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C Dans l'Air

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Message par gaston21 le Lun 1 Juil 2019 - 17:00

Comme je l'ai déjà indiqué, j'ai déjà été sur le site: www.referendum.interieur.gouv.fr pour m'opposer à la privatisation d'ADP (je simplifie...). Accès refusé. Je suis sur Windows 7. Rebelote aujourd'hui. Accès de nouveau refusé! Il y a bien de la mauvaise volonté évidente de la part du Gouvernement; c'est une méthode de voyou! Mettre des obstacles pour empêcher l'expression du peuple! Où en êtes-vous de votre côté?
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Message par gaston21 le Lun 1 Juil 2019 - 17:01

Comme je l'ai déjà indiqué, j'ai déjà été sur le site: www.referendum.interieur.gouv.fr pour m'opposer à la privatisation d'ADP (je simplifie...). Accès refusé. Je suis sur Windows 7. Rebelote aujourd'hui. Accès de nouveau refusé! Il y a bien de la mauvaise volonté évidente de la part du Gouvernement; c'est une méthode de voyou! Mettre des obstacles pour empêcher l'expression du peuple! Où en êtes-vous de votre côté?
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Message par Dédé 95 le Lun 1 Juil 2019 - 18:25

Même situation!
Ils sont plus soucieux de balancer du lacrymogène sur des manifestants assis et pacifiques!
Moi je dirais pas méthode de voyou mais méthode de fachos!


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Message par Dédé 95 le Jeu 11 Juil 2019 - 8:14

11/07/2019

Le terrorisme économique britannique, étasunien et européen contre la Syrie

Kevork Almasian
Hier, mercredi 4 juillet, le Royaume-Uni a saisi un pétrolier iranien se dirigeant vers la Méditerranée, via Gibraltar, à destination du peuple syrien [*], au motif qu’il violait les sanctions imposées par l’Union européenne ; lesquelles sanctions visent à paralyser économiquement la Syrie.

Aujourd’hui, le gouvernement de Gibraltar a déclaré avoir des "motifs raisonnables" portant à croire que le navire, saisi à l’est de ce territoire britannique, transportait du pétrole brut à la raffinerie de Banyas en Syrie. Et la télévision nationale iranienne a annoncé que l’ambassadeur britannique à Téhéran avait été convoqué pour « saisie illégale » du pétrolier transportant du pétrole iranien.

Ainsi, devant l’échec de la guerre sur la Syrie commencée à la mode dudit « printemps arabe », suivie d’une campagne médiatique du camp ennemi visant à déclencher une guerre par procuration, puis de l’envoi de dizaines de milliers de terroristes étrangers pour mettre à genoux le gouvernement de Damas, les États-Unis et l’Union européenne ont décidé de priver le peuple syrien de ses besoins élémentaires. Ce faisant, ils pensent que la base populaire du gouvernement syrien se dressera contre « Assad », car incapable de répondre à tous ses besoins.

C’est là un jeu très sale. Mais qui s’en soucie vraiment ? Le peuple syrien devrait être puni pour ne pas avoir abandonné son président…

Certains parmi vous pourraient demander : pourquoi la Syrie achète du pétrole à l’Iran alors qu’elle en a ? La réponse est parce que près de la moitié de ses sources d’énergie et de pétrole sont occupées par les États-Unis, et les forces qui leur sont inféodées, à l’Est de l’Euphrate. Il est vrai que les milices kurdes vendent du pétrole au gouvernement syrien, mais en petites quantités.

D’autres pourraient demander : pourquoi l’Iran envoie des pétroliers du Golfe persique vers la Syrie en faisant tout un détour par le Cap de Bonne-Espérance et Gibraltar, au lieu d’emprunter un trajet plus simple passant par l’Irak ou le Canal de Suez ? Il y a différentes réponses à cette deuxième question :

Concernant le transit par l’Irak : certains analystes affirment que l’axe routier Iran-Irak-Syrie n’est pas encore sûr du fait de la présence de cellules dormantes appartenant à Daech, d’autres soutiennent que les bases américaines en Irak et en Syrie auraient stoppé le convoi, et d’autres expliquent que l’Iran ne peut pas acheminer 300 000 tonnes de pétrole par camions-citernes.
Concernant le transit par le Canal de Suez : certains soutiennent que l’Égypte applique les sanctions décrétées par les États-Unis et l’Union européenne contre la Syrie, d’autres expliquent que le pétrolier iranien « Grace 1 » chargée de 300 000 tonnes de pétrole ne peut pas emprunter ce trajet vu que la charge maximale pouvant franchir le canal est de 160 000 tonnes.
Quelle que soit la vraie réponse, la seule vérité incontestable est que lorsque, entre 2013 et 2015, Daech volait le pétrole syrien et le vendait à la Turquie et, plus tard, à l’Europe et à Israël, la prétendue coalition de lutte contre Daech, comprenant le Royaume-Uni et dirigée par les États-Unis, ne voyait pas d’intérêt à stopper le vol du pétrole syrien. Mais, aujourd’hui, le Royaume-Uni stoppe un pétrolier parti pour délivrer de l’énergie au peuple syrien.

C’est de la pure piraterie.
C’est du terrorisme économique.

Kevork Almasian
Citoyen syrien originaire d’Alep


Traduit par Mouna Alno-Nakhal


Source : SYRIANA ANALYSIS
Watch


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Message par Dédé 95 le Lun 15 Juil 2019 - 16:25

15/07/2019
Quelques milliers de personnes ont applaudit nos armes destructrices et nos militaires OTAN autant, sur les champs , tout un symbole!

“Le 14 juillet doit redevenir le fête de la souveraineté nationale et populaire”

L. Landini, M. Debray, P. Princière, G. Blache, G. Gastaud, O. Delorme, A. Lacroix-Riz
Dans un appel lancé à la veille du 14 juillet, des personnalités, communistes, gaullistes républicains, figures de la résistance, appellent à ce que le 14 juillet redevienne “la fête de la souveraineté nationale et populaire” et à rompre la soumission de la France à l’OTAN et la collaboration militaire franco-allemande.

Le 14 juillet 2019 ne doit pas célébrer la collaboration militaire franco-allemande et la soumission de la France à l’OTAN ; au contraire, le 14 juillet doit redevenir la fête de la souveraineté nationale et populaire !
Concernant la signification du défilé militaire du 14 juillet 2019, Emmanuel Macron écrit froidement : « La construction d’une Europe de la défense, en lien avec l’Alliance atlantique dont nous fêtons les 70 ans, est pour la France une priorité. Elle constitue le fil rouge de ce défilé. »

Pour nous tous, anciens Résistants, descendants de Résistants et/ou de Déportés, admirateurs et continuateurs de la France libre, de la Résistance intérieure armée (notamment FTPF et FTP-MOI), et du Conseil National de la Résistance, cette déclaration scandaleuse montre que l’actuel chef de l’État et l’oligarchie antinationale qu’il incarne, sont vraiment prêts à tout pour détruire l’indépendance de notre pays et, plus généralement, pour piétiner les valeurs démocratiques et républicaines que symbolise le 14 juillet. Pas seulement le 14 juillet 1789, date emblématique de la Révolution française et de sa signification universelle, mais le 14 juillet 1935 à l’occasion de laquelle fut proclamé, avec une forte dimension patriotique et antihitlérienne, le Front populaire antifasciste à l’occasion du meeting du stade Buffalo à Paris, ainsi que le 14 juillet 1945 qui fut une immense fête populaire célébrant la Libération du territoire national et appuyant le programme émancipateur du CNR intitulé « Les Jours heureux ».

Plus que jamais en ce 14 juillet 2019, 230ème anniversaire de la Révolution française, nous appelons à combattre le principe même d’une « armée européenne » intégrée à l’OTAN. Tout en stimulant comme jamais le réarmement de l’impérialisme allemand devenu le principal chef de file de l’Union européenne (l’élection récente de l’ancienne ministre allemande de la Défense à la présidence de la commission est un gage de plus donné aux va-t-en-guerre atlantistes qui ne rêvent que d’en découdre avec la Russie), tout en piétinant la décision historique de Charles De Gaulle de sortir la France du commandement intégré de l’OTAN (1966), la mise en place de cette armée signerait l’arrêt de mort du principe même d’une défense nationale que nous souhaitons exclusivement dédiée à la protection du territoire national à l’exclusion de toute menée expansionniste et de toute besogne répressive à l’encontre du peuple français.

En outre, l’implication de l’armée française dans une armée européenne sous la houlette de Berlin et arrimée à l’OTAN constituerait un pas supplémentaire vers l’implication de la France dans les guerres impérialistes fomentées par Washington contre toutes sortes de peuples ciblés par les États-Unis ; à commencer par le peuple russe qui, au premier chef, brisa l’Allemagne nazie et son « invincible » Wehrmacht lors de la contre-offensive qui mena l’Armée rouge de Stalingrad à Berlin.

L’avenir de la nation française, pas plus que celui de l’Europe et du monde pacifiés que nous voulons, ne passent pas par l’asservissement volontaire de nos « élites » politiques, économiques et médiatiques à l’Europe allemande et à l’Alliance atlantique des faucons de Washington. La sauvegarde de la paix passe au contraire par la résistance populaire la plus large à l’euro-désintégration atlantique en cours de la France, de sa langue, sacrifiée au tout-anglais, des conquis sociaux de la Résistance, du secteur public et nationalisé, de l’idée même d’une République une et indivisible aujourd’hui débitée en euro-régions à l’allemande, et par la défense résolue de la souveraineté et de l’héritage démocratique de notre pays coopérant avec tous les pays et tous les continents du monde. Toutes choses dont l’actuel chef de l’État et son équipe s’avèrent, décidément, les ennemis inconciliables.


Léon LANDINI, président du PRCF, ancien officier FTP-MOI, médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, Grand Mutilé de guerre
Michel DEBRAY, vice-amiral, ancien commandant de l’Aviation embarquée et du groupe des porte-avions, ancien président de l’Institut Charles de Gaulle
Pierre PRANCHÈRE, ancien Résistant, ancien député à l’Assemblée Nationale, député honoraire au Parlement Européen, président de la commission Internationale du PRCF
Geneviève BLACHE, militante gaulliste progressiste
Georges GASTAUD, secrétaire national du PRCF, fils d’un Résistant gaulliste décoré par la France, les États-Unis et la Pologne populaire
Olivier DELORME, historien et écrivain
Annie LACROIX-RIZ, historienne, professeure émérite de l’université Paris VII-Diderot

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/appel-le-14-juillet...


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Message par gaston21 le Lun 15 Juil 2019 - 17:03

"Si vis pacem para "bellum"! On la veut, la guerre! C'est dans la nature de l'homme prédateur! Plutôt que de tendre la main on tend le fusil! Et puis, la production d'armements, c'est tellement rentable!
Notre banquier de président ne l'ignore pas, notre ministre des armées non plus, qui touchait en 2017 un salaire mensuel net de 52569 euros quand la SNCF a eu l'honneur de l'accueillir pour moins de six mois de travail, payés 80 % de sa rémunération annuelle prévue! Mais attention, son passage éclair a fait bondir les résultats financiers de cette entreprise modèle...
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Message par Dédé 95 le Mar 23 Juil 2019 - 19:25

23/07/2019
Un avis sur cette ado de 16 ans et ce qui l'entoure!
Rejetée par la droite et l'extrème droite, défense de l'économie libérale sans garde fou oblige, elle suscite bien des controverses! Je suis de ceux là et ça mérite réllexion!

Encore deux ou trois choses sur Greta

Rosa Llorens
Après avoir parlé à la COP24 en décembre dernier, puis à l’ONU, et s’être entretenue avec le Pape, tous deux se congratulant mutuellement, Greta a reçu dimanche dernier, 21 juillet, le Prix Liberté à Caen, en lien avec les commémorations du Débarquement et de la Libération (par les Américains bien sûr).

Greta est une sorte de Cassandre à l’envers : la jeune Troyenne annonçait des catastrophes auxquelles personne ne voulait croire ; la jeune Suédoise voit ses prédictions apocalyptiques aussitôt avalisées par les plus hautes autorités de la planète, qui nous somment de nous prosterner devant ses vaticinations.

On a déjà souligné l’invraisemblance d’une situation où les hommes les plus puissants du globe écoutent avec componction une adolescente de 15 ou 16 ans (le temps passe) leur faire la leçon : « Vous n’êtes pas assez matures », leur dit-elle, et ils boivent ses reproches comme du petit-lait.
Ce phénomène de vénération parfois hystérique autour d ‘un enfant prodige n’est pas nouveau : sans parler de Jésus devant les Docteurs de la Loi, Mozart enfant était reçu à Versailles par Marie-Antoinette – mais ses talents de pianiste étaient indéniables ; plus près de nous, dans les années 50-60, le petit Joselito enthousiasmait le public espagnol – mais sa voix était vraiment celle d’un rossignol.

Plus proche du cas de Greta est l’affaire Minou Drouet, en 1955 : à 8 ans, elle écrit des poésies que l’éditeur Julliard publie en un tirage limité destiné aux opinion makers, qui s’extasient. Voici comment le journal L’Alsace, dans un article du 5 juillet 2018, « Minou Drouet, génie ou marionnette ? », décrit ce succès : « La petite, servie à toutes les sauces, devient la coqueluche des médias : défilés de mode, concerts avec Jacques Brel ou Charles Aznavour, lectures dans des boîtes de nuit, premier rôle au cinéma dans Clara et les Méchants, et même audience privée au Vatican où elle est reçue par le pape Pie XII ! ».
L’Histoire se répète, toujours aussi bouffonne, dans les plus petits détails : François vient seulement prendre la place de Pie XII.
Las, on soupçonne la mère d’être le véritable auteur des poèmes, et des professionnels avertis, comme Cocteau et Barthes, y reconnaissent un modèle poétique qui remonte au XIXème siècle : « Minou Drouet ? Une naine de 80 ans », juge le premier, qui conclut : « Tous les enfants ont du génie, sauf Minou Drouet ». On pourrait paraphraser la formule : « Tous les enfants sont écologistes, sauf Greta Thunberg ».

Selon Barthes, qui analyse l’affaire dans Mythologies, la crédulité du public cultivé s’explique par le fait que Minou Drouet vient confirmer la vision bourgeoise traditionnelle (depuis le romantisme) de l’enfance, du génie et de la poésie, conçue comme une accumulation virtuose de métaphores gracieuses. Toutefois, tout en portant un jugement sévère sur la poésie pseudo-drouetienne, Barthes dédouane la petite-fille - et devance les accusations d’insensibilité : « ...que la société ne se lamente pas hypocritement : c’est elle qui dévore Minou Drouet, c’est d’elle et d’elle seule que l’enfant est la victime. Victime propitiatoire sacrifiée [...] pour que la poésie, le génie et l’enfance, en un mot le désordre, soient apprivoisés à bon compte, et que la vraie révolte, lorsqu’elle paraît, trouve la place prise dans les journaux ».

Il n’y a qu’un mot à changer pour appliquer cette conclusion au cas Greta : elle sert à « apprivoiser » l’écologie, empêcher qu’on ait l’idée de réfléchir, sans pleurs ni invectives, aux moyens d’améliorer concrètement l’état de la planète (quelques exemples en vrac : interdire la pub sur papier, fermer les aéroports des petites villes, interdire les pubs pour des week-ends exotiques en avion, mettre en place une politique ambitieuse de transport du fret par le rail, réduire les échanges internationaux aux produits qu’on ne peut fabriquer ou produire sur place...).
Il est désormais évident que « Greta » a été inventée par des spin doctors, en réunissant tous les critères qui pouvaient assurer la réussite médiatique du produit. Mais est-ce aller trop loin que de penser que cette fabrication avait en outre un modèle précis, pris dans un roman qui a connu pendant plusieurs années un succès sensationnel, l’héroïne de Millenium, Lisbeth Salander ? En tout cas, les ressemblances sont troublantes entre ces deux Suédoises : un physique d’adolescente menue et fragile (Lisbeth et Greta font même exactement la même taille : 1,50 m !), et chez toutes deux un syndrome d’Asperger, qui explique que Lisbeth soit une grande mathématicienne autodidacte, et Greta une grande climatologue tout aussi autodidacte. Il ne manque qu’un élément au tableau : un rôle au cinéma pour Greta, celui de Lisbeth dans un remake de Millenium.
On peut ainsi voir dans l’affaire Greta un septième tome des aventures de Lisbeth, Lisbeth contre les hommes qui n’aimaient pas la planète ; mais, pour ce volume, les auteurs, contrairement à David Lagercrantz, ne sont pas pressés de se faire connaître.


https://www.legrandsoir.info/encore-deux-ou-trois-choses-sur-greta.html

Vous en pensez quoi?


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Message par Dédé 95 le Dim 25 Aoû 2019 - 16:07

25/08/2019

Ces bons Français menés par Leclerc sous les ordres de Degaulle, ont libéré il y a 75 ans le 25 Aout la capital, sauf ...ouvrez le ban!
...sauf que c'est faux !

Libération de Paris : Qui sont les soldats oubliés de La Nueve, premiers libérateurs de la capitale ?
Ce dimanche 25 août, on célèbre les 75 ans de la Libération de Paris. Pourtant, des soldats de la 2e division blindée du général Leclerc sont entrés dès le 24 dans la capitale. Pourquoi sont-ils absents des livres d’Histoire ?

C'était qui la Nueve ?

Si l’armée française est la première à être entrée dans Paris, le 24 août 1944, l’unité qui a la première atteint l’Hôtel de Ville – la Nueve – était composée quasi exclusivement de Républicains espagnols.
Présents sur les Champs-Elysées, le 26 août 1944, ils sont aujourd’hui absents des livres d’Histoire.
Une association tente de préserver cette mémoire et une fresque murale rendant hommage à la Nueve va être inaugurée ce samedi à Paris.


La spécificité de cette unité ? Sur les 160 hommes qui la composent, 146 sont des Républicains espagnols. « Des anarchistes en majorité mais aussi des communistes, des socialistes et quelques Républicains de droite, détaille Ramon Pino de l'association 24 août 1944. Ce sont des guerriers aguerris qui sortent de trois ans de Guerre civile en Espagne. » A leur tête le capitaine Raymond Dronne appelé « el capitan » par ses hommes.


La suite ci dessous:

https://www.20minutes.fr/paris/2587407-20190824-liberation-paris-soldats-oublies-nueve-premiers-liberateurs-capitale


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Message par gaston21 le Dim 25 Aoû 2019 - 18:01

Il est évident que le rôle des communistes dans la Libération de Paris a été délibérément réduit ; quand le "rideau de fer" estampillé Churchill est tombé en Mars 1946, l'Histoire a pris un cours différent; qui parle encore de Rol-Tanguy? Heureusement qu'il lui reste une station de métro! Par contre, on passe depuis toujours sous silence la collaboration de la Justice, des gendarmes et des flics! Et nos militaires qui sont rentrés chez eux après l'armistice? Combien de résistants? Le père de Rocard, le célèbre sourcier et savant, écrit dans son livre qu'ils sont réapparus en partie quand l'armée du débarquement en Provence a atteint Toulon!
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Message par Dédé 95 le Lun 2 Sep 2019 - 15:53

02/09/2019
Un petit article pour Patanjali et Spin, à propos de l'anticommunisme primaire!

On a tous sur soi la carte du parti

Floreal
À chacun de juger s’il a « en lui quelque chose de Tennessee », comme le chantait jadis Johnny Hallyday : ce qui est sûr en tout cas, c’est que tous les Français, y compris les anticommunistes les plus sots, portent sur eux sans s’en douter la carte du Parti communiste français !

Oh, il ne s’agit pas de celle du PCF-PGE actuel qui, sur bien des sujets (adhésion à la « construction européenne » et ralliement irréversible à l’ « eurocommunisme » obligent) tourne le dos au grand PCF ouvrier, patriote et marxiste-léniniste qui fut le fer de lance de la Résistance armée et des conquêtes de la Libération.

Il s’agit, si l’on veut, de la carte du parti communiste idéal, celui dont le mot d’ordre impérissable, qui définit même d’après Marx le « mode de répartition » propre au communisme et s’énonce ainsi : « de chacun selon les moyens, à chacun selon ses besoins ». Ce mot d’ordre est en effet celui de la Sécurité sociale à la française telle que l’institua Ambroise Croizat, député communiste du Chemin de l’honneur et secrétaire national de la CGT-Métallos. Emprisonné durant la guerre, Croizat fit partie du gouvernement de la Libération et on lui doit aussi – excusez du peu ! – les retraites par répartition, le code du travail, les comités d’entreprise et la généralisation des conventions collectives de branche. Bref, tout ce que Macron, après Sarkozy et Hollande, a entrepris de démanteler sur les injonctions convergentes de l’UE et du MEDEF (dont le n°2 sommait Sarkozy, alors tout nouveau président de la République de « démanteler le programme du CNR », ce hideux « compromis entre gaullistes et communistes » conclu à une époque où « le PCF obtenait près d’un tiers des voix », où la CGT syndiquait « cinq millions de salariés » et où l’ « Armée rouge campait à quelques centaines de kilomètres de nos frontières » : disait Denis Kessler dans l’édito de Challenges en novembre 2007 !).

Bref, le pire anticommuniste, quand il se rend à l’hôpital pour y faire soigner aux frais de la Sécu son infarctus, la malformation cardiaque de son épouse ou telle autre affection très coûteuse à traiter, profite à son insu d’une avancée d’inspiration clairement communiste. Et qui est intimement liée aux sacrifices sans égal consentis par les communistes durant la Seconde Guerre mondiale !

Cela ne signifie nullement que la Sécu représenterait on ne sait quel îlot de communisme au sein du capitalisme comme le ressassent certains théoriciens réformistes. Bien évidemment, le pouvoir politique et les moyens de production étant restés aux mains des capitalistes dans notre pays, tout est fait pour limiter, et quand c’est possible, dévoyer la noble institution de la Sécu au profit de l’industrie capitaliste du médicament. Mais l’orientation principale de la grande bourgeoisie française s’agissant de la Sécurité sociale, de la démission surprise de De Gaulle en 1946 au plan Juppé de 1995 en passant par les ordonnances sur la Sécurité sociale édictées par Pompidou en 1967, est bien d’éradiquer la Sécu à la française, comme elle est d’araser s’il est possible le statut de la fonction publique et le SMIC (institués par Maurice Thorez), d’en finir avec les retraites par répartition (au profit de la « retraite aux points » chère à Macron) et de briser le secteur public industriel que mirent en place les ministres résistants François Billoux, Charles Tillon et Marcel Paul, membres ô combien dynamiques du gouvernement de 1945 issu du CNR.

Mais cela en dit long sur l’acharnement revanchard de la grande bourgeoisie à l’encontre de la Sécu. Au-delà de l’immense manne financière que constituerait pour le capital, et notamment pour le secteur assurantiel, sa mainmise définitive sur les fonds considérables encore gérés par la Sécu ou par les caisses de retraite, il s’agit d’abattre le mauvais exemple permanent que donne aux citoyens français un mode de gestion des dépenses sociales qui est fondé sur les besoins et non sur le tout-profit. Un tout-profit que le grand patronat et son UE de malheur voudraient faire régner sans partage dans tous les secteurs. Alors, pensez-y la prochaine fois qu’un ignorant agressif tempêtera devant vous contre le communisme tout en bénéficiant au quotidien de la Sécu et des autres grandes avancées arrachées par les communistes de 1945 à 1947 !


»» https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/on-a-tous...

A votre clavier pour affirmer le contraire! hein Patanjali le faussaire!


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Message par Dédé 95 le Mer 11 Sep 2019 - 15:39

11/09/2019

Film de Pierre Carles sur Georges Ibrahim Abdallah
Présentation du projet par Pierre Carles
WE WANT GEORGES IBRAHIM ABDALLAH IN JAIL
(Nous voulons Georges Ibrahim Abdallah en prison)

Le 25 octobre 2019, cela fera 35 ans que le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah croupit en prison en France pour... complicité d’homicide volontaire. Oui, on a bien lu : cet homme a accompli une peine d’une telle longueur pour complicité d’assassinat (et non pour avoir tué des gens). Les actions en question ont été commises par son groupe les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) contre des militaires étasuniens et israéliens en poste dans l’Hexagone, complices de l’invasion du sud-Liban par Israël à la fin des années 70/début des années 80.
En dehors de Georges Ibrahim Abdallah, nul être humain n’est actuellement détenu en Europe depuis près de 40 ans pour des faits à caractère politiques. Ainsi, Georges Ibrahim Abdallah détient le triste record de plus vieux prisonnier politique du vieux continent. Neuf demandes de libération conditionnelle ont été déposées par ses avocats depuis le début des années 2000, la dernière en 2015. Sans succès. Dès qu’un tribunal d’application des peines considère qu’il n’a plus sa place en prison, le parquet, qui est inféodé au pouvoir politique (contrairement aux juges d’application des peines) fait appel de la décision quand ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui refuse de signer l’arrêté d’expulsion vers le Liban, où Georges Ibrahim Abdallah est considéré comme un résistant à l’invasion de son pays par une puissance étrangère. Mais pourquoi un tel acharnement ?

En 2012, Me Jacques Vergès, l’avocat de Georges Ibrahim Abdallah, affirmait : « C’est le gouvernement des Etats-Unis qui oppose un veto intolérable à sa libération. » La révélation par WikiLeaks, en 2016, de propos échangés par Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat des USA et Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères français, accrédite cette hypothèse.

Il n’est pas inhabituel que des puissances étrangères tentent d’interférer dans les affaires internes d’un pays. En 2017, la Colombie a réclamé à la Chine pour qu’un de ses ressortissants condamné à la peine de mort pour trafic de stupéfiants voie sa peine commuée. Cela n’a pas pour autant empêché qu’Enrique Arciniegas soit exécuté. Le gouvernement cubain, quant à lui, a longtemps réclamé aux USA l’extradition de Luis Posada Carriles, un militant anticastriste tenu pour responsable d’un attentat terroriste contre un avion cubain qui fit 73 morts en 1976. Sans succès, là encore. Carriles a vécu jusqu’à l’âge de 90 ans en Floride, où il est décédé en 2018 sans jamais avoir eu affaire à la justice cubaine. En revanche, lorsque les Etats-Unis d’Amérique ordonnent, en 2013, à la France et à trois autres pays europééns (Espagne, Italie, Portugal) de fermer leur espace aérien à l’avion du président bolivien Evo Morales soupçonné de transporter le lanceur d’alerte Edouard Snowden, ces quatre pays présumés souverains obtempèrent sans se poser de questions. A l’évidence, le scandale de la non-libération de Georges Ibrahim Abdallah témoigne d’un manque d’indépendance de la France vis à vis des USA. Cet acharnement sécuritaire à l’égard de ce militant communiste ne trouve pas d’autres explications.

Chaque année, devant la prison de Lannemezan, des centaines d’hommes et de femmes se réunissent pour réclamer la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Avec le documentaire « We want Georges Ibrahim Abdallah in jail » nous tenterons d’alerter un public plus nombreux sur ce scandale afin - qui sait ? – de réussir à faire bouger les lignes sur la question de la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Pour fabriquer un documentaire se distinguant du simple tract vidéo militant (qui a son utilité mais aussi des limites), il est préférable de disposer d’un minimum de ressources pour couvrir les frais de tournage, de montage, de mixage, d’étalonnage... Grâce à Gilbert Hanna (radio La Clé des Ondes), à Isabelle Vallade (comité de soutien de Bordeaux) et à une douzaine de membres des comités de soutien à travers la France, environ 3500 € ont été collectés et le tournage du film a pu démarrer. Mais cette somme est bien insuffisante pour fabriquer un film de qualité. Aussi, nous lançons un appel à dons pour tenter de réunir les 10 000 € nécessaires permettant d’être en mesure d’avancer plus rapidement sur ce projet. Un tout premier état de ce travail sera présenté le 24 octobre prochain au cinéma Utopia à Bordeaux. Ce jour-là, Georges Ibrahim Abdallah attaquera sa 36ème année de détention.

Pierre CARLES


https://www.legrandsoir.info/souscription-pour-le-tournage-d-un-film-sur-le-plus-vieux-prisonnier-politique-en-europe.html



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Message par Dédé 95 le Sam 21 Sep 2019 - 18:22


21/09/2019
Un large collectif de personnalités françaises issues des milieux intellectuel, politique et militant demandent la libération de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie, connue pour «ses prises de position et son combat intransigeant en défense de la démocratie, des libertés, des droits des femmes et toujours du côté des peuples et des opprimés».

Nous avons appris le placement sous mandat de dépôt et l’incarcération de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie, par le tribunal militaire de Blida, le 9 mai. Elle s’était rendue à une simple convocation d’un juge d’instruction pour être entendue comme témoin.

Nous ne comprenons pas cette arrestation arbitraire qui suscite une légitime émotion.

Louisa Hanoune est connue partout depuis des années pour ses prises de position et son combat intransigeant en défense de la démocratie, des libertés, des droits des femmes et toujours du côté des peuples et des opprimés.

Que l’on soit d’accord ou pas avec ses positions politiques, rien ne peut justifier sa mise en détention.


Je signe avec eux:
https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/170519/pour-la-liberation-de-louisa-hanoune


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Message par Dédé 95 le Lun 30 Sep 2019 - 20:33

30/09/2019

Marion Maréchal : les revoilà !

Antoine MANESSIS
Ils étaient mille ou deux mille à Paris, hier, à la Convention de la droite, organisée par Marion Maréchal Le Pen. Pour écouter Eric Zemmour, le penseur condamné par la Justice pour "incitation à la haine religieuse", Robert Ménard, maire de Béziers ancien président de RSF (reporters sans frontières) et ex-idole des petits-bourgeois quand il insultait Castro et la Chine, Gilles-William Goldnadel, avocat d’extrême-droite sioniste, Erik Tegnér, jeune LR, ex-FN, et Maréchaliste, Raphaël Enthoven, le philosophe idiot-utile de Maréchal Le Pen, Candace Owen, une Républicaine trumpiste étasunienne.

"Ce compte à rebours démographique, qui nous fait déjà entrevoir la possibilité de devenir minoritaire sur la terre de nos ancêtres" est le défi le "plus vital" à relever, a notamment déclaré Marion Maréchal sans que personne ne lui demande de quels ancêtres elle parlait : les Gaulois, les Francs, les Romains, les Wisigoths, les Alamans, les Burgondes voire les Vikings ? Les Français portant un nom d’origine italienne ou espagnole, magrébine ou grecque, allemande ou est-européenne, ont-ils les mêmes ancêtres que Marion Maréchal et sont-ils donc de vrais Français ? Ne faudrait-il pas informer Marion Maréchal qu’il y a un bon moment que nos "ancêtres les Gaulois" sont minoritaire sur leur terre ?

Trêve de plaisanteries. MMLP a un programme pour répondre aux "cinq grands défis" de notre temps : "Le grand remplacement" donc, et aussi le "grand déclassement" économique des gilets jaunes et des classes moyennes , un zeste de démagogie sociale ça ne fait pas de mal, le "grand épuisement écologique" l’écologie étant un "conservatisme" puisqu’il s’agit de"Préserver des paysages, des terroirs, un mode de vie alimentaire, une identité " , le "grand basculement anthropologique", là sont visés l’IVG, la PMA, la GPA, le mariage pour tous etc. et enfin le "grand affrontement des puissances", où" La France a longtemps et souvent inspiré le monde ; elle a encore un grand rôle à jouer dans ce domaine ". Comme on le voit il faut être, au moins, directrice d’une école de sciences politiques pour trouver tout ça.

Mais le plus grave ne se trouve pas dans ces propos d’arrière-salle de brasserie munichoise des années 1920. Ce qui est grave et ne doit pas être négligé c’est le nom de ce raout fascisant : Convention de la droite. Il y a bien une volonté, qui commence avec le vocabulaire qui est un front de lutte insuffisamment pris en compte, de travailler à l’union des droites. Et si les notables LR n’étaient pas présents hier, cela ne veut pas dire que la base de la droite est insensible au chant de la sirène blonde : 65% des sympathisants LR seraient favorables à une telle union (sondage BVA-Sud-Ouest) et 40 % de ceux-ci estiment que la petite-fille Le Pen est l’avenir de la droite contre 60% à Xavier Bertrand (sondage Viavoice-Libération). Souvenons-nous de l’invitation du MEDEF à son université d’été adressée à Marion Maréchal, même si elle fut décommandée sous la pression de LREM qui y a vu une concurrence déloyale. Observons que la réunion d’hier a été diffusée en direct par LCI, la deuxième chaîne d’informations continues en France, propriété de Bouygues, un des piliers du capitalisme français. Qui a lu le prix Goncourt 2017, attribué à Eric Vuillard pour son roman "L’Ordre du jour", sait que lorsque des fractions du grand capital louchent vers l’extrême-droite, la République et la démocratie sont en danger. Dès 1931, les grands capitalistes Fritz Thyssen et Alfred Krupp deviennent SS et financent le Parti nazi. En 2017 déjà, Médiapart et BuzzFeed ont révélé des préfet, hauts fonctionnaires, avocat fiscaliste, dirigeant du CAC 40... qui ont été les conseillers de Marine Le Pen. MLP qui fut invitée par le MEDEF (déjà) pour exposer son programme. Alors que jusqu’ici, le syndicat des patrons refusait d’auditionner les candidats des partis "extrémistes" à l’élection présidentielle, dont les programmes étaient assimilés au bolchévisme... Ce flirt se poursuit d’autant que le RN, afin de faciliter la complicité, a laissé tomber la sortie de l’euro. N’oublions jamais que Mussolini et Hitler ne sont parvenus au pouvoir que grâce à des coalitions droite/extrême-droite et avec la bénédiction politique, financière et idéologique du grand capital italien et allemand.

ll serait grand temps que la gauche, le mouvement ouvrier, adoptent une stratégie offensive à l’égard de l’extrême-droite, non avec des discours moralisateurs, mais à travers le combat de classe qui est le seul moyen de vaincre les tentations racistes et nationalistes en s’attaquant au "ventre encore fécond de la bête", le capitalisme. C’est dans la lutte commune des prolétaires, quelques soient leurs origines, leurs religions, leurs couleurs de peau, que peuvent être dépassés la division et les préjugés.
http://NBH-pour-un-nouveau-bloc-historique.over-blog.com


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Message par Dédé 95 le Jeu 3 Oct 2019 - 10:00

03/10/2019
Jacques Chirac jusqu’à l’indigestion

Philippe ARNAUD
Les dates ci-dessus sont celles qui vont l’annonce du décès de Jacques Chirac (26 septembre) à celle de ses obsèques (30 septembre). Qu’en dire, au vu des médias (France Inter, France 2, France 3) au travers desquels j’ai suivi l’actualité ?

1. Il y a une disproportion saisissante entre le temps d’antenne consacré à la nouvelle (peut-on même, à son sujet, parler d’événement ?) et la minceur de celle-ci. Le premier jour, toutes les autres informations ont été occultées par celle-ci, et cela ne s’est pas amélioré les jours suivants. On a dépensé beaucoup d’énergie à parler d’un non-événement. En effet, Jacques Chirac n’était plus président depuis plus de 12 ans, et trois autres présidents lui avaient succédé. Par ailleurs, il était déjà fort diminué avant la fin de son mandat, puisque frappé par un AVC en 2005. Et son état s’était largement dégradé car on ne le voyait même plus. Une de ses dernières apparitions, où il apparaissait, appuyé sur l’épaule d’un proche, mutique, le pas hésitant, donnaient plutôt l’impression d’un pauvre homme en sursis que du fameux Jacques de Chabannes, seigneur La Palice, "mort devant Pavie, et qui "un quart d’heure avant sa mort, faisait encore envie"...

2. Par ailleurs, l’épisode qu’on a sans doute le plus retenu des deux mandats présidentiels de Jacques Chirac fut son refus de participer, en 2003, à la guerre de George W. Bush et d’Anthony Blair contre l’Irak. Or, où en est-on, après cette démonstration d’indépendance (symbolisée par le discours de Dominique de Villepin à l’ONU), des rapports de la France avec les États-Unis ? Son successeur Nicolas Sarkozy a ramené la France à la niche de l’OTAN et les velléités d’indépendance d’Emmanuel Macron à propos de l’Iran n’ont pas pesé lourd face aux pressions américaines. Les entreprises françaises se sont piteusement retirées d’Iran et le processus censé contourner l’embargo américain (processus au demeurant fort compliqué) s’est perdu dans les sables. C’est dire si la France est rentrée dans le rang.

3. Il ne manquait pas, par ailleurs, ces jours derniers, de sujets d’importance à traiter en lieu et place de cette disparition : le Brexit où le gouvernement britannique n’en finit pas de s’enliser, les menaces de guerre autour de l’Iran, les différends entre les États-Unis et la Chine, la faillite d’Aigle Azur, de XL Airways, de Thomas Cook (on pourrait même se demander pourquoi ces entreprises, qui tournent autour du secteur touristique se retrouvent en difficulté au même moment), et l’énorme incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, qui a provoqué une grave pollution, largement au-delà des environs immédiats et même de la Haute-Normandie (dont les médias commencent seulement à saisir l’ampleur). Les médias ont dépensé une énergie considérable à parler d’un homme disparu de la scène politique, et dont il ne reste pratiquement rien en matière de politique étrangère – même là où, pourtant, il avait le plus imposé sa marque.

4. Par ailleurs, le 30 octobre, les téléspectateurs français ont été abreuvés d’images de la messe de funérailles à Saint-Sulpice, avec tout le ban et l’arrière ban des ecclésiastiques de Paris et de la région : l’archevêque de Paris et ses évêques auxiliaires, l’évêque de Nanterre, le curé de Saint-Sulpice, le recteur de Notre-Dame, et autres excellences mitrées. Et tout le cérémonial de la messe, avec cantiques, communion, aspersion d’encens...

Cette persistance à diffuser sur toutes les chaînes, à toutes occasions, des cérémonies catholiques doit être placé en regard d’un certain nombre de faits :

4.1. D’abord celle d’une désaffection de plus en plus grande des Français à l’égard du culte, en particulier du culte catholique. Seulement 4 % des Français sont pratiquants réguliers. Ils ont de plus en plus tendance à ne pas faire baptiser leurs enfants, à ne pas leur donner d’instruction religieuse, évidemment à ne pas leur faire faire la communion, à ne pas se marier à l’église, à ne pas demander d’obsèques religieuses. En outre, l’âge moyen des prêtres augmente. Ainsi, dans le diocèse de Moulins (département de l’Allier, où j’ai mes attaches), sur les 61 prêtres, 37 ont plus de 60 ans, 20 ont plus de 80 ans, 9 plus de 90 ans, 7 sont Africains (deux s’appellent Diouf et un Léopold Senghor [sic]) et un est d’origine vietnamienne. De 2000 à 2017, le nombre des séminaristes français est passé de 976 à 662, ce qui fait que les diocèses sont obligés d’aller chercher leurs prêtres en Afrique, en Asie ou en Europe de l’Est (comme je l’indique ci-dessus). Dans les années 1950, une paroisse rurale regroupait deux ou trois villages. En 2019, elle en rassemble jusqu’à 25.

[4.2. Au passage – et cela a à voir avec ceci – il s’ensuit une perte sensible de la connaissance culturelle, par les Français, de la religion chrétienne en général et du catholicisme en particulier. Il s’agit là d’une lacune regrettable car une large part de l’histoire de l’Europe et de la France, de sa culture, de ses guerres et de ses luttes politiques est baignée – quand ce n’est pas déterminée – par la religion. Je m’en aperçois par la difficulté que j’ai à faire comprendre à mes petits-fils des épisodes tels que les croisades, la Réforme, les guerres de 1562 à 1598, la politique de Louis XIV et Louis XV envers les protestants, ou la Contre-Révolution dans la période 1789-1801. Et je ne parle ni de littérature, ni de musique ni d’architecture ni de peinture ou de sculpture...].

4.3. Après cette digression qui, je le précise de nouveau, ne porte que sur la culture, cette ostensoir de religion à la télévision est susceptible de choquer tous les Français (même croyants) qui ont en tête les récents scandales de pédophilie dans l’Église, longtemps passés sous silence, si ce n’est étouffés (comme en a témoigné le film Grâce à Dieu et la condamnation du cardinal Barbarin pour sa non-dénonciation des agissements du P. Preynat). Ou les abus commis par des prêtres sur des religieuses ou des femmes laïques auxiliaires paroissiales : par exemple, ceux de Marie-Dominique Philippe et de son frère Thomas Philippe, tous les deux dominicains et théologiens, qui se livraient, sur des religieuses ou des femmes laïques à des pratiques peu évangéliques... Ces abus heurtent d’autant plus que, dans le même temps, une bonne partie de l’Église et des pratiquants sont vent debout contre les évolutions sociétales en matière de mœurs, de relations hommes-femmes, de sexualité : ils s’opposent à la contraception, à l’IVG, à l’homosexualité, au PACS, au mariage pour tous, etc. Des prélats encouragent des catholiques à manifester contre la PMA.

4.4. Cette imposition de la retransmission d’un culte – à l’heure où l’on attendait que le journal télévisé nous parle des affaires du monde – est d’autant plus frappante que les médias (et nombre d’hommes politiques) n’ont à la bouche que le terme de laïcité, qu’ils répètent comme un mantra... lorsqu’il s’agit de dénoncer les pratiques de l’Islam ! Femmes voilées (ou simplement à la chevelure couverte), interdits alimentaires, etc. Dans une France qui, depuis 114 ans, est officiellement laïque, où l’incroyance progresse, on a, en rapprochant ces deux ordres de fait, la désagréable impression d’un deux poids, deux mesures.

4.5. Paradoxalement, dans cette cérémonie religieuse où, normalement, le défunt est censé être ramené à son néant face à son créateur, à la commune égalité humaine – on avait parfois l’impression, par le rappel des hauts faits et gestes de l’ancien président, par l’insistance sur ses qualités, sur ses vertus – vraies ou supposées – par l’énumération complaisante des personnalités présentes aux obsèques, par le ton courtisan, plein de dévotion obséquieuse, des journalistes et commentateurs, qu’il n’était rendu de culte qu’à Jacques Chirac (comme dans la Rome antique où, après leur décès, les empereurs étaient divinisés) et non à Dieu...

En regardant les images des obsèques, et, notamment, les silhouettes courbées, lentes, hésitantes, fatiguées de Balladur et de Giscard (tous deux, d’ailleurs, plus âgés que Chirac), je me suis remémoré ce que, dans Lettrines 2, Julien Gracq écrit des obsèques d’Eisenhower (édition de La Pléiade, tome 2, page 289) :

"Je regardais hier la retransmission des obsèques nationales d’Eisenhower à la cathédrale de Washington : faux gothique, nef médiocre et sans majesté, austérité, nudité calviniste, dont j’aime pourtant le froid, la sécheresse dure, le dépouillement. Le petit troupeau serré du monde "libre" tenait là, tassé sur quelques rangées de chaises de paille, comme dans un moutier de village – entremêlés de cinq ou six keffieh bédouines et de quelques uniformes à aiguillettes, le veston avachi, la cravate pauvre, avec je ne sais quoi du cousinage fuligineux et déteint des cortèges de cimetière, leur livre de psaumes à la main ils psalmodiaient le vieux cantique de Luther : “ Ein feste Burg ist unser Gott ” [un château fort est notre dieu]. Rien que des hommes dans leur nudité disgraciée, des hommes vieillissants sous la lumière pauvre, protestante et froide : la caméra impitoyable accrochait la bedaine de De Gaulle, le menton en galoche de Johnson, les lunettes d’U Thant, la fluxion de Nixon, la calvitie un peu galeuse de l’Irlande, la verrue du Pakistan, la graisse huileuse de la Jordanie. Quelque chose de frileux, de menacé, de fragile : fragile la foi, malgré le solide rempart, fragiles les destinées, fragile l’espoir dans les lendemains. Il n’y avait de stable et de solide que les taches noires des femmes uniformément éteintes par le deuil, qui avaient l’air de figurer le veuvage inusable du monde. Devant eux, rien que le cercueil sur la dalle, enveloppé dans le drapeau d’une victoire de néant : il n’y avait rien entre ce Gotha de la démocratie libérale et la mort."



https://www.legrandsoir.info/jacques-chirac-jusqu-a-l-indigestion.html


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Message par gaston21 le Jeu 3 Oct 2019 - 17:24

Oui, beaucoup de cinéma et une cérémonie religieuse qui ne correspond plus guère aux convictions intimes des gens; mais "ça ne mange pas de pain" et ça fait de l'audience! Qu'aurait intimement pensé Chirac de tout ce tralala? Il a utilisé savamment la religion pour sa promotion politique; il était trop intelligent pour avoir la foi du charbonnier, comme disait un savant jurassien...
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Message par Dédé 95 le Lun 7 Oct 2019 - 14:35

07/10/2019
L’Europe nous supprime la faucille ! Et le marteau ! Nous reste plus que le maquis.

Jacques-Marie BOURGET
Le Parlement de Bruxelles à mis en marche l' Europe Nouvelle et "anti totalitaire" On va décoller L'Affiche Rouge, détruire, au cimetière d'Ivry, le monument consacré à Manoukian et ses amis de la MOI, pilonner Aragon et Ferré. Après seulement nous vivrons en liberté.

Tout bientôt, en tout cas le plus vite possible, le Palais du Luxembourg va changer de nom pour s’appeler « Espace Gérard Larcher ». Ça fait flèche. On ne m’a pas demandé mon opinion, mais j’approuve. La République Française ne peut continuer d’avoir une haute assemblée qui regroupe sa sagesse, certes sous les ors, mais dans un lieu qui évoque Rosa Luxembourg. Si la nouvelle vous étonne, pis encore que la feue place du Vieux Marché à Rouen, c’est que vous avez loupé une marche importante dans l’escalier de l’information, casse-gueule puisque sans rampe. Vous ignorez donc que le 19 septembre dernier l’élégiaque Parlement Européen, qui nous guide si justement, a voté un texte afin d’établir dès maintenant, que le communisme et le nazisme c’est pareil [Voir plus bas le texte intégral. LGS ]. Puisque je sens un moment de flottement dans les serrements de mâchoires, et que la police est occupée à tirer des LBD sur des innocents, je me glisse dans un ultime espace de liberté pour lever le doigt et dire : « Etrange que le peuple qui a empilé vingt-cinq millions de cadavres pour défaire les nazis, et nous libérer par là-même, soit mis dans le même mausolée que le monstrueux caporal et ses amis exterminateurs »... Les temps sont étranges, surprenants et l’air sent le vert de gris.

Donc, Stalingrad c’était pour rire. Juste un règlement de comptes entre fachos, comme à la fac d’Assas dans le temps. Et Yalta passe à la gomme à effacer l’histoire. Mais on va aisément reconstruire. Cette fois dans le bon ordre, et Eric Zemmour et ses amis ont un plan.

Avant d’avancer un peu plus, je m’absente le temps de vomir en vous livrant, comme un Deliveroo, les noms des glorieux députés européens qui ont voté ce texte indigne. Une offense à la vérité, une insulte au sang versé par les martyrs « Morts pour la France ». Le corps crevé afin que 75 ans plus tard, ces chouchous de Bruxelles, aient le droit, leurs petites fesses au chaud, de voter pour leurs fantasmes.

Groupe des Verts/Alliance libre européenne :
Gwendoline DELBOS-CORFIELD
Benoît BITEAU
François ALFONSI

Groupe de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates (PS et Place publique) :
Pierre LARROUTUROU
Aurore LALUCQ
Sylvie GUILLAUME
Raphaël GLUCKSMANN

Groupe Renouveler l’Europe (LREM et alliés) :
Stéphanie YON-COURTIN
Chrysoula ZACHAROPOULOU
Professor Véronique TRILLET-LENOIR
Stéphane SÉJOURNÉ
Dominique RIQUET
Fabienne KELLER
Valerie HAYER
Bernard GUETTA
Pascal DURAND
Jérémy DECERLE
Pascal CANFIN
Sylvie BRUNET
Stéphane BIJOUX
Marie-Pierre VEDRENNE
Irène TOLLERET
Nathalie LOISEAU
Pierre KARLESKIND
Christophe GRUDLER
Laurence FARRENG
Gilles BOYER

Groupe du Parti populaire européen (LR) :
Nadine MORANO
Brice HORTEFEUX
Agnès EVREN
Geoffroy DIDIER
Arnaud DANJEAN
François-Xavier BELLAMY
Anne SANDER
Nathalie COLIN-OESTERLÉ

Groupe Identité et démocratie (RN et alliés) :
André ROUGÉ
Maxette PIRBAKAS
Philippe OLIVIER
Thierry MARIANI
Julie LECHANTEUX
Gilles LEBRETON
Jean-François JALKH
France JAMET
Catherine GRISET
Gilbert COLLARD
Dominique BILDE
Aurelia BEIGNEUX
Nicolas BAY
Jordan BARDELLA
Mathilde ANDROUËT
Jérôme RIVIÈRE
Hélène LAPORTE
Virginie JORON
Annika BRUNA

Et la poignée de salopards anti démocratie et Droits de l’Hommes qui a voté contre est.....

Groupe de la GUE-NGL (France Insoumise) :
Manon AUBRY
Emmanuel MAUREL
Younous OMARJEE
Anne-Sophie PELLETIER

Dans ce car de police de l’histoire, notons en particulier les menottés à tête de gondole les plus médiatiques : Guetta, de LREM et Glucksmann, de P... Publique. Avec l’airain de leur conviction on doit pouvoir fabriquer la fusée qui va lancer le « Nouveau monde » et nous permettre de crier, enfin libres : « good bye Lénine ». Je ne vais pas vous ouvrir la porte de ma sacristie mais un peu quand même. Il se trouve que, quatre fois par an, mon père et ma mère très gaullistes, façon « résistance » me trainaient le dimanche dans un lieu auquel je ne comprenais rien. L’avantage étant d’échapper aux vêpres. C’était un large trou dans le sable et la terre, mon père parlait d’une « carrière », pourtant un gazon poussait au fond. Au milieu il y avait un monument étrange, des hommes tout nus collés dans le même bloc de pierre, et la tête dressée au ciel. C’était à Châteaubriant, à une heure en « Simca 5 » de la maison. Dès la première fois, j’ai compris qu’il s’agissait d’une affaire triste. Et héroïque. D’hommes qui avaient « donné leur vie », expliquait ma mère. Quelquefois nous allions sur une rive de l’étang de la Blisière, où des troncs d’arbre portaient encore les traces laissées par les balles après qu’elles eussent percé la poitrine d’autres héros que je ne connaissais pas. J’étais attaché à ce culte. Et j’y suis toujours.

Ce n’est que près de vingt ans plus tard que j’ai découvert que mes parents, des cathos +, et conservateurs, me proposaient depuis l’enfance de pleurer sur des communistes fusillés. Mon père disait « Dans le lot il y avait un enfant, juste un peu plus vieux que toi ». Ce qui ne me touchait guère puisque la mort fait partie de la jeunesse. C’est tous ces fusillés, ensemble, que j’aimais bien. En bloc, comme la statue. J’ai demandé à mon père qui abhorrait les rouges, la raison de ce pèlerinage à la carrière ? « Il faut prier pour eux, les tenir en exemples, puisque ce sont des frères ».

Voilà des réalités. Trop vastes pour franchir le paillasson du cerveau d’un Glucksmann ou d’un Guetta. Pour lesquels il n’y a de bon rouge que mort. Dans la putritude du texte voté à Bruxelles, signalons les plus jolies perles du collier.

Il y va de "l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe" , et que pour cette dernière vive, le Parlement rappelle "que les régimes communiste et nazi sont responsables de massacres, de génocide, de déportations, de pertes en vies humaines et de privations de liberté d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, qui auront à jamais marqué le XXe siècle". Les parlementaires condamnent "sans réserve les actes d’agression, les crimes contre l’humanité et les atteintes aux droits de l’homme à grande échelle perpétrés par les régimes totalitaires nazis, communistes et autres." Avec ce petit mot lâché dans la hâte de l’écrivain à sec, « autres », le Parlement aurait dû être plus prudent. Imaginez que les Palestiniens, les Yéménites (et « autres »), s’en viennent demander à l’Europe d’appliquer ses principes. Pauvre Guetta, pauvre Glucksmann, pauvre misère.

En bonne forme, en attendant pour bientôt les premières vacances de ski, le Parlement s’est lancé sur une autre piste, et "condamne toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires, telles que le nazisme et le stalinisme, dans l’Union européenne" et se dit “préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes."

La seconde cartouche de ce fusil à deux coups sera donc de nous interdire de revêtir un maillot orné du « Che », ou d’une faucille et d’un marteau. Là on peut éventuellement approuver, le marteau étant un outil de raisonnement très prisé au Parlement européen, faut pas partager. Le flou de ce texte, qui va certainement prendre du poids et de jolies cotes, est aujourd’hui gênant. Marx était-il coco ? Et Engels ? Nos amis du Parlement vont-ils embarquer Lénine au poste ? Et Louise Michel ? On en fait quoi ? Ça va être beaucoup de travail à faire, bien capable de provoquer des ampoules au cerveau. Surtout en cette période où les Urgences ne le sont plus. Et les peines encourues ? La prison ou, pire, réciter un vieil article de Guetta ? Faut travailler les gars. Bientôt je dois retourner à la carrière, puisque mes aînés n’y seront plus... Je veux savoir ce que je risque ? Faut-il prendre le maquis ? Face au poids de ce dossier nul ne peut affirmer que nos députés ne font rien : ils pompent.
Préparons-nous aussi au nouveau plan du Métro parisien. Qui va nous désorienter. Bien sûr la station Stalingrad disparait. Mais il y a plein d’autres stops où des salopards cocos (si vous me permettez le pléonasme), ont laissé leurs noms. Bon, ils ont été fusillés par les Allemands. Oui, certes, mais si l’on replace l’évènement dans le cadre de temps, celui du grand match nazis contre communistes, on ne va pas en faire une histoire. Torturés, souvent ! Et alors je te torture, tu me tortures, on se torture. C’est ça le totalitarisme comme on l’aime.

Un petit pense-bête que vous lirez dans le panier à salade en allant vers la Santé. Le CNR, fini, les FTP, finis, l’Affiche Rouge, décollée et Aragon et Ferré à Guantanamo. Les Vaillant Couturier, Rol Tanguy, le colonel Fabien, Raymond Losserand, Léon Frot, Gaston Carré, Ambroise Croizat, Corentin Celton, Charles Michels, Corentin Cariou, Gabriel Péri, Frédéric Joliot Curie, Pablo Picasso. Cette liste rouge annonce une embellie pour les marchands de pancartes et le commerce des plans de Métro. Et j’allais oublier cette ordure d’Eluard, une vipère lubrique qui a tenté de nous enseigner : « Il ne faut pas de tout pour faire un monde ». Quel salaud !


Jacques-Marie BOURGET

https://www.youtube.com/watch++cs_INTERRO++v=6HLB_EVtJK4

PS: http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2019-0021_FR.html


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Message par Dédé 95 le Dim 13 Oct 2019 - 15:56

13/10/2019
A lire avec attention, il est dommage que Dan ait pris sa retraite des forum, il nous aurait éclairé!

Vers un Krach boursier

Rares sont les économistes, même les plus libéraux, à écarter le scénario d’une crise économique d’ampleur mondiale dans la période à venir. Tout au mieux, les plus optimistes prévoient une année 2020 de maintien d’un « entre-deux » des contradictions, sans s’aventurer à parler d’une stagnation qui se maintiendrait sur un temps long.

Au cœur de l’été, fin juillet, les marchés s’étaient affolés suite à l’annonce surprise de la baisse des taux d’intérêt de la FED, une première depuis plus de 11 ans. Une manœuvre qui en disait long sur la nature de la croissance américaine, qui stagne depuis près d’une décennie aux alentours des 2%, mais aussi européenne (là aussi stagnante, autours des 1,5%) : c’est bien la mise sous perfusion de l’économie depuis des années, pour maintenir artificiellement une croissance même faible, qui atteint ses limites et nécessite, pour éviter la banqueroute, un abaissement des taux d’intérêt pour favoriser l’emprunt.

Une injection de liquidité massive de la FED ... car le secteur financier serait « à sec » !
Fin septembre, c’est au tour de la FED de s’affoler. En quatre jours, ce sont plus de 270 milliards de dollars qui sont injectés en urgence sur les marchés. La raison ? Le marché serait « à sec de cash », ouvrant le scénario d’un krach boursier immédiat. Une situation qui dévoile une grande contradiction, au vu de la quantité de liquidités injectées sur les marchés pour les maintenir à flot depuis la crise de 2008. Pour la seule banque centrale européenne (BCE), de 2011 à 2017, ce sont pas moins de 4 000 milliards d’euros qui ont artificiellement été injectés dans l’économie !

Dans l’article La crise financière qui vient paru dans Les Echos ce 4 octobre, Olivier Klein et Eric Lombard expliquent : « On peut identifier aujourd’hui très clairement les signes annonciateurs d’un cycle financier qui mûrit, conduisant tôt ou tard au retour d’une potentielle crise systémique. En effet, l’installation de taux trop bas - des taux d’intérêt nominaux largement inférieurs aux taux de croissance nominaux - sur une trop longue durée crée un cercle vicieux. Les acteurs économiques sont, de ce fait, incités à encore plus s’endetter au lieu de se désendetter, ce qui rend de plus en plus difficile la remontée des taux ».

Non sans ironie, ce sont donc les très faibles taux d’intérêt permettant, dans une forme d’entre deux instable, d’éviter temporairement la banqueroute, qui aggrave la situation sur le plus long terme. En effet, l’instabilité est telle que, pour accroître leurs profits, les agents financiers se tournent vers l’emprunt, dans des « paris » sans cesse plus risqués, reproduisant de ce fait le scénario pré-2008. L’effet pervers, c’est que la quasi-totalité de la monnaie injectée est, de fait, placée sur des actifs financiers et dans des montages rappelant les fameux CDO de la crise des subprimes, retirés des marchés de « l’économie réelle » pour alimenter la sphère financière.

Les bulles spéculatives sont là ... et l’explosion est proche !
Dans ce contexte, le scénario de formation de nouvelles bulles spéculatives s’est démultiplié, et n’a jamais vraiment cessé depuis la crise de 2008. On retrouve ainsi de nouvelles bulles (à nouveau...) dans le secteur de l’immobilier, mais aussi dans d’autres secteurs. Ainsi, la part grandissante de l’insolvabilité des prêts étudiants aux États-Unis nourrit les inquiétudes. La politique de Trump de baisse des impôts et de rachats d’actions a aussi exacerbé la déconnexion entre l’économie réelle et les marchés financiers. Selon un article de Capital paru en février dernier, « près de 500 milliards de dollars de trésorerie reviennent sur le sol américain en 2018. Et les entreprises se mettent à racheter leurs propres actions - à l’instar d’Apple - ce qui a pour effet d’augmenter les bénéfices par action et de soutenir les cours », le tout sous-tendu, toujours, par une économie sous perfusion.

Olivier Klein et Eric Lombard s’interrogent : « Quels seraient alors les facteurs qui pourraient faire éclater la bulle ? » Et d’apporter dans la foulée des éléments de réponse : « Un ralentissement fort de la croissance, dû au cycle de l’investissement ou à des crises géopolitiques, provoquerait une baisse des recettes, privées ou publiques, donc rendrait plus difficile le remboursement de la dette et compromettrait la valeur des placements ». Et aujourd’hui, le « décalage » entre économie réelle et marché financier est quasiment... le double qu’en 2008, ce qui donne une idée de l’ampleur qu’aurait une nouvelle crise qui semble de plus en plus probable.

Les éléments d’instabilités géopolitiques ayant des impacts immédiats sur la situation économique sont par ailleurs déjà présents. Prenons deux exemples récents. La défaite de Macri, candidat du FMI et de Washington aux élections présidentielles à venir en Argentine, aura eu un impact immédiat sur l’économie du pays, qui est au bord de la débâcle. Plus récemment encore, le raid Houstis, groupe rebelle yemenite allié de l’Iran, sur les installations pétrolières saoudiennes, allié des Etats-Unis, mi-septembre n’aura pas manqué d’avoir des impacts immédiats sur le marché des énergies fossiles, et de susciter une forte inquiétude sur l’ensemble des marchés.

Refuser la « socialisation des pertes » et l’explosion des dettes publiques : La nécessité d’une alternative de classe à leur monde de crises et de misères
Le scénario d’une nouvelle crise supérieure à 2008 peut-il amener à une récession généralisée ? Rien ne permet, aujourd’hui, de valider ou d’invalider cette hypothèse. Ce qui apparaît comme de plus en plus inéluctable, c’est bel et bien qu’une nouvelle crise financière et économique va éclater dans la période à venir, sans doute à court terme.

Cela veut-il dire que « l’effondrement total » du système est à l’ordre du jour ? L’Histoire, y compris récente, nous indique clairement que non. Selon la doctrine « privatisation des profits, socialisation des pertes », il est clair que tout sera mis en œuvre pour sauvegarder le système bancaire, monétaire et, plus largement, l’ensemble du système économique. La conséquence directe, comme en 2008, se matérialisera par une explosion de la dette publique, ce qui amènera à une nouvelle cure d’austérité, de licenciements massifs, de privatisation des services publics et d’attaques en tout genre contre les travailleurs, la jeunesse et les classes populaires pour payer la crise.

Face à ce monde de crises et de misères qui nous est promis, c’est sur le terrain de la lutte des classes qu’il est possible de changer la donne, en exigeant la préservation des emplois et de l’ensemble des épargnes, la réduction du temps de travail jusqu’à éradication du chômage, l’augmentation générale des salaires et des pensions ou bien encore le maintien du système des retraites, avec départ à 60 ans sans annuités (et à 55ans pour les ouvriers). Un tel programme, porté par un mouvement de masse, pourrait ouvrir la voie à une alternative de société, contre toute forme d’exploitation, d’oppression et dans le respect de l’environnement, porté par l’ensemble des exploités et des opprimés.


https://www.revolutionpermanente.fr/Vers-un-krach-boursier-d-ampleur-ce-que-dit-l-injection-massive-de-liquidites-de-la-FED


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Message par gaston21 le Lun 14 Oct 2019 - 10:49

Qu'est devenu Dan? Disparu soudainement. Nous avions des idées différentes, mais je m'inquiète pour lui; je serais heureux qu'il nous fasse un petit signe. Des idées différentes n'empêchent pas le maintien d'une estime réciproque. En tout cas, Dan, mes meilleurs voeux!
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Message par Dédé 95 le Lun 14 Oct 2019 - 11:06

Bah Dan ne pouvait participer que soutenu par Troubaa (*), il as donc quitté lamentablement le navire pour aller répandre la bonne parole sur des sites ouvertement catho ou chrétiens intégristes!
Besoin de faire valoir ses études de 30 ans de recherches!

(*) Il sollicitait Troubaa en MP ou en "alerte" à chaque fois que je le reprenais:
"Il m'embête le monsieur, il faut le virer ....etc..."


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Message par gaston21 le Lun 14 Oct 2019 - 18:33

Je n'aime pas les embrouilles...
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Message par Dédé 95 le Lun 14 Oct 2019 - 18:48

En ce moment il sévit avec délice sur le site des témoins de Jéhovah et autres Médico!
Bof
------------

Tiens j'ai un article édifiant sur les retraites, je sais pas si je l'ai mis!


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Message par Dédé 95 le Sam 19 Oct 2019 - 19:09

19/010/19
Mériterais un discussion approfondies!


Philippe ARNAUD
Desseins cachés.

1. La droite, les riches et le patronat n’ont jamais admis le principe des retraites universelles, gérées publiquement selon un principe égalitaire. Et ce qui est révélateur, dans leur vocabulaire, c’est qu’elles nomment « charges » ce que les progressistes et la gauche nomment cotisations, lesquelles couvrent les soins de santé, la retraite ou les périodes de chômage. Pour eux, ces sommes représentent une diminution intolérable de leurs profits, diminution à laquelle il faut remédier, en supprimant ces « charges ».

2. La droite, les riches et le patronat se rendent néanmoins compte que l’énorme majorité des gens aspirent à la retraite et sont prêts à cotiser pour cela. Mais, dès lors qu’ils sont bien obligés d’admettre le principe de la retraite, ce qui leur est de nouveau intolérable est que l’argent des cotisations aille directement aux retraités et échappe à leur rapacité. Or, les sommes en jeu sont considérables (310 milliards par an) et les fonds de pension, banques, assurances et autres aigrefins voudraient bien mettre la main sur ce pactole pour spéculer à leur profit. [Ce qui conduit souvent au désastre : retraités ruinés de Maxwell, d’Enron et des pays d’Amérique du Sud, souvent obligés de travailler sur leurs vieux jours].

3. Le but de la droite, des riches et du patronat est donc d’abolir les retraites publiques, collectives, et reposant en partie sur la solidarité, et de les remplacer par des fonds de pension, système individualiste, de type assurantiel. Pour ce faire, plutôt que de décréter brutalement la suppression des retraites héritées de la Libération, les forces de droite s’ingénient à dégrader le niveau des retraites en diminuant le montant des pensions, en retardant l’âge du départ en retraite et en exigeant davantage d’années de cotisation. Par exemple : prise en compte des 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures, allongement de la durée de cotisation, retard de l’âge légal de la retraite, déconnexion de l’indexation des retraites sur les salaires et indexation sur l’inflation, décote et surcote, encouragement à la capitalisation par incitations fiscales, etc. Le but est de réduire les pensions à un niveau tel que les gens se tournent d’eux-mêmes vers la capitalisation.

4. A cet égard, le gouvernement a beau affirmer qu’il maintient le principe de la répartition, son plan intègre l’ouverture à la capitalisation. Sur la tranche de salaire supérieure à 10 000 euros brut (contre 27 016 euros actuellement), on ne cotisera plus dans le système commun, mais dans des fonds de pension. Or, il faut savoir que les plus pauvres ne peuvent cotiser efficacement. Toute leur paye, ou la plus grosse partie d’entre elle sert à des achats urgents. La capacité d’épargne est plus que proportionnelle au revenu.

Mensonges et déformations de la droite et du patronat

1. La droite et le patronat disent : puisque la vie s’allonge, il faut travailler plus longtemps. C’est faux ! Ce n’est pas parce que la durée de la vie augmente qu’il faut travailler davantage, c’est parce que la durée du travail (par jour, par semaine, par mois, par an, toute la vie) a été réduite que la vie s’est rallongée. Si on rallonge la durée du travail, l’espérance-vie régressera. Et elle a déjà commencé à régresser.

2. Ce n’est pas la durée de la vie qui importe, mais la durée de la vie en bonne santé (64 ans pour les femmes, 63 ans pour les hommes). Il est hypocrite de considérer que toutes les années de la retraite se valent. Lorsqu’on retarde l’âge de la retraite, les retraités vivent une vie de malade, et c’est saboter leur retraite que de ne pas leur permettre de vivre des vies de retraités en bonne santé.

3. Et ce qui importe aussi, c’est de tenir compte de la différence d’espérance de vie entre les ouvriers et ceux qui travaillent dans des bureaux, à l’abri des accidents, des fatigues et du contact d’engins ou de substances dangereuses. [Au passage, on a affaire ici à la même supercherie que lorsque les ultralibéraux vantent les bas taux de chômage dans les pays qu’ils présentent comme des modèles : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne. Que veut dire un taux de chômage bas lorsque les salariés sont payés avec un salaire de misère ? Que veut dire la retraite lorsqu’on est malade ou handicapé, et qu’on ne peut plus en profiter ?].

4. Autre déformation : l’invocation de 42 régimes de retraite différents pour tout ramener à une seule règle. En effet, dans ces 42 régimes, les quatre principaux (le régime de base du privé et les complémentaires Agirc-Arrco plus les régimes des fonctionnaires d’État et des collectivités) représentent 84 % du total. Il n’était pas nécessaire de tout bouleverser pour ces 16 %. Cette (pseudo) disparité apparaît plutôt comme un prétexte pour aligner toutes les retraites vers le bas.

5. Encore une déformation : opposer les retraités du public et ceux du privé en présentant les premiers comme des privilégiés parce que leur retraite est calculée sur les six derniers mois de la carrière (au lieu des 25 ans pour les salariés du privé). En fait, les taux de remplacement des deux catégories sont proches car, en plus de la retraite du régime général, les salariés du privé bénéficient des retraites de l’Agirc ou de l’Arcco.

6. Encore une déformation et un mensonge : celui de compter les cotisations sociales comme des prélèvements obligatoires, de les assimiler à l’impôt et de dire que les Français sont les plus taxés du monde. Or, ce qui importe, c’est la comptabilité analytique que font les gens. Que l’on donne 100 euros à une caisse de retraite publique ou 100 euros à un fonds de pension privé, ce sont les mêmes 100 euros qui sont retirés de la consommation : autant de moins pour s’acheter des chaussures, des livres, aller au restaurant ou au cinéma. Et dans les pays où les cotisations sont privées, elles sont toujours plus chères que les cotisations publiques (pour un rendement inférieur, voire nul lorsque desspéculateurs ont joué et perdu les cotisations en Bourse).

Omissions ou silences de la droite et du patronat

1. Un grand nombre de seniors ne sont plus en activité depuis plusieurs années lorsque la retraite arrive : à quoi sert de retarder l’âge de départ à la retraite si on ne leur offre plus de travail ? Ce qui est le cas de la moitié d’entre eux.

2. La part des retraites est calculée pour représenter une proportion fixe du PIB revenu national (14 %). Comme le nombre de retraités augmentera, cela veut dire que la pension de chacun diminuera.

3. Au début, Macron a voulu supprimer la notion de pénibilité du travail, car ce mot induit que le travail est une douleur alors que le travail est, selon lui, émancipateur. Outre le changement terminologique, le compte est désormais géré par la CNAM (et non plus par la CNAV), son financement a été modifié et quatre facteurs de risque (sur dix) ne sont plus pris en compte (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et agents chimiques dangereux).

4. Lorsqu’on fixe un âge-pivot à 64 ans (c’est-à-dire l’âge auquel on peut toucher la retraite à taux plein) et qu’on dit que l’âge légal reste fixé à 62 ans, on est faux jeton, car l’âge réel de départ en retraite sera de 64 ans et non pas de 62 compte tenu des fortes décotes.

La retraite par points

1. Le principe est « Un euro cotisé donnera les mêmes droits.(…) À carrière identique et revenu identique, la retraite doit être identique »,annonce un communiqué du haut-commissariat. Ainsi, à carrière courte et faible salaire, faible retraite ! La même chose pour tout le monde…

2. De plus, avec ce système, le calcul de la pension prend en compte l’ensemble de la carrière, et non plus les 25meilleures années du régime général, ou les six derniers mois de la fonction publique. Toute période de chômage sera pénalisée, de même ceux qui sont montés par le rang au lieu de sortir d’une grande école.

3. Dans un régime à points, les cotisations servent à acheter des points pendant la vie active. A la retraite, la pension est calculée en multipliant le nombre de points acquis par la « valeur de service ». Cette dernière et le prix d’achat sont ajustés chaque année par les gestionnaires des caisses de retraite de manière à équilibrer les finances. Il n’y a ni taux de remplacement garanti ni notion de carrière complète, donc pas de visibilité sur la pension. C’est un régime à prestations définies, doublement instable, comme celui des fonds de pension. La contributivité s’oppose à la solidarité.

4. Les systèmes Agirc et Arrco sont des systèmes par points. Ils ont baissé de 30 % entre 1990 et 2009. Et on ne se basera plus sur les 25 meilleures années ou sur les 6 derniers mois (fonctionnaires) mais sur toute la carrière, ce qui sera bien plus défavorable. Les périodes de chômage seront plus pénalisées puisque les points seront attribués selon l’indemnisation reçue alors qu’ils le sont actuellement selon le salaire de référence.

5. Dans la réforme préconisée, le taux de remplacement sera a priori le même quel que soit le niveau des salaires, ce qui sera relativement favorable aux salaires supérieurs au plafond de la SS. Il aurait fallu surévaluer les cotisations sur les salaires en-dessous du plafond, en leur attribuant plus de points et sous-évaluer les cotisations au-dessus en considérant que le salaire est un indicateur de l’espérance de vie.

6. D’une manière générale, les inégalités entre femmes et hommes s’aggraveront. Il suffit de comparer les pensions reçues dans les régimes en annuités et dans les régimes complémentaires à points. Les pensions des femmes représentent entre 41 % (Agirc) et 61 % (Arrco) de celles des hommes, contre un ratio compris entre 74 % et 90 % pour les régimes en annuités. Le rapport est systématiquement plus faible dans les régimes à points.



https://www.legrandsoir.info/les-mensonges-de-la-reforme-des-retraites.html


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Message par Dédé 95 le Lun 21 Oct 2019 - 13:07

21/10/2019
La censure
La survivance d'une censure politique
Le statut juridique du cinéma et de la télévision a par ailleurs favorisé la perpétuation d'une forme de censure gouvernementale animée par des considérations politiques. Dans la France d'après 1945 par exemple, on interdit Les statues meurent aussi d'Alain Resnais et Chris Marker, sur l'art d'Afrique noire et le colonialisme, en 1955, Le Rendez-Vous des quais de Paul Carpita, fiction ayant pour cadre une grève en 1950 des dockers marseillais opposés au chargement de matériel militaire pour la guerre d'Indochine. En 1955 également, pour obtenir le visa de Nuit et Brouillard, Alain Resnais doit recouvrir à la gouache le képi d'un gendarme français au camp de déportation de Pithiviers. Des films provenant de pays communistes ont été régulièrement interdits, au motif qu'ils constituaient des œuvres de propagande. Les projections du Cuirassé « Potemkine », réalisé en 1925 par Serge Mikhaïlovitch Eisenstein, ne furent ainsi autorisées qu'en 1953 ; en 1963, Cuba si ! de Chris Marker est interdit. Quant aux Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, il n'est même pas présenté en 1957 à la commission de censure. Elle n'aurait pu l'accepter : le film risquait d'engendrer des incidents avec des associations d'anciens combattants ; il se rapportait à un épisode de la Première Guerre mondiale évacué de la mémoire nationale, les soldats français fusillés après jugement en Cour martiale pour avoir refusé de combattre. Il n'obtint son visa que dix-huit ans après sa sortie. Pendant la guerre d'Algérie, Le Petit Soldat (1960) de Jean-Luc Godard ou La Bataille d'Alger (1966) de Gillo Pontecorvo sont, parmi d'autres, interdits.

Les médias audiovisuels publics ont également fait l'objet d'une censure politique. Au temps du monopole public, la télévision se trouvait de fait dans une situation comparable à la presse officielle instituée par Richelieu. Le gouvernement avait les moyens d'intervenir sur le contenu du journal et des programmes télévisés.

https://www.universalis.fr/encyclopedie/censure/6-la-survivance-d-une-censure-politique/

Il en est de même du pouvoir que certains s'octroient!
https://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1967_num_9_1_1133


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Message par Dédé 95 le Lun 23 Mar 2020 - 9:19

C dans l'air de notre forum, l'eau douce ....et potable!
Le dessalement pose problème pour l'ONU!

142 millions de mètres cubes de saumure rejetés chaque jour
Ce caractère de plus en plus incontournable du dessalement d'eau de mer constitue toutefois un danger croissant pour l'environnement, souligne l'étude, menée par des chercheurs canadiens, coréens et néerlandais. Non seulement le processus de dessalement est extrêmement énergivore - bien que de plus en plus souvent alimenté par des énergies renouvelables ou de récupération.

Aussi, à son issue, il y a la saumure, à savoir de l'eau chaude très concentrée en sel et autres minéraux. En moyenne, la production d'un litre d'eau potable implique celle de 1,5 litre de saumure - "bien que les valeurs varient considérablement, en fonction de la salinité de l'eau d'alimentation et de la technologie de dessalement utilisée, ainsi que des conditions locales", précise l'étude.

Au niveau mondial, 142 millions de mètres cubes de saumure sont donc rejetés chaque jour par les usines de dessalement : 51,8 milliards de mètres cubes par an, assez pour couvrir la Floride d'une épaisseur de 30,5 centimètres, calculent les chercheurs. En raison d'une large utilisation de l'eau de mer et de technologies de dessalement thermique, la production de 55% de cette saumure est d'ailleurs concentrée en quatre pays : l'Arabie saoudite (22%), les Émirats arabes unis (20.2%), le Koweït (6.6%) et le Qatar (5.8%).

80% de la saumure étant produite dans un rayon de 10 kilomètres d'un littoral, elle est le plus souvent rejetée en mer, parfois sans dilution ou traitement.

Or, sa « salinité élevée », ainsi que la « réduction des niveaux d'oxygène dissous » dans les eaux réceptrices qui en résulte, « peuvent avoir de profondes répercussions sur les organismes vivant au fond des eaux, ce qui peut se traduire par des effets écologiques observables tout au long de la chaîne alimentaire », s'inquiètent les auteurs de l'étude.

Ils évoquent également des risques majeurs liés à la présence dans la saumure rejetée de produits chimiques toxiques, utilisés comme agents détartrants et nettoyants dans le processus de dessalement (du cuivre et du chlore notamment).


https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/dessalement-de-l-eau-l-onu-s-inquiete-des-risques-pour-l-environnement-803570.html

Si le journal de la finance le dit ..... Siffle


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Message par Dédé 95 le Mar 24 Mar 2020 - 8:32

Un aperçu intéressant sur les liens entre la finance et la situation sanitaire, ce serait intéressant d'en parler !

Naomi Klein est une journaliste, essayiste réalisatrice et altermondialiste canado-américaine ayant écrit de nombreux ouvrages de militantisme politique pointant les défaillances du capitalisme, du néolibéralisme et de la mondialisation. Elle a étudié à l’Université de Toronto et à la London School of Economics.

Comment l’élite mondiale va tenter d’exploiter la pandémie (Vice)

Naomi KLEIN
La crise est l’oc­ca­sion de faire pas­ser des poli­tiques impo­pu­laires

Le coro­na­vi­rus est offi­ciel­le­ment une pan­dé­mie mon­diale qui a jus­qu’à pré­sent infec­té dix fois plus de per­sonnes que le SRAS en 2003. Aux États-Unis, des écoles, des uni­ver­si­tés, des musées et des théâtres ferment leurs portes, et bien­tôt, des villes entières en feront autant. Les experts aver­tissent que cer­taines per­sonnes soup­çon­nés d’être atteintes du virus aux États-Unis pour­suivent leur rou­tine quo­ti­dienne, parce que leur emploi ne leur per­met pas de prendre des congés payés en rai­son des défaillances sys­té­miques du sys­tème de san­té amé­ri­cain pri­va­ti­sé.

La plu­part d’entre nous (N.T : pour les citoyens amé­ri­cains) ne savent pas exac­te­ment quoi faire ou qui écou­ter. Le pré­sident Donald Trump a contre­dit les recom­man­da­tions des centres de contrôle et de pré­ven­tion des mala­dies, et ces mes­sages contra­dic­toires ont réduit notre marge de manœuvre pour atté­nuer les dégâts cau­sés par ce virus hau­te­ment conta­gieux.

Ce sont les condi­tions par­faites pour que les gou­ver­ne­ments et l’é­lite mon­diale mettent en œuvre des pro­grammes poli­tiques qui, autre­ment, ren­con­tre­raient une grande oppo­si­tion si nous n’é­tions pas tous aus­si déso­rien­tés. Cette chaîne d’é­vé­ne­ments n’est pas exclu­sive à la crise déclen­chée par le coro­na­vi­rus ; c’est le pro­jet que les poli­ti­ciens et les gou­ver­ne­ments pour­suivent depuis des décen­nies, connu sous le nom de “doc­trine de choc”, un terme inven­té par l’ac­ti­viste et autrice Nao­mi Klein dans un livre du même nom en 2007.

L’his­toire est une chro­nique des “chocs” — les chocs des guerres, des catas­trophes natu­relles et des crises éco­no­miques — et de leurs consé­quences. Ces suites sont carac­té­ri­sées par le “capi­ta­lisme catas­trophe” — des “solu­tions” cal­cu­lées et de libre mar­ché aux crises qui exploitent et exa­cerbent les inéga­li­tés exis­tantes.

Selon M. Klein, nous assis­tons déjà à un capi­ta­lisme catas­tro­phique sur la scène natio­nale : en réponse au coro­na­vi­rus, M. Trump a pro­po­sé un plan de relance de 700 mil­liards de dol­lars qui com­prend des réduc­tions des charges sociales (qui dévas­te­raient la sécu­ri­té sociale) et four­ni­rait une aide aux indus­tries en manque d’op­por­tu­ni­tés d’affaires à cause de la pan­dé­mie. “Ils ne le font pas parce qu’ils pensent que c’est le moyen le plus effi­cace de sou­la­ger la souf­france lors d’une pan­dé­mie ; ils ont ces idées main­te­nant qu’ils voient une oppor­tu­ni­té de les mettre en œuvre”, a décla­ré M. Klein.

VICE s’est entre­te­nu avec Klein sur la façon dont le “choc” du coro­na­vi­rus cède la place à la chaîne d’é­vé­ne­ments qu’elle a décrite il y a plus de dix ans dans La doc­trine du choc.

* * *

VICE : Com­men­çons par l’es­sen­tiel. Qu’est-ce que le capi­ta­lisme de catas­trophe ? Quel est son rap­port avec la “doc­trine de choc” ?

La façon dont je défi­nis le “capi­ta­lisme catas­trophe” est très simple : il décrit la façon dont les indus­tries pri­vées émergent pour béné­fi­cier direc­te­ment des crises à grande échelle. La spé­cu­la­tion sur les catas­trophes et la guerre n’est pas un concept nou­veau, mais elle s’est vrai­ment appro­fon­die sous l’ad­mi­nis­tra­tion Bush après le 11 sep­tembre, lorsque l’ad­mi­nis­tra­tion a décla­ré ce type de crise sécu­ri­taire sans fin, et l’a simul­ta­né­ment pri­va­ti­sée et exter­na­li­sée — cela a inclus l’É­tat de sécu­ri­té natio­nale et pri­va­ti­sé, ain­si que l’in­va­sion et l’oc­cu­pa­tion [pri­va­ti­sée] de l’I­rak et de l’Af­gha­nis­tan.

La “doc­trine de choc” est la stra­té­gie poli­tique consis­tant à uti­li­ser les crises à grande échelle pour faire avan­cer des poli­tiques qui appro­fon­dissent sys­té­ma­ti­que­ment les inéga­li­tés, enri­chissent les élites et affai­blissent les autres. En temps de crise, les gens ont ten­dance à se concen­trer sur les urgences quo­ti­diennes pour sur­vivre à cette crise, quelle qu’elle soit, et ont ten­dance à trop comp­ter sur ceux qui sont au pou­voir. En temps de crise, nous détour­nons un peu les yeux, loin du jeu réel.

VICE : D’où vient cette stra­té­gie poli­tique ? Com­ment retra­cer son his­toire dans la poli­tique amé­ri­caine ?

La stra­té­gie de la doc­trine de choc était une réponse au pro­gramme du New Deal de Mil­ton Fried­man. Cet éco­no­miste néo­li­bé­ral pen­sait que tout avait mal tour­né aux États-Unis sous le New Deal : en réponse à la Grande Dépres­sion et au Dust Bowl, un gou­ver­ne­ment beau­coup plus actif a émer­gé dans le pays, qui s’est don­né pour mis­sion de résoudre direc­te­ment la crise éco­no­mique de l’é­poque en créant des emplois gou­ver­ne­men­taux et en offrant une aide directe.

Si vous êtes un éco­no­miste du libre mar­ché, vous com­pre­nez que lorsque les mar­chés échouent, vous vous prê­tez à un chan­ge­ment pro­gres­sif qui est beau­coup plus orga­nique que le type de poli­tiques de déré­gle­men­ta­tion qui favo­risent les grandes entre­prises. La doc­trine de choc a donc été déve­lop­pée comme un moyen d’é­vi­ter que les crises ne cèdent la place à des moments orga­niques où des poli­tiques pro­gres­sistes émergent. Les élites poli­tiques et éco­no­miques com­prennent que les moments de crise sont l’oc­ca­sion de faire avan­cer leur liste de sou­haits de poli­tiques impo­pu­laires qui pola­risent encore plus la richesse dans ce pays et dans le monde entier.

VICE : Nous sommes actuel­le­ment confron­tés à de mul­tiples crises : une pan­dé­mie, le manque d’in­fra­struc­tures pour la gérer et l’ef­fon­dre­ment de la bourse. Pou­vez-vous nous expli­quer com­ment cha­cun de ces élé­ments s’ins­crit dans le sché­ma que vous avez décrit dans la Doc­trine du choc ?

Le choc est en réa­li­té le virus lui-même. Et il a été trai­tée de manière à maxi­mi­ser la confu­sion et à mini­mi­ser la pro­tec­tion. Je ne pense pas que ce soit une conspi­ra­tion, c’est juste la façon dont le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain et Trump ont géré — com­plè­te­ment mal — cette crise. Jus­qu’à pré­sent, M. Trump a trai­té cette situa­tion non pas comme une crise de san­té publique mais comme une crise de per­cep­tion et un pro­blème poten­tiel pour sa réélec­tion.

C’est le pire des scé­na­rios, sur­tout si l’on tient compte du fait que les États-Unis ne dis­posent pas d’un pro­gramme natio­nal de soins de san­té et que les pro­tec­tions dont béné­fi­cient les tra­vailleurs sont très mau­vaises (par exemple, la loi n’ins­ti­tue pas d’in­dem­ni­tés de mala­die). Cette com­bi­nai­son de forces a pro­vo­qué un choc maxi­mal. Il va être exploi­té pour sau­ver les indus­tries qui sont au cœur des crises les plus extrêmes aux­quelles nous sommes confron­tés, comme la crise cli­ma­tique : l’in­dus­trie aérienne, l’in­dus­trie pétro­lière et gazière, l’in­dus­trie des bateaux de croi­sière, ils veulent conso­li­der tout cela.

VICE : Com­ment avons-nous vu cela aupa­ra­vant ?

Dans La Doc­trine du choc, je parle de ce qui s’est pas­sé après l’oura­gan Katri­na. Des groupes d’ex­perts de Washing­ton comme la Heri­tage Foun­da­tion se sont réunis et ont créé une liste de solu­tions “pro-libre mar­ché” pour Katri­na. Nous pou­vons être sûrs que le même type de réunions se tien­dront main­te­nant. En fait, la per­sonne qui a pré­si­dé le groupe Katri­na était Mike Pence (N.T : la per­sonne qui pré­side main­te­nant le dos­sier Coro­na­vi­rus). En 2008, ce mou­ve­ment s’est tra­duit par le sau­ve­tage des banques, où les pays leur ont remis des chèques en blanc, qui se sont fina­le­ment éle­vés à plu­sieurs mil­liards de dol­lars. Mais le coût réel de cette situa­tion a fina­le­ment pris la forme de vastes pro­grammes d’aus­té­ri­té éco­no­mique [réduc­tions ulté­rieures des ser­vices sociaux]. Il ne s’a­git donc pas seule­ment de ce qui se passe main­te­nant, mais aus­si de la façon dont ils vont payer à l’a­ve­nir, lorsque la fac­ture de tout cela sera due.

VICE : Y a‑t-il quelque chose que les gens peuvent faire pour atté­nuer les dégâts du capi­ta­lisme de catas­trophe que nous voyons déjà dans la réponse au coro­na­vi­rus ? Sommes-nous mieux ou moins bien lotis que nous l’é­tions pen­dant l’ou­ra­gan Katri­na ou la der­nière réces­sion mon­diale ?

Lorsque nous sommes mis à l’é­preuve par la crise, soit nous nous replions et nous nous effon­drons, soit nous gran­dis­sons, et nous trou­vons des réserves de force et de com­pas­sion dont nous ne savions pas que nous étions capables. Ce sera l’un de ces tests. La rai­son pour laquelle j’ai un cer­tain espoir que nous puis­sions choi­sir d’é­vo­luer est que — contrai­re­ment à 2008 — nous avons une alter­na­tive poli­tique si réelle qu’elle pro­pose un type dif­fé­rent de réponse à la crise qui s’at­taque aux causes pro­fondes de notre vul­né­ra­bi­li­té, et un mou­ve­ment poli­tique plus large qui la sou­tient.

C’est ce sur quoi ont por­té tous les tra­vaux sur le Green New Deal : se pré­pa­rer à un moment comme celui-ci. Nous ne pou­vons pas nous décou­ra­ger ; nous devons plus que jamais nous battre pour l’u­ni­ver­sa­li­té des soins de san­té, des gardes d’en­fants, des congés de mala­die payés, tout cela est étroi­te­ment lié.

VICE : Si nos gou­ver­ne­ments et l’é­lite mon­diale vont exploi­ter cette crise à leurs propres fins, que peuvent faire les gens pour s’en­trai­der ?

“Je vais prendre soin de moi et des miens, nous pou­vons obte­nir la meilleure assu­rance mala­die pri­vée qui soit, et si vous ne l’a­vez pas, c’est pro­ba­ble­ment votre faute, ce n’est pas mon pro­blème” : voi­là ce que ce genre d’é­co­no­mie de win­ner met dans nos cer­veaux. Ce qu’un moment de crise comme celui-ci révèle, c’est notre inter­re­la­tion les uns avec les autres. Nous consta­tons en temps réel que nous sommes beau­coup plus inter­con­nec­tés les uns avec les autres que notre sys­tème éco­no­mique bru­tal ne le laisse croire.

Nous pou­vons pen­ser que nous serons en sécu­ri­té si nous béné­fi­cions de bons soins médi­caux, mais si la per­sonne qui pré­pare ou livre notre nour­ri­ture, ou qui emballe nos boîtes n’a pas de soins médi­caux et ne peut pas se per­mettre d’être exa­mi­née, et encore moins res­ter à la mai­son parce qu’elle n’a pas de congé de mala­die, nous ne serons pas en sécu­ri­té. Si nous ne pre­nons pas soin les uns des autres, aucun d’entre nous ne sera en sécu­ri­té. Nous sommes coin­cés.

Les dif­fé­rentes manières d’or­ga­ni­ser la socié­té favo­risent ou ren­forcent dif­fé­rentes par­ties de nous-mêmes. Si vous êtes dans un sys­tème qui, vous le savez, ne prend pas soin des gens et ne dis­tri­bue pas les res­sources de manière équi­table, alors notre pul­sion d’ac­cu­mu­la­tion sera en alerte. Gar­dez donc cela à l’es­prit et réflé­chis­sez à la manière dont, au lieu de vous entas­ser et de pen­ser à la façon dont vous pou­vez prendre soin de vous-même et de votre famille, vous pou­vez chan­ger et réflé­chir à la façon dont vous pou­vez par­ta­ger avec vos voi­sins et aider les per­sonnes les plus vul­né­rables.

Interview par Marie Solis


Traduction : ZIN TV https://zintv.org/naomi-klein-comment-lelite-mondiale-va-tenter-dexplo...


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Message par Dédé 95 le Mar 24 Mar 2020 - 15:54

24/03/20


Coronavirus : entre la privatisation du système de santé et autres perversions capitalistes

Cecilia ZAMUDIO
L’épidémie de coronavirus rend évidente la perversion du système capitaliste (au cas où il manquerait encore une évidence) :

Sous le capitalisme, système orienté vers la capitalisation des richesses dans les mains de quelques-uns, au moyen de l’exploitation des travailleurs et du pillage de la nature, système dans lequel la santé est perçue comme une marchandise, la mortalité des épidémies se multiplie à cause de la précarité de l’accès à la santé. Dans certains pays, comme les États-Unis, il n’y a pas de santé publique, et les coûts médicaux sont exorbitants pour les patients ; par exemple, les tests de dépistage du coronavirus coûtent plus de 3000 dollars aux États-Unis pour un patient sans assurance privée (au moins 27,5 millions de personnes sont sans couverture) [1].

Sous le capitalisme, dans les pays où il reste encore un peu de santé publique (grâce à la lutte des travailleurs), les hôpitaux sont débordés à cause des coupes budgétaires perpétrées dans le domaine de la santé au cours des dernières décennies (depuis la chute de l’URSS, les soi-disant "États providence" capitalistes ont démantelé les services publics afin de multiplier les fortunes de ceux qui capitalisent sur la privatisation de la santé, de l’éducation, etc.). Il y a de moins en moins d’hôpitaux publics, de médecins, de personnel pour la santé publique ; il y a une privatisation progressive de tout le système de santé, qui ne profite qu’aux sociétés commerciales de santé privées.

Sous le capitalisme, dès le début de la pandémie, les assurances ont dit que c’était la santé publique qui devait traiter, seule, les personnes infectées par le coronavirus. Les assurances privées ne couvrent pas le traitement par coronavirus [2]. Leur objectif n’est évidemment pas la santé, mais le profit.

Les millionnaires, les patrons qui exploitent des milliers de travailleurs salariés, demandent plus de facilités pour licencier les travailleurs et demandent que les salaires des personnes en arrêt (parce qu’infectées) soient payés par le budget de l’État, et non par eux, qui sont ceux qui soutirent la plus-value toute l’année de ces mêmes travailleurs. En outre, ils demandent davantage d’exonérations fiscales et de subventions (pour ces vautours, toutes les opportunités sont bonnes pour capitaliser l’argent des impôts). Les grandes entreprises réclament encore et encore plus d’argent public pour leurs caisses privées (un braquage de haut vol). Les gouvernements du Capital, au lieu d’utiliser le budget de l’État pour construire davantage d’hôpitaux, pour les doter d’équipements et pour recruter davantage de personnel de santé, de nettoyage et de désinfection, cèdent l’argent public aux grandes entreprises qui se plaignent de "pertes".

Les véritables pertes sont celles dont souffre la classe ouvrière : en raison de la précarisation du système de santé publique, des vies sont perdues à cause des listes d’attente de plus en plus longues pour pouvoir consulter des spécialistes, faire des examens ou accéder à des hospitalisations, ce qui implique des diagnostics et des opérations tardives sur des maladies qui n’auraient pas été mortelles en étant traitées à temps (tumeurs, etc.). En périodes d’urgence sanitaire en raison d’épidémie, ces situations s’aggravent.

Des milliers de travailleurs sont licenciés. D’autres, menacés de licenciement par un patronat qui ne fournit même pas d’équipements de protection, sont contraints d’aller travailler, même dans des secteurs non stratégiques. Quant aux personnes qui travaillent à domicile en aidant et en soignant des personnes dépendantes, elles continuent à travailler dans des conditions très précaires [3] : sans masques ou gants parce que l’employeur ne les fournit pas, devant elles-mêmes financer les multiples trajets quotidiens, avec des horaires aberrants, etc. Et en ce qui concerne les personnes qui n’ont pas de contrat, celles qui travaillent de manière informelle, ou selon le caprice de l’employeur (un jour oui, un jour non), leur précarité augmente de façon dramatique. Les groupes les plus vulnérables de la classe exploitée sont les plus touchés : les sans-abri, les personnes expulsées de leur logement par la banque, les migrants considérés comme “sans-papiers” par des lois d’immigration pernicieuses, les personnes âgées isolées, vont être, encore une fois, frappées de la manière la plus brutale. Les prix augmentent, y compris ceux des produits nécessaires pour freiner une pandémie : les prix des désinfectants et des masques augmentent de façon exponentielle. Dans les hôpitaux, les appareils respiratoires sont insuffisants en raison d’un système de santé saccagé par le capitalisme : certains patients n’auront tout simplement pas d’appareil respiratoire et vont mourir [4]. Les dépenses et la recherche médicale sont subordonnées à des critères de profit, de "rentabilité" et de "propriété".

Le coronavirus vient à point aux grands capitalistes pour justifier la récession économique aux yeux d’une population aliénée par des mass médias chargés de dissimuler les véritables causes de l’effondrement économique... effondrement que génère le capitalisme de façon cyclique en raison des caractéristiques inhérentes à sa logique prédatrice. Marx a écrit à ce sujet : « Le capitalisme a tendance à détruire ses deux sources de richesse : la nature et les êtres humains ». Historiquement, les grands capitalistes ont réussi à tirer profit des plus grandes récessions économiques inhérentes à ce système, en déclenchant encore plus de destructions : provoquant des guerres mondiales, des guerres impérialistes pour revigorer le complexe militaro-industriel et accroître le pillage et le taux d’exploitation... et c’est la classe ouvrière mondiale qui paie, avec plus de précarité, de misère et de mort.

Dans un système socialiste, ou dont une partie de l’économie reste planifiée car autrefois il fut socialiste (comme la Chine), les tests sont gratuits, ainsi que les traitements et l’hospitalisation. La désinfection constante des espaces publics et des centres d’approvisionnement alimentaire est une priorité effective. Les infrastructures, les médecins et le personnel de santé abondent, comme c’est le cas à Cuba. Cuba envoie même des brigades médicales dans les régions du monde les plus appauvries par le pillage capitaliste : des milliers de médecins cubains travaillent en Amérique Latine, en Afrique et en Asie, pour guérir et sauver des vies, dans des pays où les gens meurent d’épidémies dont le traitement a été trouvé depuis des décennies, mais n’est pas accessible aux plus démunis du monde, aux habitants des zones les plus ravagées et appauvries par le capitalisme transnational [5]. Les pays les plus appauvris du monde sont dans la grande majorité des pays immenses en richesses, autrefois pillées par le colonialisme et aujourd’hui par le néo-colonialisme capitaliste. Là où l’impérialisme étasunien et européen envoie des bombes, des forces militaires, des évangélisateurs et une prétendue "coopération" destinée à soutenir les politiques impérialistes (USAID, etc.) [6], Cuba en tant qu’État socialiste, envoie des médecins en cohérence avec l’internationalisme prolétarien. Par surcroît, en raison de la pandémie de coronavirus, Cuba et la Chine envoient des spécialistes et des médicaments de la biotechnologie cubaine en Italie. La Chine a envoyé des tonnes d’équipements (respirateurs artificiels, masques, tests, etc.) à une Italie que l’Union européenne n’aide pas comme elle le devrait [7]. L’Espagne a également besoin de cette aide de la Chine et de Cuba.

Dans un système socialiste, ou dans lequel il reste une partie de l’économie planifiée, si nécessaire, on construit des hôpitaux équipés de technologies de pointe en quelques jours pour apporter les soins nécessaires à tous les patients (comme la Chine l’a fait, en réussissant à freiner l’expansion du coronavirus, en le faisant entrer en phase décroissante). Les masques, désinfectants et autres équipements de nature préventive sont fournis dans le cadre d’une prévention collectivement abordée contre la contagion. Il n’y a pas de pénurie de médecins ou de respirateurs dans les hôpitaux. La recherche médicale dans les pays socialistes est destinée à la recherche de traitements pour guérir et n’est pas soumise à des critères de profit et de "rentabilité". Cuba a ainsi mis à disposition un médicament pour traiter le coronavirus (l’interféron alpha 2B) qui a déjà été utilisé avec succès en Chine [8].

Malgré le blocus économique imposé à Cuba par les États-Unis, le système médical cubain a été reconnu au niveau international, y compris par des organismes du monde capitaliste. Par exemple, en 2015, Cuba a reçu la première reconnaissance mondiale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour avoir éliminé la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la bactérie responsable de la syphilis, avancées majeures pour l’humanité tout entière, grâce au système socialiste cubain.

Tandis que Cuba, un petit pays, bloqué économiquement, constamment assiégé et calomnié, développe une société orientée vers le bien commun et développe des biotechnologies pour guérir l’humanité, les États-Unis, pays capitaliste par excellence, continue d’investir une grande partie de son budget scientifique dans l’obsolescence Programmée (vieillissement programmé des choses pour générer plus de surconsommation), continue de développer des armements et de perpétrer des invasions impérialistes avec ses partenaires européens. Pendant que le coronavirus se répand, se déroule en Europe une gigantesque manœuvre de l’OTAN, Defender-Europe 20. 30 000 soldats étasuniens débarquent depuis le début du mois de mars en Europe ; des milliers de soldats européens vont se joindre à eux pour des manœuvres sur un territoire qu’ils projettent comme un éventuel champ de bataille entre l’OTAN et la Russie. Ces manœuvres sont extrêmement coûteuses pour le budget communautaire [9].

« Un jour, nous saurons si l’irruption du coronavirus constitue ou non un maillon de la guerre commerciale des Etats-Unis contre la Chine, bien que nous puissions avoir la certitude que si elle ne l’est pas, ce n’est pas à cause de problèmes éthiques à cet égard. Ceux qui ont lâché les bombes sur Hiroshima et Nagasaki, ont perpétré à travers le monde toutes sortes de coups d’État, de guerres et d’assassinats ciblés ou ont directement provoqué des épidémies telles que celle de la Dengue hémorragique à Cuba, ne vacillent pas pour des raisons humanitaires lorsqu’il s’agit d’atteindre des objectifs politico-économiques », exprime Angeles Maestro [10]. Au-delà de savoir, pour le moment, si cette épidémie est née aux États-Unis (comme certains le suggèrent [11]) nous pouvons faire quelques constatations :

Lorsqu’une épidémie rencontre un système public de santé solide, elle est rapidement vaincue ; lorsque cette épidémie rencontre un système public de santé affaibli par la logique capitaliste de privatiser tous les services (au profit d’une poignée de milliardaires et au détriment de la population), ses effets deviennent très graves, impactant particulièrement les vies de la classe exploitée, emportant des vies qui auraient pu être sauvées. Quand une épidémie rencontre un système de santé publique inexistant, ce qui est le cas dans la plupart des pays dévorés par le pillage capitaliste, cela cause une mortalité effroyable, comme dans les dizaines de pays où des centaines de milliers de personnes meurent chaque année de maladies guérissables.

Une autre constatation est la mise à profit de la situation d’urgence par les grandes fortunes : des montants faramineux du budget public sont détournés vers le secteur privé, dans l’ombre du chaos et du rideau médiatique : « il est évident que le coronavirus a servi de déclencheur de l’éclosion d’une grande crise économique en gestation depuis longtemps. Le plus grave, et pas besoin d’être un lynx pour le voir venir, c’est que le virus couronné servira de bouc émissaire pour de nouvelles coupes budgétaires et privatisations, augmentation des impôts indirects et des avantages fiscaux pour le capital et, surtout, de nouveaux renflouements de banques avec de l’argent public » [12].

Dans un système socio-économique comme le capitalisme, où les moyens de production sont entre des mains privées, la majorité de la population est à la merci d’une élite : de la classe exploiteuse, dont les décisions sont en fonction de sa cupidité, pillant la planète, déclenchant des guerres, nous exploitant à satiété. Le capitalisme a plongé l’humanité dans une réalité d’épouvante : 26 milliardaires possèdent une richesse égale à la somme avec laquelle survit avec peine la moitié de l’humanité ; un enfant meurt toutes les 5 secondes dans le monde de causes évitables (malnutrition, eau contaminée et maladies associées). Nous vivons sous la dictature du capital : parce que le profit prime sur la vie, parce que même des choses aussi essentielles que le système de santé sont conçues comme un négoce, avec toutes les souffrances que cela entraîne pour la majorité.


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Message par Dédé 95 le Mer 25 Mar 2020 - 15:29

25/03/20

Mais pourquoi le traitement du Pr Raoult est si minimisé? Une réponse:

Les réactions à la vidéo mise en ligne le mardi 25 février par l’IHU de Marseille et intitulée à l’origine « Coronavirus : Fin de partie », annonçant qu’un traitement avait été trouvé et démontré comme efficace contre le Covid-19, n’ont été que faiblement relayées par les médias, voire ont suscité de la suspicion de la part d’autres médecins interrogés. Pourtant Didier Raoult, chercheur biologiste et professeur de microbiologie est considéré comme le premier expert mondial quant aux maladies infectieuses. Il a monté en 1983 son propre laboratoire, « l’Unité des Rickettsies », spécialisé dans la culture des bactéries intracellulaires, laboratoire qui comprend maintenant plus de 400 personnes. Le monde à l’envers ?

Mensonges et manipulation
4 mars 2020

Après l’enthousiasme affiché par ce professeur, qui exerce depuis plus de 30 ans, on aurait pu s’attendre à une déferlante de titres annonçant la nouvelle, ou, à tout le moins, que ce traitement soit évoqué lors des points infos des journaux. Mais non, c’est quasiment silence radio. Alors pourquoi ?

En fait il semble qu’il y ait plusieurs points qui aillent à l’encontre des intérêts des « maîtres du monde ».

Une crise d’égo ?

Tout d’abord l’étude n’a pas été effectuée par les États-Unis ou l’Europe, mais par les Chinois. Ces derniers ayant publié leurs résultats en Chine, et pas dans une prestigieuse revue à comité de lecture occidentale, l’étude est perçue avec dédain. Pourtant Raoult, qui explique avoir par le passé travaillé avec la Chine, explique qu’aujourd’hui que les meilleurs experts sont là-bas et qu’ils ont simplement dépassé le reste du monde. En ce sens, il faut bien admettre qu’il navigue à contre-courant et qu’il semble faire fi des considérations politiques sans crainte de mettre son statut en jeu par ses déclarations. Gageons qu’il s’appuie sur son expérience pour faire confiance à l’étude chinoise. Quand on connaît un sujet, on repère facilement les indices pour estimer qu’un principe peut être pris en considération ou pas.

Ensuite, comme il l’explique, il n’est lui-même pas parisien, seulement marseillais. Il lui est donc interdit de donner de leçon aux élites. C’est comme ça, on est en France, c’est le jacobinisme. Et il existe des gardiens pour faire respecter l’ordre.

« Que pensez-vous de la théorie qui émerge depuis quelques jours selon laquelle la chloroquine permettrait de traiter le coronavirus ?

Non, c’est faux. Il n’y a aucun résultat probant dans ce sens pour l’instant ».

– Docteur Bertrand Galichon, chef adjoint du service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris. Source : l’Incorrect 28 février

Notons que ce docteur continue en disant « Je crois en tout cas que cette épidémie n’est ni la première ni la dernière et qu’une psychose déraisonnée se met en place. Il suffit de prendre les transports à Paris pour le constater. » Ah vraiment ? Pourtant, presque personne ne porte de masque dans le métro et le RER parisiens. Pour être tout à fait exact, il y en a parfois, mais vraiment rarement, et quand c’est le cas, cela ne concerne qu’une ou deux personnes. Alors, c’est quoi ces affirmations ?

Les docteurs parisiens dont Raoult se moque en viennent à demander une étude en labo puis clinique, que justement les Chinois viennent de terminer au pas de charge, sur 100 patients avec groupe de contrôle... Est-ce de l’ignorance ou du mépris ?

Un traitement qui ne rapporte rien

Le but du système de santé n’est pas vraiment de soigner les gens mais, à travers les médecins, de permettre aux laboratoires d’engranger des bénéfices. Dans ces conditions, le traitement proposé par les Chinois pose problème. Deux comprimés par jour de chloroquine à 10 centimes l’unité pendant 10 jours représentent un total de 2 euros. Par ailleurs, ce traitement est vieux de 70 ans et plus aucun brevet n’existe. La marge financière pour les laboratoires pharmaceutiques est donc très maigre, surtout en regard d’un hypothétique vaccin.

Des contre arguments bien médiocres

L’opposition a, manu militari, utilisé les effets secondaires du traitement à la chloroquine : atteintes rétiniennes pouvant conduire à la cécité dans certains cas et intoxication aiguë, bien documentée, susceptible de déclencher des problèmes cardiaques ou respiratoires à fortes doses. Le professeur Raoult lui, dit avoir traité 4 000 personnes et n’avoir jamais rencontré de tels effets secondaires. Alors, pourquoi mettre en doute son expérience de terrain ?

Le vaccin en question

Alors que l’annonce de l’IHU de Marseille tombait à plat, la chaîne CNews faisait elle la promotion, le vendredi 28 février, d’un vaccin « inventé en Israël ». Vaccin qui, pour le coup, n’a pas du tout été testé sur l’homme et est destiné aux volailles contre un coronavirus qui est propre à ces animaux. Mais lui, c’est sûr, il va fonctionner...

À noter qu’un autre médicament peu onéreux est en cours d’évaluation : la quercétine. Cette substance a déjà été utilisée pour traiter et prévenir l’Ebola ainsi que le virus Zika. Mais contrairement à la chloroquine, le résultat des essais cliniques n’est pas encore publié.

À force de crier au loup...

À clairement ne pas vouloir admettre que ce virus peut d’ores et déjà être traité et donc à hystériser la chose, ne risque-t-on pas de ne plus avoir de réaction correcte de la part des gens si dans un futur proche un gros virus bien méchant, venait lui à se présenter ?

Mais cela est peut-être voulu. Pavlov avec ses expériences sur les chiens s’est rendu compte d’un phénomène qu’il a appelé l’inhibition transmarginale. Le phénomène est présent chez les hommes aussi. Soumis à d’intenses stimuli le système nerveux va arriver à un point de rupture. Suivant la résilience des personnes, ce point de rupture est atteint grâce à différentes étapes. Les voici :

1) Créer du stress en augmentant de l’intensité du signal, ce signal étant le signal « peur » diffusé à la population.

2) Prolonger l’intervalle de temps entre la diffusion du signal et l’arrivée de la nourriture, c’est à dire ici d’un traitement. On comprend donc que le traitement ne doit pas arriver trop tôt, il faut laisser le stress faire son effet. Une bonne partie des gens sous ce stress va alors se résigner, être plus docile, et être moins attentifs à autre chose.

3) Envoyer des messages contradictoires. On a un traitement, finalement non. Il y a plus de morts, finalement non. C’est super grave mais ce n’est pas le reflet de la réalité, etc. Inconsciemment, le niveau de stress augmente encore.

4) Carrément affaiblir physiquement les personnes. Les vaccins pourraient bien être ce moyen. On se rappelle de l’augmentation de cas de sclérose en plaques dénoncé par les gens ayant reçu le vaccin contre l’hépatite B. Cette méthode-là est sournoise et horrible. Elle est utilisée contre les individus pourvus d’une constitution solide et d’une intelligence supérieure, qui résistent à la domination et au contrôle.

Voici la réponse de Didier Raoult aux assauts de ses opposants :

« Ça veut dire aujourd’hui qu’on n’a plus besoin de vaccin ?

Didier Raoult : Les vaccins, je sais que ça excite beaucoup la presse, mais des vaccins nouveaux créés depuis trente ans pour répondre à des crises sanitaires, il y en a un ou deux. Tout le monde dit que ce serait merveilleux s’il y avait un vaccin mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Dans le passé récent, au XXIe siècle, les grandes maladies ont été vaincues par le traitement plus que par le vaccin. Le traitement marche vite et quand on fait comme ont fait les Chinois, ce qu’on appelle du “ repositionnement ”repositioning, c’est-à-dire, utiliser des médicaments pour d’autres raisons que celles pour lesquelles ils avaient été créés, ça offre des solutions très rapides. C’est une bonne nouvelle pour tout le monde, car on n’a pas de raison de payer très cher des produits qui sont bon marché. C’est accessible, c’est disponible et il n’y a pas à attendre quatre ans pour une autorisation de mise sur le marché. C’est une ouverture absolument considérable ».

– Voici le lien de la publication chinoise au format pdf :

Breakthrough : Chloroquine Phosphate has Shown Apparent Efficacy in Treatment of COVID-19 Associated Pneumonia in Clinical Studies.

– La courbe des cas en Chine (en bleu le nombre de personnes guéris, en rouge le nombre de nouveaux cas) :

Le nombre quotidien de nouveaux cas guéris dépasse celui des nouveaux cas confirmés en Chine depuis 11 jours consécutifs.

Le Royaume-Uni interdit l’exportation parallèle de deux candidats au traitement COVID-19 pour protéger l’approvisionnement national (26 février)

[...] les deux médicaments en question, la combinaison antivirale à dose fixe lopinavir + ritonavir, et le phosphate de chloroquine, antipaludique (qui est également connu pour son activité antivirale), étaient tous deux remarquables pour une raison bien différente. Ces deux médicaments ont été mis en évidence dans de récentes communications du ministère chinois des sciences et de la technologie et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le cadre d’une liste croissante de thérapies potentielles en cours d’évaluation, en tant que candidats à l’utilisation pour atténuer les infections lors de l’épidémie de COVID-19. source

Le professeur et virologue Marc Van Ranst de l’Université de Louvain (Belgique) s’associe aux positions prises par le Pr Didier Raoult :


Note de Geb :

J’ajouterai que le Professeur Raoult est considéré dans les milieux scientifiques et médicaux comme une sommité. Et que tenter de le discréditer ne va pas être une mince affaire pour ceux qui y auraient intérêt. D’ailleurs pour l’instant on ne peut que constater son absence la Une des journaux mainstream car ceux qui le tenteront risquent de finir de détruire le peu de crédibilité qu’il leur reste. Et le discours qu’il tient est celui tenu autant par pratiquement tous les opposants au Bloc occidental, que par Cuba sur l’existence d’un traitement existant et peu cher. Soit par tous ceux qu ont intérêt de guérir la maladie rapidement sans se faire du beurre dessus.


https://monde.taibaweb.com/index.php/2020/03/03/hysterie-pourquoi-pers...


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Message par Dédé 95 le Jeu 26 Mar 2020 - 19:24

26 mars 2020

Applaudir par la fenêtre les soignants protège les vrais responsables

Selim
Cela avait commencé en Italie et en Espagne. Depuis le 18 mars en France, aux alentours de 20h, des personnes remercient les “soignants” de leur fenêtre ou balcon. “Le mot d’ordre avait été donné sur les réseaux sociaux dans la journée et relayé par plusieurs députés : “Tout le monde à sa fenêtre, velux ou balcon à 20 heures pour applaudir le personnel hospitalier. Tous les soirs à 20 heures pile. Passe le message à tes voisins. On ne sera que quelques-uns au début mais petit à petit, cela va se répandre””, nous raconte Libération.

Applaudir des “soignants”, rendre invisibles tous les autres ?

Evitons tout de suite un malentendu : applaudir, “c’est déjà ça”, bien sûr. Je dirai même que c’est “mieux que rien”, après tout. Une première prise de conscience de la nécessité d’avoir de très bons services publics et en particulier hospitaliers à l’heure du coronavirus en France ? Pourquoi pas.

Applaudir à sa fenêtre, d’accord. Mais applaudir pour qui, ou pour quoi, exactement ? On imagine facilement que Marc et Clotilde, trentenaires parisiens, ne savent pas vraiment à qui leur petit rituel #j’applaudis du soir se destine. Mais ils le font, de bon cœur, et affichent leur solidarité pleine et entière sur les réseaux sociaux. Leur vision de l’hôpital paraît digne de la série américaine Grey’s Anatomy, avec cet imaginaire comme quoi il y aurait pour l’essentiel des “médecins qui soignent” accompagnés des infirmières et infirmiers “qui aident les médecins”. On applaudit “les soignants” du haut de sa fenêtre ou de son balcon parisien, mais pas forcément le personnel dans son ensemble qui accompagne les soins ou permet leur réalisation.

Au grand étonnement de Marc et Clotilde, il y a aussi ce qu’on appelle des brancardiers, des aides-soignants, qui sont le plus souvent en contact avec les patients et donc particulièrement exposés, les ambulanciers, les femmes et hommes de ménage, et d’autres encore ... Un “personnel hospitalier” dans sa totalité, en somme, souvent oubliés dans de nombreux reportages ou tribunes et rendus invisibles par ces applaudissements de manière souvent inconsciente. Et quid des caissières et caissiers, routières et routiers cheminotes et cheminots ? Méritent-ils aussi des applaudissements, celles et ceux qui n’ont d’autres choix que de prendre des risques pour nous nourrir ?

Applaudir les “soignants héroïques”, c’est dépolitiser leurs luttes quotidiennes

Applaudir rend exceptionnel et héroïque le travail hospitalier et dépolitise ainsi des problématiques structurelles de manque de moyens que rencontrent nos hôpitaux depuis plusieurs années. “ Des gens qui sauvent des vies, quel miracle ! ”, s’exclame Clotilde, heureuse que l’on puisse potentiellement sauver la sienne et celle de son compagnon également. Or, le personnel hospitalier demande depuis plusieurs années des choses très concrètes et politiques afin que leurs actes ne soient plus de l’ordre de l’exception, que l’on applaudit chaque soir touché par la grâce du docteur sexy de série B en blouse blanche : du matériel correct, de bonnes conditions sanitaires de travail, plus de masques, des lits, du temps pour exercer correctement leur travail, et tout un tas d’autres éléments indispensables à la réussite de leurs tâches. En ce sens, exercer son métier dans de bonnes conditions matérielles avec un salaire à sa hauteur, et que l’on rémunère leurs nombreuses heures supplémentaires, notamment en cette période de mobilisation du personnel massive.

Applaudir protège les responsables et fait dire que ce sera à nous de porter leur “effort national” à coups de sacrifices

Applaudir nous rend passif, comme endormi par une bonne dose de calmants qui évite que l’on vire trop rouge vif ou excité tel un gilet jaune de décembre 2018 (pic de nervosité des foules de gueux en colère particulièrement aigu). Car c’est une excellente manière de se soumettre aux politiques néolibérales qui tuent depuis plus de vingt ans nos hôpitaux publics, de nous rendre inoffensifs à simplement remercier celles et ceux qui combattent le virus dans nos hôpitaux avec le peu de moyens qu’ils ont à disposition. Cela permet de faire comprendre aux dominants, pourtant responsables de cette situation, qu’on ne leur en veut pas trop, et que ce sera à nous de faire des efforts pour préserver et aider notre hôpital, quitte à se sacrifier davantage et mettre fin à plusieurs acquis sociaux dont bénéficient également le personnel hospitalier. Un décret va en effet autoriser de dépasser la limite légale de 48h par semaine pour aller jusqu’à 60h de travail hebdomadaire. Le piège est grossier, presque évident, alors n’y tombons pas trop la tête la première non plus.

Et si les actionnaires français offraient leurs dividendes (records) de 2019 au personnel soignant ?

Et si les salariés offraient leurs RTT au personnel soignant ?

Ces applaudissements légitiment ainsi le fait que ce sera à nous de faire leurs efforts au détriment des plus riches, des actionnaires, des pertes colossales dues aux politiques fiscales des gouvernants de “gauche” ou de droite, comme les suppressions de l’ISF ou de la Flat Tax, ou encore l’application du CICE. Imaginez combien de lits et de masques aurait-on pu payer avec ces pertes qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros, dans nos hôpitaux ou dans la recherche sanitaire et scientifique qu’on asphyxie à coup de réformes budgétaires et comptables ? Et si on utilisait, comme dans certains endroits d’Espagne, nos casseroles, en attendant de pouvoir les utiliser pour chasser nos gouvernants incompétents, avec des slogans que l’on crierait dans toutes les rues : “C’est vous qui tuez l’hôpital public, comptez vos morts. Après le confinement, vous rendrez des comptes !”, ou encore, le classique, “Macron démission ! C’est pas le tout d’applaudir !” Chiche ?

Comme après la crise financière de 2008, ils souhaitent nous faire payer leurs bassesses managériales et prétexter un “effort national”. Nous faire payer leurs pots cassés, leurs erreurs passées. Les applaudissements arrangent bien les responsables de ce désastre sanitaire et il faut que cela cesse, que ces applaudissements cessent et s’orientent vers une rage à destination des responsables et des décideurs d’en haut.

Certains applaudissements peuvent être considérés comme hypocrites également, car de nombreuses et nombreux français, comme Marc et Clotilde, toujours eux, votent et ont voté en faveur de l’alternance socialiste ou de droite, responsable de la destruction du service hospitalier. A Paris, où la mode des applaudissements a essaimé, près de 60% des électeurs ont voté Macron ou Fillon au premier tour des présidentielles... La réhabilitation de Roselyne Bachelot dans sa gestion des commandes de masques lors de la grippe H1N1, nouvelle héroïne pour médias ignorants ou amnésiques, au choix, l’illustre parfaitement. La même qui a participé à la mise en oeuvre d’un hôpital moins centré sur les malades que sur une logique rentable, faisant de la santé un bien marchand comme un autre, “l’hôpital entreprise” avec une baisse drastique des dépenses, avec les lois de 2007 par exemple puis de 2009. On a déjà oublié, on n’a jamais su, et on applaudit aussi Bachelot ? Le Collectif inter-urgence, pour ne citer que lui, lutte déjà depuis plusieurs mois si ce n’est années, sans compter les nombreux appels en détresse de nos hôpitaux publics qui auraient, en ce sens, mérité des applaudissements tous les soirs depuis plus de vingt ans. Où étions-nous, où étiez-vous ?

Un SOS géant s’est affiché sur la façade du CHU de Caen vendredi soir. Les médecins veulent dénoncer les conditions de travail, le manque d’effectifs et la détresse du personnel.

Il faudra sérieusement penser à investir et s’investir en masse dans un service public particulièrement ravagé par des politiques gouvernementales depuis très, très longtemps. Et, à l’avenir, éviter de les ignorer en situation non pandémique, transformer ces applaudissements en insultes à destination des responsables et de nos gouvernants (oui oui, Marc et Clotilde, des “grossièretés”), et on pourra partir ainsi sur de bonnes bases pour la suite, ça ne fait aucun doute.

Le personnel hospitalier lui-même est très partagé au sujet des applaudissements. Certains s’en réjouissent quand d’autres n’ont pas de mots assez durs contre eux. C’est le cas de mon propre père âgé de 58 ans, Mustapha, syndiqué et brancardier depuis 40 ans.

“Dans la masse des gens qui applaudissent, il y’en a qui sont évidemment sincères. Mais ils devraient d’abord gueuler contre le gouvernement en place. Les SDF ne sont pas pris en charge et sont même sanctionnés s’ils n’ont pas d’attestation, alors qu’il y en a souvent qui viennent aux urgences car ils n’ont pas d’autres choix. On en parle ? Les applaudissement me font ni chaud, ni froid. C’est se donner bonne conscience sans prendre aucun risque. Cela me fait penser à “Touche pas a mon pote” de SOS racisme et du Parti socialiste. Ces gens vont-ils s’inquiéter des nouvelles lois qui passent comme sur les congés payés ? Assouplir le droit de travail, disent-ils, c’est surtout le durcir : 25 ordonnances d’un coup aujourd’hui. J’ai des idées de slogans à la place des applaudissements : “Je ne voterai plus pour des gens comme Macron. Macron démission !”, et ainsi rejoindre les nombreux slogans de manifestations du personnel hospitalier qui se déroulent déjà depuis de nombreuses années !”

https://www.frustrationmagazine.fr/pourquoi-applaudir-par-la-fenetre-l...

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Voilà un sujet à ouvrir, c'est plus intéressant que de débattre sur la naissance d'un individu du 1er siècle! je sais bien que la culture est quelquefois pas très variée Siffle

Alors mangeons varié les problèmes de nos vie !


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