LA TABLE RONDE

Spiritualité, Bonheur et Quête du Graal

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Le décodex

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troubaa
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Le décodex

Message par troubaa le Mar 7 Fév - 23:04

Le decodex est le "site" du journal Le Monde proposant de juger les sites diffuseurs d'informations que l'on trouve sur internet :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/23/le-decodex-un-premier-premier-pas-vers-la-verification-de-masse-de-l-information_5067709_4355770.html

alors j'ai fait des tests sur les blogs cités par nos contributeurs :

Contrepoints
Un site Internet participatif proche de la mouvance libertarienne, qui comporte surtout des tribunes et a parfois relayé de fausses informations, comme des fausses citations de ministres.
Notre avis : (orange)
Ce site peut être régulièrement imprécis, ne précisant pas ses sources et reprenant des informations sans vérification. Soyez prudent et cherchez d’autres sources. Si possible, remontez à l’origine de l’information

Agoravox
Une plateforme participative qui n'est pas orientée idéologiquement, mais de nombreux contributeurs du site s'en servent notamment pour relayer des théories conspirationnistes.
Notre avis : (gris)
Attention, ce site n’est pas une source à proprement parler ou sa fiabilité est trop variable pour entrer dans nos critères. Pour en savoir plus, cherchez d’autres sources et remontez à l’origine de l’information.


Les crises

Un blog d'analyses économiques et géopolitiques qui héberge parfois des théories conspirationnistes, notamment sur la crise ukrainienne.
Notre avis : (rouge)
Ce site diffuse régulièrement de fausses informations ou des articles trompeurs. Restez vigilant et cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information.


insolentiae

Notre avis : (gris)
Nous n'avons pas encore étudié ce site. Pour en savoir plus, cherchez d’autres sources et remontez à l’origine de l’information.



Qu'en pensez vous ?
diktat de la pensée du Monde ou source de contrôle indispensable pour ne pas se laisser embobiner  ?


_._._._._._._._._._._._


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komyo
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Re: Le décodex

Message par komyo le Mar 7 Fév - 23:32

qu'en penser ou quand penser ?
le mérite de ces sites est d'avoir montré que la pensée unique distillée par le monde, et d'autre journaux n'était pas
exempte de manipulation. La réaction prend la forme d'une tentative de controler l'information et ses sources sur la toile assortie d'une diabolisation des lanceurs d'alerte !

ce n'est pas vraiment nouveau. On l'a vu avec ce qu'on fait les us et l'europe son caniche avec snowden ou assange.
Il y a visiblement une forme de maccarthisme qui se met rapidement en place, toujours sous de fausses bonnes raisons comme pour l état d urgence qui théoriquement permettrait d arreter des terroristes, mais permet surtout
d'embastiller qui on veut.


avant que la police d'internet censure, Profitons de la réponse de béruyer !

Billet 1 : DEC-INDEX : Quand Le Monde ressuscite L’Index de l’Église catholique…
Billet 2 : Le Decodex du Monde décodé : du travail de pro !
Billet 3 : Naufrage sur les résultats de l’élection américaine
Billet 4 : L’indispensable fact-checking interne : l’exemple du New Yorker
Billet 5 : Edward Snowden : Il faut combattre les “Fake News” avec la Vérité, pas avec la Censure
================================================

Sommaire :

I. Quand le Monde ressuscite l’Index librorum prohibitorum
II. Quand les journalistes découvrent la concurrence – la vraie…
III. Le Monde lance le Decodex – ou DecIndex ?
IV. Les lourds problèmes posés par le Decodex
4-1/ Mais pour qui se prend le Monde ?
4-2/ Les conséquences sur les “Rouges” : Crève !
4-3/ Les conséquences sur les “Orange” : Ferme ta gueule !
4-4/ Les conséquences sur les “Verts” : Couché ! [ou le soupçon permanent]
V. Maccarthysme 2.0
VI. Mais Le Monde ne s’arrête pas là…
VII. La bonne réponse aux Fake News
VIII. Le fact-checking qu’il nous faut d’urgence
IX. Et comme le dit le grand Edward Snowden


en commencant par ce lien les autres s 'enchainent

http://www.les-crises.fr/quand-le-monde-ressuscite-l-index-de-l-eglise-catholique/



L’Index librorum prohibitorum (Index des livres interdits) est un catalogue instauré par le pape Paul IV en 1559 durant le Concile de Trente (1545-1563).

Il s’agit d’une liste d’ouvrages que les catholiques romains n’étaient pas autorisés à lire. Le but de cette liste était d’empêcher la lecture de « livres pernicieux » jugés immoraux ou contraires à la foi.

La Congrégation de l’Index fut instituée en 1571. L’Index fut régulièrement mis à jour jusqu’en 1961, par ajout de la Congrégation de l’Inquisition ou du pape. La liste n’était pas un simple travail de réaction ; les auteurs étaient invités à défendre leurs travaux, qu’ils pouvaient corriger et rééditer s’ils désiraient éviter l’interdiction, et une censure avant publication était encouragée.

On a ainsi pu trouver parmi les centaines d’auteurs dans l’Index : René Descartes, Daniel Defoe, Blaise Pascal, Pierre-Joseph Proudhon, Jean de La Fontaine, Johannes Kepler, Alexandre Dumas, Érasme, Honoré de Balzac, Charles Baudelaire, François Rabelais, Jean-Jacques Rousseau, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Pierre Larousse, Fénelon, Gustave Flaubert, Fontenelle, John Locke, Martin Luther, Jean Calvin, Anatole France, Baruch Spinoza, Nicolas Machiavel, Frédéric II de Prusse, André Gide, Auguste Comte, Condorcet, Nicolas Copernic, Thomas Hobbes, David Hume, Emmanuel Kant, Montaigne, Montesquieu, Voltaire, Victor Hugo, Émile Zola…

J’ai une pensée émue pour toutes ces personnes, qui, un jour, ont découvert qu’elles étaient mises à l’Index et que c’était diabolique de les lire – vous comprenez pourquoi.

Depuis la « Notification de la suppression de l’index des livres interdits », émise par le Vatican en 1966, cet index perd son caractère obligatoire et n’a plus valeur de censure, même s’il reste un guide moral.

C’est de cet Index qu’est venue l’expression “Être mis à l’Index“.

Ainsi, cette censure a gravement attenté à la Liberté d’expression, et a pourri le débat public pendant plus de 400 ans.

Nous en étions débarrassés depuis plus de 50 ans, croyant être enfin entrés définitivement dans une période de liberté de pensée et d’expression.

Et puis Le Monde a ressuscité l’Index…



_._._._._._._._._._._._


"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
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Re: Le décodex

Message par troubaa le Mer 8 Fév - 0:14

Marrant la réaction de Berruyer n'a-t-il pas fait son lit sur la dénonciation de la désinformation des médias occidentaux.....

Quant on fait la meme chose vers lui il crie à la censure !

très drole. L'arroseur arrosé. je pense que c'est le but du decodex.



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Re: Le décodex

Message par komyo le Mer 8 Fév - 0:50

C'est marrant venant de toi qui te prétend libertarien de valider une telle démarche. Laquelle comme l'histoire le montre va commencer par la mise a l'index, puis l'interdiction, pour finir par la mise au bucher.
bRef tu es libertarien quand ca t arrange et que tu n'as pas trop de contradictions  !  
Mais dés que c'est le cas, un système de censure qui se met en place ne te dérange plus du tout au contraire !
Comme quoi le totalitarisme, ici le marchand, se trouvera toujours de bonnes raisons pour mettre en place une dictature quand il sentira son pouvoir menacé !

enfin, vu le niveau des pseudos journalistes qui font ce travail de censure, il y a des chances que le site "les crises" en sorte encore plus connu et apprécié ! :^)

mais tu dois etre content, slate malgré ses conneries sur clinton, le brexit et trump est en vert, tout va donc bien ! ^^

http://www.les-crises.fr/le-decodex-du-monde-decode-du-travail-de-pro/


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Re: Le décodex

Message par loli83 le Mer 8 Fév - 9:24

merci Kyomo !

grâce à ton sujet , j'ai retrouvé écrit noir sur blanc ce que je savais déjà

et malgré cela Dan va encore nous dire que c'est grâce à l'Eglise catholique que nous connaissons actuellement la bible sur une grande échelle planétaire
donc dans la liste des livres mis à l'index officiel de l' Eglise voilà ce que l'on trouve :
« Parmi tous les écrits présents dans l'Index, la Bible avec ses adaptations, ses commentaires et les études bibliques, est de loin le livre le plus censuré jusqu'à la suppression de l'Index. Les éditions de la Bible en latin, en grec, dans les langues vulgaires en tout ou en partie, ainsi que des commentaires bibliques figurent nombreux dans le premier index roman. L'interdiction, maintenue pendant deux siècles, d'adapter la bible en langue vulgaire finit par assimiler dans l'imaginaire collectif les traductions bibliques aux livres hérétiques, dit Gigliola Fragnito4,5. Plusieurs raisons justifiaient ces interdictions aux yeux des censeurs, principalement l'existence d'éditions altérées et commentées par des hérétiques, et la méfiance à l'égard d'une interprétation personnelle du texte révélé, que seule l'Église pouvait interpréter d'une façon authentique. Le contact direct avec les sources de la foi pouvait provoquer des remises en question et altérer la doctrine, la morale, et l'organisation de l'Église5. »
il s'en est suivi souvent des destructions de bibles par de grands feux quand ce n'étaient les protestants eux mêmes qui étaient brulés avec leur bible attachée autour du coup ! et Dan va continuer à dire merci à L'Eglise catholique !Mad
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troubaa
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Re: Le décodex

Message par troubaa le Mer 8 Fév - 17:52

komyo a écrit:C'est marrant venant de toi qui te prétend libertarien de valider une telle démarche. Laquelle comme l'histoire le montre va commencer par la mise a l'index, puis l'interdiction, pour finir par la mise au bucher.
ni je valide ni je valide pas
chacun est libre de faire ce qu'il veut.
Je constate juste que c'est la même démarche que Berruyer (dénoncer les mensonges de la partie médiatique adverse)

N'est ce pas le cas. Berruyer ne dénonce t il pas les mensonges du Monde ?
Le Monde lui rend la monnaie.
C'est rigolo.

Mais c'est vrai quand on est aveuglé par la dialectique des gourous complotistes il est difficile de s'en rendre compte.


Mais dés que c'est le cas, un système de censure qui se met en place ne te dérange plus du tout au contraire !
Je ne vois pas où il y a censure il y a information du point de vu du journal Le Monde.
Tu confonds information et censure
Le monde a-t-il appelé à la censure ? non
Ce n'est pas parce que berruyer ment (une fois de plus) en parlant de censure que tu dois répéter son mensonge. (un peu de réflexion)

Comme quoi le totalitarisme, ici le marchand, se trouvera toujours de bonnes raisons pour mettre en place une dictature quand il sentira son pouvoir menacé !
c'est toi qui parle de totalitarisme alors que tu ne supportes pas la démarche du monde ?C'est drôle non.

enfin, vu le niveau des pseudos journalistes qui font ce travail de censure, il y a des chances que le site "les crises" en sorte encore plus connu et apprécié ! :^)
et tu vois on retrouve dans tes propos le mépris du totalitaire qui rejette agressivement ceux qui pensent différemment.

Le problème est que tu ne supportes pas que l'on dise que berruyer raconte des carabistouilles.
Bien avant le décodex je te l'avais signalé et prouvé. Mais bon en tiens tu compte ?
Maintenant que tu refuses d'ouvrir les yeux n'est pas nouveau.

je pense qu'un peu de potion de libertarisme te ferait le plus grand bien.


_._._._._._._._._._._._


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Dédé 95
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Re: Le décodex

Message par Dédé 95 le Mer 8 Fév - 18:29

Moi ce qui me choque c'est de considérer qu'un média, on ne parles plus de journaux, soit obligé de rester neutre pour ne pas recevoir des critiques.
Le libertarisme ou le libéralisme ? (*)
La liberté de chacun s'arrète ou commencelle du voisin et le mur de séparation c'est la loi librement consenti qui le détermine.
Un journaliste est un homme, avec ses idées, a plus forte raison un média, même si il limite ses écrits à la relation d'un fait, il est évident qu'il le fait avec ses convictions, le contraire on sait ou ça entraîne(**)

Maintenant le droit de critique existe, et c'est le signe que nous somme encore en démocratie.

(*)http://www.franceschetti.net/blogs/index.php/histoire/liberalisme-et-libertarisme-la-grande-di

(**) Voir mon lien sur l'expression et la protection du journaliste!




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"On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux."
"Prenons nos désirs pour des réalités !"
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Re: Le décodex

Message par komyo le Ven 10 Fév - 21:42

troubaa a écrit:
komyo a écrit:C'est marrant venant de toi qui te prétend libertarien de valider une telle démarche. Laquelle comme l'histoire le montre va commencer par la mise a l'index, puis l'interdiction, pour finir par la mise au bucher.
ni je valide ni je valide pas
chacun est libre de faire ce qu'il veut.
Je constate juste que c'est la même démarche que Berruyer (dénoncer les mensonges de la partie médiatique adverse)

N'est ce pas le cas. Berruyer ne dénonce t il pas les mensonges du Monde ?
Le Monde lui rend la monnaie.
C'est rigolo.

Mais c'est vrai quand on est aveuglé par la dialectique des gourous complotistes il est difficile de s'en rendre compte.


Mais dés que c'est le cas, un système de censure qui se met en place ne te dérange plus du tout au contraire !
Je ne vois pas où il y a censure il y a information du point de vu du journal Le Monde.
Tu confonds information et censure
Le monde a-t-il appelé à la censure ? non
Ce n'est pas parce que berruyer ment (une fois de plus) en parlant de censure que tu dois répéter son mensonge. (un peu de réflexion)

Comme quoi le totalitarisme, ici le marchand, se trouvera toujours de bonnes raisons pour mettre en place une dictature quand il sentira son pouvoir menacé !
c'est toi qui parle de totalitarisme alors que tu ne supportes pas la démarche du monde ?C'est drôle non.

enfin, vu le niveau des pseudos journalistes qui font ce travail de censure, il y a des chances que le site "les crises" en sorte encore plus connu et apprécié ! :^)
et tu vois on retrouve dans tes propos le mépris du totalitaire qui rejette agressivement ceux qui pensent différemment.

Le problème est que tu ne supportes pas que l'on dise que berruyer raconte des carabistouilles.
Bien avant le décodex je te l'avais signalé et prouvé. Mais bon en tiens tu compte ?
Maintenant que tu refuses d'ouvrir les yeux n'est pas nouveau.

je pense qu'un peu de potion de libertarisme te ferait le plus grand bien.

oui, je sais la liberté de faire n'importe quoi, on en a déjà parlé dans un autre post.
Au passage, entre demontrer et dire que l'on a démontré, il y a un gap que tu n'as pas encore comblé.
Berruyer est un blogueur qui n'a pas de laisse autour du cou, comme les journalistes en général et du monde en particulier.
Il cherche les informations, est très attentif aux manipulations ce qui est tout a son mérite et donne sont avis.
Que cela aille à l encontre de ce que le monde pense. La belle affaire, est ce un raison pour s ériger en censeur
moral et vouloir donner des certificats d'authenticité de l'info sur internet. C'est a la fois ridicule et dangereux a terme.
Est ce le boulot du monde, journal qui serait mort depuis longtemps si il n'était pas subventionné et si il ne servait
pas de support a 3 gus pour orienter la société selon leur idées ?
JE préfère 100 fois un individu comme berruyer et le travail qu'il fait, que les productions de journalistes a la botte, d'autant
plus quand devant la désaffection du public pour leurs idées, leur dernière cartouche revient a dire que si les gens ne sont
pas d accord avec eux, c'est parce que l'information n'est pas assez controlé !


M'en fous de toute manière, avec berruyer ils sont mal partis, il lache rarement quand on l'attaque !

http://www.les-crises.fr/interview-rt-le-monde-devient-un-probleme-pour-la-democratie/




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Re: Le décodex

Message par troubaa le Ven 10 Fév - 21:59

ce n'est pas la liberté de faire n'importe quoi mais ce que l'on veut.

bien sur quand on méprise l'individu on ne peut pas concevoir qu'il fasse quelque chose d'utile et de nouveau sans qu'on lui tienne la main et dirige.


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Re: Le décodex

Message par komyo le Ven 10 Fév - 22:43

un enfant est un individu, par contre tu ne le laisses par faire tout ce qu'il veut.
Est ce mépriser les enfants ?

Regarde autour de toi, tu laisserais n'importe qui faire tout ce qu'il veut ?
c'est etre réaliste pas méprisant. D'ailleurs les gens méprisant on sait généralement
assez bien ou ils se trouvent...


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Re: Le décodex

Message par troubaa le Ven 10 Fév - 23:14

oui un enfant n'est pas un adulte, c'est un adulte en devenir.
c'est pour cela qu'il existe les notions de majorité et minorité.

oui j'ai confiance en l'humain, je le considère à priori bn dans son ensemble et son immense majorité.

Maintenant il faut quelques règles communes pour vivre en harmonie mais pas de règles contraignantes pour satisfaire le désir de domination de quelques uns.


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Re: Le décodex

Message par komyo le Sam 11 Fév - 7:46

Donc on est  d accord, et quand un blogueur est mis a l'index sur de fausses accusations par un quotidien national, on fait quoi ?
On le laisse se faire allumer parce que c'est drole ?

http://www.les-crises.fr/les-justifications-du-monde-pour-censurer-ce-site-upr-syrie/


Comment voulez-vous que je sois encore invité dans un média français après ça ?
Comment voulez-vous que je trouve un éditeur pour mon prochain livre ?
Comment voulez-vous que je trouve des stagiaires intéressés pour avoir une ligne avec moi sur leur CV ?
Comment voulez-vous que j’ai des relations sociales normales quand je rencontrerai des gens qui tomberont sur votre Index quand ils googleront mon nom ?


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Re: Le décodex

Message par komyo le Sam 11 Fév - 8:44



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Re: Le décodex

Message par troubaa le Sam 11 Fév - 12:46

la résistance à quoi ?

Le Monde fait ce qu'il veut non ? Lui interdire de faire son decodex revient à censurer une forme d'action non ?

Que berruyer s'en serve pour excité la thèse complotiste contre lui n'est pas surprenant...

Mais chaque médias est libre de critiquer les autres médias non ? Pourquoi cette hystérie de berruyer, il ne supporte pas la critique ?

Au fait a-t-il répondu sur le fond.... il nous a abreuvé de désinformations et de manipulations sur l'Ukraine. Il ferait mieux de répondre siur le fond en publiant ces sources par exemple. En expliquant pourquoi il a dit que le russe avait été déclaré langue interdite en Ukraine par exemple ? pourquoi il triche sur l'ordre chronologique des événements en faisant croire qu'il y a eu un referendum avant l'intervention russe... etc etc


Mais ceci n'est pas mon analyse suite au décodex mais après avoir lu ces mensonges. (qui sont même parfois dénoncés dans les commentaires...)


L’existence du décodex fait parti de la liberté de la presse. il y a à répondre mais pas à résister ni à vouloir l’empêcher


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Re: Le décodex

Message par gaston21 le Sam 11 Fév - 16:22

Decodex, dites-vous? Eh oui, le Monde, dont vous savez ce que je pense; il a perdu son âme!
Et l'Ukraine? Excellent exemple de désinformation!

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/apres-1984-voici-2017-et-le-189595

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Re: Le décodex

Message par gaston21 le Sam 11 Fév - 16:27

Et encore une pincée de Decodex? Cette fois-ci, c'est Libé! Et vous savez ce que je pense de Libé! Mais lui, son âme, il l'a vomie!

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sondage-redresse-melenchon-fait-189597
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Re: Le décodex

Message par komyo le Sam 11 Fév - 16:43

@troubaa

a mon avis, tu ne comprends pas vraiment le danger que représente les amalgames du monde et l'impact que cela peut avoir sur un bloggueur
ou un monsieur tout le monde qui s attaque a la doxa ambiante. Mais bon c'est ni nouveau, ni bien grave, il y a des choses qu il faut avoir vécu
je suppose pour les comprendre. En l occurence, si une fausse information ou rumeur était véhiculé sur ta société et reprise en boucle par les journaux, avec l'impact sur ta clientèle, tes proches, tu aurais a peu près une idée de ce que peut vivre bérrruyer.

Mais comme tu es de parti pris pour les gens qui défendent qu'ils soient de gauche ou de droites tes narratives habituelles, tu es visiblement mal placé pour donné un avis impartial.


https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/la-france-premiere-victime-de-la-mondialisation


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Re: Le décodex

Message par troubaa le Sam 11 Fév - 19:10

tu veux dire comme accuser un candidat à l'élection pour des délits inexistants... Very Happy Very Happy Very Happy

D'un autre coté est ce bien raisonnable d'accuser systématiquement la CIA responsable de tous les maux de la terre...

regarde dans quel état est le cerveau de gaston face à toutes ces thèses comploto-débiles... il en est meme à croire que l'homme n' ajamais marché sur la luneau mtoif que si c'est les américains qui le disent alors c'est faux. Literralement pris par la vague;, et des qu'il voit se développer une thèse complotiste à charge contre les usa il ploge.

Et ce n'est pas le seul....

Moi je trouve que faire un site sur les raconteurs de bobars n'est pas mal.

Par contre Le monde aurait pu s'auto-décrédibilisé sur sa position systématiquement en faveur des climato-alarmistes quittent à diffuser de fausse informations.

tiens j'ai lu cela aujourd'hui sur le "fake news" :
Tim Cook : «Les fake news détruisent le cerveau des gens»

N'est ce pas le risque du retour à une information officielle ?

Si je suis pour que chacun puisse exprimé son point de vue je suis contre ce tri informatif.



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«L'optimiste voit le meilleur partout et ne veut pas entendre parler du pire ; le pessimiste voit le pire partout et ne veut pas entendre parler du meilleur. » – Michel Onfray
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komyo
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Re: Le décodex

Message par komyo le Sam 11 Fév - 21:37



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Re: Le décodex

Message par komyo le Sam 11 Fév - 21:58

Rappelons, poursuit l’auteur, d’abord un point que le petit milieu connaît bien : Le Monde est abondamment subventionné par l’Etat. Selon les chiffres cités par Le Monde lui-même (mais minorés cette année par le ministère de la Culture), cette société de presse reçoit chaque année plus de 15 millions € pour rester en vie. Quand on se souvient que le quotidien, qui réalise un chiffre d’affaires autour de 350 millions €, est détenu par le trio Bergé-Pigasse-Niel, on mesure une fois plus que le budget de la Culture ne profite pas aux plus pauvres. Bien au contraire ».

"Car, soyons clairs, le fameux Decodex n’est pas un outil financé par le Monde, mais par le contribuable. Sans les subventions de l’Etat, on imagine mal que les actionnaires du journal aient accepté de payer de leur poche cette opération, alors que le titre perd de l’argent. Donc, maintenant, tu paies directement des outils qui te prennent pour un crétin ou qui t’explique que ton site est nul. Mais on rêve là ? Et en plus, ce sont des journalistes payés par des militants du PS qui viennent t’expliquer ce qu’il faut lire ou pas. (…) Imagine-t-on Coca-Cola dresser la liste des boissons bonnes ou pas pour la santé ? Imagine-t-on Coca-Cola lancer un site Internet qui recommande de ne pas boire du Breizh Cola ou du Corsicola parce que ces boissons seraient dangereuses, ou contrefaites ? Imagine-t-on Renault lancer un site déconseillant de rouler en Volkswagen parce que le moteur des voitures allemande serait plus polluant ? »

« Bien entendu, conclut Eric Verhaeghe ces marques peuvent toujours s’essayer à dénigrer leurs concurrentes sur des bases qui leur sont propres. Mais elles auront rapidement à faire à quelques procédures juridiques. S’agissant du Monde, le dénigrement est si massif, et la mauvaise foi des auteurs est si caractéristique, qu’une action de groupe de tous les sites victimes de cette pratique toxique mériterait d’être menée. Ne serait-il pas amusant que toutes les victimes se coalisent et demandent in fine au Monde une réparation du préjudice qui mettrait le journal en faillite ? Je m’en réjouis par avance ».
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-presse-aux-ordres-et-la-bonne-189614


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Re: Le décodex

Message par gaston21 le Dim 12 Fév - 10:59

Je suis abonné au Figaro; il est évident que je n'en partage pas la ligne directrice; chaque jour, il y a un sondage sur un sujet politique; je suis toujours dans les minoritaires; mais au moins il joue franc-jeu ou quasi. Le Monde et Libé. par contre, trompent délibérément leurs lecteurs. Sous une façade de centre-gauche, ils les désorientent et les trompent. Joffrin est l'exemple-type de cette mascarade.

"À Megève (voir Fakir n°49), le patron d’une boutique de luxe me montrait cette trouvaille, « le col de vison amovible »  :
– Si jamais vous êtes ici, vous mettez le col vison. Lorsque vous revenez à Paris, vous l’enlevez… De même pour les manteaux de fourrure. Ici, vous les montrez, vous les mettez à l’extérieur. Mais quand vous rentrez, que vous présidez un conseil d’administration, vous laissez le luxe à l’intérieur.
– Mais les poches, quand vous retournez votre veste, vous n’avez pas les poches qui pendent à l’extérieur ?
– Non non non, tout est réversible.
Une suggestion : que cette tenue soit, à l’avenir, dénommée « le Joffrin ».".
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Re: Le décodex

Message par troubaa le Dim 12 Fév - 15:26


je préfère nettement cela comme réponse



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Re: Le décodex

Message par komyo le Mar 14 Fév - 21:34

en voici plus autre plus argumentée ! Smile


Le site Web du journal Le Monde vient de lancer, depuis quelques jours, un « outil » nommé « Decodex », qui est censé permettre à ses utilisateurs de trier le faux du vrai dans le différents sites. Nul ne conteste la nécessité de vérifier les sources. On pouvait penser que cet outil serait une tentative honnête pour aider le lecteur. Elle s’avère en réalité un outil idéologique servant à la fois à l’autopromotion de ce journal (ce que l’on peut comprendre sans nécessairement l’approuver) mais aussi, et c’est sur ce point que toute l’opération est bien plus discutable, un outil de tri idéologique. Prétendant lutter conte ce que l’on appelle les « fake news », soit la multiplication des fausses nouvelles, les journalistes du Monden’ont rien eu de plus pressé que de réinventer l’Index du Vatican. A quand l’Imprimatur ?

Decodex se présente comme une application que chacun peut utiliser. Cette application classe les sites du vert (garantie de « bonnes » informations) au rouge (site réputé dangereux), avec la couleur orange (site peu sérieux), ou bleu (site parodique). Seulement, pour faire fonctionner un système comme Décodex, il faut au préalable établir une liste de sites d’information que l’on considère comme recommandables ou non et une liste de critères qui permettent de jauger et de juger de la crédibilité de tel ou tel. On entre là dans un domaine ou joue à plein la subjectivité idéologique des journalistes du Monde. En mettant les pastilles, qu’elles soient vertes, oranges ou rouges, Le Monde s’arroge un droit de jugement alors qu’il est lui-même, et nul ne le lui reproche par ailleurs, un journal d’opinion, un journal qui défend ses idées, mais des idées qui ne font que représenter sa subjectivité. Ce qui gène, ce qui choque avec cette création du Monde c’est que ce journal se donne ainsi le rôle de censeur du Web, de l’information en ligne. Il s’approprie un pouvoir qui pourrait, à l’extrême limite, relever d’un comité indépendant, ou du CSA, mais certainement pas d’un journal qui est un acteur de cette sphère de l’information et qui ne peut donc prétendre à l’impartialité nécessaire pour une telle fonction.

La dimension idéologique de l’opération se révèle quand on se promène un peu su Décodex. On constate que les sources de l’établissement médiatique (les journaux avec lesquels Le Monde a des collaborations ouvertes ou implicites) sont systématiquement en vert. Les autres, sont en orange et en rouge, et en particulier les sources dites alternatives. Se révèle alors la dimension « monopoliste » de l’opération. Dans un monde ou le journalisme traditionnel est contesté, car chacun peut, à sa guise, créer un site d’information, l’opération Décodex apparaît comme une volonté un peu puérile et clairement désespérée de certains journalistes pour se garantir le monopole de l’information. Il eut été plus utiles, et plus profitables à tous, que ces dits journalistes s‘interrogent sur les raisons de leurs pertes d’audience. Mais, ce type d’autocritique, il ne faut pas rêver : ils en sont clairement incapables.

On donnera ici un exemple parlant. Mon propre carnet obtient, tout comme le blog d’Olivier Berruyer, un classement orange. Olivier répond par ailleurs de manière cinglante aux argousins de Décodex. Ce classement est motivé par un exemple de «fake news» que Le Monde présente ainsi : «…relaie parfois de fausses informations, niant la présence de soldats russes en Ukraine en 2014, pourtant établie». Si ces « journalistes » avaient fait leur travail, ils auraient pu constater que je n’avais nullement nié la présence de militaires russes à Donetsk et Lugansk, mais que, citant nommément un général américain en poste à l’OTAN, j’avais indiqué que la présence de militaires russes n’était pas en mesure d’expliquer les victoires remportées par les forces de la DNR et de la LNR en septembre 2014. Mais, on voit bien qu’ici la vérité importe peu pour les journalistes du Monde. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

Il serait aussi facile de rétorquer que Le Monde lui-même a publié aussi de fausses informations, ou des informations non confirmées, comme le montre Vincent Glad dans une chronique sur le site de Libération[1]. Le Monde lui même s’était fait l’écho récemment du faux piratage par les Russes d’une centrale électrique américaine. Alors, pourquoi ne pas mettre Le Monde lui-même en orange dans le classement Décodex ? Aude Lancelin s’est élevée contre cette opération du Monde, et l’on peut penser qu’elle risque fort de décrédibiliser encore plus la presse traditionnelle. En fait, une observation rapide des divers sites mis en causes montre que les utilisateurs potentiels de Décodex l’utilise à l’inverse de ce que souhaitaient les journalistes du Monde. La fréquentation de ces blogs semble avoir augmenté et tout se passe comme si le lecteur considérait comme « suspect » le classement en vert qui est censé désigner la « bonne » information et recherchait les sites désignés par Décodex comme « suspects ». Si cela devait se confirmer, nous aurions le résultat paradoxal d’une opération de dénigrement en bande organisée, comme l’on dit au Ministère de la Justice, se retournant contre ses propres auteurs…

Au-delà, l’histoire Décodex pose un problème de fond. Nul ne peut certifier la « vérité ». Des faits peuvent être raisonnablement établis, tout en sachant qu’il y a toujours une marge d’incertitude à leur égard. L’interprétation de ces faits, elle, varie avec les opinions, avec la subjectivité de chacun, avec les différentes recherches qui peuvent être faites. Je renvoie ici le lecteur à mes multiples notes sur la question du chômage en France, et sur l’abus que font les journalistes de la fameuse « catégorie A » de la DARES. Personne ne peut décider qu’il a le monopole de la vérité et de l’information ; on ne peut certifier une « vérité », ni la mettre sous copyright. C’est bien pourquoi toute l’opération Décodex se révèle en fait assez nauséabonde dans ce qu’elle décrit de l’imaginaire de ses auteurs. On ne doit pas, alors, s’étonner de la réduction constante du lectorat de cette presse qui arrive ainsi à se décrédibiliser de manière de manière si constante et si régulière. Cette presse arrive même aujourd’hui à mêler le ridicule à l’ignominie.

Le coté « orwellien » de Décodex n’aura échappé à personne. Il y a du « Ministère de la Vérité » à l’œuvre dans ce qu’ont commis les journalistes du Monde.

[1] Glad V., « Qui décodexera le Décodex? De la difficulté de labelliser l’information de qualité », billet publié le 3 février 2017.

Source : Russeurope, Jacques Sapir, 09-02-2017


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Re: Le décodex

Message par komyo le Ven 24 Fév - 11:27

Boum, boum ! quand Lordon tire c'est pas du petit calibre !

Spoiler:
Admettons-le : au début on n’a pas voulu y croire. Lorsque le 3 janvier on a entendu Samuel Laurent, « décodeur » en chef au Monde, annoncer « une innovation technologique (1) »conçue pour défaire la post-vérité, on s’est dit que c’était trop beau pour être vrai. Mais l’époque dispense sans compter, et il faut désormais tenir pour acquis qu’elle est capable de tout. La suite a prouvé combien. Il y a d’abord ce nom grotesque, Decodex, qui fait surtout penser aux collants bleus de Fantômas ou bien au manteau noir de Judex — et donne irrésistiblement envie d’avoir accès aux minutes du brainstorming, qu’on imagine quelque part entre Veritator, Orthofact et Rectifias. Il y a surtout une trouvaille dont on ne sait plus s’il faut l’assimiler au geste d’une performance artistique ou au comique du cinéma muet. Construire la machine à gifles et s’y attacher la tête dans l’ouverture, Buster Keaton ou Charlot n’auraient sans doute pas fait mieux. C’est que les génies du décodage se sont fabriqué pour longtemps des journées difficiles. Comme de juste, pas une des (nombreuses) traces de pneu de la presse « crédible » labellisée « vert » ne leur sera épargnée, immanquable avalanche dont les effets sur la santé nerveuse du chef décodeur sont déjà constatables sur les réseaux sociaux. Et chaque fois que le ministère de la vérité proteste de ses justifications doctrinales, c’est derechef pour faire tourner à plein régime la turbine à claques.

L’hôpital, la charité

Pour son malheur en effet, il n’est pas une de ses phrases qui ne puisse aussitôt lui être retournée. On se souvient de Katherine Viner, éditorialiste-philosophe de la post-vérité au Guardian qui, voulant faire porter le chapeau à Facebook, « conceptualisait » les « bulles de filtre » sans s’apercevoir que la définition qu’elle en donnait s’appliquait à merveille à la presse mainstream : un univers clos qui ne se nourrit que de pensée confirmante sans jamais ni accueillir ni faire entendre le moindre bruit contradictoire sérieux. Si Samuel Laurent est visiblement plus à son affaire dans le code que dans la théorie, ça ne l’empêche pas d’essayer lui aussi. Il aurait eu tort de se gêner, les produits de la ferme sont de première qualité : « Plus on est dans le domaine de la croyance et du religieux, plus c’est difficile de faire changer d’avis quelqu’un, parce qu’il y croit, il a basé sa structure mentale là-dessus (…) C’est compliqué de se battre contre des gens qui sont déjà convaincus (2) ». Et c’est tellement vrai.

La neutralité journalistique est au choix une ânerie sans nom ou une parfaite hypocrisie.

Par exemple, le type qui déclare avec un regard fixe un peu inquiétant que « Jean-Claude Juncker s’efforce de taxer les multinationales, de faire la chasse aux paradis fiscaux et d’avoir une gestion politique — comprendre de gauche — des politiques budgétaires » est clairement à jour de sa cotisation aux Raëliens ou bien s’est fait refiler du gâteau au shit par des Hare Krishna. Ici les analyses de Samuel Laurent n’ont jamais été si éclairantes : nous avons en effet à faire à quelqu’un « qui est dans le domaine du religieux, qui y croit, qui a basé sa structure mentale là-dessus ». Et il est bien certain qu’il ne va pas être facile de le ravoir, parce que celui-là, c’est peu dire qu’« il y croit ». Le problème est que le sujet à pupilles dilatées est directeur éditorial au journal Le Monde (3) qui lui tamponne régulièrement son bon de sortie — à vignette verte. Problème d’autant plus sérieux que le directeur de la maison de repos, en campagne pour les dragées Decodex, dit lui-même des choses à fort retour de manivelle : « Un site d’extrême-droite peut reprendre des vraies informations ou alors peut colporter de fausses informations, ou peut donner des visions extrêmement tendancieuses des faits (4) ». Ma foi c’est très vrai également, attention toutefois à la malice du jokari. Bien sûr on ne va pas assimiler le journal de référence à un site complotiste, mais enfin, littéralement parlant, « reprendre des vraies informations, en colporter de fausses, donner des faits des présentations extrêmement tendancieuses » est un énoncé susceptible d’un champ d’application passablement plus large que ne l’imagine le directeur du Monde.

Quand les autorités ne font plus autorité

Qu’un discours devienne à ce point instable par autoréférence devrait normalement inquiéter ses propres auteurs. Que la chose les laisse à ce point de marbre, et comme inconscients de la ruine qu’ils opèrent eux-mêmes de leur propre position a en tout cas valeur de symptôme. Mais symptôme de quoi sinon de ces époques finissantes qu’on reconnaît à l’enfermement de ceux qui prétendaient en être les guides, et ne mesurent plus ni à quel point ils ont rompu avec le reste de la société ni la portée de leurs propres paroles. De ce point de vue, il y aurait certainement lieu de mettre en rapport le geste involontairement comique du Decodex et la vomissure des économistes Cahuc et Zylberberg (5), l’un comme l’autre exprimant ce mélange d’incompréhension et de fureur des institutions de la doxa quand, médusées, elles contemplent pour la première fois la crise qui menace de les emporter. Spasme réactionnel commun des autorités qui découvrent qu’elles ne font plus autorité, le ministère journalistique de l’information vraie est mitoyen de la maison de correction épistémologique pour « négationnistes économiques ». Et dans l’un et l’autre cas, la même incompréhension stupéfaite du processus d’effondrement de leur légitimité, la même réaction à la fois autistique et autoritaire — précisément parce que les institutions de pouvoir ne connaissent pas d’autre conception qu’autoritaire de l’autorité. C’est pourquoi, exposées à la contestation, elles cèdent spontanément à une crispation fulminante accompagnée d’un serrage de vis pour tenter de reprendre en main ce qui est en train d’échapper. Ici nous vous apprendrons ce qu’est la vraie science, là la bonne information — et, croyez-nous, vous finirez par penser droit.

Le ministère journalistique de l’information vraie est mitoyen de la maison de correction épistémologique pour « négationnistes économiques »

On pourrait même pousser l’homologie plus loin car l’antinomie épistémologiquement indigente de la science et de l’idéologie, qui obsède les deux économistes partis, est formellement semblable à celle du journaliste et du militant dont le « décodage » fait l’axe de sa vision du monde. De même qu’aux uns il faudrait expliquer qu’il y a finalement trois sortes d’économistes : ceux qui ne s’aperçoivent même pas que leur « science » est de part en part imbibée de politique, ceux qui en ont conscience mais décident de camper dans la dénégation pour ne pas gâcher les profits symboliques de la science, ceux enfin qui aperçoivent que la présence de la politique dans la science sociale est sa condition nécessaire et qui cherchent au grand jour comment réguler les effets de cette présence, de même il faudrait expliquer aux autres que la neutralité journalistique est au choix une ânerie sans nom ou une parfaite hypocrisie.

Autant la discussion épistémologique, toujours dominée par le boulet de la « neutralité axiologique », est loin d’être close, autant on pensait en avoir fini depuis longtemps avec l’« objectivité du journalisme ». Il faut croire que non. Une heure d’émission (6), et presque de supplications, ne suffira pas pour obtenir de Samuel Laurent un début de vacillement sur ce sujet. Par exemple : pourquoi Fakir doit-il être en orange ? Parce qu’il « a un point de vue » : « Je suis désolé, Fakir parle d’un point de vue ».

« Dieu, le Monde, et moi »

Leibniz nomme « géométral » de toutes les perspectives le point de vue sur tous les points de vue, le point de vue suprême qui cesse d’être un point de vue particulier parce qu’il les synthétise tous. Le géométral, c’est le point de vue de Dieu. Ou, donc, du Monde. C’est bien connu : Le Monde n’a pas de point de vue. Il n’est pas l’organe officiel de la mondialisation, de l’Europe libérale, de la réforme indéfinie, et de l’entreprise-qui-crée-l’emploi — ou s’il l’est, il n’est que le porte-parole de la nature des choses. Et quand, de temps à autre, admettons-le, des « opinions » s’y font entendre, c’est dans les pages spéciales des éditoriaux, des chroniques et des tribunes, hermétiquement séparées du reste du journal voué, lui, aux faits vrais et à l’information neutre.

Aussi bien Daniel Schneidermann que François Ruffin (7) s’essayent à faire comprendre à Samuel Laurent que c’est le propre du point de vue dominant que de pouvoir se nier comme point de vue particulier, de même, par exemple, qu’en matière de langue il n’y a d’accent qu’en référence à un accent particulier mais qui a réussi le coup de force de se poser comme le neutre, le sans-accent, ou bien dans un autre genre que le refus de l’idéologie est la posture suprêmement idéologique, puisque inconsciente de l’idéologie dans laquelle elle baigne entièrement, etc., des choses assez simples normalement. Formidable citation de la documentariste de Paroles de Bibs : « quand un patron parle, c’est de l’économie, quand un syndicaliste parle, c’est du militantisme (Cool ». Normalement, dans ce raccourci coup de poing, qui dit absolument tout, il devrait y avoir de quoi réveiller jusqu’à un esprit végétatif. Mais là non, rien, autant apprendre la règle de trois à une théière.

Si, comme le disait Marx, les structures sociales se réalisent dans des personnes particulières, il n’est pas interdit de prendre la mesure du fait général de la labellisation de l’information, non seulement par ce qu’en dit l’un de ses plus signalés représentants, mais aussi par ce qu’il dit de lui-même, l’accord parfait d’une complexion singulière à la structure d’ensemble permettant d’éclairer la structure d’ensemble par la complexion singulière. On touche donc probablement au fond des choses (et peut-être en les deux sens du terme) lorsque, interrogé sur les ressorts de sa vocation journalistique, le chef décodeur hésite un instant avant de répondre finalement qu’elle doit tout à « la passion des faits (9) ». La passion des faits… Des faits en général, sans autre précision. Des faits en tant que faits. Réponse philosophiquement vertigineuse, porteuse de tout un rapport au monde social et à la politique (peut-être au monde tout court d’ailleurs), qui laisse aussi dans un grand désarroi car on voit bien que, même en prenant le sujet avec patience et longueur de temps, on n’y arrivera pas, on ne lui fera pas lâcher, puisque tout s’en suit avec une parfaite logique : il y a « les journalistes » (qui n’ont pas de point de vue) et il y a « les militants » (qui en ont un). Les premiers sont donc par essence respectueux des faits et les seconds portés à les distordre. Au Monde, on n’est pas des militants, d’ailleurs — textuellement — « je n’ai pas de démarche militante ». Et puis encore : « Je ne suis pas militant, je suis journaliste. Et être journaliste, c’est expliquer le monde tel qu’il va ». Sentiment de vertige au spectacle de cet abysse. On se rattrape en imaginant qu’il suffirait, par amusement, de suggérer au « journaliste » qu’il est « un militant des faits » pour qu’une erreur-système de force 7 lui grille aussitôt tous les circuits.

À l’intersection de l’évaluation et de la démocratie pastorale

Il y a comme une loi de proportionnalité du monde social qui justifie la critique en rapport avec l’importance des positions de pouvoir et des prétentions qui s’y expriment. C’est que la détention d’un pouvoir exorbitant conduit nécessairement à questionner la légitimité des détenteurs, et qu’en l’espèce on est conduit à se demander comment des pouvoirs aussi considérables se sont trouvés remis à des individus aussi insuffisants. La pédagogie généralisée de l’information vraie ne pouvait donc manquer de faire revenir la bonne vieille question de Marx de savoir qui éduque les éducateurs. On se dit d’abord que la croyance forcenée en un journalisme vierge de point de vue et riche seulement de faits devrait suffire à interdire l’accès à la profession. On se demande ensuite ce qui se passe dans les écoles de journalisme pour qu’on en laisse sortir des « diplômés » dans cet état. Sont-elles toutes sinistrées à ce point (ou n’y en a-t-il pas une ou deux qui résistent) ? À quel effondrement président-elles ? La dégradation intellectuelle du journalisme est-elle si avancée que le laisse entrevoir l’aval enthousiaste donné à la philosophie du Decodex jusqu’au plus haut niveau du « quotidien de référence » ?

« Quand un patron parle, c’est de l’économie, quand un syndicaliste parle, c’est du militantisme »

« Nous proposons de l’aide, nous n’imposons rien à personne, on est là pour aider » murmure doucereusement M. Fenoglio, directeur du Monde (10), dont on se demande s’il y croit vraiment — le pire étant qu’on ne peut pas l’exclure —, ou s’il ne fait que retourner à ce lieu commun de la réponse médiatique à la critique des médias : la dénégation, spécialement celle de tout magistère. « On n’est pas là pour dire le journalisme qu’il faut faire (11) » n’hésite pas à surenchérir son Décodeur en chef… dans le moment même où il distribue souverainement les labels de bon et de mauvais journalisme.

La dénégation du magistère médiatique, dont on ne sait plus si elle procède d’une parfaite hypocrisie ou d’une inconséquence sans fond, va cependant devenir une gageure avec le déploiement de procédés aussi épais que le Decodex. C’est que la machine à gommettes occupe pile ce lieu monstrueux où se rencontrent la pathologie néolibérale du rating et la conception tutélaire de la démocratie. Il y aurait beaucoup à dire sur le geste qui conduit, sans visiblement qu’il en ait conscience, Le Monde à épouser cette pratique néolibérale entre toutes de l’évaluation généralisée — des autres. Comme on sait, née dans la finance, la pratique de l’évaluation est en voie de coloniser toutes les sphères de la vie sociale, organisant par là leur soumission à la logique d’une société de marché de part en part régie par le principe de concurrence. On évalue les chauffeurs de VTC, les appartements de location, les toilettes d’aéroport, et sans doute bientôt les dîners entre amis — le « code couleur », cette tragédie de la couleur que même la plus fertile imagination dystopique n’aurait pas pu anticiper. Voilà donc que Le Monde distribue des couleurs à l’information comme d’autres aux apports nutritionnels ou aux pots d’échappement. Le Monde est bien le journal de ce monde.

Il l’est par tous les bouts, spécialement par celui qui conçoit la démocratie comme le préceptorat éclairé des « élites », heureusement présentes pour indiquer aux sujets la juste couleur des choses. Dans cette conception pastorale de la démocratie, les bons bergers conduisent le troupeau du peuple. Ils lui montrent la bonne herbe à brouter (la verte) et puis le bon chemin du retour à l’enclos. Les pouvoirs du néolibéralisme croient se rendre acceptables en se donnant la forme de la pédagogie généralisée. Mais c’est une grave erreur. Prétendre dicter aux gens ce qu’ils doivent considérer, et puis ce qu’il leur faut en penser, devient rapidement odieux même assisté de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Normalisation de fer

Et cependant, la rubrique Décodeurs n’en finit plus de proliférer : d’abord une parmi d’autres, puis devenue le joyau de la couronne, elle s’est maintenant assurée la participation au magistère général du Monde puisqu’il lui est permis d’engager toute l’autorité du titre pour déclarer ce que vaut l’information des autres (on a compris qu’au jeu de l’évaluation, le truc est de se situer toujours du côté des évaluateurs).

Qui ne voit qu’elle conquerra le journal en son entier, destiné à devenir une gigantesque entreprise de labellisation politique, terminus dont l’étape décisive a déjà été franchie en fait, comme l’atteste cet article sidérant, intitulé « 20 propositions répétées par les candidats de gauche et (quasiment) inapplicables » (12), les parenthèses témoignant d’un ultime reliquat de décence, sur la longévité duquel on ne parierait pas un kopeck. On y voit sous la plume de trois décodeurs émérites, dont un venu de BuzzFeed, un analyste de première force connu pour son aptitude à fact-checker les sous-vêtements abandonnés dans les jardins de l’Assemblée (13), on y voit donc les propositions des candidats de la primaire de gauche étiquetées les unes après les autres : « compliqué », « flou », « contradictoire », « incertain », « risqué », « pas très utile », « douteux », « improbable », toutes mentions accompagnées comme il se doit de leurs cartouches-couleurs.

Pourra-t-on faire comprendre que le problème ici n’est pas tant de livrer des jugements sur les propositions politiques — c’est peut-être là la fonction première de la presse —, mais de les livrer dans une rubrique supposément consacrée aux vérités de faits et sous la forme du rating en couleur, ceci pour ne pas même parler du sentiment qu’inspirent ces géants de la pensée faisant tomber leurs verdicts souverains en quelques phrases lapidaires du haut de leur Olympe intellectuel. Il est d’ailleurs préférable de mettre ce sentiment de côté, et les envies concrètes qu’il inspire aussitôt, pour regarder plutôt la disposition politique révélée par ces avis autorisés.

Par exemple, la proposition « Refaire les traités européens » s’attire la mention : « compliqué »… Ce qui n’est pas faux en un sens. Malheureusement, c’est tellement vrai que c’en est complètement idiot. Et c’est tout un rapport à la politique qui s’exprime dans cette parfaite idiotie. Il est exact en effet, mais trivialement, que faire pour de bon de la politique, c’est-à-dire entreprendre de modifier l’ordre des choses en ses structures, celles de la finance, du commerce international ou de l’Europe, c’est « compliqué »…, sans qu’on voie très bien ce que ce commentaire d’expert ajoute sinon de révéler le fond grumeleux de sa vision politique qui est de dissuader. Dissuader de rien changer, dissuader de faire de la politique, c’est le lieu naturel de la dépolitisation par le fact-checking, qui croit d’abord pouvoir s’aménager son domaine propre, celui des faits purs, mais finira par y dissoudre toute politique, labellisée selon sa conformité ou sa distance au « réel des faits ». Toute politique transformatrice y recevra donc, mais par définition, le rouge, à l’image de la proposition d’établir la parité hommes-femmes à l’Assemblée, déclarée par les experts… « contradictoire » ! Contradictoire pourquoi ? Parce qu’elle supposerait (en effet) de modifier le mode de scrutin — et par là « contredit » l’état actuel du mode de scrutin. Et voilà toute la question : comment penser l’idée de modification, dans une ontologie politique des faits qui, par définition cherche à ramener toute politique au règne de la « réalité vraie » conçue comme l’inaltérable ? De là, « logiquement », que toute entreprise politique de modifier soit par nature « contradictoire ».

La vérité du Decodex

On se plaît cependant à imaginer quels labels auraient reçus des propositions comme « fluidifier le marché du travail », « alléger une fiscalité excessive », ou « ramener la dette sous les 60 % du PIB »… « Nécessaire » ? « Réaliste » ? « Pragmatique » ? « Urgent » ? Et c’est alors un autre visage du Decodex qui apparaît, non plus bouffon mais grimaçant. Pour savoir où finissent les entreprises de ce type il suffit d’observer la trajectoire des précurseurs. En décembre 2016, le Washington Post propose déjà un plug-in, mais lui destiné seulement à colorier les tweets de Donald Trump (14). Courageux mais pas téméraire, le Washington Post s’en tient aux tweets de la Bête — du gâteau —, mais laisse faire le reste du sale boulot par des officines qu’il se contente d’encourager à distance.

Dans un article de novembre 2016, il apporte ainsi tout son appui aux « révélations » d’un site anonyme — PropOrNot — auto-missionné pour traquer l’infestation par la propagande russe (15). Pas moyen d’avoir la moindre information sur l’identité de ces éradicateurs qui opèrent avec la transparence d’une flaque de mazout. Rien pourtant qui puisse effrayer le Post, l’essentiel n’est-il pas que les propagateurs de désinformation russe soient mis à l’index — la transparence, c’est pour les autres. Mais la liste de PropOrNot n’est qu’en apparence un enfer russomane, dont Glenn Greenwald, effaré, donne le véritable principe (16) : marquer d’un sceau d’infamie tout ce qui sort, par quelque côté, de l’intervalle du raisonnable, délimité d’un côté par Hillary Clinton, de l’autre par Jeb Bush, toute dissidence étant alors présentée, sans la moindre preuve sérieuse, comme émanation des intérêts russes. On y trouve des sites de gauche critique comme Naked capitalism, et d’autres de la droite ultra ou libertarienne aussi bien, dont il est peu probable que Greenwald partage leurs vues mais qu’il n’accepte pas de voir blacklistés selon des procédés dont il n’hésite pas à dire qu’ils sont ceux du maccarthysme même. Voilà à quelle entreprise d’épuration le rédacteur en chef du Post, Marty Baron, donne aussitôt son aval enthousiaste sur Twitter… avant de faire machine arrière devant la levée de boucliers et d’ajouter une note de distanciation alambiquée en tête de l’article originel.


Improved Lifting and Spanking Machine
cc biomedical_scraps

Nous avons donc la séquence-type : étiquetage à la truelle idéologique en espérant que ça passera, éventuel scandale sur les réseaux sociaux, possibilité du rétropédalage. Cas Fakir : « En regardant un peu mieux… on aurait pu le mettre en vert… (17) ». « En regardant un peu mieux », voilà comment Decodex exerce son pouvoir de labellisation : d’un œil parfois distrait. Il n’est pas requis d’endosser intégralement le blog Les Crises d’Olivier Berruyer pour trouver indigne, et surtout symptomatique, le traitement qui lui a été réservé — lui n’aura pas droit aux mêmes indulgences. Tiré de justesse de l’enfer (rouge), dans un geste d’ostensible mauvais-vouloir et consenti sous pression, il n’est pas près de sortir du purgatoire (orange), et pour des queues de cerise avec lesquelles Le Monde et son Decodex pourraient peut-être redouter la comparaison. Au demeurant, on voit très bien pourquoi : il coche toutes les mauvaises cases : contre la finance, pour la sortie de l’euro, pas décidé à gober sans examen les discours sur la Syrie, donnant la parole à Todd, pour qui le journal Le Monde est devenu de longue date un problème pour la démocratie — il a raison.

Reconduit à une suspicion d’idéologie, Samuel Laurent proteste avec le sentiment de la dignité scandalisée : « Nous ? On a une idéologie ? C’est quoi notre idéologie ? (18) ». Et c’est toute l’ambivalence du Decodex qui apparaît alors, objet hybride aux facettes formidablement contrastées, par-là malaisé à saisir, entre normalisation idéologique de fer et sous-doués en liberté — Charlot ministre de la vérité. On rit beaucoup d’un côté, mais de l’autre c’est assez sérieux, et en fait très inquiétant.

Côté sous-doués en tout cas, on comprend que ces gens-là sont perdus, et que les conditions d’un commencement de dessillement n’existent même pas. Dans un ultime retournement involontaire contre elle-même, la philosophie du Decodex révèle ce qu’elle est… en vérité, et pousse l’ironie jusqu’à permettre de le dire dans ses propres termes : un enfermement dans la croyance. La croyance au géométral suprême, la croyance d’un en-dehors de l’idéologie, c’est-à-dire finalement d’une idée possible de la politique hors de la politique — pour le coup : « contradictoire ». C’est tellement consternant qu’on est tenté de se demander s’il ne reste pas dans un coin au Monde quelques personnes qui n’ont pas complètement oublié ce que c’est que la politique, et qui n’ont pas secrètement un peu honte de ce qui est en train de se passer dans leur propre journal, de ce naufrage intellectuel, avalisé jusqu’au sommet de la direction : le règne des data et de l’algorithme, de la politique abandonnée à des illettrés politiques, où le néant de pensée se trouve le remplissage de substitution des lignes de code.

La presse, contre-contre-pouvoir ?

Et l’on s’étonne après ça que le trumpisme prolifère. C’est que lui au moins fait de la politique. De la politique folle, assurément, mais de la politique, que ses électeurs perçoivent d’ailleurs parfaitement comme telle, raison pour quoi ils la sollicitent avec véhémence. Et c’est cette politique puissamment assertive que l’anti-politique du Decodex imagine rectifier ? Plaise au Ciel qu’elle n’accélère pas tous les processus, ce qu’il y a en fait tout lieu de craindre puisque, envahie par la pensée décodeuse, la presse de référence se condamne non seulement à ne rien comprendre des problèmes de l’époque mais, quand elle les entrevoit, à y apporter la pire des réponses : la réponse du rehaussement magistral à ceux qui n’en peuvent plus des magistères, et de la dépolitisation à ceux qui réclament à cors et à cris qu’on refasse de la politique — ceci pour faire faire encore quelques tours de roue à la carriole de la politique unique. Aussi le déploiement à grand fracas du barnum anti-fake news, anti-post-vérité et pro-nunc-vérité, a-t-il pour fonction première de maintenir, en temps de contestation, le balisage idéologique du champ, le contrôle des accès, la disqualification de toute différence politique (de gauche), c’est-à-dire la ligne de fer : celle de la non-idéologie, gardiennée, la casquette au ras du sourcil, par les factionnaires du Decodex.

Que le journalisme commence avec l’établissement de faits et la dénonciation des contre-vérités flagrantes, c’est une telle évidence qu’on se demande comment des titres ont cru y voir le motif d’une rubrique spéciale, en excès de leur habitude ordinaire qui prescrit pourtant depuis des lustres cette exigence presque constitutive de procéder à des vérifications élémentaires. Ceci d’ailleurs pour des raisons qui sont vieilles comme la politique : sitôt qu’ils ne sont plus surveillés comme le lait sur le feu les pouvoirs mentent, les institutions mentent, l’État ment. Le mensonge leur est constitutionnel, comme à toutes les institutions autonomisées, toujours tendanciellement portées à oublier ce qu’était leur fonction première, pour ne plus vivre que pour elles-mêmes. Hormis quelques incertaines régulations institutionnelles, seule la coercition de l’information publique peut les tenir à un minimum de respect de la vérité. Que le procureur de Pontoise trouve d’abord à dire qu’Adama Traoré est mort de complications infectieuses, ou l’IGPN que le viol de Théo n’en est pas un mais une inadvertance, ceci n’est pas un accident mais la vérité des pouvoirs institués. Et c’est bien dans le rapport de force, contraints par l’opiniâtreté d’une volonté de dévoilement, que les pouvoirs finissent par cracher le morceau, et là seulement.

La presse est en principe le lieu de cette volonté — en principe car elle-même, devenue pouvoir institutionnel, entretient (mais depuis si longtemps…) des liens troubles avec les autres pouvoirs institutionnels, ceux du capital et de l’État notamment, dont elle passe souvent les plats avec une étonnante décontraction, employant maintenant surtout son énergie à contrer les contre-pouvoirs (et pensant se refaire une virginité de temps en temps avec un Lux Leaks ou une affaire Fillon, péripéties à grand spectacle, opportunément venues pour mieux faire oublier l’ombre dans laquelle on laisse d’habitude les fonctionnements réguliers du système). Au passage, Pierre Rimbert rappelle dans « Les chauffards du bobard » (19) que quand la presse officielle fait dans le fake, elle n’y va pas avec le dos de la pelle, ni ne mollit à la taille des enjeux : au bout du mensonge, il y a parfois des guerres, des bombes et des morts par milliers.

Toujours plus du même !

Que débusquer les contre-vérités soit d’une urgence particulière dans une époque de dérèglement où certains hommes politiques commencent à tenir des discours dont la qualification hésite entre le mensonge hors de proportion et l’accès délirant quasi-clinique, c’est aussi une évidence, mais qui aurait dû appeler de tout autres réactions que le magistère, ou le ministère, de la vérité. Non pas tant, on l’a vu, parce que les instances décodeuses bobardent aussi souvent qu’à leur tour, mais parce qu’il est rigoureusement impossible que pareille situation passe par le seul effet des sermons de vérité et sans l’analyse des causes politiques qui l’ont fait advenir.

Il n’est pas certain d’abord que les engouements de la crédulité, et leur résistance même aux infirmations les plus éclatantes, soient une nouveauté historique. La survivance du monde en 2013 n’a pas désarmé les apocalyptiques qui annonçaient sa fin en 2012, et n’était que le prolongement d’une série qu’on ne saurait où faire remonter. Et si la rumeur de la pizzeria Comet Ping Pong à Washington (20) a prospéré sur les réseaux sociaux, celle d’Orléans, de cinquante ans antérieure, s’en est fort bien passée. Plutôt que dans l’égarement essentiel du bas peuple, où les élites le situent spontanément, il se pourrait donc que le dérèglement contemporain trouve l’une de ses origines dans l’effet de légitimation, et par suite de libération, que lui donne l’engagement sans frein de certains hommes politiques dans le discours de l’énormité — on pense à Trump évidemment, mais nous aurons bientôt les mêmes à la maison, si nous ne les avons pas déjà.

Mais comment cette irruption de l’énormité au sommet même de la politique est-elle devenue « d’un coup » possible ? Si brutal soit-il, il n’y a pas d’événement qui n’ait été préparé de longue date. Il faudra bien alors que la presse officielle, la presse qui n’a pas d’idéologie, s’interroge sur sa contribution aux cumuls de longue période qui ont fait déjanter des groupes sociaux entiers et aménagé une place pour un « parler énorme », une place que nécessairement quelqu’un viendrait occuper. En réalité, non pas pour un « parler énorme » en soi, mais simplement pour un « parler autre », à qui, du seul fait qu’il soit autre, on ne tiendrait pas rigueur que par ailleurs il soit énorme.

Sitôt qu’ils ne sont plus surveillés comme le lait sur le feu les pouvoirs mentent, les institutions mentent, l’État ment. Seule la coercition de l’information publique peut les tenir à un minimum de respect de la vérité

On ne sait plus comment dire sans radoter qu’il n’y a plus de démocratie là où il n’y a plus de différence significative, là où se trouve proclamée une one best way sans alternative, telle qu’on peut alors, par exemple, l’inscrire dans des traités européens inamovibles, ou telle que des labellisateurs-sans-point-de-vue viennent la certifier « sans point de vue ». La politique sans point de vue étant l’équivalent dans son ordre de l’immaculée conception, il est fatal que vienne tôt ou tard quelqu’un qui rappelle que même pour faire Jésus il faut papa dans maman, c’est-à-dire qui réaffirme un point de vue, et par là s’obtienne une reconnaissance immédiate, presque un immense soulagement, de pans entiers de la population qui suffoquaient d’avoir été si longtemps privés de respiration politique. C’est sans doute un air chargé de miasmes qu’ils respirent à nouveau, mais à leurs yeux c’est au moins de l’air, et pas le gaz inerte des zombies du fact-checking et de leurs chefs.

Les responsables du désastre qui vient, ce sont eux. Ils avaient pour mission de faire vivre la différence et ils ont organisé le règne du même, l’empire labellisé de l’unique. Maintenant que la forteresse est attaquée par tous les bouts, plutôt que de commencer à réfléchir, ils se sont payé des épagneuls. Et pendant que les cabots aboient, les maîtres, croyant avoir la paix, mouillent leur linge de bonheur à l’idée de Macron, mieux encore : d’un deuxième tour Macron-Le Pen — dont ils sont tellement sûrs que le têtard sortirait vainqueur qu’on peut bien pousser les feux pour le plaisir du spectacle. Pendant ce temps l’illuminé qui a dû prendre la foudre en passant la porte de la banque Rothschild, un autre Jésus mais à moitié cuit celui-là, les enchante avec ses évangiles Harlequin « ni droite ni gauche » ou bien « et droite et gauche », la formule même de l’asphyxie politique. Voguons donc avec entrain vers un deuxième tour tant espéré, qui ne nous laissera que le choix de la candidate de l’extrême-droite et du candidat qui fera nécessairement advenir l’extrême-droite — avec les compliments de la presse de la vérité.

Frédéric Lordon

Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 22-02-2017


http://www.les-crises.fr/charlot-ministre-de-la-verite-par-frederic-lordon/


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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
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Re: Le décodex

Message par komyo le Ven 9 Juin - 19:08



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Re: Le décodex

Message par troubaa le Ven 9 Juin - 19:49

attention site dangereux qui a voulu m'installer plein d'étrange extension google.
J'ai eu beaucoup de mal à fermer l'onglet sans rien installé.


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«L'optimiste voit le meilleur partout et ne veut pas entendre parler du pire ; le pessimiste voit le pire partout et ne veut pas entendre parler du meilleur. » – Michel Onfray
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Re: Le décodex

Message par komyo le Ven 9 Juin - 19:55

troubaa a écrit:attention site dangereux qui a voulu m'installer plein d'étrange extension google.
J'ai eu beaucoup de mal à fermer l'onglet sans rien installé.

installé, er !

ceci dit, de quoi parles tu ?
je n'ai aucun problème avec ce site !


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Re: Le décodex

Message par Dédé 95 le Ven 9 Juin - 20:04

Ca doit être la présence du site Contrepoints dans les favoris de Troubaa!
Pour moi non plus, avec La Toupie tout va bien!
Encore un coup des gauchistes.... Very Happy Je sors !


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Re: Le décodex

Message par troubaa le Ven 9 Juin - 21:03

je n'ai fait relater ma mésaventure...


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