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Ce climato-dénialiste qui surfe sur l’ignorance

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komyo
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Ce climato-dénialiste qui surfe sur l’ignorance

Message par komyo le Ven 20 Juil - 22:35




Alors que les conclusions font consensus dans le monde scientifique, une part de la population continue de nier cette réalité, se réfugiant dans les thèses sceptiques d’une infime minorité de chercheurs. En dépit d’être une minorité, leur parole fait loi sur internet. En effet, en 2013, une importante étude publiée dans les Environmental Research Letters a passé au crible près de 12.000 résumés de recherches menées par plus de 29.000 experts entre 1991 et 2011 dans le monde entier, sceptiques inclus. Conclusion, 97,1 % des études valident le consensus selon lequel le réchauffement est dû à l’activité humaine.

Et concernant ces 2,9% de sceptiques, si vous serriez tenté de les croire, on sait aujourd’hui que la plupart d’entre eux sont probablement influencés par l’industrie pétrolière. Ainsi, divers scandales ont émaillé le camp des climato-sceptiques ces dernières années, si bien qu’aujourd’hui on entend plus vraiment parler d’eux. On sait, par exemple, que le géant pétrolier américain ExxonMobil a versé plus d’1 million d’euros à des organisations de recherche qui s’opposent à l’idée d’un réchauffement causé par l’Homme. En 2015, une enquête a révélé que le chercheur américain Willie Soon, principal scientifique animant le scepticisme climatique aux USA, a reçu des fonds importants – plus d’1 million de dollars – de l’industrie pétrolière durant toute sa carrière. Ses travaux sont pourtant toujours brandis en exemple par les sceptiques du monde entier. Vincent Courtillot, référence du climato-scepticisme à la française, reconnait recevoir des fonds du pétrolier Total, mais estime que ça n’influence pas ses travaux… (Croyez-le sur parole!). Ainsi, en dépit de tout bon sens, la théorie d’une « cycle climatique normal » continue de polluer les esprits, la théorie d’un grand complot mondial « pour taxer les citoyens » confortant cette position.

On ne s’étonnera donc pas de retrouver les pontes de la « fachosphère » derrière ces théories, dont Soral multipliant les articles conspiro-climato-sceptiques (La grande arnaque du réchauffement climatique ou encore Réchauffement climatique : « La thèse officielle ? Une foutaise ! ») et, naturellement, Marine Le Pen qui n’hésite jamais à exprimer ses doutes à grand renfort de lieux communs : « Je ne suis pas sûre que l’activité humaine soit l’origine principale de ce phénomène. Le monde a connu des changements climatiques qui n’avaient rien à voir avec l’activité humaine. » expliquait-elle candide au journal TerraEco. Surfer politiquement sur le « doute » légitime et humaine qui anime la population face à des tentatives gouvernementales de taxer les comportements polluants est sans aucune doute une excellente opération. Une opération largement profitable aux industries fossiles.


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troubaa
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Re: Ce climato-dénialiste qui surfe sur l’ignorance

Message par troubaa le Ven 27 Juil - 19:13

je ne voulais pas répondre et pourtant si je vais le faire

1) quantité de rime pas avec qualité surtout en science.

2) sur quel critère ont été sélectionnés les articles ? 12000 en 20 ans cela fait 600 par an donc 2 par jour sur le climat ? hum hum

3) sur quel critère ont été défini un article comme étant pro réchauffement climatique ou non (suffit il d'écrire "le cou des girafes a augmenté de 5 cm ses 20 dernières années à cause du réchauffement climatique anthropique" pour que l'article soit considéré comme pro réchauffement ?

4) suffit il d’écrire un article donnant des données fausses sur le réchauffement climatique pour qu'il soit catalogué comme pro ?

6) dans quelle revue ont été publiés ces articles ? certaines revues sont sérieuses d'autres moins et ne publient que les scientifiques qui payent pour l'être.

5) étude ne veut pas dire nombre de scientifique. (un rappel pour toi)

6) sur le total combien d'études identiques ? (pas un détail)

bref on voit bien que cette étude, non sourcée, non définie, est du grand n'importe quoi

Encore de la re-information sans reflexion....

ce qui est important en science c'est le contenu pas le nombre.... et ton étude ne parle jamais de qualité de contenu. il suffit d'une étude pertinente pour en détruire 12000 moins pertinentes.


On voit bien la grossière désinformation que l'on te sert komyo.



_._._._._._._._._._._._


«L'optimiste voit le meilleur partout et ne veut pas entendre parler du pire ; le pessimiste voit le pire partout et ne veut pas entendre parler du meilleur. » – Michel Onfray
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loli83
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Re: Ce climato-dénialiste qui surfe sur l’ignorance

Message par loli83 le Ven 27 Juil - 20:58

et je ne vois pas ce que Soral vient faire là dedans , il raisonne pas trop mal (à tort ou à raison suivant les sujets ) , mais ce n'est pas un spécialiste du climat
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komyo
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Re: Ce climato-dénialiste qui surfe sur l’ignorance

Message par komyo le Ven 27 Juil - 21:38

troubaa a écrit:je ne voulais pas répondre  et pourtant si je vais le faire

1) quantité de rime pas avec qualité surtout en science.

2) sur quel critère ont été sélectionnés les articles ? 12000 en 20 ans cela fait 600 par an donc 2 par jour sur le climat ? hum hum

3) sur quel critère ont été défini un article comme étant pro réchauffement climatique ou non (suffit il d'écrire "le cou des girafes a augmenté de 5 cm ses 20 dernières années à cause du réchauffement climatique anthropique" pour que l'article soit considéré comme pro réchauffement ?

4) suffit il d’écrire un article donnant des données fausses sur le réchauffement climatique pour qu'il soit catalogué comme pro ?

6) dans quelle revue ont été publiés ces articles ? certaines revues sont sérieuses d'autres moins et ne publient que les scientifiques qui payent pour l'être.

5) étude ne veut pas dire nombre de scientifique. (un rappel pour toi)

6) sur le total combien d'études identiques ? (pas un détail)

bref on voit bien que cette étude, non sourcée, non définie, est du grand n'importe quoi

Encore de la re-information sans reflexion....

ce qui est important en science c'est le contenu pas le nombre.... et ton étude ne parle jamais de qualité de contenu. il suffit d'une étude pertinente pour en détruire 12000 moins pertinentes.


On voit bien la grossière désinformation que l'on te sert komyo.


serais tu totalement irrécupérable ?


jeudi 9 mars 2017
Le consensus des 97%, késako ?
Pour avoir un aperçu de l'argumentation autour du consensus sur le réchauffement climatique anthropique, qui mieux que John Cook (interviewé par Callan Bentley) ?

Source : http://blogs.agu.org/mountainbeltway/2017/03/08/qa-episode-4/

Traduction effectuée avec Google Translate ( avec des retouches chaque fois que nécessaire)

6. Les gens disent souvent que 97% des scientifiques conviennent que le changement climatique est causé par les activités humaines. Pourtant, des gens écrivent des livres et des articles réfutant cela (peut-être surtout des non-scientifiques), mais ils semblent utiliser des données et sont convaincus de leur position. Y a-t-il un argument légitime contre ce que disent ces 97% des scientifiques et sinon, est-ce que ces gens mentent ou inventent ? Pourquoi feraient-ils cela ? N'y a-t-il pas de science pour étayer leurs affirmations ?
[...]
J'ai sollicité l'aide de John [Cook] pour vous donner une réponse complète et faisant autorité. Gracieusement, il a accepté de relever le défi. J'ai essayé de partager la question du lecteur en petits morceaux adaptés aux principaux sous-thèmes qui semblaient mûrs pour la discussion.

6a) D'où vient le nombre de 97% ? S'agit-il d'une enquête ou d'enquêtes multiples ? Est-ce parmi les spécialistes, le grand public ou une autre population ?

  Un certain nombre d'études ont trouvé 97% d'accord entre les experts du climat sur le fait que les humains causent le réchauffement climatique. Selon une étude réalisée en 2009 par Peter Doran et Maggie Zimmerman, parmi les scientifiques du climat qui publient des recherches sur le climat, 97% ont convenu que les humains augmentent sensiblement la température mondiale. Une analyse de 2010 des déclarations publiques sur le changement climatique par William Anderegg a révélé que parmi les scientifiques qui avaient publié des travaux de recherche sur le climat revus par les pairs, 97% ont convenu que les humains causent la plupart du réchauffement climatique récent. Je faisais partie d'une équipe qui a publié une analyse des documents climatiques revus par des pairs en 2013 - nous avons constaté que, parmi les articles faisant état d'une position sur le réchauffement planétaire causé par l'homme, 97% ont approuvé le consensus.

   Il y a eu d'autres études mesurant le consensus. Cela nous a motivés à collaborer avec les coauteurs de sept des principales études de consensus (le document est Consensus sur le consensus: une synthèse des estimations du consensus sur le réchauffement climatique provoqué par l'homme). Nous avons trouvé deux résultats clés. Premièrement, l'accord sur le réchauffement de la planète causé par l'homme augmente avec l'expertise en science climatique. L'accord le plus important est celui des scientifiques du climat qui publient des travaux de recherche sur le climat. Deuxièmement, parmi le groupe des spécialistes du climat, il y avait un accord écrasant - entre 90% et 100%, avec un certain nombre d'études convergeant vers 97%.




6b) Qui sont les 3% restants, alors ? Pouvez-vous donner un ou deux exemples représentatifs ?

    Il est difficile de donner un exemple représentatif car il n'y a pas de discours cohérent parmi les papiers et les scientifiques anticonformistes (contrarian). Ils soutiennent souvent des positions contradictoires les unes avec les autres (par exemple, argumentant que « le changement climatique ne se produit pas » par opposition au « changement climatique *est* une réalité mais il n'est pas causé par les humains »). Cette incohérence nous a inspirés à co-écrire un article sur l'incohérence du déni de la science du climat. Le rejet du réchauffement climatique causé par l'homme ne consiste pas à présenter une explication alternative et cohérente du réchauffement planétaire - il s'agit de fabriquer du doute en vue de réduire le soutien du public à l'action climatique.

6c) Quelles données utilisent-ils (les anticonformistes) ? Leurs données sont-elles parfaites ? Est-ce que leurs données sont convaincantes ?

    Nous avons publié plusieurs études examinant les données et l'analyse dans les documents des anticonformistes. Dans une étude, nous expliquons comment leurs méthodes comportent systématiquement des défauts méthodologiques et des erreurs communes. Probablement l'erreur la plus courante est la sélection (cherry picking) - en ignorant les données ou la recherche qui est incompatible avec leur argument. Pour cette raison, on constate dans des recherches ultérieures que les études anticonformistes possèdent souvent des défauts significatif.

6d) Sont-ils « juste en train de mentir » ou « d'imaginer » ou y-a-t-il autre chose ?

    Il est toujours problématique d'essayer de deviner ce qui se passe sous le capot, et de juger si une personne essaie intentionnellement de tromper ou croit vraiment dans la désinformation. La recherche psychologique nous dit que cela est particulièrement difficile parce que de l'extérieur, la tromperie intentionnelle ressemble exactement aux biais cognitifs qui font que les gens se trompent d'eux-mêmes. Par exemple, tromper par la sélection pourrait être intentionnel, mais il pourrait être le produit du biais de confirmation - les gens attribuant plus de poids à la preuve qui confirme leurs croyances. De même, faire appel à de faux experts pourrait être une stratégie pour jeter le doute sur le consensus scientifique, mais les gens attribuent également plus de crédibilité et d'expertise aux personnes avec lesquelles ils sont d'accord.

6e) Quelles sont leurs motivations à votre avis ?

   Le principal facteur derrière le rejet de la science du climat n'est pas l'ignorance, la stupidité ou le manque d'éducation. Le principal facteur de refus de la science du climat est l'affiliation politique, et le deuxième facteur le plus important est l'idéologie politique. Les opinions politiques influencent le point de vue des gens sur le rôle humain dans le changement climatique.

   La raison en est que les partisans des marchés libres et non réglementés n'aiment pas que l'une des solutions proposées au changement climatique soit la réglementation des industries polluantes. L'aversion à une solution les amène à nier qu'il y a un problème en premier lieu qui a besoin d'être  résolu.

   Il est crucial de comprendre cette dynamique car elle nous aide à distinguer entre le scepticisme authentique et le déni de la science. Le scepticisme est une bonne chose - un véritable sceptique considère la preuve et arrive ensuite à une conclusion. Un négationniste, d'autre part, arrive à une conclusion d'abord puis refuse toute preuve qui est en conflit avec cette conclusion. Et le déni de la science comporte certaines caractéristiques révélatrices.

   L'idéologie et l'esprit de clan sont donc les principaux moteurs du déni des sciences du climat.

6f) Y a-t-il un espoir que les 3% ou les 97% changent d'avis ? Dans l'affirmative, quelles conditions pourraient être requises pour les faire réévaluer leurs conclusions ?

   Je dirais que ce sont deux questions distinctes, compte tenu de l'asymétrie de la situation. Pour les 97% des scientifiques du climat, le cas du réchauffement climatique causé par l'homme est basé sur de nombreuses lignes indépendantes de données empiriques. Nous voyons des empreintes humaines sur tout notre climat, en peignant un tableau clair et cohérent. Personnellement, pour changer mon esprit et je devine que c'est aussi le cas pour la plupart des 97% des scientifiques du climat, il faudrait démontrer que non seulement un élément de preuve est faux - mais que beaucoup ou tous sont faux. C'est pourquoi le consensus sur le changement climatique est si solide - renverser la cohérence de la preuve est incroyablement improbable.

   En ce qui concerne les 3%, le rejet de la science climatique est basé sur des facteurs tels que l'affiliation politique ou l'idéologie politique. C'est une triste réalité psychologique que les personnes dont les points de vue ne sont pas fondés sur des faits et des preuves ne sont pas susceptibles d'être persuadées par des faits et des preuves.


   Cependant, je voudrais apporter une lueur d'espoir. Anecdotiquement, je connais quelques personnes qui ont changé d'avis sur le changement climatique et le déclic a été quand ils ont réalisé qu'ils avaient été trompés par la désinformation. J'ai testé ce principe en laboratoire en expliquant une technique, ou l'erreur, du déni de la science. J'ai constaté que, dans l'ensemble du spectre politique, lorsque les gens étaient informés de la technique utilisée par la désinformation pour tromper, ils n'étaient plus influencés par la désinformation. Personne, qu'il soit conservateur ou libéral, n'aime être trompé. Cette approche de communication, basée sur une branche de la recherche psychologique connue sous le nom de théorie de l'inoculation, est quelque chose que j'explore encore plus dans mes recherches au Centre for Climate Change Communication.

6g) Vous aimeriez ajouter quelque chose ?

  Il y a eu une réponse intéressante des opposants à l'action climatique à la série d'études ayant trouvé un consensus de 97% sur le changement climatique. Une réponse a été « eh bien ! la science n'est pas faite par consensus. » C'est intéressant parce que la réplique vient des mêmes personnes qui nous disent depuis des décennies qu'il n'y a pas de consensus scientifique sur le changement climatique. Pourquoi nous dire qu'il n'y a pas de consensus si la science n'est pas faite par consensus?

   La longue histoire du refus du consensus remonte à des décennies. Dans les années 1990, le stratège politique Frank Luntz a conseillé aux républicains de mettre en doute le consensus afin de retarder l'appui du public à l'action climatique. Cette stratégie se poursuit jusqu'à ce jour. Si vous voulez retarder l'action climatique, c'est une bonne stratégie. Les psychologues ont identifié le consensus scientifique perçu comme une «croyance passerelle». Le public utilise l'avis d'expert comme raccourci heuristique ou mental, pour guider ses vues sur des questions scientifiques compliquées. S'il pense que les experts sont en désaccord sur le changement climatique, il s'oppose à soutenir l'action climatique.

   Il est donc important que les scientifiques communiquent le haut niveau d'accord sur le réchauffement climatique causé par l'homme, afin de répondre à l'idée fausse que les scientifiques ne sont pas d'accord. Mais ils devraient faire ceci avec leurs yeux grands ouverts - communiquer le consensus peut avoir pour résultat une réaction violente des opposants de l'action sur le climat. Mais cela souligne l'impératif de communiquer le consensus - ne pas le faire permettra aux adversaires de l'action climatique de continuer à mal informer le public et éroder le soutien aux politiques climatiques.


http://sogeco31.blogspot.com/2017/03/le-consensus-des-97-kesako.html


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