de leur lit et ne montent de 5, 6, 8 et 10 pieds au-dessus de leur niveau ordinaire. Les grandes inondations sont heureusement plus rares. On assure ici qu'il en arrive, tous les trente ans, de semblables à la dernière dont j'ai été témoin. Des vieillards rapportent en avoir vu de pareilles, en 1710 et en 1740. Ce périodisme est un phénomène qui mériterait l'attention des physiciens. La fameuse inondation dont je veux parler arriva dans la nuit du 25 au 26 novembre 1770. Après trois jours de pluie continue, la rivière monta, en moins de six heures, à trente pieds au-dessus de son niveau. Les papeteries, les moulins à blé, à tan, à foulon et autres bâtiments établis sur son cours, furent détruits en totalité ou en grande partie par ce torrent épouvantable. Les maisons de Clisson, bâties dans la vallée, eurent le même sort. Nos ponts furent emportés. Enfin cette inondation causa des ravages terribles dans tout le trajet des deux rivières ». (P. 8 et 9). On voit encore sur une pierre de taille, placée à l'angle d'une maison de la ruelle conduisant de l'ancien pont de Clisson à la Garenne, cette inscription commémorative : L'EAU A MONTÉ A CETTE HAUTEUR, DU 25 AU 26 NOVEMBRE 1770. POSÉE PAR M. P. PERERE, 1771].

En 1771-1772 : "Toutes les manufactures du diocèse de Tréguier sont réduites à l'inaction" note le Contrôleur Général. La raison en est la suite d'intempéries qui mouillent le lin.  

En 1773 (le 18 août) : Un orage terrible, accompagné de tonnerre et suivi, selon Habasque, d'un tremblement de terre provoque la rupture de la chaussée de l'étang du Minihy près de Châtelaudren. Le leff déborde. A Saint-Brieuc, le même orage emporte un pont de pierres élevé en 1756 par le duc d'Aiguillon.

Paroisse de Créhen : « Le 15 avril 1773, à une heure trois quarts du soir il y a eu un tremblement de terre qui s'est fait sentir avec bruit dans tout ce pais pendant une demie-minute. Le 23 avril à onze heures et demie du soir il y a eu une autre secousse bien plus forte avec grand bruit pendant une minute. Quelques-uns en ont ressenti une troisième. Le 18 août 1773 est arrivé un très grand orage (tonnerres, pluies et vents) qui a brisé et haché tous les bleds noirs ... L'orage brûla aussi tous les pommiers, et il n'y a point de pommes. Les ravages ont été bien plus considérables en Basse Bretagne ; les chaussées ont été rompues, les rivières débordées, les moulins emportés, la ville de Chateaulaudrain renversée et beaucoup de monde noyés dans leurs maisons. On attribue cet orage à un tremblement de terre .... Au mois de novembre 1773 a commencé en cette paroisse une maladie putride et épidémique ... Le nombre de ceux qui en ont été attaqués monte aujourd'hui 1er janvier 1774 à plus de 400 et le nombre de ceux qui en sont morts à 40 ou 41. On n'a point demandé de médecins de peur d'en faire mourir davantage ... La maladie épidémique et putride de l'an dernier (1773) s'est encore fait sentir, mais avec moins de force cette année (1774). Elle est allée ravager les autres paroisses à notre midi, particulièrement Plénée-Jugon qui avait déjà essuyé la même maladie il y a 15 ou 16 ans » (D'après les registres paroissiaux de Créhen de 1773 et 1774).

En 1782-1783 : La chaleur fut extraordinaire en décembre. En janvier tout était fleuri comme en juillet habituellement.

En 1783-1784 : Hiver 1783-1784 très rigoureux (Trégor). Gelée en Basse-Bretagne, le 9 mai 1784. A Derval (Loire-Atlantique) " L'an du Seigneur 1784-1785, l'Europe entière a éprouvé et essuyé le froid le plus violent qu'on ait ressenti depuis plus d'un siècle, la neige est restée sur la terre l'espace de plus de deux mois. Certaines rivières glacées à 15 pieds de profondeur ont réduit à la plus grande indigence tous les peuples, particulièrement des campagnes, déjà épuisés par une guerre longue et sanglante contre les Anglais, mais heureusement terminée pour la gloire et le bonheur de la France, qui a obligé après de rudes combats sur mer, l'orgueilleuse Angleterre à reconnaître l'indépendance de l'Amérique et à céder à la France et à l'Espagne nombre de possessions dans cette partie du monde " (recteur Alexis Potiron du Chatelier).

En 1785 : Grande sécheresse dans le Trégor.

En 1788 : Hiver très rigoureux dans le Trégor. Les paysans se nourrissent de "quantité de gibier qui a péri par le froid excessif qu'il a fait, surtout les perdrix". En juin 1788, le bas de Guingamp est noyé sous près d'un mètre d'eau à la suite des pluies torrentielles.

En 1789 (juin et juillet) : Des pluies abondantes compromettent les récoltes dans le Trégor.

En 1794 : Eté violemment orageux dans le Trégor. En décembre 1794, début d'un hiver rigoureux fait de neige et de glace.

En 1795 : Hiver épouvantable qui restera dans les mémoires (Habasque le cite en 1834 !). Neige en janvier 1795.  

source : http://www.infobretagne.com/climat-epidemie-bretagne.htm

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on comprend toute la puissance des variations de températures et que ce que nous subissons actuellement et somme toute habituelle voir tempérée


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Message par komyo le Sam 12 Jan 2019 - 15:21

du confonds méteo et climatologie, au delà le roy ladurie qui est bien connu pour ses travaux, n'était pas du tout climato sceptique.
Moi aussi j'ai vu des semaine ou il a fait chaud pendant quelque jour et les arbres ont fleuris avant de se reprendre une gelée derrière.
Le problème n'est pas les épiphénomènes, mais les masses de données.


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Message par gaston21 le Sam 12 Jan 2019 - 17:48

Troubaa, tu oublies l'hiver 1962 où j'ai vu des gens traverser la Saône sur la glace! Et l'hiver 1956! J'étais bidasse et j'avais trouvé la combine de me "faire payer" par l'armée une année scolaire de préparation à St-Cyr! Déjà malin, le gaston...Strasbourg, école militaire Inter-armes; parcours de la caserne au lycée Kléber en calot, les oreilles bien découvertes! En Février, souvent les oreilles gelées! et à l'occasion un toubib ou une infirmière qui nous piquait les oreilles! De l'antigel? Je ne sais pas...

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