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Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

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denizkizi85
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Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par denizkizi85 le Jeu 12 Avr - 12:47

Сes dernières décennies prouvent une ancienne vérité - "les grands de ce monde" peuvent se permettre tout ce qui répond à leurs idées de l'opportunité et manquent les questions éthiques et le respect des usages reçus du droit international. La bonne promotion et le dépouillement de l'opinion publique - qui veut la fin veut les moyens.
L'histoire connait beaucoup d'exemples de l'attitude pareille. Le chemin des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne à la puissance mondiale est truffé de cadavres des leaders politiques indésirables et des ruines des pays qu'ils président. Les accusations fausses ou pas avérées de Saddam Hussein, Slobodan Milosevic et Mouammar Kadhafi ont servi des prétextes pour l'invasion militaire dans leurs pays avec le consentement tacite des membres de l'ONU. En résultat sur ces terriotoires on a établi l'anarchie et aucun de leaders nommés n'a pas parvenu au cour internationale de justice. A présent il semble qu'on prépare le même destin pour Bachar Assad et la Syrie. Cependant il y en a des problèmes.
Comme on le sait Londres et Washington font tout le possible pour conforter leur hégémonie. Mais on ne se limite pas aux déversements informationels et aux accusations conséquentes. Le contrôle des alliés qui dépendent de la volonté politique des grands de ce monde joue un rôle important. Au début de l'été de l'année passée les porte-paroles des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne à l'OTAN se sont adressés au secrétaire général de l'organisation avec la demande d'avoir prise sur les autres membres de l'alliance avant la votation à l'ONU selon la question de l'archipel des Chagos.

La lettre confidentielle à la direction de l'OTAN

L'annexe à la lettre
Tiens! La séance de l'Assamblée générale de l'ONU a été bien orchestré ayant pour le but repousser la remise de l'archipel des Chagos. Comment peut-on prendre en sérieux cette organisation? De plus, comment peut-on prendre en sérieux les leaders politiques des pays qui sont menés à la bride par Londres et Washington et manquent le droit international, les intérêts des électeurs et leurs propre image de marque?
http://homment.com/t4f9zfcnh7
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dan 26
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par dan 26 le Jeu 12 Avr - 16:04

denizkizi85 a écrit:

Tiens! La séance de l'Assamblée générale de l'ONU a été bien orchestré ayant pour le but repousser la remise de l'archipel des Chagos. Comment peut-on prendre en sérieux cette organisation? De plus, comment peut-on prendre en sérieux les leaders politiques des pays qui sont menés à la bride par Londres et Washington et manquent le droit international, les intérêts des électeurs et leurs propre image de marque?
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excuse moi mais je ne comprends  strictement rien à ton message!!
Archipel  des Chagos  quel enjeux  stratégique  pour ces pays ?????Je ne vois vraiment pas l’intérêt et de plus . il est déjà administré par l’Angleterre

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gaston21
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par gaston21 le Jeu 12 Avr - 16:54

De toute façon, on sait bien qui mène le monde et qui veut s'imposer, quel qu'en soit le prix! Impérialisme, que ça s'appelle! Mais le monstre tremble sur ses "pattes"! Les petits chinois les lui bouffent! Quant au grand mensonge...Il a été permanent. Qui a coopéré en douce avec les nazis jusqu'à Pearl Harbour! Beaucoup plus discret ensuite, par la Suisse! Grand-père Bush? Tu te souviens?
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dan 26
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par dan 26 le Jeu 12 Avr - 17:10

gaston21 a écrit:De toute façon, on sait bien qui mène le monde et qui veut s'imposer, quel qu'en soit le prix! Impérialisme, que ça s'appelle! Mais le monstre tremble sur ses "pattes"! Les petits chinois les lui bouffent! Quant au grand mensonge...Il a été permanent. Qui a coopéré en douce avec les nazis jusqu'à Pearl Harbour! Beaucoup plus discret ensuite, par la Suisse! Grand-père Bush? Tu te souviens?
les théories des complots, ont encore de beaux jours  devant elles !!
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Dernière édition par dan 26 le Jeu 12 Avr - 19:30, édité 1 fois
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komyo
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par komyo le Jeu 12 Avr - 19:30

Je n’ai jamais exclu la possibilité que la Russie soit responsable de l’attaque de Salisbury, entre autres possibilités. Mais j’écarte la possibilité qu’Assad lâche des armes chimiques sur la Ghouta. Dans cette guerre extraordinaire, où les djihadistes coupeurs de têtes financés par l’Arabie saoudite bénéficient du soutien aérien israélien et des “conseillers” militaires américains et britanniques, chaque fois que l’armée syrienne est sur le point de prendre le contrôle total d’une enclave djihadiste majeure, au dernier moment où la victoire est à leur portée, l’armée syrienne attaquerait des enfants avec des armes chimiques, sans aucune raison militaire. Nous avons été nourris de ce récit encore et encore et encore et encore et encore.
Nous sommes alors confrontés à une offensive de propagande de la part des politiciens néo-conservateurs, des think tanks et des “associations de bienfaisance” qui réclament une grande pluie de bombes et de missiles occidentaux, et nous sommes accusés d’insensibilité à l’égard des enfants qui souffrent si nous nous faisons des objections. Ceci malgré la certitude que les interventions militaires occidentales en Afghanistan, en Irak et en Libye ont eu des conséquences qui restent à ce jour tout à fait désastreuses.
Je crains que l’orchestration massive de la russophobie au cours des deux dernières années vise à préparer l’opinion publique à un conflit militaire plus large centré sur le Moyen-Orient, mais susceptible de s’étendre, et que nous approchons de ce but. La déconnexion de la classe politique et des médias par rapport à la population générale est telle que les leviers de bonne volonté pour empêcher cela sont, comme dans le cas de l’Irak, extrêmement peu nombreux, car les politiciens tremblent face au chauvinisme des médias. C’est une période extrêmement dangereuse.
Source : Craig Murray, 09/04/2018


_._._._._._._._._._._._


"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
«Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.» - Victor Hugo
Il y a deux types de français : il y a ceux qui pensent que le gouvernement et les lobbies vous veulent du bien et il y a ceux qui pensent Wink.
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dan 26
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par dan 26 le Jeu 12 Avr - 19:33

komyo a écrit:
Je crains que l’orchestration massive de la russophobie au cours des deux dernières années vise à préparer l’opinion publique à un conflit militaire plus large centré sur le Moyen-Orient, mais susceptible de s’étendre, et que nous approchons de ce but. La déconnexion de la classe politique et des médias par rapport à la population générale est telle que les leviers de bonne volonté pour empêcher cela sont, comme dans le cas de l’Irak, extrêmement peu nombreux, car les politiciens tremblent face au chauvinisme des médias. C’est une période extrêmement dangereuse.
Source : Craig Murray, 09/04/2018
macaron nous a bien dit qu'il avait la preuve que ce sont bien les syriens qui ont utilisé les gaz mortels , espérons qu'il ne se fasse pas rouler dans la farine, comme les anglais l'ont fait pour les Américains en Irak

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loli83
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par loli83 le Ven 13 Avr - 0:26

komyo ,

la logique n'est pas toujours présente , on l'a souvent vu dans l'histoire , je viens de lire un article je te mets des extraits :
Les violences sexuelles sont utilisées comme mesures de "rétorsion" contre l'opposition par Bachar al-Assad, dont la politique de terreur, "sa raison d'être", se renforcera avec sa victoire, assure la Syrienne Maria Al Abdeh, directrice de l'ONG Women Now for Development.

Q: Votre ONG, basée à Paris, dispose du plus grand réseau d'aide aux femmes en Syrie et est notamment implantée dans l'enclave rebelle de la Ghouta, attaquée depuis plus de trois semaines. Quelle est la situation sur place?R: Les gens vivant dans la Ghouta sont des martyrs vivants. Le désespoir est tel qu'on m'a fait part d'une manifestation où le slogan était : "On ne veut pas de liberté". Les gens sont prêts à tout pour éviter d'être identifié à l'opposition, d'être victime des bombardements, des attaques chimiques et de la famine.

On reçoit des vidéos: les gens vivent dans des constructions souterraines, sans toilettes, sans cuisine, sans lumière, des trous dans la terre. Il y a parfois des heures sans bombardements et la population sort pour tenter de trouver à manger mais il n'y a presque plus rien. Ils ont seulement un repas par semaine. Le reste du temps, les plus chanceux n'ont que du pain sec. Il n'y a plus de médicaments non plus: une femme a accouché avec césarienne, sans anesthésie. Pourtant, ce sont des civils.

Q: Que peut faire la communauté internationale?

R: Il faut faire justice et que Bachar al-Assad paie pour ses crimes. Il n'est pas l'ennemi du peuple syrien, comme le dit Emmanuel Macron, mais il est l'ennemi de l'humanité.

Les preuves, on les a. On a des milliers de photos de détenus, de brûlures au napalm et il faut accepter de prendre en compte les témoignages des civils. Je reçois des témoignages de gens qui me disent: "Je n'arrive pas à respirer". Il n'y a pas de solution en gardant Bachar al-Assad. C'est sans issue.
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dan 26
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par dan 26 le Ven 13 Avr - 8:22

loli83 a écrit:
Les preuves, on les a. On a des milliers de photos de détenus, de brûlures au napalm et il faut accepter de prendre en compte les témoignages des civils. Je reçois des témoignages de gens qui me disent: "Je n'arrive pas à respirer". Il n'y a pas de solution en gardant Bachar al-Assad. C'est sans issue.
 attention pour les preuves nous avons bien les preuves qu'il y a eu des bombes aux gaz toxiques , nous n'avons pas (enfin je pense) les preuves , que ce sont bien les syriens qui les ont envoyées . Ne pas oublier que nous sommes dans une région du monde, où les hommes sont capables des plus grandes atrocités contre leur propre peuple , pour enflammer le monde . Rappellez vous ce qu'il c'est passé en Algérie , le FLN etait capable de tuer son propre peuple , pour faire croire que c'était les français qui en étaient la cause .
Soyons très vigilants tant que nous n'avons pas les preuves de ceux qui ont envoyé ces saloperies .
Par contre si c'est vraiment les Syriens il n'y a pas à hésiter !!!
Souvenez vous des preuves des américains fournies par les anglais, pour l'Irak

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komyo
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par komyo le Ven 13 Avr - 9:02

loli83 a écrit:komyo ,

la logique n'est pas toujours présente , on l'a souvent vu dans l'histoire , je viens de lire un article je te mets des extraits :
Les violences sexuelles sont utilisées comme mesures de "rétorsion" contre l'opposition par Bachar al-Assad, dont la politique de terreur, "sa raison d'être", se renforcera avec sa victoire, assure la Syrienne Maria Al Abdeh, directrice de l'ONG Women Now for Development.

Q: Votre ONG, basée à Paris, dispose du plus grand réseau d'aide aux femmes en Syrie et est notamment implantée dans l'enclave rebelle de la Ghouta, attaquée depuis plus de trois semaines. Quelle est la situation sur place?R: Les gens vivant dans la Ghouta sont des martyrs vivants. Le désespoir est tel qu'on m'a fait part d'une manifestation où le slogan était : "On ne veut pas de liberté". Les gens sont prêts à tout pour éviter d'être identifié à l'opposition, d'être victime des bombardements, des attaques chimiques et de la famine.

On reçoit des vidéos: les gens vivent dans des constructions souterraines, sans toilettes, sans cuisine, sans lumière, des trous dans la terre. Il y a parfois des heures sans bombardements et la population sort pour tenter de trouver à manger mais il n'y a presque plus rien. Ils ont seulement un repas par semaine. Le reste du temps, les plus chanceux n'ont que du pain sec. Il n'y a plus de médicaments non plus: une femme a accouché avec césarienne, sans anesthésie. Pourtant, ce sont des civils.

Q: Que peut faire la communauté internationale?

R: Il faut faire justice et que Bachar al-Assad paie pour ses crimes. Il n'est pas l'ennemi du peuple syrien, comme le dit Emmanuel Macron, mais il est l'ennemi de l'humanité.

Les preuves, on les a. On a des milliers de photos de détenus, de brûlures au napalm et il faut accepter de prendre en compte les témoignages des civils. Je reçois des témoignages de gens qui me disent: "Je n'arrive pas à respirer". Il n'y a pas de solution en gardant Bachar al-Assad. C'est sans issue.
 


Toutes les guerres sont horribles quand on les voit dans le détail de leurs horreurs. C'est pour cela qu'il y a une bataille de l'information et un enjeu à contrôler celle-ci. Les occidentaux bombardent depuis des décennies en fonction de leurs agendas géopolitiques, as t on vu dans le détail les résultats en Irak, en Lybie, en afganisthan, plus anciennement au Vietnam, en Yougoslavie et j'en oublie, probablement non, les gens vomiraient au 20 heures. Par contre, des apologies des armements et de la force de nos armés et de notre technologie, ca oui, et c'est récurrent.

Je pense que la France n'a rien à faire la bas, et surtout pas à s'engager dans ce qui peut potentiellement aboutir à un troisième conflit mondial, simplement pour satisfaire le complexe militaro industriel de l'empire vieillissant que sont les usa !


Je remets un extrait d'article publié dans le figaro et que je partage entièrement. Si macron utilise son mandat ainsi, ce sera pour moi une très bonne raison pour que la rue se durcisse et le destitue ! on ne joue pas ainsi avec le destin de son peuple !


Personne ne se demande pourquoi cette nouvelle attaque chimique arrive maintenant, au moment même où la Ghouta orientale repasse sous contrôle gouvernemental syrien et parachève sa reconquête territoriale, face à des groupuscules rebelles rivaux globalement en déroute et plus que jamais prêts à se vendre au plus offrant pour survivre et espérer compter? Personne ne s’autorise à douter un instant, quand le ministre russe des affaires étrangères rapporte que les observateurs du Croissant rouge syrien envoyés sur place n’ont rien vu ressemblant à une attaque? Serguei Lavrov ment-il carrément au Conseil de Sécurité des Nations unies ou bien faut-il penser que Moscou ne contrôle pas tout ce qui se fait au plan militaire sur le théâtre? Ou que des éléments de l’armée syrienne elle-même agiraient en électrons libres ou auraient été «retournés»? À qui profite le crime? C’est cette vieille question, mais toujours pertinente, qui paraît désormais indécente.

Quel serait pourtant l’intérêt de la Russie de laisser perpétrer une telle attaque, alors que, ne nous en déplaise, bien davantage que notre «Coalition internationale», elle cherche la paix, l’organise pragmatiquement, et est la seule depuis sept ans à engranger quelques résultats qui évidemment contreviennent à nos intérêts et à ceux de nos alliés régionaux?

On semble aussi avoir totalement oublié une donnée fondamentale du conflit: les malheureux civils de la Ghouta, comme ceux des ultimes portions du territoire syrien encore aux mains des «rebelles» djihadistes ou de Daech, sont des boucliers humains, peut-être même, en l’espèce, sacrifiés par ces mêmes apprentis démocrates suppôts d’al-Qaïda et consorts pour entraîner l’Occident dans une guerre ouverte avec Moscou et Téhéran.

Car si l’on quitte le microscope pour la longue-vue, il est permis de décrire à partir de cette dernière séquence syrienne un contexte stratégique global infiniment préoccupant pour l’Europe, et singulièrement pour la France, qui risque de prendre les avant-postes d’une guerre qui n’est pas la sienne, dont elle fera les frais et qui neutralisera durablement l’ambition présidentielle affirmée de prendre le leadership politique et moral de l’Union européenne. Nos amis allemands ou italiens sont d’ailleurs moins cynico-idéalistes, mais plus prosaïques que nous. Ils avancent prudemment, vont et viennent entre Beyrouth et Damas pour pousser leurs pions en cette phase douloureuse et recueilleront les fruits de notre marginalisation radicale quand la reconstruction syrienne arrivera.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l’armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement.

La ficelle est si grosse et la pelote si bien déroulée depuis des mois qu’on ne la voit plus en effet. On punit la Russie. On la punit d’être la Russie, déjà, et d’avoir réussi son retour sur la scène mondiale. On la punit de vouloir la paix en Syrie et de chercher à la mettre en musique politiquement à Astana ou à Sotchi. On la punit d’avoir sauvé Damas et son régime diabolisé du dépècement qu’on leur promettait et qui s’est fracassé sur la résilience populaire et gouvernementale syrienne et a déjoué partiellement au moins la confessionnalisation des affrontements politiques et sociaux que l’Occident encourage, sans en comprendre le danger insigne pour ses propres sociétés, et notamment en Europe.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l’armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement. Cette victoire sur le terrain au prix d’une guerre brutale (comme toutes les guerres, même celles menées depuis les airs et qui n’ont de chirurgicales que le nom), nous est proprement insupportable car cela nous force à faire la paix, ce que nul ne veut mis à part… Moscou. Ah, Moscou! L’impudent Vladimir Poutine trop bien réélu qui nous nargue avec sa coupe du monde, où des millions de gens vont découvrir un visage de la Russie qui ne les terrifiera pas.

Et puis derrière Moscou, on vise évidemment Téhéran, dont l’allié israélien, en pleine idylle officielle avec le centre mondial du salafisme – l’Arabie saoudite – qui a toutefois opportunément décidé de faire peau neuve, ne peut tolérer l’émergence régionale, tant le niveau sociétal, culturel, technologique et commercial de ce pays lui fait de l’ombre bien au-delà de la seule crainte d’un (dés)équilibre stratégique modifié par sa nucléarisation ultime.

Bref, nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts, et de nous ruer, en croyant ainsi exister, sur le premier os qu’on nous jette. De ce point de vue, l’affaire Skripal pourrait bien n’avoir été que le hors-d’œuvre de la séquence actuelle. Elle a posé le premier étage d’une repolarisation politique et sécuritaire de l’Europe autour de Londres, et surtout sous la bannière de l’OTAN. Car c’est là l’ultime manœuvre: remettre au garde-à-vous les Européens qui, depuis l’arrivée de Donald Trump et le Brexit, s’étaient pris à rêver d’une autonomie européenne en matière de politique et de défense… Péril suprême pour le leadership américain sur le Vieux Continent, heureusement contrebalancé par les rodomontades de quelques nouveaux européens qui refusent leur arasement identitaire et mettent à mal tout projet d’affranchissement sécuritaire collectif. Le Secrétaire américain à la défense, le général Mattis, a d’ailleurs été très clair: les Européens doivent en effet consacrer 2 % de leur PIB à la défense, mais pour acheter des armes américaines et demeurer dans l’orbite otanienne évidemment, l’Alliance constituant le cadre naturel et nécessaire de la défense de l’Europe. Fermez le ban!

Nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts.

Nous sommes donc en train d’être clairement repris en main par l’OTAN, mais […]

Suite à lire sur : Le Figaro, Caroline Galactéros, 10-04-2018







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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
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komyo
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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par komyo le Ven 13 Avr - 9:05

Transcription des débats entre les ambassadeurs à l’ONU sur la Syrie, le 9 avril 2018 :

M. Nebenzia (Fédération de Russie) : Si vous imaginez, Monsieur le Président, que le sujet de ma présente déclaration me procure du plaisir, ou qu’il me plaît de prononcer de longs discours, vous vous trompez. Malheureusement, la situation est telle que j’ai beaucoup de choses à dire aujourd’hui. Et vous allez devoir m’écouter. Nous remercions M. De Mistura [Envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la Syrie] et M. Markram [Directeur et adjoint du Haut Représentant aux affaires de désarmement] de leurs exposés. La Fédération de Russie a demandé la convocation de la présente séance au titre du point de l’ordre du jour intitulé « Menaces contre la paix et la sécurité internationales » parce qu’elle est profondément alarmée par le fait qu’un certain nombre de capitales – à commencer par Washington, que Londres et Paris suivent aveuglément – prennent volontairement une direction visant à exacerber les tensions internationales. Les dirigeants américains, britanniques et français, sans fondement et sans se préoccuper des conséquences, ont opté pour la confrontation avec la Russie et la Syrie et poussent d’autres pays à suivre leur exemple. Ils ont un grand nombre de cordes à leur arc – diffamation, insultes, rhétorique belliqueuse, chantage, sanctions et menace du recours à la force contre un État souverain. Ils profèrent des menaces éhontées contre la Russie, et le ton qu’ils ont adopté a dépassé les limites du permissible. Même durant la guerre froide, leurs prédécesseurs ne s’étaient pas exprimés de manière aussi grossière à propos de mon pays. Et puis quoi encore ?

Je me rappelle la question rhétorique que le Président Poutine, de la Russie, a posée à nos partenaires occidentaux, en particulier les États-Unis, depuis la tribune de l’Assemblée générale en 2015 (voir A/70/PV.13), à propos de leurs expérimentations géopolitiques imprudentes au Moyen-Orient. Il leur a demandé s’ils avaient au moins conscience de ce qu’ils avaient fait. À l’époque, cette question est restée sans réponse. Il existe cependant une réponse, et cette réponse est non, ils n’ont pas conscience de ce qu’ils ont fait. Ils ne réalisent pas non plus ce qu’ils sont en train de faire. Nous ne sommes pas les seuls à être déconcertés par le fait qu’ils n’ont de stratégie cohérente sur aucune question. La plupart des personnes présentes dans cette salle sont perplexes. Elles ne veulent simplement pas poser la question ouvertement. Où qu’ils aillent, quoi qu’ils touchent, ils sèment le chaos dans leur sillage dans les eaux troubles où ils sont partis pêcher quelque poisson, mais les seuls poissons qu’ils attrapent sont des mutants. Je vais leur poser une autre question rhétorique. Comprennent-ils le danger dans lequel ils entraînent le monde ?

Une des régions où l’hostilité est la plus manifeste est la Syrie. Les terroristes et les extrémistes soutenus par des acteurs extérieurs sont en train de perdre du terrain. Je rappelle aux responsables que ce sont les terroristes et les extrémistes qu’ils ont équipés, financés et largués dans le pays pour renverser le Gouvernement légitime. Nous comprenons maintenant pourquoi cela provoque l’hystérie des acteurs qui ont investi leur capital politique et matériel dans des forces aussi sinistres.

Ces dernières semaines, grâce aux efforts déployés par la Russie pour appliquer les résolutions du Conseil de sécurité, une opération de grande envergure a été menée pour débloquer la Ghouta orientale, dont les résidents sont contraints de subir l’humiliation que leur infligent les milices rebelles depuis plusieurs années. Plus de 150 000 civils ont été évacués de cette banlieue de Damas, sur une base pleinement volontaire et dans les conditions de sécurité requises. Des dizaines de milliers de ces personnes ont déjà pu rentrer dans les zones libérées et un grand nombre d’entre elles ont été accueillies par des membres de leur famille. L’altération de leur composition démographique décriée par les défenseurs de l’opposition syrienne ne s’est pas produite. C’est un mensonge. Des négociations extrêmement complexes ont eu lieu avec les chefs des groupes armés, suite à quoi ils ont quitté les quartiers qu’ils occupaient, et leur sécurité a été pleinement garantie. D’ailleurs, plusieurs actes de terrorisme ont été déjoués pendant les opérations de transport lorsque des milices qui avaient tenté d’emporter des ceintures d’explosifs dans les bus en ont été empêchées. D’autres ont préféré régulariser leur situation avec les autorités syriennes. Grâce à l’amnistie présidentielle, ils vont pouvoir reprendre une vie civile, et ils pourraient même avoir la possibilité de rejoindre les forces de sécurité syriennes. Cela correspond à la mise en œuvre du principe de démobilisation, désarmement et réintégration de l’ONU.

Cependant, tout le monde n’est pas enthousiasmé par ces dynamiques positives. Les soutiens extérieurs, à savoir les principaux pays occidentaux, étaient prêts à s’agripper à n’importe quelle branche afin de maintenir en place un petit foyer de résistance terroriste, aussi minime soit-il, afin que Damas reste à portée de tir et que les milices puissent continuer de terroriser les citoyens ordinaires, de s’emparer de leur nourriture et de supplier la communauté internationale de leur fournir une aide. Soit dit en passant, ces milices n’étaient pas prêtes à partager les médicaments avec ces citoyens ordinaires, comme l’a révélé une inspection des bastions abandonnés par les combattants. Comme cela a été le cas à Alep, les installations médicales improvisées dans les caves étaient remplies de médicaments qui, du fait des sanctions de l’Occident, étaient introuvables à Damas et dans d’autres régions contrôlées par le Gouvernement, même au prix fort. Les tunnels que les djihadistes utilisaient sont de taille impressionnante. Certains d’entre eux pouvaient facilement permettre que des petits camions y circulent dans les deux sens. Ces installations souterraines impressionnantes reliaient les positions des groupes que certains considèrent comme modérés aux bastions de Jabhat el-Nosra.

Le 6 avril, sur instructions de leurs parrains, les nouveaux meneurs de Jeïch el-Islam ont empêché le quatrième groupe de miliciens combattants d’évacuer à Douma, et ont recommencé à tirer au mortier sur des zones résidentielles de Damas, ciblant Mezzeh, Mezzeh 86, Ish el-Warwar, Abou Rommaneh et la place des Omeyyades. Selon les chiffres officiels, huit civils ont été tués et 37 autres ont été blessés. Il est regrettable que n’ayons entendu aucune capitale occidentale condamner le bombardement d’une partie historique de Damas.

Le lendemain, 7 avril, les milices ont accusé les autorités syriennes d’avoir largué des barils explosifs contenant une substance toxique. Mais ils ont présenté plusieurs versions, parlant une fois de chlore, une fois de gaz sarin, et une autre fois de mélange de gaz toxiques. Comme c’est désormais la tendance, les organisations non gouvernementales financées par les capitales occidentales et les Casques blancs opérant sous l’apparence de secouristes se sont immédiatement emparés de la rumeur. Ces allégations ont été aussi rapidement diffusées par les médias. Je voudrais signaler une fois de plus que ces entités suspectes de l’opposition possèdent la liste exacte des adresses électroniques des représentants des membres du Conseil de sécurité. Ce qui permet de conclure que certains de nos collègues, sans égard pour leur poste et de façon irresponsable, font fuiter des informations sensibles à ceux qu’ils parrainent. D’ailleurs, nous nous rappelons tous de l’incident lors duquel les Casques blancs ont, par mégarde, posté sur Internet une vidéo montrant les préparatifs du tournage d’un film sur la prochaine victime d’une attaque prétendument perpétrée par l’armée syrienne. La diffusion de la « série» sur les armes chimiques qui a commencé en 2013 se poursuit, chaque épisode étant conçu de façon à ce que l’effet qu’il produit soit plus profond que le précédent.

À Washington, Londres et Paris, des conclusions ont été vite tirées et la culpabilité des autorités syriennes, ou du régime syrien, comme ils les appellent, a été établie. Quelqu’un s’est-il demandé pourquoi Damas aurait besoin de tout ceci ? Après avoir fini d’insulter les dirigeants syriens, on s’est, et personne n’en est surpris je crois, tourné vers la Russie et l’Iran, pour leur faire porter le gros des responsabilités. Comme à l’accoutumée, cela s’est fait à la vitesse de la lumière et sans aucune enquête. Le 8 avril, les troupes syriennes menant des fouilles dans le village d’el-Chifuniyah, près de Douma, ont découvert un petit atelier de fabrication de munitions chimiques appartenant à Jeïch el-Islam, ainsi que des réactifs au chlore de fabrication allemande et des équipements spécialisés.

Assad Hanna, journaliste de l’opposition basé à Istanbul, a diffusé sur Twitter une vidéo provenant prétendument de la zone où a eu lieu l’incident. On y voyait un individu non identifié portant un masque à gaz, vraisemblablement un Casque blanc, avec en arrière-plan une bombe chimique artisanale qui aurait atterri dans une chambre à coucher dans un immeuble à Douma. La vidéo était accompagnée d’un commentaire sur ce qui était considérée comme une énième attaque du régime contre les civils. Il ne fait aucun doute que cette vidéo est un montage. La trajectoire de la prétendue bombe est totalement anormale. La bombe aurait traversé le toit pour atterrir en douceur sur un lit en bois, sans causer de dégâts. Il est clair qu’elle a été placée là avant le tournage de la scène.

Coïncidence intéressante, l’acte de provocation chimique du samedi 7 avril a eu lieu immédiatement après que la délégation des États-Unis au Conseil ait été instruite de demander la tenue aujourd’hui, lundi 9 avril, de consultations au niveau des experts sur son projet de résolution portant sur un mécanisme d’enquête sur les incidents impliquant des armes chimiques. Des modifications considérables ont été apportées aujourd’hui au texte initial. Même dans ces circonstances floues, il est bien entendu nécessaire de faire la lumière sur ce qui s’est passé. Sauf qu’il faut le faire honnêtement, de façon objective et impartiale, sans sacrifier les principes de présomption d’innocence, et certainement pas en préjugeant de l’enquête.

Malgré cette provocation, les spécialistes russes ont continué de s’efforcer de régler la situation dans la Ghouta orientale. Dimanche 8 avril dans l’après-midi, conformément aux nouveaux accords, l’évacuation des combattants de Jeïch el-Islam a repris. Après que Douma ait été reprise aux rebelles, des spécialistes russes en protection radiologique, chimique et biologique y ont été dépêchés pour recueillir des preuves. Ils ont prélevé des échantillons de terre qui n’ont montré aucune présence d’agents innervant ou de substances contenant du chlore. Les résidents locaux et les combattants qui ont déposé les armes ont été interrogés. Aucun résident n’a confirmé l’attaque chimique. À l’hôpital local, aucune personne présentant de symptômes d’un empoisonnement au sarin ou au chlore n’a été admise. Il n’y a pas d’autre établissement de santé à Douma. Aucun cadavre de personnes décédées d’empoisonnement n’a été trouvé, et le personnel médical et les résidents n’avaient aucune information sur l’endroit où ces personnes auraient été enterrées. Aucune utilisation de gaz sarin ou de chlore n’est donc confirmée. À propos, les représentants du Croissant-Rouge arabe syrien ont réfuté les déclarations qui auraient été faites en leur nom selon lesquelles ils auraient fourni de l’assistance à des victimes de gaz toxiques. Je demande à ceux qui ont l’intention de dénoncer le régime dans les déclarations qu’ils vont faire après moi d’accepter le fait qu’il n’y a pas eu d’attaque à l’aide d’arme chimique.

La Suède a rédigé un projet de résolution demandant que l’incident fasse l’objet d’une enquête. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’a pas besoin de résolution pour ouvrir une enquête sur l’incident, mais nous sommes disposés à envisager cela. Aujourd’hui, nous proposons de faire ce qui est envisagé dans le projet de résolution, à savoir permettre à l’OIAC de se rendre immédiatement à Damas, si possible dès demain, puisque le Directeur général de son Secrétariat technique annoncé qu’ils étaient prêts à examiner la situation. Sur place, les autorités syriennes et les militaires russes prendront les dispositions nécessaires pour que les experts de l’OIAC puissent se rendre sur le site de l’incident présumé et se familiariser avec la situation. C’est d’ailleurs ce que le Président Trump et d’autres dirigeants occidentaux nous ont demandé de faire!

Les Syriens nous ont avertis à plusieurs reprises qu’il pourrait y avoir des provocations à l’arme chimique. Le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes sur le territoire de la République arabe syrienne a indiqué que le matériel nécessaire pour filmer la prochaine prétendue attaque chimique se trouvait déjà sur place. Nous avons également fait des déclarations en ce sens au Conseil de sécurité. Tout le monde a entendu ces mises en garde, mais les a délibérément ignorées, parce qu’elles ne correspondent pas aux positions doctrinales défendues par ceux qui rêvent de la destruction du Gouvernement légitime d’un autre pays arabe.

Aucune attention n’a encore été accordée à la découverte, en novembre et en décembre 2017, d’une quantité importante de munitions chimiques dans les zones du territoire syrien qui avaient été libérées des milices. Dans les entrepôts des terroristes à Az-Zahiriya et Al-Hafiya, dans la province de Hama, on a découvert 20 conteneurs d’une tonne et plus de 50 unités de munitions d’artillerie contenant des substances chimiques toxiques. À Tal Adel, dans la province d’Edleb, 24 tonnes de produits chimiques toxiques, qui sont présumés être du chlore, ont été découvertes. Sur un site de stockage à Mouaddamiyé, à 30 kilomètres au nord-est de Damas, on a trouvé des munitions de calibre 240 et 160 millimètres et des bidons en plastique contenant des composés organophosphorés. Dans la région de Soueïda, dans la province d’Edleb, on a trouvé un laboratoire de synthèse de diverses substances toxiques, ainsi que 54 unités de munitions d’artillerie chimiques et 44 conteneurs de produits chimiques pouvant servir à la fabrication de substances chimiques.

Rien que depuis le début de cette année, on a recensé quatre cas d’emploi de produits chimiques toxiques par les milices à l’encontre des positions gouvernementales dans les districts de Srouj et de Mushairfeh, et plus de 100 soldats syriens ont dû être hospitalisés. Le 3 mars, lors de la libération de Khazram et d’Aftris dans la Ghouta orientale, des soldats d’une sous-unité des troupes gouvernementales ont découvert un atelier auxiliaire de fabrication artisanale de munitions chimiques. Cette liste, qui est loin d’être exhaustive, est indicative des méfaits commis par l’opposition, qui demeure divisée. Et pourtant, nous n’avons constaté aucun empressement à envoyer sur place des groupes d’experts de l’OIAC pour recueillir des éléments de preuve sur ces faits. Nous demandons que l’OIAC vérifie toutes ces zones. Elles sont accessibles. Nous recevons également des informations d’après lesquelles des instructeurs américains au camp d’Al-Tanf ont formé plusieurs groupes de combattants pour commettre des actes de provocation en utilisant des armes chimiques en vue de créer un prétexte à des tirs de roquettes et des bombardements.

Il était clair pour nous que, tôt ou tard, il y aurait une tentative de protéger les djihadistes et de punir le régime que certaines capitales occidentales haïssent. Les commentateurs à la télévision ont commencé à appeler avec ferveur à une répétition de l’attaque militaire lancée l’année dernière contre la Syrie. Ce matin, il y a eu des tirs de missiles contre la base aérienne de T-4, dans la province de Homs. Nous sommes profondément troublés par ces actions.

Les provocations à Douma rappellent l’incident qui s’est produit l’an dernier à Khan Cheïkhoun, l’élément commun étant la nature planifiée de ces attaques. L’analyse des activités menées par les États-Unis en avril 2017 à la veille de l’incident de Khan Cheïkhoun et après montre que Washington avait préparé cette opération à l’avance. Du 4 au 7 avril 2017 – en d’autres termes, depuis le jour où une substance toxique a été utilisée à Khan Cheïkhoun jusqu’à l’attaque contre la base aérienne de Chaaeïrat – les destroyers navals USS Porter et Ross se trouvaient déjà en Méditerranée où ils participaient à des manœuvres qui avaient été prévues. Ils n’ont pas jeté l’ancre dans un port où un échange

de munitions aurait pu être effectué pour accroître le nombre de missiles de croisière qu’ils transportaient.

Plus précisément, du 4 au 5 avril, le USS Porter se trouvait au sud-est de la Sicile et le USS Ross était en route depuis la base navale de Rota vers une zone au sud de la Sardaigne. Par la suite, le 6 avril, on a observé que les deux navires se dirigeaient à une vitesse accélérée vers la zone de positions de tir au sud-ouest de Chypre, d’où ils ont lancé une attaque massive contre Chaaeïrat, le 7 avril. Toutefois, les 59 missiles Tomahawk qui ont été tirés étaient supérieurs au nombre total de munitions dont les deux destroyers auraient eu besoin s’ils avaient effectivement été engagés dans les opérations de défense antimissiles auxquelles ils avaient été assignés et qui ne requéraient que 48 missiles. Cela signifie donc qu’avant même l’attaque à l’arme chimique à Khan Cheïkhoun, ces navires de la marine des États-Unis avaient entrepris une opération militaire d’une capacité de frappe supérieure au nombre de missiles de croisière nécessaires à leurs opérations de défense antimissile, ce qui pourrait constituer la preuve d’une opération prévue au préalable par Washington contre Damas.

Les fausses nouvelles en provenance de Douma samedi visaient, entre autres choses, à détourner l’attention du public du cirque qu’est devenue l’affaire Skripal, dans lequel Londres s’est embourbé, proférant des accusations totalement infondées contre la Russie et atteignant l’objectif qu’il poursuivait depuis le début, à savoir obtenir la solidarité de ses alliés pour créer un front antirusse. Les Britanniques s’éloignent maintenant d’une enquête transparente et de réponses précises aux questions qu’ils ont posées, tout en brouillant les pistes.

À la séance que le Conseil de sécurité a consacrée le 5 avril à l’affaire Skripal (voir S/PV.8224), nous avons averti le Conseil que les tentatives visant à nous accuser sans preuve d’une implication dans l’incident de Salisbury étaient liées au dossier chimique syrien. Hier, il y a eu de nouveaux développements intéressants concernant cette affaire. Alors que le Ministre britannique des affaires étrangères, M. Boris Johnson, continue d’afficher son penchant pour les traits d’esprit en « dénonçant » la Russie, une autre perle est apparue. The Times nous a informés que les spécialistes de la Royal Air Force dans le sud de Chypre avaient intercepté un message envoyé de la banlieue de Damas à Moscou le jour de l’empoisonnement des Skripal, message qui contenait la phrase « le colis a été livré » et qui disait que deux personnes étaient « bien parties ». Apparemment, cela fait partie des renseignements fournis par Londres à ses alliés avant d’expulser les diplomates russes. N’est-il pas évident pour tout le monde qu’il y a un lien irréfutable entre la Syrie, la Russie et Salisbury ? Je vais donner aux services de renseignement britanniques un autre indice très important, et qui plus est, gratuitement. Pourquoi ne pas présumer que le Novichok qu’ils aiment tellement est arrivé à Salisbury directement depuis la Syrie? Dans un colis. Pour brouiller les pistes.

C’est pitoyable.



L’Ambassadrice Hayley a récemment déclaré que la Russie ne serait jamais une amie des États-Unis. À cela, j’aimerais répondre que l’amitié est quelque chose de mutuel et de volontaire. On ne peut pas imposer une amitié, et nous ne supplions pas les États-Unis d’être nos amis. Ce que nous voulons d’eux, c’est très peu : nous voulons tout simplement des relations normales et civilisées, ce qu’ils nous refusent avec arrogance en piétinant les règles élémentaires de la courtoisie. Toutefois, les États-Unis se fourvoient s’ils pensent qu’ils ont des amis. Leurs prétendus amis sont uniquement ceux qui ne peuvent leur dire non. C’est le seul critère d’amitié qu’ils comprennent.

La Russie a des amis. Et contrairement aux États-Unis, nous n’avons pas d’adversaires. Ce n’est pas le prisme à travers lequel nous voyons le monde. Notre ennemi, c’est le terrorisme international. Nous continuons malgré tout de proposer aux États-Unis de coopérer. Cette coopération doit être respectueuse et mutuelle, destinée à régler des problèmes réels et non des problèmes imaginaires, ce qui devrait être tout autant dans l’intérêt des États-Unis. En fin de compte, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité, nous avons une responsabilité particulière à l’égard du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Par les canaux pertinents, nous avons déjà fait savoir aux États-Unis qu’une action militaire menée sous de faux prétextes contre la Syrie, où les contingents russes sont déployés à la demande du Gouvernement légitime de ce pays, pourrait avoir des répercussions extrêmement graves. Nous invitons instamment les responsables politiques occidentaux à tempérer leurs discours bellicistes, à réfléchir sérieusement aux possibles répercussions de leurs actes et à cesser leurs manigances pitoyables et imprudentes, qui ne font que mettre en danger la sécurité mondiale. Nous savons très bien où les mésaventures militaires de l’Occident en Yougoslavie, en Iraq et en Libye ont mené. Personne n’a conféré aux dirigeants occidentaux le pouvoir d’assumer le rôle de gendarmes du monde, pas plus que celui d’enquêteurs, de procureurs, de juges et de bourreaux. Nous les exhortons à revenir à la légalité, à respecter la Charte des Nations Unies et à œuvrer collectivement à régler les problèmes qui surviennent, plutôt que de tenter à chaque pas de réaliser leurs rêves géopolitiques égoïstes. Toute notre énergie doit se concentrer sur l’appui au processus politique en Syrie, et à cette fin, toutes les parties prenantes qui ont de l’influence doivent se rassembler dans un effort constructif. La Russie est toujours ouverte à une coopération de ce genre.

Pour terminer, je saisis cette occasion pour demander une séance du Conseil de sécurité sur les résultats de la mission d’évaluation des Nations Unies à Raqqa et sur la situation dans le camp de Roukban. Nous voyons bien comment les membres de la coalition tentent de compliquer le règlement des problèmes entraînés par leurs agissements en Syrie, notamment les tapis de bombes qu’ils ont déversés pour anéantir la ville de Raqqa. Aucune provocation chimique ne détournera notre attention de cette question. […]


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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

Message par dan 26 le Ven 13 Avr - 14:44

Trop longs vos copiés collés , désolé .
Cela tue les échanges

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Re: Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne: la politique d'un grand mensonge

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