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Le précariat et le capitalisme de rente

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komyo
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Le précariat et le capitalisme de rente

Message par komyo le Dim 17 Juil - 9:48

Je mets le texte in extenso, car on ne le trouve pas sous cette forme sur le lien !
L'ensemble dresse a mon avis un tableau assez juste de la réalité actuelle et évite l'écueil qui consiste a construire
le réel a travers des shémas anciens qu'ils soit de gauche ou de droite !



"Les trois dernières décennies ont vu la construction d’un système de marché mondial dominé par le capital financier et porté par une idéologie néo-libérale animée d’un projet de libéralisation des marchés et de recherche de « compétitivité » nationale.
Durant cette période, deux milliards d’êtres humains ont rejoint, essentiellement dans les pays à bas salaires, le marché mondial du travail, orientant ainsi à la baisse les salaires réels du monde industrialisé.
Les gouvernements ont réagi en s’efforçant de rendre leurs pays plus « compétitifs » et leurs marchés du travail plus flexibles. Les gouvernements français et italien ne sont que les derniers à poursuivre ces politiques. Pourtant, alors qu’ils rendent les emplois plus précaires et les salaires plus variables, ils ne proposent rien en termes de contrepartie, à part brandir l’affirmation non prouvée que les réformes favoriseront l’emploi.
L’ère du « capitalisme de rente »
Dans le même temps, les technologies de l’information et la robotique ont facilité la délocalisation de la production et de l’emploi, accroissant les pouvoirs du capital et accentuant la pression baissière sur les salaires et les profits.
Aux Etats-Unis, en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et ailleurs, les salaires stagnent depuis trois décennies. Globalement, la part de revenu allant au travail s’est réduite tandis que celle qui va au capital s’est accrue. Mais c’est la part revenant aux « rentes » – les revenus des actifs et de la propriété, dont la propriété intellectuelle – qui a le plus augmenté. Nous sommes entrés dans l’ère du « capitalisme de rente ».
Les travailleurs ne profitent plus des fruits de la croissance économique. Les salaires réels vont continuer à stagner. Dans des pays comme la Grande-Bretagne ou l’Espagne, la hausse de l’emploi s’est accompagnée d’une baisse des salaires moyens, principalement parce que les nouveaux emplois sont moins bien rémunérés.
Parallèlement, émerge une nouvelle structure mondiale de classe. A son sommet, on trouve une ploutocratie de milliardaires, secondée par une élite qui perçoit l’essentiel de ses revenus du capital.
En-dessous...
En dessous, on trouve le « salariat » – un nombre de plus en plus restreint d’emplois stables à plein-temps assortis de bonnes retraites, de la sécurité de l’emploi et d’avantages liés à la fonction. A côté d’eux, on trouve ce que j’ai appelé des « proficiens » (professionnels et techniciens), c’est-à-dire des gens techniquement qualifiés qui opèrent sous contrat dans l’économie collaborative (« gig economy »).
Encore en dessous, on retrouve le vieux prolétariat. Les Etats-providence, les partis socialistes et travaillistes ainsi que les syndicats ouvriers ont été construits par et pour ce groupe. Mais leur importance numérique décroît et leur poids politique diminue.
En dessous des prolétaires, une nouvelle classe a fait son apparition, le prolétariat précaire, ou « précariat ».
Ceux qui appartiennent à cette classe enchaînent les petits boulots temporaires, les stages de formation, les contrats à court terme, les contrats zéro heure, les emplois pseudo-indépendants, etc. Ils ne peuvent enrichir leur vie d’aucun « récit », qu’il soit d’entreprise ou professionnel.
Des quémandeurs
Ce phénomène est accentué par des plates-formes comme Uber ou Handy, qui sont en train de créer une économie de « conciergerie », tandis qu’Amazon Mechanical Turk, Upwork et d’autres marchés de micro-tâches en ligne tirent avantage d’un gisement d’emplois mondial qui pousse les salaires de tous vers le bas.
Les personnes appartenant au précariat doivent par ailleurs effectuer un gros travail non rémunéré autour de l’emploi : solliciter en permanence une embauche, multiplier les formations, surfer sans relâche sur les réseaux, faire la queue et remplir d’innombrables formulaires pour obtenir des allocations publiques.
Ce précariat dépend en majeure partie de salaires nominaux orientés à la baisse, volatils et imprévisibles, et se trouve privé d’avantages non salariaux tels que les congés payés, les congés maladie et les retraites, flirtant en permanence avec un endettement insoutenable.
Pour la première fois dans l’histoire, des millions de personnes, qui sont théoriquement des citoyens, perdent ainsi certains droits définissant leur citoyenneté, dont l’accès aux allocations publiques fondées sur ces droits. Ils sont devenus des quémandeurs.
Politique de l’enfer
Le précariat est en progression partout. Mais il est lui-même divisé en trois catégories. La première est issue des vieilles communautés ouvrières, et a tendance à prêter l’oreille aux politiciens populistes d’extrême droite, qui jouent sur leurs peurs et leur insécurité en pointant du doigt la deuxième catégorie, les migrants et les minorités.
La troisième rassemble des personnes éduquées, le plus souvent jeunes, qui sortent de l’université en réalisant qu’on leur a vendu très cher un ticket de loterie de moins en moins capable de leur ouvrir une carrière. Ce groupe rêve d’utopie et d’une nouvelle politique progressiste que ne leur proposent plus les vieux partis sociaux-démocrates.
La première catégorie soutient Donald Trump aux Etats-Unis, Marine Le Pen en France, l’UKIP et l’extrême droite conservatrice en Grande-Bretagne. La deuxième se sent impuissante et amère. La troisième s’est éloignée des partis, mais s’est récemment mobilisée pour des personnalités comme Bernie Sanders aux Etats-Unis et Jeremy Corbyn au Royaume-Uni.
A moins de réduire l’insécurité et les inégalités générées par les tendances du marché du travail, le glissement vers des politiques populistes va s’accentuer, en France et ailleurs. Le précariat est anxieux, dépourvu d’objectifs et en colère. A moins qu’on ne lui procure une certaine sécurité économique, qui à mes yeux devrait prendre la forme d’un revenu de base universel, nous nous dirigeons tout droit vers la politique de l’enfer. (Traduit de l’anglais par Gilles Berton)
Cet article de Guy Standing est basé sur l’intervention qu’il a prononcée le 2 juillet aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.
Guy Standing (Cofondateur du Basic Income Earth Network, professeur d’économie à la School of Oriental and African Studies, université de Londres)"

Tim Joanny Madesclaire
9 hrs ·
LeMonde.fr
·
indeed !

Les trois dernières décennies ont vu la construction d’un système de marché mondial dominé par le capital financier et porté par une idéologie néo-libérale animée d’un projet de libéralisation des marchés et de recherche de « compétitivité » nationale.
Durant cette période, deux milliards d’êtres humains ont rejoint, essentiellement dans les pays à bas salaires, le marché mondial du travail, orientant ainsi à la baisse les salaires réels du monde industrialisé.
Les gouvernements ont réagi en s’efforçant de rendre leurs pays plus « compétitifs » et leurs marchés du travail plus flexibles. Les gouvernements français et italien ne sont que les derniers à poursuivre ces politiques. Pourtant, alors qu’ils rendent les emplois plus précaires et les salaires plus variables, ils ne proposent rien en termes de contrepartie, à part brandir l’affirmation non prouvée que les réformes favoriseront l’emploi.
L’ère du « capitalisme de rente »
Dans le même temps, les technologies de l’information et la robotique ont facilité la délocalisation de la production et de l’emploi, accroissant les pouvoirs du capital et accentuant la pression baissière sur les salaires et les profits.
Aux Etats-Unis, en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et ailleurs, les salaires stagnent depuis trois décennies. Globalement, la part de revenu allant au travail s’est réduite tandis que celle qui va au capital s’est accrue. Mais c’est la part revenant aux « rentes » – les revenus des actifs et de la propriété, dont la propriété intellectuelle – qui a le plus augmenté. Nous sommes entrés dans l’ère du « capitalisme de rente ».
Les travailleurs ne profitent plus des fruits de la croissance économique. Les salaires réels vont continuer à stagner. Dans des pays comme la Grande-Bretagne ou l’Espagne, la hausse de l’emploi s’est accompagnée d’une baisse des salaires moyens, principalement parce que les nouveaux emplois sont moins bien rémunérés.
Parallèlement, émerge une nouvelle structure mondiale de classe. A son sommet, on trouve une ploutocratie de milliardaires, secondée par une élite qui perçoit l’essentiel de ses revenus du capital.
En-dessous...
En dessous, on trouve le « salariat » – un nombre de plus en plus restreint d’emplois stables à plein-temps assortis de bonnes retraites, de la sécurité de l’emploi et d’avantages liés à la fonction. A côté d’eux, on trouve ce que j’ai appelé des « proficiens » (professionnels et techniciens), c’est-à-dire des gens techniquement qualifiés qui opèrent sous contrat dans l’économie collaborative (« gig economy »).
Encore en dessous, on retrouve le vieux prolétariat. Les Etats-providence, les partis socialistes et travaillistes ainsi que les syndicats ouvriers ont été construits par et pour ce groupe. Mais leur importance numérique décroît et leur poids politique diminue.
En dessous des prolétaires, une nouvelle classe a fait son apparition, le prolétariat précaire, ou « précariat ».
Ceux qui appartiennent à cette classe enchaînent les petits boulots temporaires, les stages de formation, les contrats à court terme, les contrats zéro heure, les emplois pseudo-indépendants, etc. Ils ne peuvent enrichir leur vie d’aucun « récit », qu’il soit d’entreprise ou professionnel.
Des quémandeurs
Ce phénomène est accentué par des plates-formes comme Uber ou Handy, qui sont en train de créer une économie de « conciergerie », tandis qu’Amazon Mechanical Turk, Upwork et d’autres marchés de micro-tâches en ligne tirent avantage d’un gisement d’emplois mondial qui pousse les salaires de tous vers le bas.
Les personnes appartenant au précariat doivent par ailleurs effectuer un gros travail non rémunéré autour de l’emploi : solliciter en permanence une embauche, multiplier les formations, surfer sans relâche sur les réseaux, faire la queue et remplir d’innombrables formulaires pour obtenir des allocations publiques.
Ce précariat dépend en majeure partie de salaires nominaux orientés à la baisse, volatils et imprévisibles, et se trouve privé d’avantages non salariaux tels que les congés payés, les congés maladie et les retraites, flirtant en permanence avec un endettement insoutenable.
Pour la première fois dans l’histoire, des millions de personnes, qui sont théoriquement des citoyens, perdent ainsi certains droits définissant leur citoyenneté, dont l’accès aux allocations publiques fondées sur ces droits. Ils sont devenus des quémandeurs.
Politique de l’enfer
Le précariat est en progression partout. Mais il est lui-même divisé en trois catégories. La première est issue des vieilles communautés ouvrières, et a tendance à prêter l’oreille aux politiciens populistes d’extrême droite, qui jouent sur leurs peurs et leur insécurité en pointant du doigt la deuxième catégorie, les migrants et les minorités.
La troisième rassemble des personnes éduquées, le plus souvent jeunes, qui sortent de l’université en réalisant qu’on leur a vendu très cher un ticket de loterie de moins en moins capable de leur ouvrir une carrière. Ce groupe rêve d’utopie et d’une nouvelle politique progressiste que ne leur proposent plus les vieux partis sociaux-démocrates.
La première catégorie soutient Donald Trump aux Etats-Unis, Marine Le Pen en France, l’UKIP et l’extrême droite conservatrice en Grande-Bretagne. La deuxième se sent impuissante et amère. La troisième s’est éloignée des partis, mais s’est récemment mobilisée pour des personnalités comme Bernie Sanders aux Etats-Unis et Jeremy Corbyn au Royaume-Uni.
A moins de réduire l’insécurité et les inégalités générées par les tendances du marché du travail, le glissement vers des politiques populistes va s’accentuer, en France et ailleurs. Le précariat est anxieux, dépourvu d’objectifs et en colère. A moins qu’on ne lui procure une certaine sécurité économique, qui à mes yeux devrait prendre la forme d’un revenu de base universel, nous nous dirigeons tout droit vers la politique de l’enfer. (Traduit de l’anglais par Gilles Berton)
Cet article de Guy Standing est basé sur l’intervention qu’il a prononcée le 2 juillet aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.

Guy Standing (Cofondateur du Basic Income Earth Network, professeur d’économie à la School of Oriental and African Studies, université de Londres)
http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/07/13/le-proletariat-precaire-est-anxieux-depourvu-d-objectifs-et-en-colere_4968947_1698637.html


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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
«Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.» - Victor Hugo
Il y a deux types de français : il y a ceux qui pensent que le gouvernement et les lobbies vous veulent du bien et il y a ceux qui pensent Wink.
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gaston21
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par gaston21 le Dim 17 Juil - 11:08

Un constat objectif qui reflète bien l'orientation de l'économie mondiale. Constat amer qui laisse sur la route des millions de jeunes qui ont couru après des diplômes qui ne leur offrent plus guère que des courses à vélo pour livrer des pizzas ou des envois d'Amazon, payés au lance-pierre et sans garantie sociale d'aucune sorte! Le capitalisme et sa rapacité jamais satisfaite. La mise en coupe réglée de toute une jeunesse!
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komyo
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par komyo le Dim 17 Juil - 13:56

gaston21 a écrit:Un constat objectif qui reflète bien l'orientation de l'économie mondiale. Constat amer qui laisse sur la route des millions de jeunes qui ont couru après des diplômes qui ne leur offrent plus guère que des courses à vélo pour livrer des pizzas ou des envois d'Amazon, payés au lance-pierre et sans garantie sociale d'aucune sorte! Le capitalisme et sa rapacité jamais satisfaite. La mise en coupe réglée de toute une jeunesse!

tss, tss, quel vieillard défaitiste pessimiste tu fais, tu vas voir comment troubaa notre héro libéral va te remonter les bretelles ! Sage
Ce monde est si beau et si bien géré par ceux qui ont le pouvoir économique. !!! clown


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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par komyo le Jeu 29 Déc - 10:18



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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
«Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.» - Victor Hugo
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troubaa
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par troubaa le Jeu 29 Déc - 10:30

c'est sur il n'y a de pauvres que dans les sociétés capitalistes...


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«L'optimiste voit le meilleur partout et ne veut pas entendre parler du pire ; le pessimiste voit le pire partout et ne veut pas entendre parler du meilleur. » – Michel Onfray
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par gaston21 le Jeu 29 Déc - 10:56

Qui donc a écrit ces lignes? Pour vous aider un peu, une femme aux traits bien sympathiques, ex-députée européenne.

"Nous vivons une crise démocratique extrêmement profonde. Cette crise n'est pas seulement celle de la démocratie, elle s'inscrit dans une remise multifactorielle de la civilisation...Prise de pouvoir des multinationales et des lobbys qui les défendent et dans la croissance des inégalités, conséquence du néolibéralisme qui a envahi le monde...Le pouvoir n'appartient plus au peuple mais aux multinationales et aux lobbys...Nouveau stade de la démocratie, l'ère capitaliste et globalisée, dans laquelle la démocratie n'est plus qu'une coquille vide..."

Allo, Arlette, la p'tite dame, elle n'aurait pas "pompé" sur toi? Pas d'images obscènes, les gars...
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par troubaa le Jeu 29 Déc - 11:09

alors vive la dictature marxiste ! a bas la démocratie capitaliste !

Si le peuple vote mal c'est à cause des multinationales donc il faut interdir au peuple de voter !

vive l'ordre imposé - a bas la liberté - vive l'autoritarisme étatique l'oppression la terreur!

a bas l’enrichissement vive la pauvreté pour tous !


on connait le discours gaston.... Siffle Siffle Siffle Siffle

"ils sont tellement bons pour le peuple les dictateurs marxistes.... des anges..."


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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par Dédé 95 le Jeu 29 Déc - 13:18

Et l'Etat appartient à QUI ?
Aux capitalistes!
L'État est le produit nécessaire d'une société divisée en classes inconciliables : il est le pouvoir organisé de la classe dominante pour maintenir l'exploitation des classes dominées. Il n'a pas toujours existé, notamment pas dans les sociétés primitives sans classes . Dédéfucius en 83 Very Happy


_._._._._._._._._._._._


"On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux."
"Prenons nos désirs pour des réalités !"
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par troubaa le Jeu 29 Déc - 17:09

tiens dédé9 qui continue à faire les questions réponses..

comme quoi la classe sociale est un signe d'évolution, comme le feu ou la roue...





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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par Loganj le Jeu 29 Déc - 17:18

troubaa a écrit:tiens dédé9 qui continue à faire les questions réponses..

comme quoi la classe sociale est un signe d'évolution, comme le feu ou la roue...




Et la lance qui pique ...
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par Dédé 95 le Jeu 29 Déc - 18:09

troubaa a écrit:tiens dédé9 qui continue à faire les questions réponses..

comme quoi la classe sociale est un signe d'évolution, comme le feu ou la roue...



C'est une vérité de Lapalisse, si on change de classe sociale, on évolue! Very Happy
Maintenant reste à savoir (et c'était ma réflexion) si le fait qu'il y ait de nos jours des classes sociales, soit un signe d'évolution positive, là j'en doute, car on se passerais bien de la Lutte de Classe!
Faut-il que je rappelle Le Matérialisme historique ? Very Happy


_._._._._._._._._._._._


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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par dan 26 le Jeu 29 Déc - 18:21

gaston21 a écrit:Un constat objectif qui reflète bien l'orientation de l'économie mondiale. Constat amer qui laisse sur la route des millions de jeunes qui ont couru après des diplômes qui ne leur offrent plus guère que des courses à vélo pour livrer des pizzas ou des envois d'Amazon, payés au lance-pierre et sans garantie sociale d'aucune sorte! Le capitalisme et sa rapacité jamais satisfaite. La mise en coupe réglée de toute une jeunesse!
Mais pourquoi ne montent ils pas leur propre boite ?Comme beaucoup le font ?
il faudrait peut etre leur apprendre  que l'assistanat à des limites

gaston21 a écrit:Qui donc a écrit ces lignes? Pour vous aider un peu, une femme aux traits bien sympathiques, ex-députée européenne.

"Nous vivons une crise démocratique extrêmement profonde. Cette crise n'est pas seulement celle de la démocratie, elle s'inscrit dans une remise multifactorielle de la civilisation...Prise de pouvoir des multinationales et des lobbys qui les défendent et dans la croissance des inégalités, conséquence du néolibéralisme qui a envahi le monde...Le pouvoir n'appartient plus au peuple mais aux multinationales et aux lobbys...Nouveau stade de la démocratie, l'ère capitaliste et globalisée, dans laquelle la démocratie n'est plus qu'une coquille vide..."

Allo, Arlette, la p'tite dame, elle n'aurait pas "pompé" sur toi? Pas d'images obscènes, les gars...

encore une ignare qui ne connait rien à l'économie et qui ne sait pas que seulement 7 % des entreprises en France par exemple sont des TGE, et que le" peuple " qui y travaille est loin d'etre mal traité !!!93 % sont des TPE, et PMI non soumises à ces fameux lobbys !!!

effectivement quand tu as utilisé le mot "pompé "!!!Ce n'est pas une image politique qui est venue en premier !!! hihi!!


amicalement


Dernière édition par dan 26 le Jeu 29 Déc - 18:28, édité 1 fois
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par troubaa le Jeu 29 Déc - 18:33

Dédé 95 a écrit:
troubaa a écrit:tiens dédé9 qui continue à faire les questions réponses..

comme quoi la classe sociale est un signe d'évolution, comme le feu ou la roue...



C'est une vérité de Lapalisse, si on change de classe sociale, on évolue! Very Happy
Maintenant reste à savoir   (et c'était ma réflexion) si le fait qu'il y ait de nos jours des classes sociales, soit un signe d'évolution positive, là j'en doute, car on se passerais bien de la Lutte de Classe!
Faut-il que je rappelle Le Matérialisme historique ? Very Happy

je répondais a deuxième interrogation...
sans classe sociale =>plus de lutte sociale => plus de progrès social.
non ?
on pourrait n'avoir aucune semaine de congés payés , comme du temps des société primitives, sans classe sociale.
Le progrès social n'est il pas lié à l’existence de classe sociale ?
voila tout un monde qui s'écroule au tour de dédé95...


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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par Dédé 95 le Jeu 29 Déc - 18:43

Bah non, c'est bien ce que je dis, tu n'a jamais lu et étudié le Matérialisme Historique, mais que fait l'EN de ses Universités! Very Happy
Tiens un peu d'éducation d'économie-politique:
https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm#sect1


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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par gaston21 le Ven 30 Déc - 11:03

Alors, le nom de cette dame? Corinne Lepage! Une dame dont je ne partage guère les opinions politiques mais que j'estime beaucoup pour son intelligence, ses connaissances et sa sincérité.
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troubaa
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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par troubaa le Ven 30 Déc - 14:22

Celle qui voulait créer des fichiers de déviant climatique...

Moi, je suis un grand défenseur de la liberté d’expression. Dès lors, s’il y a des gens qui ont envie d’être climatosceptiques, c’est leur affaire. Je pense quand même qu’à un moment donné du temps, il va falloir tenir un registre très précis de tous ceux qui se seront prononcés et qui auront agi dans un contexte climatosceptique, pour que, dans quelques années, ils portent la responsabilité au moins morale de ce qu’ils auront fait.
Corinne lepage !

chacun sait que le réchauffement climatique està cause des climato-scpetiiques !  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy

Quand le climato-sceptique allume sa voiture il pollue
Quand le climato-anti-sceptique allume sa voiture il ne pollue pas !

Il faut qu'ils payent de ce qu'ils auront osé intellectuellement s'interroger.... quel crime !

une grande dame tu dis ?

https://www.contrepoints.org/2015/11/11/228718-corinne-lepage-detendue-du-fascisme-vert


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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

Message par Dédé 95 le Ven 30 Déc - 14:45

C'est pas hors sujet ce que tu dis là Troubaa ? Siffle


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"On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux."
"Prenons nos désirs pour des réalités !"

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Re: Le précariat et le capitalisme de rente

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