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En finir avec le capitalisme

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komyo
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En finir avec le capitalisme

Message par komyo le Mer 13 Sep - 22:26

15 janvier 2017
En finir avec le capitalisme ! (Introduction)



En octobre 2016, « Uranopole » a publié les propos tenus par Paul Jorion dans une interview à la revue « Science critique ». (http://uranopole.over-blog.com/2016/10/se-debarrasser-du-capitalisme-rien-que-ca.html )Cette interview était intitulée : « « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie. » Elle a a provoqué un choc dans le petit monde alternatif et dans la blogosphère. Comment oser proclamer une telle idée, alors que nous avons sacralisé l’économie de marché comme étant la seule qui puisse assurer à l’humanité son bien-être et son progrès ?

L’anthropologue – économiste belge va d’ailleurs préciser sa pensée dans un ouvrage « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » à paraître en mars aux éditions Fayard.
Jorion présente ainsi ce livre :
« Le capitalisme contient une machine à concentrer la richesse qui grippe l’économie et ne laisse plus en présence qu’une poignée de vainqueurs face à une armée de vaincus. La prétendue « science » économique est l’outil de propagande que financent ces vainqueurs : les économistes ne sont rien d’autre que les prêtres de cette religion féroce. L’État-providence, sous-produit de la reconstruction succédant à une guerre mondiale infâme, n’aura duré qu’une saison. Le robot et le logiciel ont évincé femmes et hommes d’un marché de l’emploi qui se rétrécit comme peau de chagrin.

Le verdict est sans appel : nous n’apprenons pas ! Le court-termisme règne en maître, la défense de privilèges exorbitants mais tout aussi bien médiocres bloque toute tentative de sauvetage. La finance et l’économie pouvaient être réformées au lendemain de l’effondrement global de septembre 2008, Nicolas Sarkozy y appelait dans son fameux discours de Toulon. Rien n’a été fait ! Si bien qu’aujourd’hui, se débarrasser du capitalisme est devenu pour l’humanité, une question de survie.

Si les leçons désespérantes à tirer de dix ans de réflexion sont innombrables, les messages d’espoir ne sont pas moins nombreux : oui, la spéculation peut être interdite comme autrefois, oui, l’État-providence doit être inscrit une fois pour toutes dans nos institutions, oui, la gratuité sur l’indispensable est le remède à la plupart de nos maux, oui, un projet européen ressuscité pourrait être le fer de lance d’un véritable redressement, oui, l’économie a besoin d’une constitution ! Seule la volonté fait défaut. »


C’est exactement ce dont Uranopole se propose de débattre dès ce début de l’année 2017.
Un autre ouvrage vient de paraître. Il s’intitule « Notre ennemi, le Capital ». L’auteur en est le philosophe montpelliérain Jean-Claude Michéa (Ed. Climats- Flammarion, 2017). Il contient une critique radicale du libéralisme et de ses conséquences, telles l’uniformisation par laquelle nous est imposé un seul modèle culturel, le mythe de la croissance infinie, la mise à l’écart des peuples, l’incapacité de la gauche à répondre à l’offensive néolibérale et enfin, quelle « autocritique » doit être faite pour surmonter cette incapacité.


Ces deux livres d’auteurs tout à fait différents et même opposés sur certains points démontrent que la critique radicale du capitalisme a dépassé le cénacle de l’extrême-gauche pour devenir un sujet majeur de débat dans les mois et les années à venir.
En introduction à la série d’articles que nous préparons, voici une analyse de George Monbiot, journaliste et militant écologiste britannique, parue dans le quotidien de centre gauche britannique « The Guardian » sur l’idéologie néolibérale dans laquelle il voit la source de tous nos maux. L’article a été traduit et publié sur le site « Le Grand Soir ».
Il dresse d’abord l’historique du néolibéralisme. Ensuite, il établit l’inventaire des dégâts sociaux, environnementaux, sociétaux des politiques néolibérales appliquées un peu partout avec zèle depuis Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Il n’oublie pas les « expériences » néolibérales au Chili de Pinochet et à la Nouvelle Orléans suite à l’ouragan Katrina.
L’auteur avertit : « L’impact le plus dangereux du néolibéralisme n’est peut-être pas la crise économique qu’il a provoquée, mais la crise politique. »
Il passe en revue ainsi toutes les conséquences des politiques néolibérales et plaide pour une réelle alternative de gauche.
Aujourd’hui, une nouvelle étape va sans doute être franchie avec l’élection de Donald Trump. C’est la prise du pouvoir politique par les milliardaires. Et il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que cela se produit : l’Ukraine est présidée par un milliardaire et la France risque bien de voir arriver à la magistrature suprême un quasi milliardaire à leur service, Emmanuel Macron, ancien de la banque Rotschild, ancien conseiller économique de François Hollande et puis devenus son ministre préféré où il n’a pas chômé avec les lois Macron et la fameuse loi « travail » qui porte indubitablement sa marque. Mais il n’en porte pas la responsabilité politique, élections obligent…
Ce pouvoir accru des milliardaires sur la chose publique annonce une nouvelle étape bien pire que les précédentes : le capitalisme absolu.

Le Néolibéralisme – l’idéologie à la source de tous nos maux


Le néolibéralisme a joué un rôle dans la crise financière, la catastrophe écologique et même la montée de Donald Trump. Pourquoi la gauche n’a-t-elle pas réussi à trouver une solution de rechange ?

Imaginez si le peuple de l’Union soviétique n’avait jamais entendu parler du communisme. L’idéologie qui domine notre vie n’aurait, pour la plupart d’entre nous, aucun nom. Mentionnez-la dans une conversation et vous obtiendrez en retour un haussement d’épaules. Même si vos auditeurs ont déjà entendu le terme, ils auront du mal à le définir. Le néolibéralisme : savez-vous ce que c’est ?

Son anonymat est à la fois un symptôme et la source de son pouvoir. Il a joué un rôle majeur dans un nombre remarquable de crises : la crise financière de 2007-2008, la délocalisation des richesses et du pouvoir, dont les Panama Papers nous offrent un simple aperçu, le lent effondrement de la santé publique et de l’éducation, La pauvreté, l’épidémie de solitude, l’effondrement des écosystèmes, la montée de Donald Trump. Mais nous répondons à ces crises comme si elles émergeaient dans un isolement, apparemment ignorants qu’elles ont toutes été catalysées ou exacerbées par une même philosophie cohérente ; Une philosophie qui a - ou avait - un nom. Quel plus grand pouvoir peut-il y avoir que celui d’agir en tout anonymat ?



Le néolibéralisme est tellement omniprésent que nous le reconnaissons rarement comme une idéologie. Nous semblons accepter la proposition que cette foi utopique, millénarienne, désigne une force neutre ; Une sorte de loi biologique, comme la théorie de l’évolution de Darwin. Mais cette philosophie se présente comme une tentative consciente de remodeler la vie humaine et de déplacer le centre du pouvoir.

Le dogme de la concurrence

Le néolibéralisme considère la concurrence comme la caractéristique déterminante des relations humaines. Il redéfinit les citoyens comme des consommateurs, dont les choix démocratiques sont le mieux exercés par des actes d’achat et de vente, processus qui récompense le mérite et punit l’inefficacité. Il soutient que « le marché » offre des avantages qui ne pourraient jamais être obtenus par la planification.
Les tentatives de limiter la concurrence sont considérées comme étant contraires à la liberté. La fiscalité et la réglementation doivent être réduites au maximum, les services publics doivent être privatisés. L’organisation du travail et la négociation collective avec les syndicats sont présentées comme des distorsions du marché qui entravent la formation d’une hiérarchie naturelle entre gagnants et perdants. L’inégalité est présentée comme une vertu : une récompense à l’utilité et un générateur de richesse dont les retombées profitent à tous. Les efforts pour créer une société plus égalitaire sont à la fois contre-productifs et moralement corrosifs. Le marché garantit que tout le monde obtient ce qu’il mérite.
Nous adoptons et reproduisons ses croyances. Les riches se persuadent qu’ils ont acquis leur richesse par le mérite, en ignorant les avantages - tels que l’éducation, l’héritage et la classe - qui ont pu aider à l’obtenir. Les pauvres commencent à se rejeter la faute pour leurs échecs, même quand ils ne peuvent pas faire grand chose pour changer leur situation.
Peu importe le chômage structurel : si vous n’avez pas d’emploi c’est parce que vous n’êtes pas assez entreprenant. Peu importe les coûts prohibitifs du logement : si votre carte de crédit a dépassé le plafond, c’est que vous êtes désinvolte et imprévoyant. Peu importe que vos enfants n’aient plus de terrain de jeu : s’ils deviennent gros, c’est de votre faute. Dans un monde régi par la concurrence, ceux qui sont à la traîne sont qualifiés et se perçoivent comme des perdants.
Comme Paul Verhaeghe le démontre dans son livre What About Me ?, on compte parmi ses effets des épidémies d’automutilation, des troubles de l’alimentation, la dépression, la solitude, l’anxiété devant la performance et la phobie sociale. Il n’est peut-être pas étonnant que la Grande-Bretagne, où l’idéologie néolibérale a été appliquée avec le plus de rigueur, soit devenue la capitale européenne de la solitude. Nous sommes tous devenus des néolibéraux.
Le terme néolibéralisme a été inventé lors d’une réunion à Paris en 1938. Parmi les délégués se trouvaient deux hommes qui étaient venus pour définir cette idéologie, Ludwig von Mises et Friedrich Hayek. Tous deux exilés d’Autriche, ils voyaient la social-démocratie, exemplifiée par le New Deal de Franklin Roosevelt et le développement progressif de l’État-providence britannique, comme autant de manifestations d’un collectivisme qui s’apparentait au nazisme et au communisme.


Dans The Road to Serfdom (Le Chemin de la servitude), publié en 1944, Hayek soutenait que la planification par le gouvernement, en écrasant l’individualisme, conduisait inexorablement au totalitarisme. Tout comme le livre de Mises Bureaucracy, The Road to Serfdom connut un large succès. Il fut remarqué par certaines personnes très riches, qui ont vu dans cette philosophie une occasion pour s’affranchir des réglementations et des taxes. Lorsque, en 1947, Hayek fonda la première organisation qui allait répandre la doctrine du néolibéralisme - le Mont Pelerin Society -, il fut soutenu financièrement par des millionnaires et leurs Fondations respectives.

Avec leur aide, il a commencé à créer ce que Daniel Stedman Jones décrit dans Masters of the Universe comme « une sorte d’international néolibéral » : un réseau transatlantique d’universitaires, d’hommes d’affaires, de journalistes et d’activistes. Les riches bailleurs de fonds du mouvement financèrent une série de think tanks qui allaient affiner et promouvoir cette idéologie. Parmi eux figuraient l’American Enterprise Institute, la Heritage Foundation, le Cato Institute, le Institute of Economic Affairs, le Centre for Policy Studies et le Adam Smith Institute. Ils ont également financé des postes et départements universitaires, en particulier dans les universités de Chicago et de Virginie.

Radicalisation du néolibéralisme

À mesure qu’il évoluait, le néolibéralisme devenait plus radical. L’opinion de Hayek selon laquelle les gouvernements devaient réglementer la concurrence pour empêcher la formation de monopoles céda la place - parmi les apôtres américains comme Milton Friedman - à la conviction que l’exercice d’un monopole pouvait être perçu comme une récompense à l’efficacité.

Quelque chose d’autre est arrivé pendant cette transition : le mouvement a perdu son nom. En 1951, Friedman n’hésitait pas à se définir comme un néolibéral. Mais peu de temps après, le terme a commencé à disparaître. Plus étrange encore, alors que l’idéologie devenait plus nette et le mouvement plus cohérent, le nom disparut sans être remplacé.
Au début, malgré son financement somptueux, le néolibéralisme demeurait marginal. Le consensus de l’après-guerre était presque universel : les prescriptions économiques de John Maynard Keynes étaient largement appliquées, le plein emploi et l’allégement de la pauvreté étaient des objectifs communs aux États-Unis et une grande partie de l’Europe occidentale, les taux d’imposition étaient élevés et les gouvernements n’avaient pas honte d’avoir des objectifs sociaux, en développant de nouveaux services publics et en mettant en place des filets de sécurité.

Mais dans les années 1970, lorsque les politiques keynésiennes ont commencé à s’effondrer et les crises économiques à apparaître sur les deux rives de l’Atlantique, les idées néolibérales ont commencé à se répandre. Comme Friedman l’a remarqué, « quand le moment est venu de changer ... il y avait une alternative prête à l’emploi ». Avec l’aide de journalistes sympathisants et de conseillers politiques, les éléments du néolibéralisme, en particulier ses prescriptions en matière de politique monétaire, furent adoptées par l’administration de Jimmy Carter aux États-Unis et le gouvernement de Jim Callaghan en Grande-Bretagne.

Après l’accession au pouvoir de Margaret Thatcher et Ronald Reagan, le reste des mesures ont rapidement été appliquées : réductions massives d’impôts pour les riches, écrasement des syndicats, déréglementations, privatisations, externalisations et concurrence dans les services publics. Par le biais du FMI, de la Banque Mondiale, du traité de Maastricht et de l’Organisation Mondiale du Commerce, des politiques néolibérales furent imposées - souvent sans consentement démocratique - à une grande partie du monde. Le plus remarquable fut l’adoption de cette idéologie par les partis qui appartenaient autrefois à la gauche : les Travaillistes et les Démocrates, par exemple. Comme le note Stedman Jones, « il est difficile de trouver une autre utopie appliquée avec autant de vigueur ».


Il peut sembler étrange qu’une doctrine qui promet le choix et la liberté ait été promue avec le slogan « il n’y a pas d’alternative ». Mais, comme a dit Hayek lors d’une visite au Chili de Pinochet, l’une des premières nations où le programme fut appliqué de manière exhaustive, « ma préférence personnelle va plutôt vers une dictature libérale que vers une démocratie sans libéralisme ». La liberté qu’offre le néolibéralisme, qui paraît si séduisante lorsqu’elle est exprimée en termes généraux, se traduit par une liberté pour les puissants au détriment des faibles.

Etre libéré des syndicats et des négociations collectives signifie avoir la liberté de compresser les salaires. L’absence de réglementation signifie avoir la liberté d’empoisonner les cours d’eau, de mettre en danger les travailleurs, de facturer des taux d’intérêt iniques et de concevoir des instruments financiers exotiques. Se libérer des impôts signifie se débarrasser de la redistribution des richesses.

Comme l’écrit Naomi Klein dans The Shock Doctrine [la stratégie du choc, éd. Actes Sud], les théoriciens néolibéraux préconisaient de profiter des crises pour imposer des politiques impopulaires pendant que les gens avaient l’esprit occupé ailleurs : par exemple, à la suite du coup d’Etat de Pinochet, de la guerre en Irak ou de l’ouragan Katrina, que Friedmann décrivit comme « une occasion pour réformer radicalement le système éducatif » de la Nouvelle-Orléans.

Les politiques néolibérales sont imposées par le biais des traités commerciaux (TTIP, CETA, etc.)

Lorsque les politiques néolibérales ne peuvent pas être imposées au niveau national, elles sont imposées au niveau international, par le biais de traités commerciaux qui intègrent le « règlement des différends entre investisseurs et États » : des tribunaux offshore dans lesquels les entreprises peuvent exercer des pressions pour éliminer les protections sociales et environnementales. Lorsque des parlements ont voté des restrictions sur les ventes de cigarettes, pour protéger les réserves d’eau polluées par des sociétés minières, pour geler les factures d’énergie ou empêcher les entreprises pharmaceutiques de piller les caisses de l’État, les entreprises privées ont intenté des procès, souvent avec succès. La démocratie fut réduite à une pièce de théâtre.

Un autre paradoxe du néolibéralisme est que la concurrence universelle repose sur une quantification et une comparaison universelles. Il en résulte que les travailleurs, les demandeurs d’emploi et les services publics de toute nature sont soumis à un régime d’évaluation et de surveillance étouffant, conçu pour désigner les gagnants et punir les perdants. La doctrine proposée par Von Mises - qui était censée nous libérer du cauchemar bureaucratique d’une planification centralisée - l’a au contraire crée.

Le néolibéralisme n’avait pas été conçu à l’origine comme un racket égoïste, mais il l’est rapidement devenu. La croissance économique fut nettement plus lente pendant la période néolibérale (à partir de 1980 en Grande-Bretagne et aux États-Unis) qu’au cours des décennies précédentes ; mais pas pour les très riches. L’inégalité dans la répartition des revenus et des richesses, après 60 ans de déclin, a rapidement augmenté au cours de cette période, en raison de la destruction des syndicats, des réductions d’impôt, des hausses de loyers, des privatisations et des déréglementations.

La privatisation ou la commercialisation des services publics tels que l’énergie, l’eau, les chemins de fer, la santé, l’éducation, les routes et les prisons a permis aux entreprises de facturer des services essentiels aux citoyens ou aux gouvernements. Un loyer n’est qu’un autre terme pour désigner un revenu immérité, obtenu sans travailler. Lorsque vous payez un prix gonflé pour un billet de train, seule une partie du prix représente le coût du carburant, des salaires, du matériel roulant et autres. Le reste représente l’absence de choix qui vous est imposé.

Ceux qui possèdent et dirigent les services privatisés ou semi-privatisés du Royaume-Uni amassent des fortunes prodigieuses en investissant peu et en facturant beaucoup. En Russie et en Inde, les oligarques se sont emparés des actifs de l’Etat par le biais d’opérations de liquidations. Au Mexique, Carlos Slim a obtenu le contrôle de presque tous les services de téléphonie fixe et mobile et est rapidement devenu l’homme le plus riche du monde.

La financiarisation, comme Andrew Sayer le note dans Why We Can’t Afford the Rich (Pourquoi les riches nous coûtent trop cher), a eu un impact similaire. « Comme le loyer », dit-il, « l’intérêt est ... un revenu immérité qui s’accumule sans effort ». Tandis que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, les riches obtiennent un contrôle croissant sur un autre atout essentiel : l’argent. Les paiements d’intérêts, en grande majorité, constituent un transfert d’argent des pauvres vers les riches. Alors que la flambée des loyers et la réduction des dépenses de l’Etat font peser le fardeau de la dette sur les individus (rappelez-vous lorsque les bourses accordées aux étudiants ont été remplacées par des prêts bancaires), les banques et leurs dirigeants ramassent la mise.

Sayer affirme que les quatre dernières décennies ont été caractérisées par un transfert de richesse non seulement des pauvres vers les riches, mais aussi des riches vers les encore plus riches : de ceux qui gagnent leur argent en produisant des biens ou des services vers ceux qui le gagnent en contrôlant les actifs existants, en récoltant des loyers, des intérêts ou des revenus de capital. Le revenu mérité, obtenu par le travail, a été supplanté par le revenu immérité.

L’échec des politiques néolibérales

Les politiques néolibérales sont partout assaillies par des défaillances du marché. Non seulement les banques sont trop grandes pour échouer, mais les sociétés privées sont désormais chargées de fournir des services publics. Comme Tony Judt l’a souligné dans Ill Fares the Land, Hayek a oublié que les services nationaux vitaux ne peuvent pas être laissés à l’abandon, ce qui signifie que la concurrence ne peut pas s’y appliquer. Les entreprises ramassent les profits, l’État conserve les risques.

Plus l’échec est grand, plus l’idéologie devient extrême. Les gouvernements utilisent les crises néolibérales comme une excuse et une occasion pour réduire les impôts, privatiser les services publics qui restent, percer le filet de la sécurité sociale, déréglementer les entreprises et réglementer les citoyens. L’État qui se méprise enfonce ses crocs dans tous les organes du secteur public.

L’impact le plus dangereux du néolibéralisme n’est peut-être pas la crise économique qu’il a provoquée, mais la crise politique. Au fur et à mesure que le rôle de l’État se réduit, notre capacité à changer le cours de nos vies par le vote se réduit également. A la place, affirme la théorie néolibérale, les gens peuvent exercer leur choix à travers la consommation. Mais certains ont plus de pouvoir d’achat que d’autres, et dans la grande démocratie de la consommation ou de l’actionnariat, toutes les voix ne se valent pas. Le résultat est une désaffectation des pauvres et des classes moyennes. Tandis que les partis de droite et d’ex-gauche adoptent des politiques néo-libérales similaires, l’impuissance se transforme en une privation de droits. Un grand nombre de personnes ont été chassées de la sphère politique.

Chris Hedges souligne que « les mouvements fascistes construisent leur base non pas parmi les gens politiquement actifs, mais parmi les politiquement inactifs, les « perdants » qui sentent, souvent à raison, qu’ils n’ont ni voix au chapitre ni rôle à jouer dans l’establishment politique ». Lorsque le débat politique ne leur parle plus, les gens deviennent plutôt réceptifs aux slogans, aux symboles et aux sensations. Pour les admirateurs de Trump, par exemple, les faits et les arguments semblent sans importance.

Judt a expliqué que lorsque le maillage serré des interactions entre les individus et l’État se réduit à rien d’autre que l’exercice de l’autorité et l’obéissance, la seule force qui nous relie est le pouvoir de l’État. Le totalitarisme craint par Hayek est plus susceptible d’émerger lorsque les gouvernements, ayant perdu l’autorité morale qui découle de la prestation des services publics, sont réduits à « cajoler, menacer et finalement contraindre les gens à obéir ».

A l’instar du communisme, le néolibéralisme est le Dieu qui a échoué. Mais la doctrine zombie poursuit son chemin en titubant. Et une des raisons qui lui permettent de le faire est son anonymat. Ou plutôt, un ensemble d’anonymats.

La doctrine invisible de la main invisible promue par des partisans invisibles. Lentement, très lentement, nous avons commencé à découvrir les noms de quelques-uns d’entre eux. Nous constatons que l’Institute of Economic Affairs, qui a défendu énergiquement les médias contre la nouvelle réglementation de l’industrie du tabac, a été secrètement financé par British American Tobacco depuis 1963. Nous découvrons que Charles et David Koch, deux des hommes les plus riches du monde, ont fondé l’institut qui a monté le mouvement Tea Party. Nous constatons que Charles Koch, en créant un de ses think tanks, a noté que « pour éviter des critiques indésirables, il faut être discret sur comment l’organisation est contrôlée et dirigée ».

Les mots utilisés par le néolibéralisme cachent souvent plus qu’ils ne révèlent. ’Le marché’ ressemble à un système naturel qui s’imposerait à tous de manière identique, comme la gravité ou la pression atmosphérique. Mais le marché est traversé par des relations de pouvoir. « Ce que le marché veut » tend à désigner ce que veulent les entreprises et leurs patrons. « L’investissement », comme le dit Sayer, signifie deux choses très différentes. L’une est le financement d’activités productives et socialement utiles, l’autre est l’achat d’actifs existants pour en extraire des loyers, des intérêts, des dividendes et des revenus de capital. Utiliser le même mot pour désigner des activités distinctes « occulte les sources de richesse », ce qui nous conduit à confondre l’extraction de richesse avec la création de richesse.

L’anonymat du néolibéralisme

Il y a un siècle, les nouveaux riches étaient dénigrés par ceux qui avaient hérité de leur argent. Les entrepreneurs cherchaient alors à se faire accepter en se faisant passer pour des rentiers. Aujourd’hui, la relation est inversée : les rentiers et les héritiers se font passer pour des entrepreneurs. Ils prétendent avoir mérité leur revenu par leur travail.

Ces anonymats et confusions se combinent avec l’anonymat et la dimension immatérielle du capitalisme moderne : un modèle qui fait en sorte que les travailleurs ne savent pas pour qui ils travaillent ; des sociétés enregistrées par des réseaux offshore si complexes que même la police ne parvient pas à découvrir les noms des véritables propriétaires ; des arrangements fiscaux qui spolient les Etats ; des produits financiers que personne ne comprend.

L’anonymat du néolibéralisme est soigneusement protégé. Ceux qui sont influencés par Hayek, Mises et Friedman ont tendance à rejeter le terme, en affirmant – et ce n’est que justice – que le terme est devenu péjoratif. Mais ils ne proposent aucun substitut. Certains se décrivent comme des libéraux classiques ou des libertariens, mais ces descriptions sont à la fois trompeuses et curieusement évasives, car elles suggèrent qu’il n’y a rien de nouveau depuis The Road to Serfdom, Bureaucracy ou l’oeuvre classique de Friedman, Capitalism and Freedom.


Pour autant, il y a quelque chose d’admirable dans le projet néolibéral, du moins à ses débuts. C’était une philosophie originale et innovante promue par un réseau cohérent de penseurs et d’activistes avec un plan d’action clair. Elle était patiente et persistante. Mais The Road to Serfdom (Le chemin de la servitude) se transforma en chemin vers le pouvoir.

Le triomphe du néolibéralisme souligne aussi l’échec de la gauche. Lorsque l’économie du laissez-faire mena à la catastrophe de 1929, Keynes conçut une théorie économique globale pour la remplacer. Lorsque la gestion de la demande keynésienne fut stoppée dans les années 70, il y avait une alternative déjà prête. Mais lorsque le néolibéralisme lui-même s’effondra en 2008, il n’y avait... rien. C’est pourquoi le zombie continue de marcher. La gauche et le centre n’ont produit aucune nouvelle pensée économique générale depuis 80 ans.

Chaque invocation de Lord Keynes est un aveu d’échec. Proposer des solutions keynésiennes aux crises du 21ème siècle, c’est ignorer trois problèmes évidents. Il est difficile de mobiliser les gens autour d’idées anciennes ; Les défauts exposés dans les années 70 n’ont pas disparu ; Et, surtout, ils n’ont rien à dire sur notre situation la plus grave : la crise environnementale. Le keynésianisme fonctionne en stimulant la demande des consommateurs pour entraîner la croissance économique. La demande des consommateurs et la croissance économique sont les moteurs de la destruction de l’environnement.

Ce que l’histoire du keynésianisme et du néolibéralisme montre, c’est qu’il ne suffit pas de s’opposer à un système brisé. Une alternative cohérente doit être proposée. Pour le Parti travailliste, les Démocrates et la gauche en général, la tâche centrale devrait être le développement d’un nouveau programme économique d’envergure et innovant, adapté aux exigences du 21ème siècle.


George Monbiot

http://uranopole.over-blog.com/2017/01/en-finir-avec-le-capitalisme-introduction.html
https://www.theguardian.com/books/2016/apr/15/neoliberalism-ideology-p...



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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Jeu 14 Sep - 11:32

Ce que l’histoire du keynésianisme et du néolibéralisme montre, c’est qu’il ne suffit pas de s’opposer à un système brisé. Une alternative cohérente doit être proposée. Pour le Parti travailliste, les Démocrates et la gauche en général, la tâche centrale devrait être le développement d’un nouveau programme économique d’envergure et innovant, adapté aux exigences du 21ème siècle.

bref y a pu ka !

Au boulot les anti-capitalistes ! proposez nous un meilleur système, sachant que le marxisme a démontré ses échecs cuisants et après on en reparlera...


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Mar 19 Sep - 19:11

Deux des plus grandes puissances du monde sont issus d'une tentative d'instauration du socialisme.
Chine et Russie!

Deux puissances sont issues du capitalisme, elles en sont où!
Angleterre et Hollande

Quand à la plus grande, les USA, elle n'est la première que par la rapine et les guerres depuis 250 ans.


Quand au sujet, le capitalisme, Il finira, victime de ses propres contradictions. déjà il tend à disparaitre sous l'effet de l'accumulation des capitaux qu'on appelle mondialisation et que le marxistes appellent l'impérialisme économique!
Pour les incultes de l'économie-politique:
https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp0.htm


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Mer 20 Sep - 19:36

Une chose certaine; à écouter Trump à l'ONU, c'est le capitalisme triomphant qui peut très bien nous conduire à l'Apocalypse! Envisager d'anéantir entièrement un pays sous le feu nucléaire, les femmes, les enfants, tout le monde! Même Hitler le monstre ne l'aurait pas envisagé! La nation la plus puissante du monde est dirigé par un dément. Et comment ont réagi les autres puissants de ce monde? Par le silence!
A cette occasion, j'ai apprécié la position de Macron.
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Mer 20 Sep - 21:22

oui dédé les pays qui ont goutté au socialisme ont fini par tourné casaque et se sont vite reconverti au capitalisme pour s'en sortir.

quant aux pays historiquement capitalistes : ils se portent très bien. Merci pour eux.

c'est dommage pour toi une réussite socialiste il n'y en a pas.....


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Mer 20 Sep - 21:59

Tu veux qu'on compare Russie et France ?
Les pays qui ont gouté au socialisme il n'y en a pas!
Tu MENS en affirmant le contraire, JAMAIS la Russie et la Chine ont eu une économie socialiste!
Je peux t'en donner la raison, mais comme tu ne me lis pas .....
En tout cas, malgré une guerre civile et une famine, la Russie est passée en 25 ans d'un Etat aristocratique d'esclaves à la puissance qui a balayé le fascisme de notre sol, alors que les libéraux soutenaient OUVERTEMENT Hitler, en France comme en Allemagne.
Ca tu ne peux le NIER!


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Jeu 21 Sep - 19:27

C'est l'URSS qui a changé le cours de la guerre à Stalingrad; c'est peut-être grâce à l'URSS que le Nazisme a été vaincu! Hier soir, sur France 3, "Hitler et Churchill; le combat de l'aigle et du lion". Un docu. pertinent et passionnant. Churchill a su habilement manoeuvré entre Roosevelt et Staline à Téhéran et à Yalta pour que l'Amérique continue le combat ; il semble que sans l'acharnement de Churchill, Roosevelt aurait pu accepter un arrangement avec Hitler. L'issue de la guerre aurait été bien différent...Et les américains haïssaient les communistes plus que les nazis! 21 millions de morts chez les communistes...Merci qui?
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Jeu 21 Sep - 21:02

Liliane Bettancourt est décédée!
Chantre miile fois répété comme exemple de la réussite du capitalisme....les envieux

Mais quel est cette réussite en propriété personnelle d'un compte en banque bien rempli!

1 - Fille à Papa! Elle elle n'est qu'une héritière, c'est quand même mieux de démarrer avec des millions et des milliers d'employés et de cadres à son service!
2 - Cette fortune du papa, OUI, c'est lui qui as, comme technicien, ingénieur ou chercheur, créé Loréal (!)
3 - Mais le papa n'a eu qu'une fille, après avoir puisé dans les 25% (sic dan) d'accaparation des bénéfices générés pas les employés des sociétés, il les a amené sur un plateau d'argent. Ca aide !
Comme le déclarait la liliane (conf ce soir sur TF1) : ma fille n'est pas moi vis a vis de ses parents!
4- Et le papa de la fifille ? Euh ! résumons!

- Le père de sa fille Eugène Shueller était un collaborateur, membre de la Cagoule et pétiniste forcené! C'est lui le créateur du MNR collabo de Déat.
Grace à la guerre et sa collaboration les actions de l'Oréal vont quadruplé ...les salaires des ouvriers diminuer!
- C'est lui qui déclarera:
"il faut une révolution d’épuration et de redressement qui consistera à fusiller rapidement 100 personnalités de l'ancienne époque", sous entendu ses concurrents , ce que la gestapo et la milice s'empresseront d'éxécuter!

Quand au mari de Liliane la fille à son papa, Mr Bettancourt, grand libéral et politique à une époque récente, c'est lui qui oseras écrire:
"Un juif sera plus facilement avare qu’un chrétien. Pour l’éternité, leur race est souillée par le sang du juste. Ils seront maudits de tous" ou '"la dénonciation est un devoir car elle sert la collectivité. Les jeunes doivent être partout les agents du Maréchal'...

Mais Bettancourt est un capitaliste, pour les concurrents des libéraux de l'Allemagne, qui ont gagnés la guerre, on ne se détruit pas entre complice, les uns ont gagnés, les autres perdus, mais l'essentiel est la Lutte de classe et ....les taux de profit.
La défaite nazie de Stalingrad incite Schueller et Bettencourt à couvrir leurs arrières.
Ce dernier se rapproche de son ami Mitterrand ex de Vichy, pour montrer son nez dans la Résistance avec le pseudo Mouvement des prisonniers de guerre & déportés.
Il finance aussi en Suisse quelques activités louches de la CIA (OSS) qui lui permettront des avantages US après-guerre.
Bettencourt admirait son beau-père Schueller au point de contribuer à le 'blanchir' du fait de son passé mariste commun à la même adresse et des services rendus avec Mitterrand (engagé fin 45 comme PDG des "Editions du Rond-Point"), François Dalle (futur patron de L'Oréal) et de Bénouville.
L'Oréal a protégé les 'criminels de guerre'

Après la guerre, Schueller protègera dans L'Oréal de nombreux collabos dont 2 spoliateurs des biens juifs et francs-maçons :

Jacques Corrèze persécuteur des juifs, condamné à 10 ans de travaux forcés (mis à l'abri à la tête de la filiale US de L'Oréal)
et le milicien Jean Filliol
rejoint par Henri Deloncle (frère d'Eugène assassiné, ex de la Gestapo) dans l'Oréal Espagne, pour échapper à sa peine de mort à la Libération !
L'Oréal prendra soin dans sa communication d'éviter tout rappel de son passé glauque qui l'aura enrichi dans le sang des résistants et juifs. Notamment, propriétaire des Labos Vichy (sans rapport avec la guerre), il fera tout pour ne jamais associer la marque L'Oréal et la marque Vichy, quitte à perdre les effets marketings bénéfiques de la filiation...
http://eli-d-ashdod.over-blog.com/article-schueller-bettencourt-l-oreal-etaient-avec-les-nazis-55075362.html

Oui le capitalisme engendre les guerres, comme le disais Jaures, un militant pacifique haï des libéraux:
Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage!
C'est pourquoi le capitalisme aujourd'hui porte ses espoirs sur un Trump la mort, sur un fascisme coréen (mis en place suite à la guerre de Corée).

C'est celà que perpétuent nos pseudo libéraux, qui souvent ne se rendent pas compte du double jeu qu'ils jouent inconsciemment!

Et Oui madame feu Bettancourt est l'exemple de ce que peut générer le libéralisme économique d'un grand père dans son évolution, l'Impérialisme et ses conséquences, les pires crimes!



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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Ven 22 Sep - 17:27

Le capitalisme, c'est comme les plantes, sauf chez les écolos...Il faut dessous une bonne couche de fumier! Et le comble, c'est que le fumier peut produire des parfums!
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Ven 22 Sep - 19:16

Un exemple Lafarge ?
Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine, a appris l'AFP de source proche de l'enquête. "Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge", a indiqué à l'AFP leur avocate Marie Dosé.
Dans son rapport, dont l'AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a "effectué des paiements aux groupes djihadistes" via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci "a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables", affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par "le Canard enchaîné" et "le Monde".

L'enquête sur l'activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier : trois ex-salariés syriens ont été entendus et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé "des paiements aux groupes djihadistes" pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d'instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu'a pu entretenir le géant du ciment notamment avec l'organisation Etat islamique (EI), pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

L'enquête porte aussi sur la connaissance qu'auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu'ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine, a appris l'AFP de source proche de l'enquête. "Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge", a indiqué à l'AFP leur avocate Marie Dosé.
Ce que l'on reproche à Lafarge

Il s'agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour "financement d'entreprise terroriste" et "mise en danger de la vie d'autrui", qui leur a été confiée en juin.

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du "Monde" qui avait mis en lumière de "troubles arrangements" entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et l'EI alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l'Economie avait déposé plainte, déclenchant l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

30.000 dollars par mois

Dans son rapport, dont l'AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a "effectué des paiements aux groupes djihadistes" via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci "a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables", affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par "le Canard enchaîné" et "le Monde".

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, "il est tout à fait vraisemblable que d'autres protagonistes aient couvert ces agissements", dont l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Face aux enquêteurs, l'ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s'est plié à une "économie de racket", menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

Je vous laisse découvrir la suite:
http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20170921.OBS4951/lafarge-en-syrie-le-cimentier-aurait-bien-verse-plus-de-20-000-euros-par-mois-a-daech.html

Maintenant, vous savez combien le Dédé  (ex du KGB local  Very Happy ) aimes bien fouiner dans la mouise du capitalisme présenté comme l'avenir de l'humanité par certains.

J'habite un village du val d'Oise qui borde une ville, Cormeilles en Parisis, en allant voir ma femme à l'hopital cet am je suis passé par la fameuse carrière Lambert, aujourdh'ui Placo du groupe St Gobain!
Cette carrière est passée des mains de Lambert, à celui de Lafarge et St gobain!
Jusqu'à là les concentrations de capital ...on connait!
Oui, mais curieux à remarqué Dédé, dans ma jeunesse à l'Ecole toute proche (500 mètres) j'allais voir des copains (souvent des indochinois (année 50/60)) et ils étaient logés dans des semi casemates au sol carrelé, et qu'est-ce qu'on voyait au sol? Une croix gammée ! bah oui le Lambert il était un bon capitaliste qui savait choisir ses politiciens de l'Etat à son service.

Bof, classique! Hé hé , et qui as hérité de feu lambert et de ses usines et autres domaines à St Cloud ?
Le Pen et donc sa fille!
C'est marrant comme le monde est petit!
Voilà , voilou!
C'était juste pour montrer que pour les capitalistes ....l'argent n'a pas d'odeur!
Il est temps de choisir un fly tox qui les fera disparaitre, pas un Loréal !


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Ven 22 Sep - 20:55

Dédé 95 a écrit:Tu MENS en affirmant le contraire, JAMAIS la Russie et la Chine ont eu une économie socialiste!
Y en a-t-il eu quelque part ? Sinon, quelle preuve a-t-on que c'est faisable et viable ?

Un certain Mikhail Bakounine a expliqué, du vivant de Marx, pourquoi le système dudit Marx ne pouvait pas fonctionner, ne tenant pas compte de la nature humaine : voir résumé ICI

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par geveil le Ven 22 Sep - 21:03

Bonsoir Spin, ça fait un bout de temps qu'on ne t'avait vu! Es-tu bien sûr que Marx, dont je n'ai pour ainsi dire rien lu, n'a pas tenu compte de la psychologie humaine?


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Le réel est ce qui reste quand on a abandonné toute croyance.
Nul n'entre en métaphysique s'il ne s'étonne de vivre.
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Ven 22 Sep - 21:28

Mais Spin, ne revenons pas dessus!
Marx n'a JAMAIS donné la recette d'un système politique économique!
Il a seulement constaté et conclue la réalité du .....Capital!
Ce sont les thèses de la Ligue des Justes (*), avec l'expérience de la Commune de Paris, mais surtout l'oeuvre de Lénine qui ont permis de définir les bases d'une société socialiste!
Il ne suffit pas de dire, retirons l'exploitation de l'homme par l'homme, ou l'expropriation du capital ou a bas la propriété privé des moyens de production et d'échange pour définir le socialisme!
Du reste le capitalisme de Marx n'est pas celui d'aujourd'hui, lui connaissait le libéralisme , pas l'impérialisme (la mondialisation).

maintenant affirmer que le socialisme n'est pas faisable, il n'y a que l'expérience qui peut le prouver, et c'est là ou le bat blesse, car le socialisme ne peut être que mondial, seuls les staliniens ont affirmés la possibilité de construire le socialisme dans un seul pays....l'histoire à prouver le contraire!
Travailleurs de Tous Pays Unissez Vous ont proclamé La Ligue des Juste.

mais ce n'est pas le sujet!



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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Ven 22 Sep - 22:01

geveil a écrit:Es-tu bien sûr que Marx, dont je n'ai pour ainsi dire rien lu, n'a pas tenu compte de la psychologie humaine?
Au moins sur un point : il considère qu'une élite désintéressée à un moment restera toujours désintéressée. Toute l'histoire s'inscrit en faux contre ça. Les élites généreuses finissent toujours par devenir des castes égoïstes. Je t'invite d'ailleurs à aller voir mon lien.

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Ven 22 Sep - 22:13

Ou est-ce que tu lis celà dans son oeuvre?
Dubitatif Dubitatif


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Ven 22 Sep - 22:19

Dédé 95 a écrit:Ou est-ce que tu lis celà dans son oeuvre?
Dubitatif Dubitatif
Je suppose que ça s'adresse à moi. L'oeuvre de qui ? Pour Bakounine, voir mon lien encore une fois. Edit, pour Marx ce n'est peut-être qu'implicite, mais c'est bien ce qu'on a constaté par la suite.

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Ven 22 Sep - 22:46

Non tu répond à propos de Marx, message 14!

Et qui est ON dont tu parles?

Edit, pour Marx ce n'est peut-être qu'implicite, mais c'est bien ce qu'on a constaté par la suite.
Tu fais pas un procès d'intention ? Siffle
Et la suite de quoi? De ses oeuvres ou de ses successeurs?
Marx refusait de son vivant ce terme de marxisme, il refusait d'être un philomachin! Very Happy


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Ven 22 Sep - 23:04

Dédé 95 a écrit:Et la suite de quoi? De ses oeuvres ou de ses successeurs?
Surtout de ses successeurs.

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 23 Sep - 9:04

Ca je te comprend!
Ce qui ne veut pas dire que ses études et son enseignement n'ont aucunes valeur!
Tu connais l'histoire du couteau?
Posé à coté d'une fourchette il permet de vivre en coupant la viande, dans les mais n'un assassin il occasionne la mort!

Pour revenir un peu au sujet qui n'est pas la critique du socialisme mais celle du capitalisme, une définition qui en vaux bien une autre:

Le marxisme est un courant à la fois philosophique, politique, économique et sociologique qui se réclame des idées de Karl Marx et de Friedrich Engels (1820-1893).

Philosophiquement, le marxisme s'inspire du matérialisme français du XVIIIe siècle (en réaction aux philosophies idéalistes et dualistes), de la philosophie classique allemande (en particulier des idées de Friedrich Hegel), de l'économie politique anglaise ainsi que du socialisme utopique français. Il est fondé sur une conception matérialiste de l'Histoire ainsi que sur la méthode dialectique, l'ensemble constituant le matérialisme dialectique.

Pour Marx et Engels, "l'histoire de toutes les sociétés humaines jusqu'à nos jours n'est que l'histoire de la lutte des classes". Ils identifient au cours de l'histoire trois modes de production : l'esclavagisme, le féodalisme et le capitalisme. L'évolution des moyens de production change les conditions économiques et amène au pouvoir de nouvelles classes sociales qui, à leur tour, modifient les modes de production, etc.

C'est ainsi que la bourgeoisie a renversé le régime féodal et a engendré le prolétariat. Comme les seigneurs vis-à-vis des serfs, les bourgeois capitalistes qui détiennent les moyens de production, dominent, exploitent et oppriment les prolétaires. De la lutte politique de ces derniers dépend le renversement de la bourgeoisie et du capitalisme, mais aussi l'instauration de la future société socialiste et du communisme.

Economiquement le marxisme est une analyse du capitalisme, un système dont la finalité est l'accumulation du capital par le biais des profits (ou plus-values). Ces profits représentent la part non rétribuée du travail des prolétaires à qui l'on ne donne que de quoi renouveler leur force de production.

Pour Marx, le capitalisme conduit à des contradictions ("exploitation de l'homme par l'homme"):
concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre ;
accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique ,
surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage ;
augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.


Pour reprendre ton souci:
Le marxisme-léninisme qui est le prolongement au XXe siècle des théories de Marx et de Engels, met davantage en avant l'activisme politique révolutionnaire et la dictature du prolétariat.

Le marxisme a servi de fondement aux régimes "communistes" qui se sont implantés dans le monde entre la révolution russe (1917) et les années 1990. Aujourd'hui, même si cela n'a pas toujours été le cas par le passé, la majorité des marxistes considère qu'il n'a pas de liens entre ces régimes et la pensée de Karl Marx.


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Sam 23 Sep - 10:34

Dédé 95 a écrit:Ca je te comprend!
Ce qui ne veut pas dire que ses études et son enseignement n'ont aucunes valeur!
Comme outil de compréhension du capitalisme et de son évolution, je veux bien (d'ailleurs mêmes des capitalistes le disent). Comme solution alternative, comme projet définitif de société, il me semble que ce sont bien ses idées qui ont donné ce qu'elles ont donné une fois mises en application, plus par un enchainement inéluctable que par la perversité des dirigeants. Et encore une fois quelqu'un l'avait vu venir de son vivant.

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 23 Sep - 11:35

Mais Marx n'a jamais donné de solution alternative, en tout cas ce n'est pas lui l'inventeur du socialisme, surtout vu a son époque!
Maintenant ce que tu appelle solution définitive, je te rappelle que dans AUCUN pays du monde le socialisme n'a été , non seulement appliqué, mais installé!
Tu ne donc pas dire que ses idées ont été mises en application!
Maintenant.
Tu te réfères aux théories anarchistes pour qui il suffit d'une révolution pour changer le système économique et sociale! bah non!
Et c'est cette opposition entre Bakounine et Marx qui est présentée, surtout par les anti communistes primaires, comme l'erreur de Marx!

Reli Le matérialisme Dialectique et historique, tu verra que le passage d'un système à l'autre se fait par étapes! C'est une loi historique
Marx et Engels l'ont mainte fois démontré!






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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Sam 23 Sep - 12:48

Dédé 95 a écrit:Mais Marx n'a jamais donné de solution alternative, en tout cas ce n'est pas lui l'inventeur du socialisme, surtout vu a son époque!
Heu, excuse-moi, "les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaines, ils ont un monde à gagner, prolétaires de tous les pays unissez-vous !" Si ce n'est pas un projet de prise du pouvoir, c'est quoi ? Il ne l'a pas renié, que je sache.

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 23 Sep - 13:31

Tu confond un modèle de système économique, avec une prise du pouvoir politique!
La politique c'est la gestion de la citée, en un mot l'Etat!

Tu deviens grave Spin!

Je ne suis pas Stalinien , je ne confond pas l'Etat et la propriété sociale des moyens de production et d'échang!

Comprendo

Tu tente quoi? De refaire un débat anti-communiste ?
Tu l'as déjà fait, laisses tomber!

Ps: Sur ce je vais manifester ....contre l'Etat et ses représentants actuels!


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Sam 23 Sep - 16:53

Le communisme est une idée généreuse mais inapplicable à l'homme qui restera foncièrement égoïste; c'est sa nature. A la troisième génération il s'effondre, rongé par la corruption. C'est souvent ainsi dans les familles ; le père bosse, le fils maintient, le petit fils dévore...Exception quand la fortune accumulée est trop énorme pour disparaître . C'est le cas des grandes fortunes.
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 23 Sep - 17:18

...c'est pourquoi pour moi le capitalisme est une utopie!
Le socialisme non.

Le jour où quelqu'un m'aménera un projet de société pour remplacer le capitalisme, je suis preneur!
Un peu comme nos ancètres ont concocter une nouvelle forme de société à l'époque du Siècle des lumière!

En attendant ? La Lutte de Classe s'exprime OUVERTEMENT!
Pendant que le capitalisme forge ses armes à donner aux prolétaires qui combattrons entre eux pour leurs plus grands bien!

Nouvelle attaque entre Trump et Kim machin!
L'Iran renforce son potentiel nucléaire.
Lafarge "mis en examen" pour aide financière aux terroriste de DAESH!

Macron le banquier voit se lever une "armée" contre lui, y compris des CRS!

1917 Octobre, souvenir, qu'il ont eu du mal d'effacer!

Oh oui qu'ils ont peur...pas facile de faire une guerre mondiale de nos jours, même en Suisse, il n'y a plus d'endroits protégés!
Demandez au milliardaire russe, ami de la mafia et assassin reconnu, ses amis de la principauté de Monaco tombent les uns après les autres!
A mais quand même il reste le patron de Monaco Football!
Chacun sait que SPORT n'égale pas FRIC. Siffle




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Re: En finir avec le capitalisme

Message par spin le Sam 23 Sep - 18:35

Dédé 95 a écrit:Tu confond un modèle de système économique, avec une prise du pouvoir politique!
Et comment Marx envisageait-il d'obtenir le premier si ce n'est avec le second ? Est-ce que tu es allé voir les extraits de Bakounine ? Peut-être que tu sais ce que Marx a répondu ?

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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 23 Sep - 19:00

Oui quand même!

Sur la prise du pouvoir!

Le Manifeste communiste, n'est que la conséquence du constat de Engels et Marx, concernant le système économique!
Marx est TRES "timide" concernant le passage à un mode politique différent, rend toi compte qu'il se base sur .....la commune de Paris!
Alors imagine de nos jour ou l'économie est mondiale et la politique exprimée de milles façons!

C'est pourquoi Lénine et après lui Trotsky ont exprimés la nécessité d'une "révolution" politique mondiale pour parvenir à instaurer à la société un nouveau mode de production!
L'histoire en est témoin!

Mais là ce n'est plus Marx, il était mort depuis longtemps!
Si son schéma reste exact, il n'en demeure pas moins qu'on ne peut construire une nouvelle société avec les moyens de l'époque de Marx, ce serait justement contraire au marxisme!

C'est pourquoi le fait que le capitalisme se détruit lui même, toute la petite bourgeoisie qui croit en lui se retrouve tentée de refaire la société économique du temps de Marx, une société purement libérale, ce qui est absurde!
Ce serait aussi absurde de reprendre la lutte des classes avec des fourches et des sans culottes!





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Re: En finir avec le capitalisme

Message par komyo le Dim 24 Sep - 10:03

Cuba ou le Vénézuéla ? non un des rares paradis capitaliste !

https://fr.express.live/2017/09/18/allemagne-infrastructure-ruine/


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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Dim 24 Sep - 15:33

Allemagne ou Angleterre ? non Vénézuéla ! (lu sur le meme site de référence donné par koyo)

Les vénézuéliens peuvent retirer… 0,35 euro par jour aux distributeurs de billets


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par komyo le Dim 24 Sep - 15:39

ils sont sous le feu de US qui veulent les faire absolument tomber, pour mettre une dictature libérale comme il le font partout ou ils le peuvent !
au passage, l'Europe essaie de faire la même chose en France en supprimant tous les amortisseurs sociaux... si demain FI était au pouvoir, dans les 5 minutes les marchés attaqueraient ! c'est drôle quand même ! tongue

sur la dette public du Vénézuéla et d'autres pays...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique



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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Dim 24 Sep - 15:48

Mais oui mais oui l'éternel discours victimaire qui évite toute remise en question... on connait : c'est toujours de la faute des autres.

Le socialisme ne marche jamais et n'a jamais marché, le socialisme ne marche nul part et n'a jamais marché nul part, mais son échec est toujours à cause de la faute des autres.


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Dim 24 Sep - 16:30

Arrete de répéter le Blog de Contrpoint, tu Trolle, c'est interdit par la charte!


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Dim 24 Sep - 17:36

Ou regarde simplement l'Histoire, Troubaa. Pourquoi l'URSS et la Chine sont devenues les 2ème et 3ème
puissances mondiales ? Regarde Cuba, Haïti et Porto Rico dans le dernier cyclone...
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Dim 24 Sep - 18:04

Gaston, comme déjà répondu àun autre. Sauf que ces pays pour éviter faillite, famine et misère généralisée se sont tous tournés vers le capitalisme pour s'en sortir. Même Cuba  !


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Dim 24 Sep - 18:36

Mais la Chine a TOUJOURS été un régime économique capitaliste, certes c'était du capitalisme d'Etat!
la seule différence c'est que sous Mao le système était de type dirigiste, comme sous Staline en URSS, ce qui as permis la planification, (système hai des libéraux), je cite Wiki:

L'avènement de la République populaire de Chine en 1949 entraîne la mise en place d'un régime politique et d'une économie de type communiste, en partie inspirés de ceux existant alors en URSS. Le Parti communiste, dirigé par Mao Zedong de 1943 à sa mort en 1976, mène des politiques de planification économique dans l'agriculture et l'industrie ainsi que des grands travaux d'infrastructure (centrales électriques, irrigation, extension des terres cultivables). Sur le plan du commerce extérieur, il s'agit d'une période d'isolement sur la scène économique mondiale, la Chine n'ayant quasiment de relations commerciales qu'avec l'URSS ou des pays communistes d'Asie (Corée du Nord, Viêt Nam).

Ces politiques volontaristes ont permis de réduire l'extrême pauvreté, notamment dans les villes, en offrant un accès à la nourriture, l'eau potable et aux soins médicaux au plus grand nombre, et ce alors que la population est passée d'environ 600 millions de personnes en 1949 à 900 millions en 1976.

je cite toujours Wiki:

Après la mort de Mao Zedong en 1976, une lutte féroce entre prétendants fait rage au sommet de l'État. L'ex-secrétaire général du Parti communiste Deng Xiaoping parvient finalement au pouvoir en 1978. Jusqu'à son retrait de la vie politique en 1992, il met en œuvre une politique fréquemment désignée sous le nom d'économie socialiste de marché, dans la mesure où elle marie des éléments de l'époque maoïste (contrôle politique autoritaire de l'économie, plans volontaristes d'industrialisation et de grands travaux) et un certain libéralisme économique. Cette synthèse idéologique permet à la Chine d'ouvrir progressivement son économie tout en conservant son régime politique.

Ils ne se sont pas tournée vers une économie capitaliste, ils ne l'ont JAMAIS quittée, et pour cause!

Par contre, le fait que le peuple Chinois soit TRES discipliné, que celui --ci soit controlé, a permis aux capitalistes occidentaux d'investir massivement dans ce pays pour EXPLOITER la main d'oeuvre et en retirer un profit maximum en occident, il suffit de regarder d'ou viennent les produits courant!
Quitte du reste à acheter les politiciens qu'ils traitent de "gauchistes" et d'affameurs de leur peuple.
Les Hypocrites!


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Dim 24 Sep - 19:51

le capitalisme d'Etat ce n'est pas du capitalisme. Ce n'est pas la propriété privée des moyens de production et l'initiative individuelle comme l'est le VRAI capitalisme

Le capitalisme d'Etat c'est l’étatisation et la collectivisation de l'économie cela abouti à la destruction de l'économie.

Encore un abus de langage voulant créer la confusion.


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Dim 24 Sep - 20:17

Bien sur, bien sur!
Tu veux la liste des oligarques Russes et Chinois?


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 4 Nov - 17:34

Il était une fois un bucheron et un boulanger.

Chaque jour le bucheron vendait ses fagots au boulanger pour 4 sous et le boulanger vendait en retour au bucheron du pain pour 4 sous aussi.

Vint un grand incendie qui détruisit la forêt où travaillait le bucheron. Le bucheron devait dorénavant marcher jusqu’à la forêt voisine et surtout en rapporter le bois sur ses épaules.

Face à cette nouvelle difficulté, le bucheron rapportait dorénavant moitié moins de fagots.

Le bucheron et le boulanger se concertèrent bien ennuyés car le bucheron n’avait plus assez de fagots à vendre pour acheter son pain. Le boulanger, lui, perdait un client et en était fort gêné aussi.

Que faire se demandèrent-ils ?

Il faut que tu achètes mon bois plus cher lui dit le bucheron, sans quoi je n’aurais plus assez à manger.
Impossible lui répond le boulanger, je n’aurai plus de quoi acheter ma farine.
Alors fabriquons ensemble une charrette pour aller chercher ton bois ou trouvons un remplacement : peut-être pouvons-nous cuire le pain avec un feu de tourbe.
Alors qu’ils se concertaient vint un économiste.

Il donna 4 sous au bucheron qui s’en trouva soulagé.

Le bucheron pu alors acheter son pain au boulanger. Le boulanger, lui, se retrouvant avec 8 sous au lieu de 4 se trouvait bien plus riche et fort embêté de manquer de bois accepta alors d’acheter son bois plus cher.

Finalement, au lieu d’avoir fabriqué leur charrette ou trouvé une alternative au bois, le boulanger et le bûcheron, plus riches de 4 sous se retrouvent en fait plus pauvres d’un fagot par jour et dans la situation même qu’ils souhaitaient éviter.

Le surplus de monnaie, en donnant l’illusion de richesse à court terme bloque les investissements nécessaires pour ajuster offre et demande au lieu même de favoriser ces investissements comme il est communément admis.

Cette fable légère est de mon invention.

Elle est bien sûr simpliste mais construite à partir des travaux sur la dynamique monétaire de l’économiste français Maurice Allais, elle illustre comment l’inflation rend plus pauvre en donnant d’abord l’illusion d’être plus riche.

Elle explique aussi en partie pourquoi les efforts gigantesques consentis par les les État et banques centrales depuis 2008 pour relancer l’économie se sont avérés contre-productifs.

Recevez, cher lecteur, l’expression de mes sentiments distingués,

A votre bonne fortune,

Olivier Perrin, pour le petit économiste!
https://info.le-vaillant-petit-economiste.com/la-fable-du-bucheron/?sourcecode=XSW3T934


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Mar 19 Déc - 10:46

L'image flamboyante du capitalisme! Un docu. d'ARTE clair et très instructif. La perfide Albion dans toute sa noirceur. depuis la guerre de l'opium jusqu'à nos jours. La naissance de HSBC avec le trafic de l'opium puis sa croissance insolente grâce à des trafics criminels, drogues, détournements fiscaux de grande ampleur. Des condamnations aux USA et même en Suisse; mais "too big to fail"! Deux chiquenaudes comme punition et ..."Ite missa est"! Et un ministre anglais très impliqué dans le trafic, mais proclamé Lord, et en plus diacre de l'Eglise d'Angleterre! Le diable et le bon Dieu en plein coït!
Et la banque qui monopolise pratiquement les échanges entre la Chine et le monde occidental. Le monde est entre les mains des criminels, et il est trop tard pour y changer quoi que ce soit. On peut parler du Venezuela! Ca paraît tellement ridicule face à ce monstre qui a pris possession de monde!
A voir absolument.

https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par dan 26 le Jeu 21 Déc - 20:59

en quoi un gangster de la finance, serait il plus critiquable, qu'un gangster autre?
Pourquoi tout ce qui touche à l'argent te donne tant de boutons Gaston ?

Amicalement
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Dim 24 Déc - 13:53

Voici des temps révélateurs où éclatent au grand jour, au hasard de faits fortuits ou de la publication de longues enquêtes, la perversité incurable du « système » économico-politique et la collusion entre toutes les strates des possédants et profiteurs.

On y apprend sans surprise la tolérance bienveillante des puissants à l’égard des divers aspects de la domination, dont le harcèlement sexuel n’est qu’une des facettes, puis on découvre toujours sans surprise les noms des entreprises et des dirigeants qui grâce à des montages aussi invraisemblables dans leurs détails que limpides dans leurs objectifs, dissimulent au cœur même de l’Europe leurs milliards, leurs villas provocantes et leurs yachts inmanœuvrables.

L’apogée est évidemment atteinte avec la découverte des acrobaties de l’entreprise Whirlpool, déjà rendue célèbre pas ses récents plans sociaux qui ont fourni à E. Macron une des premières occasions de se mettre en avant. Des ouvriers découvrent ainsi qu’après – ou avant, ou pendant – qu’elle délocalisait en Pologne, « leur » entreprise n’oubliait pas non plus le volet financier et « optimisait » aux Pays-bas.

Le coup était si gros, et permettait si peu d’accuser la Chine, la Russie ou les éruptions solaires que les instances européennes jugèrent nécessaire de monter au créneau. Et l’on eut un joli numéro d’hypocrisie mielleuse du cher Moscovici nous expliquant que pas du tout, tout ça était parfaitement légal, et que oui c’est vrai ce n’était pas très moral, et que donc c’est sûr on allait y mettre bon ordre, mais qu’il fallait être raisonnable et comprendre que c’est très compliqué car tout le monde n’est pas d’accord (la Pologne ? Les Pays-bas ?) et que ça allait prendre du temps...

Moscovici n’a pas expliqué pourquoi ces questions là n’avaient pas fait partie des prémisses de la construction de l’Europe. Pourquoi on avait très bien su faire pour définir de rigoureux « critères de convergence » dont le fameux taux d’endettement, mais pas su faire pour prévoir le dumping social, le dumping fiscal, l’utilisation des différentiels d’impositions...

Il n’a pas dit si c’était par incompétence, par amateurisme, par distraction, ou si dès fois il y aurait eu quelques pressions lobbyistes voire quelques conflits d’intérêts. Il ne savait peut-être pas ? Il n’a pas dit si on allait se dépêcher de modifier les législations qui permettent d’inquiéter voire de sanctionner les lanceurs d’alerte qui révèlent ces turpitudes (Denis Robert, Jon Palais, Antoine Deltour, Raphael Halet...) au lieu de se tourner vers ceux qui les perpètrent.

Pas un instant il n’a suggéré que si il apparaissait aussi évident que la « morale » et la loi se trouvaient en contradiction, cela signifiait tout simplement que la loi n’était pas ou plus adaptée. Et il n’a pas semblé effleuré par l’idée que cette contradiction pourrait fort bien ne pas être un pur effet du hasard. Que les fameuses lois avaient bien été conçues par des hommes, et pourraient, qui sait, l’avoir été pour favoriser certains d’entre eux. Non, ça ne lui est pas venu à l’idée à Moscovici. Pourtant il est intelligent et cultivé, Moscovici. Et il connaît bien les rouages de l’Europe. Pas aussi intelligent et omniscient que Macron, c’est sûr, mais tout de même.

Tout ça tombe assez mal car dans le même temps, il y a cette sale affaire catalane, et ce Puigdemont qui rue dans les brancards européens. Comme si il y avait besoin de ça ! Mais ce séditieux trouve le moyen de se réfugier au beau milieu de l’Europe, de la mettre en demeure, par le fait, de se prononcer sur le cas, et d’en rajouter une couche en interpellant directement les dirigeants avec les gros mots de : « est-ce là l’Europe que vous nous proposez ? »

Alors, quelle que soit l’opinion ou le manque d’opinion des « citoyens » européen sur l’opportunité d’une indépendance de la Catalogne, beaucoup auraient un peu de mal à comprendre que des dirigeants élus, représentant une bonne moitié de la dite Catalogne soient sans vergogne extradés vers l’Espagne pour y encourir de lourdes peines de prison(1). Un fois de plus il apparaîtrait que la sacro-sainte « liberté des peuples à disposer d’eux mêmes vaudrait lorsque ça se passe loin, mais pas au cœur de l’Europe...

Et en effet, quelle confiance peut-on garder dans la construction européenne en voyant se succéder de telles avanies ? Nous feront-ils encore le coup de la surprise, feront-ils encore semblant de ne pas comprendre l’origine du désamour des peuples ? Feront-ils appel à B. Guetta pour nous ramener dans le droit chemin ?

Mais suis-je naïf ! Non, ils ne sont pas surpris. Ils sont juste dominateurs, certains de leur position de force, certains de leur arsenal juridique, de leurs forces répressives si besoin est. Et surtout, ils comptent sur notre passivité, sur notre indolence, sur notre sidération. En France même, E. Macron pense pouvoir tabler sur sa rapidité légendaire, appuyée sur la majorité imprévue dont le pays l’a accidentellement doté. Il croit pouvoir compter sur son génie politique et sur sa bonne étoile, pus accessoirement sur nos divisions.

Et comme en a pris acte J. L. Mélenchon lui même, les faits semblent pour l’heure lui donner raison ; ni les concerts de casseroles ni les millions de manifestants sur les Champs Élysées ne semblent à l’ordre du jour...

Cependant.

Cependant, il n’est pas impossible que ces devins se trompent. Il n’est pas exclu qu’ils ne comprennent rien, ils ne seraient pas les premiers. Il n’est pas inimaginable qu’ils soient incapables de comprendre à quel point la révolte gronde, à quel point les classes dominantes et le système qu’elles ont savamment construit est discrédité et parfois haï. Peut-être même ont-ils oublié que l’impuissance politique dans laquelle se trouvent les victimes de la mondialisation triomphante ne fait qu’aggraver le ressentiment et rendre imprévisibles les réactions.

Tous devraient méditer les mots d’un syndicaliste de Whirlpool récemment interviewé, dont la colère faisait trembler la voix. « Ça va péter », disait-il, « un de ces jours ça va péter, et il y a des têtes qui vont tomber ». Retrouvant spontanément la rage des révolutionnaires.

Or ce syndicaliste émargeait à la CFDT, la centrale sur laquelle E. Macron, comme ses prédécesseurs, compte tant pour désamorcer les luttes pour une bouchée de pain, compte tant pour briser les unités d’action.

Oui, ils devraient méditer le signal qu’envoie la rage d’un syndicaliste « modéré » ayant longtemps, peut-être trop longtemps, joué le jeu des compromis négociés.

Les classes dominantes seraient-elles en train de passer les bornes de l’admissible, de la mystification, seraient-elles en train de brûler leurs vaisseaux ?


Gérard Collet

1. « Lorsqu’il y a contradiction entre la Constitution d’un État et la volonté démocratique, cette seconde prévaut » (arrêt du 20 juillet 2010 du tribunal de La Haye, Cour de justice internationale)

URL de cet article 32546


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Ven 2 Fév - 17:47

Lisez bien ou vont les conséquences des gouvernements à soutenir le système capitaliste et ses dérives!

Tout le monde je pense sait ce qu'est le PIB, la richesse produite par un pays.
Au passage, cela permet d'améliorer les ratios de déficit public, calculés par rapport au PIB.

Savez vous ce qu'on concoctés les financiers et leurs obligés?

L'Insee décide d'intégrer le trafic de drogue dans le calcul de la croissance et du PIB.

C'est déjà le cas chez nos voisins, comme aux Pays-Bas par exemple, où la vente de drogue est autorisée et donc logiquement intégrée dans les comptes publics neerlandais.
Pour des raisons d'harmonisation en Europe, Eurostat demande donc depuis 2013 à tous les pays européens d'intégrer le trafic de drogue dans les comptes publics mais aussi la prostitution qui, elle aussi, est légale au Pays-Bas, en Allemagne et en Espagne.
La France a toujours rechigné mais ça y est, l'Insee (qui est à la manoeuvre) annonce qu'à partir de mai prochain, la drogue sera bien comptabilisée dans les comptes de la nation. Mais pas la prostitution au Motif que le deux parties ne sont pas forcément librement consentantes, nous dit l'Insee.

Et, ça va changer beaucoup de choses pour la croissance et le PIB ? A-t-on une idée des masses que le trafic de drogue pourrait représenter ?


L'institut Molinari avait chiffré les activités illégales en France à plus de 200 milliards d'euros, soit 10% du PIB, ce qui est énorme.
L'Insee est beaucoup plus prudente et indique que ce changement va générer environ deux milliards en plus, soit à peine 0,1% du PIB. Le PIB, c'est l'ensemble des richesses créées sur tout le territoire.
En Grande Bretagne, où l'on inclue désormais la drogue et la prositution, cela avait augmenté le PIB de 0,5%.
Au passage, cela permet d'améliorer vos ratios de déficit public, calculés par rapport au PIB.
Le cannabis peut donc aider à respecter les critères de Maastricht.

Mais, comment évaluer ce trafic de drogue qui est par définition opaque ? L'Insee va devoir embaucher ?

Exactement.
En Angleterre, concernant la prostitution, les statisticiens anglais ont comptabilisé exactement 60.879 professionnels avec environ 25 clients par semaine, au tarif moyen de 82 euros.
Au Pays-Bas, on va même jusqu'à retrancher de ces recettes "les consommations intermédiaires", "préservatifs, vêtements et coût du transport".
Tout cela est très sérieux. Même rigueur quand il s'agit d'établir les chiffres du trafic de drogue.
Donc, oui, en France, l'Insee va devoir aller enquêter sur les lieux de trafic pour mesurer le nombre de transactions et la différence entre le prix d'achat et le prix de revente, pour bien mesurer la valeur ajoutée qui constitue le PIB
Donc, oui, en France, l'Insee va devoir aller enquêter sur les lieux de trafic pour mesurer le nombre de transactions et la différence entre le prix d'achat et le prix de revente, pour bien mesurer la valeur ajoutée qui constitue le PIB

C'était pas une fake news mais un very news.
C'est ça le système capitaliste, on est loin du béat libéralisme du 19ème, si cher à certains!




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Re: En finir avec le capitalisme

Message par dan 26 le Ven 2 Fév - 19:15

En principe celui qui n'aime pas le capitalisme, c'est celui qui  n'est pas prévoyant, et qui de fait n'a pas de capital . Donc qui par principe vit à crédit , et reproche aux banques de preter par exemple  de l'argent (face à sa propre incurie ), et de fait de compter des agios.
Les anticapitalistes de fait sont assez simple à reconnaitre  , n'ayant fait aucune économie (par incurie )ils reprochent à d'autres d'avoir du capital .
Ne pas oublier qu'une vie active dure au moins 40 ans !!!

Et que nombreux retraités ,ayant eu un salaire moyen, sont arrivés à économiser pour constituer un capital . Les cigales , et les fourmis .
La cigale est anticapitaliste , pas la fourmis
Pour eux vivre au dessus de ses moyens  c'est naturel, ceux sont les autres qui doivent payer .

amicalement


Dernière édition par dan 26 le Ven 2 Fév - 20:36, édité 1 fois
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Ven 2 Fév - 19:39

Tu gagne 1300 € par mois à deux et paye 490€ de "charges" obligatoire, la boutique la plus proche impose la voiture!
Tu fais comment pour mettre de l'argent de côté ? (*)

Avec des Si on mettrais Paris en bouteille et Dan dedans!

Quand aux anti-capitalistes j'en connais qui sont milliardaires....

-----


A part ça tu es donc d'accord pour que le trafic de drogue et la prostitution passent dans le PIB ? Tu sais au moins ce que signifient ces 3 lettres et à quoi elles servent!

(*) Et y a pire!


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par gaston21 le Sam 3 Fév - 16:28

A voir la disparition progressive et rapide des fourmis , j'en conclus qu'il en est de même pour les gens qui épargnent sur leurs maigres revenus. Par contre, les fourmilions se portent bien! Tiens, sur Google, je vois qu'il existe des fourmilions parisiens! Dans les rouages du Gouvernement et des banques?
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par dan 26 le Sam 3 Fév - 17:03

gaston21 a écrit:A voir la disparition progressive et rapide des fourmis , j'en conclus qu'il en est de même pour les gens qui épargnent sur leurs maigres revenus. Par contre, les fourmilions se portent bien! Tiens, sur Google, je vois qu'il existe des fourmilions parisiens! Dans les rouages du Gouvernement et des banques?
Merci de reconnaitre que l'épargne et la prévoyance peut se pratiquer à tous les niveaux, comme j'essaye de vous l'expliquer .
Ce n'est pas un problème de moyen , mais de mentalité .

amicalement
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Sam 3 Fév - 17:21

Non pas à tous les niveaux, là encore tu déformes l'écrit de Gaston, et il parles des fourmis capitalistes!

T'a beaucoup de petits revenu de ménage à 1300 € par mois dans ta clientèle! Maintenant que tout le monde connait ton métier actuel ?

Par ailleurs on ne parles pas ici de prévoyance mais de capitalisation des revenus!
Merci de t'en tenir au sujet!




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Re: En finir avec le capitalisme

Message par troubaa le Sam 3 Fév - 21:50

Je trouve très bien que l'on intègre toutes les activités économiques dans le calcul du PIB.

Le problème est d'estimer leur valeur. On y arrive bien pour calculer la température moyenne du globe en estimant celles qui ne sont pas prises, pourquoi pas pour le calcul du PIB en estimant celles qui ne sont pas déclarées.

Cela ne veut pas dire que l'on autorise les trafic, cela tient de la morale commune, à savoir la loi, mais économiquement je ne vois aucune raison de ne pas en tenir compte vu que l'activité économique existe.


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Dédé 95
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Re: En finir avec le capitalisme

Message par Dédé 95 le Dim 4 Fév - 11:48

Curieuse morale économique!
Il est vrai que le système capitaliste est flamboyant quand on sait que l'économie mondiale repose d'abord sur l'armement et en deuxième lieu la drogue!
Toutes œuvres de destruction et de misère!

La production d’héroïne a été multipliée par quarante en Afghanistan depuis l’intervention de l’OTAN, en 2001. Ces chiffres alarmants ont été avancés par Viktor Ivanov, directeur du service fédéral russe de contrôle des narcotiques, dans son discours tenu à Vienne le 11 mars 2013 à l’occasion de la 56ème session de l’office de Nations-Unies contre la drogue et le crime. Une bonne occasion pour rappeler qu’un peu plus d’un million de personnes ont perdu ces dix dernières années la vie en raison de l’abus de stupéfiants. Rien que dans ce pays.

7700€ par seconde soit 243 milliards d'euros par an : si les traficants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l'ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne sont saisis (23% de celle d'héroïne).

Ceci dit, ça rapporte combien en perte et profit?

Il est pas beau le système économique qui spécule sur la vie et la mort des individus?

Et dire que pour certains la misère est en régression!


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Re: En finir avec le capitalisme

Message par dan 26 le Dim 4 Fév - 12:04

troubaa a écrit:Je trouve très bien que l'on intègre toutes les activités économiques dans le calcul du PIB.

Le problème est d'estimer leur valeur. On y arrive bien pour calculer la température moyenne du globe en estimant celles qui ne sont pas prises, pourquoi pas pour le calcul du PIB en estimant celles qui ne sont pas déclarées.

Cela ne veut pas dire que l'on autorise les trafic, cela tient de la morale commune, à savoir la loi, mais économiquement je ne vois aucune raison de ne pas en tenir compte vu que l'activité économique existe.
le seul problème c'est qu'en augmentant frauduleusement    le PIB,  on baisse le taux de deficit  autorisé d'une façon artificielle !!!Et qu'avec cette astuce on continue d'augmenter considérablement notre dette , qui sera impossible à rembourser .
Ne pas oublier  que l'on nous trompe  depuis des années  par cet enfumage de calcul .

Un deficit se calcule  par la différence entre les dépenses   et les recettes , et que depuis 30 ans  nous faisons entre 18 et 30 % de deficit par  an, ce qui nous amené à 2500 milliards  de dettes  soit  7 fois le chiffre d'affaire .
Presenté comme cela nous somme en faillite virtuelle, pour ce cas précis Fillion avait raison  .

Alors que pour cacher la misère  on divise les dépenses de l'etat  par le Pib , y compris tous les trafics estimés
.
 Dans cet optique je propose que l'on valorise  aussi toutes les heures de bénévolat , cela permettra de mieux tromper  le monde, et d'annoncer  des excédents ......virtuels , tout en continuant a faire progresser le dette .
on nous prend pour des billes
il s'agit la bien sur du système étatique !!De la gouvernance de notre pays .
Ne pas oublier que dans l'économie normale une entreprise qui fait plus de perte que le capital , ou dont la dette est plus importante que CA est en faillite .



Amicalement


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