LA TABLE RONDE

Spiritualité, Bonheur et Quête du Graal


La SNCF

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loli83
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Re: La SNCF

Message par loli83 le Lun 19 Mar - 11:03

Troubaa pourquoi ça te choque tant ?

il y a des hopitaux privés aussi

ce qui devrait compter ce sont les services rendus à la population sans que le profit soit la priorité
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dan 26
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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Lun 19 Mar - 11:07

troubaa a écrit:
Comment peut on comparer la SNCF avec les hôpitaux. J’hallucine !
A partir du moment où un service public est payant , dans une bonne gestion il doit s'équilibrer .
Comment expliquer par exemple la réussite des hopitaux privés
amicalement
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Dédé 95
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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Lun 19 Mar - 11:39

Le service public est en partie payant pour les usagers.

Il n'y a pas de réussite des hopitaux privés plus que les publics!
Du reste en cas de grosse intervention, le privé envoie au public, car ils n'ont pas les mêmes investissements!
Par exemple la formation des infirmières est pris en charge par le public, et ça coute!
Je sais de quoi je parle Siffle Bisou


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troubaa
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Re: La SNCF

Message par troubaa le Lun 19 Mar - 12:53

Comparer la nécessité de soigner des gens avec la nécessité de transporter des gens est absurde.

Oui tous les services publics ne se valent pas par leur importance et ce n'est aps aprc que certains sont indispensable qu'ils le sont tous.

La SNCF n'est pas un service public indispensable, c'est juste un service publique pour uniquement idéologique.

Alors que les hôpitaux comme l'armée sont des services publics indispensable.



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Dédé 95
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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Lun 19 Mar - 13:00

Pour toi peut etre, mais tout le monde ne s'appelle pas Troubaa. (*)
En effet il y a un degré de nécessité dans le service public, personne ne le conteste!
Mais ce n'est pas de cette comparaison que nous parlons!

(*) Pour un gars bien portant qui travaille à Paris et qui n'a plus son permis de conduire, tu iras lui dire que la SNCF n'est pas une nécessité!


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Re: La SNCF

Message par troubaa le Lun 19 Mar - 13:58

C'est toi qui a mis l'hôpital et SNCf au même niveau point moi.

J'ai dit la sncf n'est pas un service public indispensable pas que la sncf n'est pas une nécessité.

Ne déforme pas ce que je dis. Merci.




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dan 26
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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Lun 19 Mar - 17:36

troubaa a écrit:C'est toi qui a mis l'hôpital et SNCf au même niveau point moi.

J'ai dit la sncf n'est pas un service public indispensable pas que la sncf n'est pas une nécessité.

Ne déforme pas ce que je dis. Merci.
il ne fait que cela à mon sujet !!!
pour info certaines lignes peuvent être remplacées par des cars, ou de covoiturage organisé , et un cas particulier ne doit pas servir de règle de conduite pour la majorité .
Un service public et un service rendu aux publics à un ensemble de personnes pas à des cas particuliers , et de plus dans le cas de transport doit budgétairement s'équilibrer . C'est la règle d'une bonne gestion
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komyo
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Re: La SNCF

Message par komyo le Lun 19 Mar - 17:55



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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Mar 20 Mar - 11:58

[quote="komyo"
je ne vois pas bien le rapport avec la SNCF
mais bon !!!
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Dédé 95
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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Mar 20 Mar - 13:03

Nous on le vois bien!
Il suffit de te lire et de regarder la caricature.....


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Re: La SNCF

Message par komyo le Jeu 22 Mar - 8:20

Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 20-03-2018

Si ceux qui ont quelque responsabilité dans la « conduite » des mobilisations qui s’annoncent ne comprennent pas que le mouvement ne doit pas être « le mouvement des cheminots » ou le « mouvement contre les ordonnances SNCF », alors le mouvement échouera – une fois de plus. Que le mouvement doive aussi être cela – mouvement des et pour les cheminots –, la chose est tellement évidente qu’elle devrait aller sans dire. Mais si le mouvement n’est que cela, il est perdu d’avance.

Contre l’offensive générale, le débordement général

C’est que, comme on disait jadis, toutes les conditions objectives sont réunies pour que le mouvement déborde de partout – quand, précisément, tout l’enjeu est de le faire déborder. Rarement si grand nombre de secteurs de la société sont arrivés ensemble à un tel point d’épuisement, d’exaspération même, ni n’ont été maltraités avec une telle brutalité par un gouvernement qui, en effet, a décrété l’« offensive générale » (1). C’est bien simple : ça craque d’absolument partout. Ehpad, hôpitaux, postiers, inspecteurs du travail, retraités, paysans, profs, étudiants, fonctionnaires bientôt, et surtout l’immense iceberg des salariés brutalisés du privé, dont la pointe a été sortie des eaux glacées par le désormais mémorable Cash Investigation spécial Lidl&Free – et le tout, c’est là l’esthétique particulière de l’époque, pendant que les plus riches sont invités à se goinfrer dans des proportions sans précédent sur le dos de tous ceux-là !

Lire aussi Serge Halimi, « L’offensive générale », Le Monde diplomatique, mars 2018.Serge Halimi rappelle cette stratégie vieille comme le néolibéralisme du blitzkrieg généralisé, attaque simultanée sur tous les fronts visant à produire un effet de sidération qui laisse les opposants, totalement désorientés, courir dans tous les sens, avoir toujours un train de retard, pour finir défaits dans tous les compartiments du jeu. À l’évidence Macron en est là. Ce qui est étonnant avec tous ces « modernes », c’est combien ils pensent vieux (2). Macron croit dur comme fer à la théorie du ruissellement – Reagan. Faux. Il veut privatiser les chemins de fer – Thatcher. Désastreux (mais c’est également le propre de ce « réalisme », et de ce « pragmatisme », d’ignorer jusqu’aux enseignements les plus élémentaires et du réel et de l’expérience). Le voilà maintenant tenté d’émuler la brillante stratégie d’un ministre des finances néo-zélandais des années 1980. Il n’est pas exclu qu’il se trompe.

Il faut toute la médiocrité intellectuelle des gens de presse pour avoir fait de Macron un « président intellectuel ». Hormis être capable de penser autrement que par recettes et de reproduire mécaniquement un passé disqualifié, un président « intellectuel », disons machiavélien (ce qui n’a rien à voir avec « machiavélique »), prêterait attention au fait que des procédés politiques ne valent que dans les conjonctures qui leur ont donné leurs conditions de possibilité. 2018 n’est pas le 1984 de Margaret Thatcher, ni le 1989 de Roger Douglas, le ministre des finances néo-zélandais. Pas non plus le 1995 des grandes grèves (3). Tout a changé et, dans un environnement différent, les mêmes causes ne produisent pas nécessairement les mêmes effets. Ce qui a changé pour l’essentiel tient à dix ans de crise « financière » qui ont produit de sérieux ébranlements dans les têtes, et jusque dans les couches de la population qu’on croyait résistantes, fidèlement acquises au système : les cadres.

Il s’en faut pourtant que des esprits ébranlés deviennent des corps en mouvement. Toutes sortes de choses les retiennent, matérielles notamment. Mais d’une autre nature aussi, une en particulier : l’absence d’une parole assez forte qui saurait les rassembler. Que l’éparpillement soit la première ressource du pouvoir, c’est vieux comme la politique. En 2017, Jacques Chastaing qui, pour le Front Social, surveille le front des luttes invisibles, comptabilisait plus d’un million de journées de grève sur deux mois (4) – toutes, ou presque, passées sous les écrans radars. Mais ce million n’est que de la poussière de grève. Il faut le compacter pour en faire une grève générale. Dont en réalité tous les éléments sont là – mais pas le principe unificateur.

À qui reviendrait-il normalement de le fournir ? Aux confédérations syndicales évidemment. Il suffit d’énoncer la réponse pour se voir au bord du désespoir. Faisons un tri rapide : on ne parlera pas de la CFDT (« Yellow is the hottest colour ») ; non plus de FO qui rivalise avec elle au jeu idiot de « l’interlocuteur privilégié ». Des plus grosses confédérations, reste la CGT. Écartons d’emblée tout malentendu : il n’est question ici que des directions, et non des bases. Ce que les bases, spécialement celles de la CGT, recèlent d’admirable combativité, nul ne l’ignore. Si la CGT était un alambic, les vapeurs s’élèveraient. Or ici tout reste à fond de cuve – où d’ailleurs ça glougloute méchamment. Mais dans les tortillons à Montreuil : rien.

L’enlisement institutionnel

Ou plutôt si : un mélange de dégénérescence bureaucratique (prévisible dans n’importe quelle organisation de cette taille) et, plus encore, d’incrustation dans le système institutionnel d’ensemble, mélange qui a fini par produire une sorte de passion de l’échec. Retraites 2010 : échec. Loi El Khomri 2016 : échec. Ordonnances « code du travail » 2017 : échec. Si l’on se contente d’extrapoler à partir de la tendance, l’épisode « SNCF 2018 » ne s’annonce pas au mieux… Mais, précisément, il s’agirait que quelque chose d’autre se passe. Ce qui suppose de déjouer la tendance – donc de commencer par s’en faire une idée.

Il y a d’abord la force de phagocytose propre à tout système institutionnel. C’est d’ailleurs une vérité très générale : tous les malins qui se la racontent en imaginant qu’ils vont courageusement rentrer dans le système pour le « changer de l’intérieur » finissent Gros-Jean comme devant – ou plutôt attablés avec leurs nouveaux amis, serviette autour du cou. Sauf rarissimes exceptions, on ne change pas le système de l’intérieur, c’est lui qui vous change de l’extérieur. On dira que les confédérations n’ont pas le choix et qu’elles doivent bien participer au jeu. On dira ça. Et puis, en longue période, on observera les effets.

Il faut situer convenablement cet argument : que les sections et les délégués d’entreprise aient, eux, à se battre, donc d’abord à négocier, c’est-à-dire à « jouer le jeu », la chose est évidente – pour le coup, pas trop de choix… Mais ça n’est pas de ça qu’il est question ici. Il est question de savoir ce que signifie vraiment « jouer le jeu », au niveau confédéral, quand le jeu, depuis tant d’années, a pris la tournure qu’on lui connait. Soyons coulants et cherchons une position de compromis : il y a des systèmes avec lesquels il peut rester du sens à jouer le jeu institutionnel « de l’intérieur ». Celui auquel nous avons affaire a cessé depuis belle lurette d’appartenir à cette catégorie. À un moment, il s’agit de s’en rendre compte.

La direction de la CGT a d’autant plus de mal à y venir que le système institutionnel ne la tient pas seulement par toutes les pernicieuses onctuosités de la sociabilité des « décideurs », mais aussi par les parties financières. Sur 46 millions de recettes (comptes 2016), 13,5 viennent des cotisations (30 %), le reste de « subventions d’exploitation », de mystérieuses « contributions », et « autres produits » aussi clairement identifiés – en fait, pour l’essentiel, des subsides d’État. Dont on comprend qu’on y regarde à deux fois avant de lui mordre la main.

Sans doute, ce qu’on nomme par facilité « la direction » est-elle en fait un objet bien plus composite, agrégeant dans des rapports en partie conflictuels la confédération proprement dite, les fédérations-baronnies et des structures locales. Paradoxalement, la CGT n’a rien du monolithisme qui lui est prêté par les clichés médiatiques – et il n’y a pas de « bouton rouge » de la mobilisation dans le bureau du secrétaire général à Montreuil. Le pouvoir de mobiliser est assez largement décentralisé, dans les fédérations, parfois plus bas, mais à des niveaux où la chaîne de la dépendance financière n’est pas moins réelle, ni serrée… sachant que la direction proprement confédérale dépend de ces soutiens-là pour se faire élire, et pour se maintenir.

En tout cas, l’habitus institutionnel, que contractent immanquablement ceux qui entrent dans les jeux institutionnels, et qui efface des esprits jusqu’à la possibilité d’attenter au jeu lui-même, se joint à la dépendance financière aggravée pour exclure toute épreuve de force significative qui, au-delà de la gêne pour tel ou tel gouvernement, conduirait non seulement à une modification du rapport de force avec l’État – en général –, mais, plus gravement encore, à la possibilité d’une contestation sérieuse de l’ordre social, dont cet État est le gardien. Rien de cela n’arrivera – « on gère ». Par conséquent on gère l’échec. Et l’on sait parfaitement situer les points critiques, ceux dont il ne faut surtout pas s’approcher, ou desquels il faudrait organiser la déviation dans les sables, ou le reflux, si d’aventure une dynamique « mal maîtrisée » conduisait à les envisager de trop près.

Voilà déjà de quoi revenir à la question des conditions matérielles. Tous les délégués de site ne disent-ils pas la même chose : « on a du mal à mobiliser » ? Et les fédérations s’enveloppent de rationalité : on ne prendra pas le risque de mobiliser si c’est pour faire petit – et échouer. Ici, ne pas céder aux apories de l’œuf et de la poule. Les bases y regardent à deux fois avant de sortir parce qu’elles voient comme tout le monde la série des râteaux. Et qu’elles en sont affectées au premier chef. C’est que dans les stratégies qui servent les passions de l’échec, il entre en particulier de ne jamais appeler pour une journée de week-end, et d’imposer aux salariés de poser un jour de grève qui, pour certains, fait mal dans l’entreprise, pour ne rien dire du salaire perdu. Et à la fin, pour rien. On accordera que ça ne fait pas un système d’incitations formidable. Aussi le million de journées de grève reste-t-il bien comme on veut qu’il reste : à l’état pulvérulent.

Misère du syndicalo-syndicalisme

Il a d’autant moins de chance de se compacter qu’il lui manque plus cruellement encore son liant. Or le liant, c’est une signification d’ensemble – bien sûr sous condition que la conjoncture ne prive pas de sens l’idée même d’une telle liaison. Il y a tout lieu de penser que la condition est remplie aujourd’hui : les ordonnances SNCF ont à voir avec les lois travail qui ont à voir avec la managérialisation de l’université qui a à voir avec la sélection des étudiants qui a à voir avec l’emprisonnement des agriculteurs dans le glyphosate qui a à voir avec les suicidés de l’hôpital de Toulouse, avec ceux de Lidl, de Free, avec tous les fracassés de l’entreprise, et avec l’immense cohorte de ceux qui sont à bout. Qu’il y ait toujours eu, dans tout état du monde social, des mécontents, la chose va de soi. Qu’il y ait aujourd’hui, et dans des couches aussi nombreuses, aussi variées, de la population, autant de poussés à bout, c’est peut-être une nouveauté, qu’il reviendrait à une épidémiologie sociologique et historique de documenter – que des DRH se mettent à écrire des livres pour libérer leur conscience des immondices que leur fonction leur a fait faire (5), que des médecins, peu connus pour leurs propensions séditieuses, en soient à se jeter par la fenêtre, n’est-ce pas quand même l’indice de quelque chose ?

En tout cas, tout ça sort du même « lieu », de la même matrice – qu’on appelle usuellement « néolibéralisme » pour faire sténographique (6). Ce n’est pas parce que ce lieu est abstrait que ces contours ne sont pas nets. Ils sont très bien identifiés même – on ne compte plus les travaux qui se sont attachés à les cerner. Ce sont des idées qui infestent toutes les têtes dirigeantes, dans tous les secteurs où l’on prétend diriger : gouvernement, haute et moyenne administration, universités, entreprises, chefferies médiatiques.

Pour notre malheur, il semble qu’il n’y ait qu’un secteur du système institutionnel où l’on n’accède pas à la généralité de la chose : les directions confédérales (on parle bien sûr de celles qui n’ont pas trouvé enthousiasmant ce nouvel ordre du monde). Qui sait, peut-être qu’on y accède. Mais alors on se retient bien de le dire, et de construire avec le moindre discours – qui précisément, viendrait lier ensemble des fractions du salariat autrement abandonnées à leurs antagonisme catégoriels : « les privilèges des cheminots », éructeront les cadres qui sont devenus eux aussi candidats à la défenestration ! et, en dernière analyse, pour les mêmes raisons qui vont mettre les cheminots à l’arrêt !

Mais, de cette dernière analyse, on ne trouvera trace dans aucune grande confédération. La certitude de la démission intellectuelle et politique a été définitivement acquise avec les très grosses manifestations de janvier et mars 2009. Sans aucune raison « institutionnelle » particulière, aucun projet de loi, aucune attaque gouvernementale vicieuse, des millions de personnes étaient descendues dans la rue, révulsées du désastre bancaire de l’automne 2008 et des conditions dans lesquelles on s’apprêtait à l’éponger. Si l’on peut au moins reconnaître aux confédérations le mérite d’avoir « appelé », elles n’avaient rien trouvé d’autre, pour donner sens à cette colère profondément politique, que de lui adjoindre quelques indigents mots d’ordre à base de « conditions de travail » et « d’augmentation des salaires ». Des mots d’ordre de conventions collectives face à rien de moins que l’ébranlement du capitalisme financiarisé. Des mots d’ordre auxquels, du reste, les gens n’ont prêté aucune attention : eux savaient bien pourquoi ils étaient dans la rue et quel était l’objet réel de leurs écumantes colères. Voilà cependant où conduit immanquablement la pauvreté des appels du syndicalo-syndicalisme : à la volatilisation en deux coups d’une formidable énergie politique qui s’était levée, et qui avait tout pour faire du chemin. À la condition évidemment d’être reconnue et encouragée dans ce qui l’intéressait. Deux mois plus tard, tout était retombé, et le 1er mai 2009 fut atone – comme d’habitude.

Il faut en effet appeler syndicalo-syndicalisme cette incurable maladie confédérale qui fait mettre la tête dans le sable aussitôt qu’apparaît de la politique. Même pas seulement la politique au sens institutionnel du terme – la politique des partis et des élections –, celle dont la charte d’Amiens prohibe le contact. Mais la vraie politique, la politique au plus haut sens du terme, celle des idées qui interrogent dans sa globalité le monde où l’on vit, et qui porte le désir d’en changer – une politique, et cela fait partie de ces nouveautés que Macron, Machiavel de sous-préfecture, ignore complètement, une politique qui depuis 2008 s’est répandue dans les têtes comme jamais. Car, à part les ravis de la « classe nuisible » (7), il n’est plus une personne qui ne voie pas que le monde comme il va, va très mal. Mais trouver que le monde va mal, trouver même qu’il est odieux, c’est demander de la vraie politique, c’est vouloir prendre la rue pour de la vraie politique, et pas pour des histoires de tickets-restaurants. Disons-le au cas où : c’est très important les « histoires de tickets-restaurants » (généralement comprises). Il y a un nombre affolant de salariés pour qui ça revêt une importance dramatique. Mais à force de ne vouloir sauvegarder que les tickets-restaurants, en se refusant à parler de quoi que ce soit d’autre, les confédérations arriveront par nous faire perdre jusqu’aux tickets-restaurants.

Or, « quoi que ce soit d’autre », c’est la politique. Et nous y sommes. L’affaire de la SNCF est une affaire de politique : il y est question des principes d’un ordre entier. La racaille éditorialiste, qui n’a pas désarmé depuis 1995 (Cool, est déjà sur les dents. Le tir de barrage va être immonde, phénoménal. Auprès de la population, il mettra dans le mille à chaque fois qu’on tentera de tenir la crête « des cheminots », si entièrement légitime soit-elle. Il est assez évident que nous ne réussirons qu’à la condition de faire entrer les non-cheminots dans le conflit des cheminots. C’est-à-dire qu’à la condition de lier les cheminots à tout ce à quoi ils doivent être liés, et de les lier politiquement. En produisant les preuves : ce qui agresse les cheminots et ce qui pousse des agriculteurs au désespoir et ce qui transforme des petits chefs en tortionnaires et ce qui suicide des salariés et ce qui réduit l’université à la misère et ce qui brise le cœur de soignants se voyant mal soigner, est la même chose : le même monde. Or : des agriculteurs sont désespérés, des petits chefs sontdans un devenir tortionnaire, des salariés passent par les fenêtres, de l’eau de pluie coule dans les salles de classe, des soignants ont le cœur brisé, etc. Beaucoup de gens souffrent, terriblement même. Beaucoup trouvent ce monde haïssable et en passe d’être déserté par toute signification humaine. Ils le sentent. Là est la ressource du combat. Une ressource politique. Mais qui ne jouera qu’à la condition de rencontrer un discours politique.

Pour un syndicalisme politique

Que la direction de la CGT soit disposée à tenir ce discours, c’est ce dont il y a tout lieu de douter. Dans la situation actuelle, c’est pourtant la seule ligne capable de succès.

On se tromperait beaucoup si on pensait qu’ici l’organisation est prise comme « ennemie ». Il n’en est rien, d’abord parce qu’à la CGT, il y a la base, et que la base n’a jamais démérité – il suffit de se repasser l’histoire des Contis, des Goodyear, des PSA et de toutes les luttes que la postérité a inégalement reconnues, pour savoir ce que l’organisation compte de personnes décidées à se battre. Mais même en la prenant tout d’un bloc, direction comprise, la CGT reste une puissance de mise en mouvement à nulle autre pareille, et c’est là une donnée qu’un minimum de réalisme ne peut en aucun cas négliger. Sauf dans les fantasmes horizontalistes, ou bien en quelques circonstances proprement historiques, donc rares, les mobilisations ne naissent pas par génération spontanée : il y a fallu un germe, quelque chose qui fasse pôle, et autour duquel les gens se rassemblent, parce qu’ils savent alors où aller pour se rassembler – on ne se rassemble pas si on n’a pas un « lieu ».

Lors des lois El Khomri, il y a d’abord eu une pétition qui, sortie de nulle part, a fait deux millions de signatures, et puis un hashtag « On vaut mieux que ça » à 500 000 vues – c’est bien qu’ils avaient touché un nerf et, par-là, la preuve qu’il y avait un nerf à toucher. Et qui oserait nier que le nerf est toujours là, plus à vif que jamais ? Encore faut-il que se fasse connaître quelqu’un pour le toucher de nouveau.

Tout le monde sait très bien qu’après une pétition et un hashtag, il faut du plus lourd pour que ça continue dans la rue. Il y avait la CGT. Le problème, c’est que la CGT nous met dans la rue, et puis nous fait rentrer aussi sec. Si le réalisme commande de ne pas faire l’impasse sur son pouvoir de mobilisation, il commande aussi de regarder la manière dont il est utilisé. Ou retenu. Quand la rétention, déterminée par toutes sortes de mauvaises raisons, fait enquiller les défaites, on a le droit de poser des questions. Spécialement à la veille d’un grand combat.

Or, on ne fait pas le même syndicalisme en 2018, après dix années de crise structurelle mondiale, que dans les années fordiennes. Voilà un moment que le syndicalo-syndicalisme a rencontré, et même dépassé, sa limite. S’il n’est pas capable de faire de la politique, c’est-à-dire de tenir un discours général, où d’ailleurs toutes les luttes peuvent venir prendre un sens d’ensemble, il ne sortira plus vainqueur d’aucun grand affrontement, précisément parce que les grands affrontements emportent des enjeux essentiellement politiques, s’ils sont masqués par la particularité du front attaqué (ici la SNCF).

Mais alors une politique des idées ne détermine-t-elle pas de nouvelles relations avec la politique des partis ? Si. Inutile ici de brandir la charte d’Amiens comme un fétiche. Du reste, sur cette question, elle est aussi brève que ses intentions étaient datées, on en fait donc exactement ce qu’on veut. Dans une situation d’offensive générale, tout est à revoir. Si l’intervention de Jean-Luc Mélenchon lors du mouvement contre les ordonnances « code du travail » a été, dans sa forme, bien faite pour braquer le monde syndical, il n’est pas sûr qu’elle ait été dans le faux quant au fond de l’affaire. D’abord parce que le constat de l’impuissance volontaire du syndicalisme institutionnel commence à se répandre après tant d’échecs. Et qu’il est dans la logique des choses qu’une autre organisation, ici politique, donc, précisément, capable de tenir le discours global que le syndicalo-syndicalisme ne veut pas tenir, fasse mouvement. À plus forte raison quand elle dispose, comme c’est le cas avec la France Insoumise, d’une réelle capacité propre de mobilisation – appelant par conséquent le même regard de réalisme que sur la CGT.

Prenons le risque de l’exercice un peu oiseux de la prédiction rétrospective : un appel conjoint et paritaire CGT-FI (ou tout autre groupement de forces politiques) à manifester un jour de week endcontre la réforme « Code du travail » avait de très grandes chances de taper le million : salariés du privé faits aux pattes en semaine, cadres qui n’en pensent pas moins, familles à poussettes, tout ce monde-là serait venu rejoindre les camionnettes sonos et les ballons gonflables. À un million dans la rue, la donne change. Car un million met en joie, et ne demande qu’à recommencer, pour revenir encore plus nombreux le coup d’après. Au lieu de quoi nous avons eu les manifs saute-mouton de semaine vouées à finir à quelques dizaines de milliers. La presse dit « le mouvement s’essouffle ». Les confédérations disent « le mouvement s’essouffle ». Et se pressent de tirer l’échelle. Moyennant quoi, nous avons le nouveau Code du travail.

L’occasion de ne plus être seuls

Or, une occasion se présente. Pour tous ceux qui voient dans leurs vies mêmes ce monde rendu à ses extrémités, le minimum est de la leur confirmer comme telle, c’est-à-dire comme lutte d’intérêt commun, pour qu’ils cessent de souffrir chacun par devers soi. Que peut être la politique sinon la production d’affects communs et de causes communes ? Les pouvoirs eux le savent bien, si c’est de connaissance pratique, qui travaillent en permanence à produire de l’isolement. Mais de temps en temps une fusée vient trouer la chape. Même la presse du capital finit par s’en apercevoir – ou laisse passer entre les mailles un article de dédouanement. Une journaliste du Monde enregistre ainsi l’onde de choc du Cash Investigation sur Free et Lidl (9). Dans tous les supermarchés de la région, on commence à parler : « Tu as vu France 2 hier soir ? »s’interrogent des employés d’un Leader Price. Et l’un deux commente : « C’était comme un mot de passe pour dire : tu as vu, on n’est pas les seuls ». Voilà exactement résumée toute l’affaire : n’être pas seuls, arrêter de se sentir seuls. C’est peut-être le paradoxe le plus spectaculaire, et la performance la plus remarquable, du néolibéralisme que d’avoir produit à ce point le sentiment de la solitude quand il maltraite identiquement un si grand nombre de gens. Faire de la politique, c’est défaire la solitude. Et comme elle ne se défait pas toute seule, c’est produire la cause commune – depuis un pôle de rassemblement. C’est ce que le syndicalo-syndicalisme a abandonné de faire – s’il l’a jamais pratiqué. Il est vrai que dans l’état présent de l’ordre social, la politique de la cause commune est nécessairement une déclaration de guerre à l’ordre social…

Redisons que rien de ceci n’enlève de leur importance aux luttes concrètes, pour les avantages matériels, sur le terrain – les luttes bread and butter comme disent les anglais. Un syndicalisme qui l’oublierait se vouerait simplement à la disparition par inutilité, et aussi du fait que – tous les délégués le disent – le syndicalisme commence à la base, dans le contact assidu avec les collègues, donc autour de ce qui les intéresse au premier chef. Mais ça n’est pas de ce côté que se tient le plus grand risque, c’est de l’autre : du côté de la production de la cause commune, qui n’est nullement la prérogative « des partis », mais échoit par le fait à toutes les organisations dont le pouvoir de mobilisation est important – dans cette hiérarchie, la CGT tient évidemment le premier rang –, et en fait comme une condition même de réussite de leurs propres combats. Par définition, d’ailleurs, une lutte dans laquelle la confédération elle-même se trouve engagée est une lutte qui emporte des enjeux globaux – c’est-à-dire politiques. Et demande donc de parler de la politique, like it or not.

Moment

On hésite, forcément, à dire tout ça, à la veille d’un mouvement social où la CGT, pour le meilleur ou pour le pire, tiendra un rôle décisif. Mais alors quand faut-il parler ? Avant, ça n’est pas opportun. Après, c’est trop tard. Bref, ça n’est jamais le bon moment. Donc maintenant. Sans doute, nul n’a-t-il à s’arroger le droit (ou le ridicule) de penser la stratégie de la CGT à la place de la CGT. Cependant, il se trouve que notre intérêt bien compris, et ces derniers temps bien douché, passe par elle. Ce qui nous autorise à dire une ou deux choses. D’abord que, si d’aventure la mobilisation du 22 mars est importante, alors il sera de la responsabilité de la CGT de veiller sur elle. Ensuite qu’il est l’heure pour l’organisation de mesurer combien les temps ont changé. Le déchaînement néolibéral ne se connait plus de limite, il va tout emporter, et notamment les centrales qui seront restées les deux pieds dans le même sabot à jouer le jeu idiot sans comprendre qu’une contre-révolution s’apprête à les renvoyer au néant (si elles ne sont pas passées à la franche collaboration) – car, après la SNCF, il y aura la fonction publique, le SMIC, la Sécu, tout ! Après tant de défaites majeures depuis 2010, il se pourrait que la CGT soit rendue à un point de décision : ou bien s’enfoncer dans l’insignifiance, ou bien se porter la hauteur de l’époque, c’est-à-dire à la hauteur d’une crise historique, et du rôle qu’elle peut y tenir. Mais à la condition de devenir capable de dire les choses que l’époque appelle. Si elle y parvient, elle peut devenir le lieu de convergence de toutes les forces qui n’en peuvent plus de ce monde. Et sinon, adieu Berthe — ou le coma institutionnel.

En fait, les syndicats des années fordiennes avaient un assistant politique, un assistant très puissant, qui faisait la politique à leur place et semblait les en dispenser : le Mur. Le Mur, c’était la figure de la différence, c’est-à-dire la figure politique par excellence, le rappel de ce qu’il n’y avait pas qu’une seule forme possible pour l’ordre social (et si calamiteuse fut celle de « l’autre côté du Mur »). Formellement parlant, la possibilité d’une alternative pesait considérablement dans tous les esprits, à commencer par ceux du patronat. Aussi cette pression venue du dehors des syndicats permettait-elle aux syndicats de rester dans le syndicalo-syndicalisme, et d’affecter ne s’occuper que de hausses de salaires et de conventions collectives. Mais cette époque est révolue. Et surtout, le capitalisme, débarrassé des saines régulations de la peur, est devenu fou de violence. Il en est arrivé à un point où sa brutalité globale n’appelle plus que des réponses globales. Les temps ont changé. Il est possible qu’il n’y ait plus de place, et d’espoir, que pour un syndicalisme politique. Et pourquoi pas révolutionnaire.

Frédéric Lordon

(1) Serge Halimi, « L’offensive générale », Le Monde Diplomatique, mars 2018.

(2) Lire Martine Bulard, « Les recettes du vieux monde en échec », « Travail. Combats et utopies », Manière de voir, no 156, décembre 2017 – janvier 2018.

(3) Voir le dossier « La grande révolte française contre l’Europe libérale » dans Le Monde diplomatique de janvier 1996.

(4) Jacques Chastaing, « Un tournant dans la situation sociale », Blog Mediapart, 27 mars 2017.

(5) Didier Bille, DRH, la machine à broyer. Recruter, casser, jeter, Cherche Midi, 2018.

(6) Lire Pierre Bourdieu, « L’essence du néolibéralisme », Le Monde diplomatique, mars 1998.

(7) Voir « Situation », Lundimatin, 13 juin 2017.

(Cool Lire Serge Halimi, « Les médias et les gueux », Le Monde diplomatique, janvier 1996.

(9) Charlotte Chabas, « Dans la grande distribution, “Cash Investigation” a fait “l’effet d’une bombe” », Le Monde, 5 octobre 2017.

Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 20-03-2018


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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Jeu 22 Mar - 8:37

Un bel anniv de la Lutte de Classe.
50 ans après!


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Re: La SNCF

Message par loli83 le Jeu 22 Mar - 10:17

j'ai lu un peu en diagonale , c'était bien long , mais il m'a semblé que c'était une bonne analyse

le peuple n'est peut être pas encore prêt , mais à l'allure où vont les choses , un jour ça pétera
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gaston21
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Re: La SNCF

Message par gaston21 le Jeu 22 Mar - 10:28

A méditer...Et vive la concurrence! Et adieu Service public! Du fric qu'il nous faut!!!

SERVICES PUBLICS ENQUÊTE  (Mediapart)

La SNCF désarticulée depuis vingt ans au nom de la concurrence
22 MARS 2018 PAR MARTINE ORANGE

L’ouverture à la concurrence est censée résoudre tous les maux de la SNCF, selon le gouvernement. Mais elle a déjà totalement désorganisé le système ferroviaire et mené à l’abandon de tout service public, à commencer par des tarifs lisibles et équitables. La réforme envisagée marque le point d’achèvement de cette désintégration.

Quatre pages, huit têtes de chapitre. L’explication de la pauvreté, en termes de contenu, du projet de loi d’habilitation prévoyant de réformer la SNCF par ordonnances tient peut-être à cela : la conviction du gouvernement que l’État ne saurait avoir une vision, un projet. Il doit se contenter de lever les barrières pouvant faire obstacle à l’ouverture à la concurrence prévue dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire adopté en 2016 par l’Europe. Pour le reste, les forces de marché pourvoiront à tout. Elles seront capables de redessiner le système ferroviaire idéal pour tout le territoire et pour tous les habitants.

Jean-Cyril Spinetta et Élisabeth Borne en octobre 2017, au lancement de la mission sur la réforme de la SNCF. ©️ DR
Jean-Cyril Spinetta et Élisabeth Borne en octobre 2017, au lancement de la mission sur la réforme de la SNCF. ©️ DR
Cette croyance dans les bienfaits d’une concurrence se retrouve dans le rapport Spinetta. Dès les premières pages, les auteurs insistent sur les bénéfices d’une ouverture qui semble censée répondre à tous les problèmes : « Ainsi, l’ouverture à la concurrence apportera une partie de la réponse aux difficultés du système ferroviaire français : elle favorisera une plus grande efficacité productive, dans le cadre d’une gouvernance assainie, avec des missions de service public clairement définies, une transparence des coûts, une autonomie de gestion et une juste rémunération des opérateurs », est-il écrit. À ce stade, cela ne relève plus de l’analyse mais de l’acte de foi dans la puissance néolibérale.
L’image d’une SNCF archaïque, sclérosée, totalement fermée sur elle-même et qui ne pourrait que bénéficier du grand vent de l’ouverture n’est pas exactement celle qu’ont les salariés de l’entreprise publique. Eux ont plutôt le sentiment de vivre dans un univers totalement instable, où les réformes se succèdent au rythme dune tous les deux ans en moyenne, sans qu'aucun retour sur expérience ne soit fait. « La concurrence ? Mais on vit depuis plus de vingt ans avec l’idéologie de la concurrence à la SNCF ! Même si rien ne nous y obligeait, toute l’entreprise a été réorganisée comme si l’ouverture allait avoir lieu le lendemain matin. On a tout oublié du service public. Les dégâts sont déjà là, maintenant on tire les conséquences », raconte, énervé, Hervé*, un ancien cadre dirigeant de l’entreprise publique.

S’il fallait donner la date où, pour les usagers, la SNCF a changé de nature, ce serait peut-être ce jour de juin 1993 où l’entreprise publique a décidé de lancer un nouveau système de réservation et de vente de billets. Nommé Socrate, le système était directement transposé du système de réservation de la compagnie aérienne American Airlines. À la place d’un prix au kilomètre, le même pour tous, était introduit le yield management. Comme dans le transport aérien, ce système permet d’établir le prix en fonction de l’offre et de la demande, les voyageurs étant censés réagir au signal prix. La direction de la SNCF avait alors justifié ce nouveau modèle tarifaire au nom du développement du TGV et, déjà, de la concurrence avec les compagnies aériennes et des agences de voyages.

Le nouveau système de réservation, grevé de « bugs » et totalement inadapté au système ferroviaire, fut un fiasco monumental (la SNCF en a développé d’autres depuis). Les principaux responsables du projet sautèrent. La SNCF dut passer en pertes et profits un investissement de plus de 2 milliards de francs (305 millions d’euros de l’époque). Mais l’entreprise publique n’est jamais revenue sur ce qu’elle considérait alors comme une avancée majeure : la fin du tarif kilométrique, la fin de la péréquation du système ferroviaire, en quelque sorte la fin du service public.


Aucun autre système ferroviaire, même aux États-Unis, n’est allé aussi loin dans la déréglementation tarifaire. Et pour cause : le rail est un ensemble d’une immense complexité technique, qui supporte des coûts fixes très élevés, répondant à des impératifs d'intérêt général avec des trains qui roulent à horaire fixe qu'ils soient pleins ou vide. Les parties les plus rentables doivent permettre de payer les activités déficitaires. De plus, les usages du train ne sont pas ceux de l’avion : ils restent profondément ancrés dans le quotidien, dans l’imprévu. La SNCF a voulu casser cette logique. Elle a surtout brisé le lien de sympathie avec les usagers.
Régulièrement, les associations d’usagers et de consommateurs montent au créneau pour dénoncer l’illisibilité des tarifs de la SNCF, leur cherté, la disparition du service public. « Dans une rame de TGV de 800 voyageurs, aucun billet n’est au même prix », dénonce Bérenger Cernon de la CGT Cheminots.  Il y a plus de 750 tarifs différents en vigueur actuellement. Le système est devenu si complexe que personne ne semble capable d’évaluer le prix moyen du billet en France, comme le reconnaît le rapport Spinetta. « Avec réservation, le yield management ne permet pas toujours d’identifier un “tarif moyen” », reconnaît-il. Ce qui ne l’empêche pas de conclure que le prix aux 100 kilomètres en France semble, malgré tout, beaucoup moins élevé que dans les autres pays d’Europe. En d’autres termes, il y a une marge pour de nouvelles augmentations de tarifs à venir.

« Le début des années 1990 a été des années charnières, de bouleversement pour toute la SNCF. Il n’y a pas que les pratiques tarifaires qui ont changé. D’une entreprise technicienne, la SNCF est passée à une entreprise affichant une porosité de plus en plus grande avec la haute administration, des gens qui se sont crus investis d’une mission de transformation en lien avec la folie concurrentielle et libérale impulsée par Bruxelles », raconte aujourd’hui cet ancien dirigeant de l’entreprise publique, entré à la fin des années 1970.  

À partir du premier paquet ferroviaire adopté en 1991, la SNCF a commencé à vivre au rythme des décisions de Bruxelles. Alors que les responsables politiques jurent la main sur le cœur à Paris que le « modèle français » reste intouché, à Bruxelles, ils signent sans réserve toutes les directives, refusant d’introduire la moindre exception au nom du service public, ou de l’intérêt général. Plus grave, ils décident d’appliquer à la lettre, sans discuter, les grands principes arrêtés par la Commission européenne, sans se poser la moindre question sur leur pertinence. À l’inverse de l’Allemagne notamment, si souvent citée en exemple.

La fin du collectif
Dans le cadre de la refonte de la Deutsche Bahn en 1994, le gouvernement allemand avait certes décidé de revenir sur le statut des cheminots. Il avait aussi accepté de reprendre les 35 milliards d’euros de dettes portées par l’entreprise ferroviaire. Mais parce qu’il y avait sans doute encore quelques experts et ingénieurs associés à la réflexion, il a refusé d’appliquer une stricte séparation entre l’exploitant ferroviaire et le gestionnaire de réseau, comme le demandait Bruxelles. Arguant que le système ferroviaire était un ensemble complexe, qu’il était difficile voire impossible d’isoler les entités les unes des autres, il a décidé que le gestionnaire de réseau serait une entité à part, mais resterait filiale d’une holding unique. Ce choix, critiqué par les défenseurs de la concurrence, a fini par être avalisé par la Commission européenne en 1999. Ce qui a permis à la Deutsche Bahn d’avoir toutes les cartes en main pour organiser son avenir et sa concurrence.

Au même moment, la France optait pour une organisation radicalement différente de la SNCF, en instituant une stricte séparation entre l’exploitant ferroviaire et le gestionnaire de réseau avec la création de Réseau ferré de France (RFF devenu SNCF réseau en 2014) en 1997.

La création de RFF marque pour les salariés de la SNCF une rupture, une blessure dont ils ne se remettent toujours pas. C’est le moment où l’entreprise publique qui se vivait comme un tout a été séparée, où le collectif a été nié. Du jour au lendemain, les équipes qui avaient l’habitude de travailler ensemble au quotidien ont été divisées. Avec interdiction de se parler.  
Bien que la SNCF soit la seule à faire rouler des trains en France au moment de la création de RFF, les personnels qui travaillaient à la gestion du réseau, à l’attribution des sillons n’ont plus eu le droit d’avoir le moindre contact avec les responsables de l’exploitation parce qu’ils avaient des informations confidentielles, qui auraient pu donner lieu à des distorsions de concurrence. Les créneaux horaires ont commencé à être attribués en fonction de l’optimisation de la ligne, sans tenir compte des correspondances, de la gestion de l’ensemble, des usages locaux, des incidents, des problèmes sur les infrastructures.  

Ces « dingueries », comme le dit un salarié de  SNCF Réseau, ont été déclinées jusqu’aux tréfonds de l’entreprise : les services du réseau, à l’époque gare Saint-Lazare, n’ont plus l’autorisation de parler à leurs collègues du siège ; le chef de gare a dû renoncer à parler au poste d’aiguillage, le responsable de travaux au conducteur de locomotive. Et en cas de conflit, le premier niveau d’arbitrage était la direction suprême de la SNCF.

« Il y a eu des gens lucides dès le départ pour dire que c’était de la folie, que cette organisation allait tout casser. Mais ils se sont fait ringardiser par les discours ambiants. À la Macron aujourd’hui. Ils étaient forcément des archaïques, des gens qui ne comprenaient rien au changement, à la modernité », se souvient Hervé.

« Cette séparation quasi totale entre le gestionnaire de l’infrastructure RFF et l’entreprise ferroviaire SNCF n’étant pas imposée par la réglementation européenne, la France est allée au-delà de ses obligations minimales », relevait la Cour des comptes dans un rapport très critique sur la gestion de la SNCF, rédigé en 2008. Il a fallu attendre la réforme de 2014 pour que RFF redevienne filiale du groupe SNCF et qu’un minimum de communication soit rétabli. Encore que…

Les directives européennes se sont enchaînées : deuxième paquet ferroviaire en 2004 pour l’ouverture du fret à la concurrence, troisième paquet ferroviaire en 2007 pour l’ouverture à la concurrence des lignes internationales, en attendant le quatrième paquet adopté en 2016. À chaque fois, la direction de la SNCF, sous forte influence de Bercy, a adopté les préconisations européennes avec le zèle des nouveaux convertis au néolibéralisme. « La SNCF est une entreprise très normative », constate Thomas Cavel, responsable à la CFDT Cheminots. Rien n’a donc été laissé au hasard.  

Petit à petit, toute l’entreprise a été découpée en morceaux. Le groupe a été réorganisé en silos, en activités isolées, verticales qui n’ont plus de rapport les unes avec les autres. Les passerelles qui existaient entre les métiers et les activités ont été coupées. Au point qu’aujourd’hui, même en cas de besoin, un conducteur de locomotive du fret ne peut plus conduire une locomotive de train voyageurs, le responsable de gare ne peut pas donner un coup de main aux équipes de matériel.

Pour se préparer à la concurrence, l’entreprise publique a généré sa propre concurrence interne, en créant des filiales dans le fret, dans le transport routier et de marchandises, dans le transport voyageurs, dans les sociétés de maintenance. Ces entités, employant des salariés hors statut, se sont développées dans la plus grande opacité, en utilisant le savoir-faire et la puissance de la SNCF pour venir en concurrence frontale avec elle.  

Pour faire bonne mesure, la direction de la SNCF a institué lors de la réforme de 2014 la gestion par activité, en business units selon le jargon du management branché. Chaque activité a désormais ses comptes d’exploitation, afin d’éviter toute subvention croisée, toute péréquation. Elle est priée d’améliorer sa productivité, d’être rentable. L’analyse se fait ligne par ligne, poste par poste. C’est au nom des chiffres que la quasi-totalité des trains de nuit ont été supprimés (voir à ce sujet le blog ouiautraindenuit). Ces dessertes de train de nuit, selon nos informations, perdaient entre 200 et 300 000 euros par an. Dans le même temps, les bus « Macron » de la SNCF perdent 80 millions d’euros par an (voir l’enquête de Dan Israël sur le sujet). Mais là, les chiffres ne semblent pas avoir le même poids.

Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. ©️ Reuters
Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait reconnu la responsabilité de l'entreprise juste après l'accident de Brétigny. ©️ Reuters
« Aujourd’hui, la direction parle de polyvalence, de flexibilité. Mais elles sont là, les rigidités, dans cette verticalisation à outrance, dans la suppression de toutes les passerelles entre les métiers, entre les carrières », relève Thomas Cavel. « Les mêmes qui ont loué les mérites et les bienfaits de la réforme de 2014 osent désormais écrire que celle-ci est source de complexité, de rigidité et qu’il faut désormais “créer une unité des métiers ferroviaires” », s’étonne la CGT Cheminots après la présentation du projet d’entreprise par Guillaume Pepy, le 15 mars. Dans le cadre d’un plan stratégique, le PDG de la SNCF, dans l’entreprise depuis 21 ans, propose de créer un cadre commun d’entreprise, de rendre l’organisation plus souple, de décentraliser les décisions.  
Autant le dire : Guillaume Pepy semble avoir du mal à convaincre la majorité des salariés de la SNCF, y compris les cadres de la maison qui ont très mal vécu l'abandon de la réforme de 2016, censée corriger les effets pervers de celle de 2014, mais reportée sine die faute de soutien du gouvernement. « Guillaume Pepy a tout couvert depuis des années », relève Bruno Poncet, porte-parole de Sud Rail. « En 1995, Guillaume Pepy était parti parce qu’il était opposé au plan de Jean Bergougnoux [président de la SNCF de 1994 et 1995 – ndlr] qui voulait supprimer les petites lignes notamment. Il est revenu deux ans plus tard, aux côtés de Louis Gallois [président de 1996 à 2006 – ndlr], avec l’image de celui qui allait défendre la SNCF. Puis il a été pris par les jeux du pouvoir, il s’est entouré de courtisans, a renoncé à tout. De toute façon, à l’inverse d’EDF, on n’a jamais vu un patron de la SNCF s’élever publiquement face aux décisions de l’État », constate Hervé.

Ultime étape de la déconstruction
Pour les salariés de la SNCF, la réforme présentée par le gouvernement, bien au-delà de la question du statut, s’apparente à la dernière étape de la déconstruction de l’entreprise publique. Même si le gouvernement se montre très discret sur le sujet, l’ouverture à la concurrence va conduire à une déconstruction du système ferroviaire français. En combien de morceaux va être divisée la SNCF, cinq, dix, vingt, plus ? Difficile à dire, tant le schéma d'ouverture à la concurrence est imprécis.

D’abord, il y a les grandes lignes du TGV. S’appuyant sur les recommandations du rapport Spinetta, le gouvernement a choisi la solution de permettre à différents exploitants, à partir de 2020, de faire circuler des trains à grande vitesse sur la même ligne. Toujours avec le même zèle visant à se présenter comme un élève exemplaire de la concurrence, le gouvernement semble avoir déjà prévu que la SNCF devrait rétrocéder une partie de ses rames TGV – les seules adaptées aux lignes à grande vitesse françaises – aux nouveaux entrants, comme elle a déjà dû le faire pour ses matériels de fret (un prochain article sera consacré uniquement à l’ouverture du fret à la concurrence). Cette question du transfert du matériel roulant devrait, selon nos informations, être traitée dans les ordonnances. « C’est un sujet technique », explique un proche du dossier. Un sujet technique qui a quand même des airs de dépeçage.
Mais ce n’est pas le seul problème, loin de là. Comme à chaque fois, le diable est dans les détails. En vrac, l'ouverture se fera-t-elle ligne par ligne ou par blocs ? Le nouvel entrant aura-t-il le droit d’exploiter les seules dessertes qui l’intéressent – Paris-Lyon au hasard, la ligne la plus rentable – sans avoir d’autre obligation, comme celle d’assurer la desserte de Paris-Strasbourg ou Lyon-Lille, qui perdent de l’argent ? Aura-t-il le droit de refuser de s’arrêter à certaines gares, alors que la SNCF a elle des obligations d’arrêt au nom de l’intérêt général ? Réservera-t-on les créneaux horaires les plus favorables à la concurrence alors que la SNCF, au nom du service public, devra continuer à assurer les trafics aux heures creuses ? Doit-on s’attendre à ce que le TGV ne fasse plus Paris-Brest mais seulement Paris-Rennes, obligeant les usagers à trouver des correspondances pour poursuivre leur voyage, comme le recommandait un rapport de la Cour des comptes ? Que devient le système tarifaire ? Faudra-t-il un billet par exploitant ? Que deviennent aussi les tarifs spéciaux pour les familles nombreuses, les congés payés, les personnes âgées, le plafonnement des prix sur les billets de deuxième classe sur ces lignes en concurrence ? Sont-ils appelés à disparaître, comme le redoutent les syndicats de cheminots ?

Cette liste de questions, qui est loin d’être exhaustive, donne la mesure de la complexité de ce que peut être un système ferroviaire à partir du moment où l’État décide d’en modifier les règles. À ce stade, soit parce qu’il ne sait pas, soit parce qu’il ne veut pas le dire, le gouvernement entretient le flou. Aucune explication n’a été donnée sur l’organisation future du système français. Aucune garantie n’a été apportée sur le fait que la SNCF, en tant qu’exploitant historique, aurait au moins des conditions de concurrence équitables avec les nouveaux entrants.  

« Deux TGV sur trois perdent de l’argent », rappelle Guillaume Pepy. La crainte est grande, chez les salariés comme parmi les experts, que la concurrence ne se traduise par un écrémage des lignes les plus rentables au profit du privé, en fragilisant encore plus ce qu’il reste de la SNCF. Sans avoir répondu à la question du modèle économique du TGV. Sans que cela ne profite le moins du monde aux usagers. « L’ouverture à la concurrence ne garantit en rien une baisse des prix favorable au voyageur », soulignent Marc Ivaldi et Frédéric Cherbonnier, professeurs à l’École d’économie de Toulouse, dans une tribune au Monde. Au vu des exemples étrangers, des expériences passées en matière d’ouverture à la concurrence du secteur de l’énergie en France par exemple, la réflexion est plus que légitime.

Pour les TER, le gouvernement veut reproduire le modèle britannique, une attribution par concession laissée au libre choix de la région. « Une demande des régions », insiste la ministre des transports, Élisabeth Borne. À partir de fin 2019, les régions devraient pouvoir choisir l’exploitant de leur choix, selon un processus bien connu, notamment dans les concessions d’eau ou de déchets. Avec tout ce que cela implique en matière de hausse des tarifs, de corruption, de trafics d’influence.

Très critiquée par les régions, qui assurent l’’essentiel des financements des réseaux régionaux depuis 2000 en lieu et place de l’État, la SNCF s’attend à perdre de nombreux contrats. « En Allemagne, la Deutsche Bahn a perdu 35 % des concessions sur les réseaux régionaux », relève un proche du dossier. « Mais ce ne sont pas des exploitants extérieurs qui vont arriver. Cela ne les intéresse pas. Ce sont les propres filiales de la SNCF que l’on va trouver en face. Celles qui bénéficient de tout le savoir-faire de l’entreprise publique, qui vont récupérer tous les agents et les conducteurs formés par l’entreprise », pronostique Bérenger Cernon de la CGT Cheminots. De nombreux regards se tournent notamment vers Keolis, détenue à 70 % par la SNCF et 30 % par la Caisse des dépôts du Québec, très proche de l’association du Belge Albert Frère et du Canadien Paul Desmarais. Exploitant déjà des bus et des trams en France ainsi que des trains à l’étranger, cette filiale s’est développée en toute opacité – elle ne dépose même pas ses comptes – et semble prête désormais à vampiriser sa maison mère.

Seule la Région Île-de-France devrait être écartée de la liste des régions ouvertes à la concurrence. Celle-ci serait repoussée aux alentours de 2036, selon nos informations. Officiellement, cette mise à l’écart serait liée à la complexité du réseau francilien, exploité par plusieurs intervenants comme la SNCF et la RATP. « Si l’Île-de-France est mise à l’écart, c’est que personne n’en veut. Il n’y a que de l’argent à perdre », soutient un proche du dossier. Mais une fois que le réseau sera remis en état, modernisé et mis aux normes, avec l’argent public, alors là, cela pourrait susciter bien des convoitises.

Pour parachever le démantèlement, les gares vont se réunir dans une entité indépendante.


Nul doute que des foncières comme Unibail ou Klépierre vont se battre pour récupérer les grandes gares parisiennes, lyonnaises ou marseillaises pour en faire, une fois de plus, des galeries commerciales. Un partenariat public-privé de plus de 300 millions d’euros est d’ailleurs en train d’être négocié pour rénover la gare du Nord. Hasard, on retrouve encore Vinci parmi les candidats sélectionnés. Mais on attend avec intérêt de savoir comment sera entretenue les gares de Brive ou de Lamballe, les petites gares comme celle de Veynes, plaque tournante des Alpes du Sud. Ce sera sans doute une autre façon de résoudre la fermeture des petites lignes « qui transportent deux voyageurs par jour ».

Aucun exploitant ne risque non plus de venir concurrencer la SNCF pour assurer les trains intercités, les trains d’équilibre régionaux, les lignes classiques qui assurent la desserte de nombreuses villes régionales, tout ce qui alimente le système nerveux du territoire en dehors des grandes métropoles. L’État s’est engagé l’an dernier à en assurer le financement. Mais le gouvernement aujourd’hui semble avoir oublié ces engagements, comme beaucoup d’autres choses du reste.
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Re: La SNCF

Message par troubaa le Jeu 22 Mar - 12:30

et tu te trouves bien informé en lisant un tel pamphlet mensonger gaston ?

tu n'as pas l'impression que l'on te prend pour un con ?

Si non, faudrait peut-être penser à plus méditer alors...

En tout cas aujourd’hui dans les "Grandes Gueules" s’étaient la fête au pauvre petit cheminot tout malheureux qui travaille à la SNCF.... oh que s'est dur de travailler à la sncf qu'ils sont malheureux ces pauvres petits choux.... si fragiles, si désespérés etc.... surtout comparé à l'infirmière des ephad ou des services d'urgences....

y en marre de leur connerie existentielle aux sncfiens !


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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Jeu 22 Mar - 13:41

...et comparé au pauvre patron de combat qui peine à se faire payer assis derrière son bureau ?
Si vous saviez ......


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Jeu 22 Mar - 17:50

loli83 a écrit:j'ai lu un peu en diagonale , c'était bien long , mais il m'a semblé que c'était une bonne analyse

le peuple n'est peut être pas encore prêt , mais à l'allure où vont les choses , un jour ça pétera  
effectivement c'est trop long,  ce message
Je pense sincérement  que ces grèves vont s'essoufler  très vite, et vont exaspérer les Français rapidement .

Plus sérieusement nous allons voir  le nombre  de manifestants,  suivant  la police, les syndicats, et autre  organisme privé  .
Il suffira de le comparer   à nos 70 millions de Français  pour en évaluer la réussite .

Aller combien, 0,5 - 0, 6 -0,7   jusqu'à 1 %  de manifestants !!!!on peut dire que c'est la voix du peuple !!! affraid  affraid  affraid
Donc le pouvoir de nuire serait  plus fort  que  les urnes

troubaa a écrit:
En tout cas aujourd’hui dans les "Grandes Gueules" s’étaient la fête au pauvre petit cheminot tout malheureux qui travaille à la SNCF.... oh que s'est dur de travailler à la sncf qu'ils sont malheureux ces pauvres petits choux.... si fragiles, si désespérés etc.... surtout comparé à l'infirmière des ephad ou des services d'urgences....
y en marre de leur connerie existentielle aux sncfiens !

effrayant j'ai même appris qu'ils travaillaient la nuit et le dimanche , comme si c'était les seuls en France !!!Avec des compensations bien sûr
Cela montre bien qu'ils vivent dans un autre monde

Amicalement


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Re: La SNCF

Message par troubaa le Jeu 22 Mar - 18:09

C'est une manifestation nationale. Tout était prévu, sauf que la direction de la SNCF annule des trains. Je ne sais pas pourquoi mais je me doute un peu... pour opposer usagers et cheminots.

Philippe Martinez, à la tête de la CGT
à franceinfo



Incroyable !


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Jeu 22 Mar - 18:38

troubaa a écrit:

Incroyable !
20 000 sur  combien de parisiens!!!  mais C'est énorme !!! Laughing Laughing Laughing Laughing

Dernière nouvelle 450 000 Grévistes en France sur 70 millions de Français aux information de ce soir
Soit 0,64 % des français , c'est énorme !!
De qui se fout on ?
Croyez , croyez mes enfants on vous manipule


amicalement


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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Jeu 22 Mar - 19:04

Y en a qui travaille c'est pas une grève générale!
Du reste il parle d'inscrit!
Bon je vais pas dévoiler ce qu'on entend par inscrit à une manif dans les syndicats .....

Oui pourquoi annuler des trains à l'heure des manifs (il y en a eu deux de manifs)!
Pourquoi le matin et le soir, et pas l'AM.
Etrange très étrange!
Faudrait aller voir les feuilles de roulement, les chefs traction ont du avoir des ordres....aux manettes les "planqués" Very Happy
Souvenir....souvenir....

Oui les chiffres sont important  400 000 d'après la Police, dans toute la France pour un Jeudi. Et en première manif, même mieux qu'il y a pile poil 50 ans un certain 22 Mars.
Ou ils sont nos petits patrons qui prétendent s'opposer à l'état qui les exploite!
Comme toujours, faites ce que je dit pas ce que je fait!


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Ven 30 Mar - 19:21

[quote]
dan 26 a écrit:
20 000 sur  combien de parisiens!!!  mais C'est énorme !!! Laughing Laughing Laughing Laughing

Dernière nouvelle  450 000  Grévistes  en France sur 70 millions de Français aux information de ce soir
Soit 0,64 %  des français  , c'est énorme !!
De qui se fout on ?
Croyez , croyez  mes enfants  on vous manipule
ne pas oublier les 1 millions de Français que notre jojo national a mobilisé rien qu'à Paris pour ses obsèques , et on parle de réussite !!!!

De qui se fout on ?
Croyez , croyez mes enfants on vous manipule . Je persiste à penser que ce mouvement va s'essoufler !!
Les français n'auront pas la patience d’être em........longtemps

A voir


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Re: La SNCF

Message par gaston21 le Ven 30 Mar - 19:51

Dan en appelant au peuple! C'est vrai qu'on approche du poisson d'avril!
Ca marchait tellement bien quand les six compagnies de chemin de fer appartenaient aux Pereire, Rothschild, Hottinguer, Mallet, Davillier...Rien que dix banquiers dans le PLM! Mais voilà, les cheminots, ça remue! En 1920 déjà ils refusent de travailler pour le "roi de Prusse"! A cette époque, ça se comprend...En 1938, 515000 cheminots "à se les rouler"! Malgré leur dévouement à la nation, les financiers n'en peuvent plus et rendent leur tablier; c'est la nationalisation...Puis la guerre. Une dizaine de mouvements de résistance chez les cheminots qui se regroupent en 1943 dans le réseau Vengeance. 2009 actes de sabotage rien qu'n 1943! "Ils fichaient déjà le bordel"! 3000 cheminots morts à le fin de la guerre dont deux tiers de fusillés et déportés! A comparer avec les milieux des juges, militaires, entrepreneurs, banquiers et commerçants!

Alors, Dan, un peu de décence!
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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Sam 31 Mar - 8:51

[quote]
gaston21 a écrit:Dan en appelant au peuple! C'est vrai qu'on approche du poisson d'avril!
appeler au peuple, pour moi c'est appelle aux urnes , et en tant que démocrate,  je respecte  le résultat des urnes .Si non notre pays est ingouvernable , on ne trouvera jamais  un leader  capable  de satisfaire toutes les couches de la population .Si le pouvoir de la rue doit etre plus fort que le pouvoir des urnes , c'est la gabegie,  la révolution permanenta .


Ca marchait tellement bien quand les six compagnies de chemin de fer appartenaient aux Pereire, Rothschild, Hottinguer, Mallet, Davillier...Rien que dix banquiers dans le PLM! Mais voilà, les cheminots, ça remue! En 1920 déjà ils refusent de travailler pour le "roi de Prusse"! A cette époque, ça se comprend...En 1938, 515000 cheminots "à se les rouler"!  Malgré leur dévouement à la nation, les financiers n'en peuvent plus  et rendent leur tablier; c'est la nationalisation...Puis la guerre. Une dizaine de mouvements de résistance chez les cheminots qui se regroupent en 1943 dans le réseau Vengeance. 2009 actes de sabotage rien qu'n 1943! "Ils fichaient déjà le bordel"! 3000 cheminots morts à le fin de la guerre dont deux tiers de fusillés et déportés! A comparer avec les milieux des juges, militaires, entrepreneurs, banquiers et commerçants!

et depuis  que c'est nationalisé cela marche affraid  affraid  affraid  affraid  mieux!!!!!
tu devrais le demander aux usagers  (qui devraient être des clients ) .Rien de mieux que la concurrence  pour que la totalité de l'entreprise à tous les niveaux puisse se remettre en cause .
Et de plus la concurrence  leur limitera la capacité de nuisance , qui es un pouvoir indécent par rapport aux autres professions, corporations, ou groupes .
Imagine un seul instant que le chômeurs , les retraités , les patrons,SDF, les paysans, etc  les  puissent bloquer la France

Alors, Dan, un peu de décence!
de la logique et du réalisme juste cela .

Exemple Martinez  dernièrement chez Bourdin   tout en refusant  de voir les privilèges  de la SNCF, a oser dire" il faut alligner tous les régimes sur le notre " (déjà une façon  de reconnaitre tacitement un avantage ), n'est ce pas une sorte d’indécence cela voudrait dire que toutes les entreprises  de france devraient assurer un mauvais service et faire des pertes considérable , une faillite nationale  !!!
Comme un homme  intelligent  peut il croire qu'en augmentant  d'un coup des privilèges, cela n'aurait pas de conséquences  à la fois sur les entreprises  , et sur la hausse de tous les prix dans notre pays ? .   Preuve que c'est un dogmatique , un bourrin  qui ne réfléchit pas qui est indécent !!!
il y a l'utopie, que l'on fait croire  aux crédules aux ânes et le réalisme

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Re: La SNCF

Message par troubaa le Sam 31 Mar - 12:27

cette grève va être très impopulaire parce que :

1) les négociations sont en cours donc la grève parait trop précoce.

2) son format est incompréhensible et le peuple comprend bien que cette forme a été choisie pour emmerder un maximum de gens avec un minimum d'inconvénient pour les SNCFiens

3) ca va tomber pendant la période des examens et concours et s'en prendre aux enfants n'est jamais bon


a-ton déjà vu un SNCFien se soucier du peuple ? jamais ! ca serait une grande première ils ne se soucient que d'eux ! dans le role de se soucier du peuple dan est plus crédible que le cheminot de base.


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Dim 1 Avr - 10:43

troubaa a écrit:
a-ton déjà vu un SNCFien se soucier du peuple ? jamais ! ca serait une grande première ils ne se soucient que d'eux ! dans le role de se soucier du peuple dan est plus crédible que le cheminot de base.
Déjà lundi soir il va y avoir un certain revirement des français qui les soutiennent .
attendons encore un peu .

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Message par gaston21 le Dim 1 Avr - 11:19

La SNCF, ça vous chatouille, ça vous gratouille! A quel endroit, exactement ?
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Message par dan 26 le Dim 1 Avr - 12:00

gaston21 a écrit:La SNCF, ça vous chatouille, ça vous gratouille! A quel endroit, exactement ?
simple "au pouvoir de nuire" . Si n'importe quel groupe avait un tel pouvoir de nuisance , il lui serait facile de se faire entendre .
Je dis bien entendre pas forcement écouter ce qui est loin d’être le cas pour tous .
Joyeuses Paques Gaston

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Re: La SNCF

Message par troubaa le Dim 1 Avr - 14:54

greve ede deux jours :
qui commence donc le lundi soir et fini le jeudi soir.
deux jours de greve => 4 jours de perturbations
1 jour normal
puis deux jours de greve => 4 jours de perturbations
etc
et ce pendant 1 mois et demi

ils vont finir par se faire lyncher les cheminots ... ha mais non c'est vrai c'est des gens bien qui adorent le peuple ! suis je bete javais oublié.... !


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par gaston21 le Dim 1 Avr - 18:19

Les cheminots, en plus, forts en maths pour "ficher encore davantage le bordel"!
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Message par troubaa le Dim 1 Avr - 18:39

oui hélas et pas assez fort en math pour faire arriver les trains à l'heure ! :mdr: :mdr: :mdr:


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Lun 2 Avr - 8:19

gaston21 a écrit:Les cheminots, en plus, forts en maths pour "ficher encore davantage le bordel"!
c'est exactement ce que je dis le plus important étant le pouvoir de nuire , peut importe le motif .

imaginez un seul instant, que les retraités, les patrons, les pecheurs, les cadres, les plombiers, les maçons, puissent bloquer la France !!!!
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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Mer 4 Avr - 18:34

un constat intéressant 7 % de grévistes en moins en 2 jours , et la presse qui commence à donner la parole  aux usagers mécontents !!!Comme si depuis le départ  tout le monde était en accord avec ces grèves .
Ça avance  ,ça avance , attendons .

Je pense sincérement que Macaron a raison de ne pas s'exprimer sur les grèves, quoiqu'il dira  cela activera la colère des grincheux .
Belle prestation de la ministre des transports avec Bourdin, même si elle pratique la langue de bois

Bravo aussi à PEPI  qui a trouvé  une faille  dans la méthode  pour ne pas payer tous  les jours de grèves !!

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Re: La SNCF

Message par loli83 le Mer 4 Avr - 21:10

dan a écrit:imaginez un seul instant, que les retraités, les patrons, les pecheurs, les cadres, les plombiers, les maçons, puissent bloquer la France !!!!

facile à imaginer , c'est plus ou moins ce qui s'est passé en mai 68
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Re: La SNCF

Message par troubaa le Mer 4 Avr - 21:16

oui mais il y avait une cause commune.... à part l'excitation des différents groupuscules d'extrême gauches j'en vois pas beaucoup

et melechon qui s'est fait encore siffler et éjecter d'une manif.... ca devient une habitude chez lui.
le roi de la recup !


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Jeu 5 Avr - 10:42

loli83 a écrit:

facile à imaginer , c'est plus ou moins ce qui s'est passé en mai 68
tu n'as pas compris  loli ce que je voulais dire .
Supposons  que tous les groupes, toutes les professions  puissent avoir le pouvoir de nuire   comme  la  SNCF , notre pays serait ingouvernable . A ce jour  seul les routiers , et la SNCF ont ce pouvoir  démesuré .  
De plus je repose ma question quel est le groupe , le metier, la profession qui est capable de dire  nous sommes  disposés  à faire un effort  pour sauver notre pays de la faillite !!!!
Personne strictement  personne  nous sommes  un pays d’égoïstes  ou chacun ne epnse qu'à sa gueule,  contrairement à certains pays  qui évoluent qui ne pensent qu'à leur pays .

Macaron pensais  juste pour moi  quand il disait que nous sommes un pays irréformable .
Prions  pour qu'il  se soit trompé !!!!Il est temps de taper fort dans la termitière !!!
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Re: La SNCF

Message par komyo le Jeu 5 Avr - 16:57



_._._._._._._._._._._._


"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
«Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.» - Victor Hugo
Il y a deux types de français : il y a ceux qui pensent que le gouvernement et les lobbies vous veulent du bien et il y a ceux qui pensent Wink.
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Re: La SNCF

Message par gaston21 le Jeu 5 Avr - 17:48

J'ai peur que Dan ne nous fasse une crise fatale! Le coeur, c'est fragile!
Et il n'a même pas l'espoir de rencontrer Dieu là-haut! Pour un peu que les mécanos barrent les voies du paradis...
Et voilà que les gens basculent en faveur des cheminots! En 24 heures chrono! Vu hier soir sur BFM TV, une télé vendue aux gauchistes!
La faillite, grand Dieu! Et pourquoi pas la "ch'touille" pour les puceaux?
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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Jeu 5 Avr - 19:51

Vous aurez tous remarqué:
1 - Toute l'année il y a parait-il des grèves de la SNCF, les mêmes qui l'affirment s'étonnent de cette grève...
2 - Réclamer le droit de garder un acquis, puisque c'est la revendication pour s'opposer à la proposition du gouvernement obligé sur ordre de Bruxelles de préparer la privatisation, les mêmes qui s'en offusquent veulent combattre le chômage mais veulent que les cheminots travaillesnt +

Allez comprendre!
Faire un effort pour sauver notre pays de la faillite? (sic)
Mais il est en faillite, système économique responsable, et à ma connaissance c'est un système capitaliste ! Non?


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Jeu 5 Avr - 20:46

gaston21 a écrit:J'ai peur que Dan ne nous fasse une crise fatale! Le coeur, c'est fragile!
Et il n'a même pas l'espoir de rencontrer Dieu là-haut! Pour un peu que les mécanos barrent les voies du paradis...
Et voilà que les gens basculent en faveur des cheminots! En 24 heures chrono! Vu hier soir sur BFM TV, une télé vendue aux gauchistes!
La faillite, grand Dieu! Et pourquoi pas la "ch'touille" pour les puceaux?

Laisse faire le temps Gaston on en reparle dans quelques jours . En réglé générale , une entreprise, un foyer, un groupe un pays , qui vit au dessus de ses moyens, et rapidement en faillite .


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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Jeu 5 Avr - 21:49

TOUT les pays sont en faillite, la faute à qui?
Aux gens qui s’enorgueillissent de traficoter dans les actions et autres ....
Le Laboureur et ses Enfants Dan, toujours La Fontaine!
Et mieux, la Cigale et la Fourmis!
Tiens je vois quelques cigales d'ou je suis, ça dense sur les pont des yacht, pendant ce temps les fourmis travaillent....elles!


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par troubaa le Jeu 5 Avr - 22:20

Pour rappel malgré les affirmations mensongères ::

- aucun projet de privatisation
- aucune remise en cause du statut des cheminots actuels





_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Ven 6 Avr - 10:00

troubaa a écrit:Pour rappel malgré les affirmations mensongères ::

- aucun projet de privatisation
- aucune remise en cause du statut des cheminots actuels
Dernière nouvelles  ce matin,  la tendance evolue  une majorité de Francais  58 % sont contre les grèves des cheminots .

Je propose  que  les vrais citoyens qui sont obligés de prendre le train,  puissent avec des pancartes  s'afficher dans ce traffic  d'une façon  passive  comme étant  contre cette prise d'otage .
du genre "ras le bol de la SNCF" "je suis contre cette prise d'otage" " la SNCF  dehors"  "plus jamais cela" " nous sommes des clients  pas des otages" etc

En voilà une bonne idée
Chiche  !!
Amicalement


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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Ven 6 Avr - 10:47

Et le rapport Spinetta?

Remis le 15 février 2018, le rapport Spinetta sur la libéralisation du transport ferroviaire en France a suscité de nombreuses réactions. Ce qu'il contient et préconise n'a pourtant pas grand-chose de nouveau. Il sonne simplement l'heure de l'offensive, du passage de la théorie libérale, préparée à Bruxelles depuis plus de 25 ans, à la pratique de démantèlement.

Le 29 juillet 1991, l'Union européenne adopte la directive 91/440/CEE « relative au développement de chemins de fer communautaires ». Son objectif est d'amener les États à libéraliser le rail, avec une double motivation : d'une part, dans chaque pays membre, l'extension de la sphère privée au détriment de la sphère publique et, d'autre part, une « européanisation » du réseau ferré pour aller vers une concurrence internationale.

Pour préparer la grande bataille de la libéralisation, la gestion du service public ferroviaire change dès la fin des années 1990. La directive 91/440/CEE lui imposait une exigence de « structure financière saine ». En langage communautaire, cela veut dire une gestion austéritaire et commerciale : réduction des dépenses, recherche frénétique de rentabilité… Depuis 1997, les investissements sur le réseau français sont scandaleusement réduits et limités aux grandes lignes, les coûts salariaux sont compressés, la priorité stratégique est donnée aux déplacements professionnels pour les aller-retours dans la journée, entraînant la SNCF dans une concurrence stupide avec l'aviation à faible coût... C'est en 1997 également que la compétence du transport ferroviaire de proximité est transférée aux Régions. Depuis, elles doivent assumer la gestion des lignes les plus difficiles à rentabiliser ; en 2013, 16 % en moyenne de leurs budgets servait à financer le Train express régional (TER).

Voici le vrai problème : pour éviter la destruction du service public ferroviaire, pour éviter la destruction de tous les services publics convoités par le privé, il faudra dénoncer les traités, les directives et les règlements européens de libéralisation. Il faut un acte juridique de rupture qui redonne, si ce n'est la souveraineté nationale, au moins de la souveraineté nationale. Cela peut être la sortie de l'Union européenne (que pour ma part je défends) ou bien, à minima, une modification constitutionnelle qui nous permette de ne pas appliquer un texte européen sans être contredits par le juge administratif. Avec le rapport Spinetta, c'est aussi la campagne des élections européennes qui est lancée.

Aurélien Bernier via dédéfucius.


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Re: La SNCF

Message par troubaa le Ven 6 Avr - 13:29

Oui mais il y a très peu d'éléments du rapport spinetta dans le projet de loi.

C'est une reformette sans beaucoup d'importance.

les cheminots font chier la France entière pour un caprice de syndicaliste dirigé par melenchon qui n'a toujours pas dirigé sa défaite électorale


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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Ven 6 Avr - 18:47

que pensez vous de cette idée dé lundi des pancartes sur les quais de la SNCF Ça bug ! Ça bug ! Ça bug ! Ça bug ! Ça bug ! Ça bug ! avec ces slogans ""ras le bol de la SNCF" "je suis contre cette prise d'otage" " la SNCF dehors" "plus jamais cela" " nous sommes des clients pas des otages" etc etc
ce serait, pas mal , 58 % des clients qui ne sont pas favorables à la grèves , cela fait la majorité !!!!!!

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Message par dan 26 le Sam 7 Avr - 20:51

troubaa a écrit:
les cheminots font chier la France entière pour un caprice de syndicaliste dirigé par melenchon qui n'a toujours pas dirigé sa défaite électorale
qu'entends je ce soir sur TF1!!! :affraid  ?:  Les chemins de fer Corse  ne font pas grève . Ils sont gérés par une SEM départementale , n'ont pas  de statut cheminots, ont d'autres avantages,  et surtout les trains  arrivent à l'heure , et le compte d'exploitation est excédentaire , avec de plus un service à la hauteur de ce que demande les clients .
bingo  preuve que cela peut marcher quand c'est bien géré, par des responsables  à la hauteur, mais pas fongosités   par les syndicats   !!!Bigres  affraid  affraid  affraid  affraid

et c'est vrai de plus voir : http://transportrail.canalblog.com/pages/les-chemins-de-fer-de-la-corse/30868300.html
En particulier la dernière rubrique sur le bilan !!!!
Comme quoi 'il est possible de faire mieux, en coutant moins cher dans les régions
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Dédé 95
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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Sam 14 Avr - 15:18

Oui les chemins de fer Corse!
Disons LE chemin de fer corse!

Combien est payé un cheminot corse?
Qui entretient LA ligne qui relie Bastia à Ajaccio ?
A qui s'adresse ces transports ferroviaires?

Tu ne le sais pas Dan ?

Aller un fois de plus je t'éclaires!
La ligne ferroviaire Corse appartient à l'Etat via la communauté territoriale....
....comme une grande partie de la SNCF.
La seule différence c'est le statut des cheminots!

Allez tiens, on retire les passages à niveau de cette ligne corse?
Si la SNCF faisais de même, c'est pas 5 morts par ans qu'il y aurait mais 10 fois plus. Pourquoi?
Parceque les chemins de fer corses sont touristiques, les marchandises et bons nombres de liaisons n'ont rien à voir avec le travail accompli par la SNCF!

Ps:
Combien est le billet de train pour un travailleur à Bastia qui habites à Luccianna!
12km!
Le même kilométrage que moi de La Frette à Paris centre !
A toi ......


_._._._._._._._._._._._


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Re: La SNCF

Message par gaston21 le Sam 14 Avr - 18:31

Vous tapez sur Google : SNCF recrutement conducteurs, et la SNCF vous offre "aussi sec" 1000 emplois à saisir! Eh oui, on supprime des trains faute de conducteurs! Un emploi pourtant bien payé, garanti à vie, avec des avantages ahurissants! Et peinard! Le gars, il travaille même assis! Un métier de "ramier"!
A croire que les jeunes, ça veut plus bosser...
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Re: La SNCF

Message par dan 26 le Sam 14 Avr - 19:03

gaston21 a écrit:Vous tapez sur Google : SNCF recrutement conducteurs, et la SNCF vous offre "aussi sec" 1000 emplois à saisir! Eh oui, on supprime des trains faute de conducteurs! Un emploi pourtant bien payé, garanti à vie, avec des avantages ahurissants! Et peinard! Le gars, il travaille même assis! Un métier de "ramier"!
A croire que les jeunes, ça veut plus bosser...
si ce n'était que les jeunes Gaston, il y a des milliers de postes à pourvoir sans candidats dans de nombreux domaines!!
Nous avons un système social qui marginalise une grande partie de la population . Il y a trop peu de différence entre l’assistanat et le travail peu qualifié dans notre pays !!Nous avons tous dans nos famille ou des proches des personnes qui profitent allégrement de ce système
Amicalement !!!
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Re: La SNCF

Message par Dédé 95 le Dim 15 Avr - 15:02

dan 26 a écrit:
gaston21 a écrit:Vous tapez sur Google : SNCF recrutement conducteurs, et la SNCF vous offre "aussi sec" 1000 emplois à saisir! Eh oui, on supprime des trains faute de conducteurs! Un emploi pourtant bien payé, garanti à vie, avec des avantages ahurissants! Et peinard! Le gars, il travaille même assis! Un métier de "ramier"!
A croire que les jeunes, ça veut plus bosser...
si ce n'était que les jeunes  Gaston,  il y a des milliers de postes à pourvoir  sans candidats  dans de nombreux domaines!!
Nous avons un système social  qui marginalise une grande partie de la population . Il y a trop peu de différence entre l’assistanat et le travail  peu qualifié dans notre pays !!Nous avons tous dans nos famille ou des proches   des personnes   qui profitent  allégrement  de ce système
Amicalement  !!!

Alors pourquoi tu traites les cheminots de nantis et de faignants, et que tu prétend qu'il y en as de trop?
La réponse à donner est dans ton camp!


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