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BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

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troubaa
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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Mer 22 Nov - 20:56

est-ce vrai ?
sur quoi repose cette analyse ?
pourquoi ce mépris des autres ?

Surtout quand on lit la qualité plus que mauvais de ce texte, emprunt plus de haine que de réflexion.

C'est facile de cracher sur les autres,rien de plus facile.


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Dédé 95
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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par Dédé 95 le Mer 22 Nov - 21:02

....tu t'y connais! Voir quelques posts plus haut!


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troubaa
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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Jeu 23 Nov - 13:04

Si Charles Gave est autant énervé c'est peut être parce que sur le plan économique le Brexit se passe vraiment très mal et comme i fat parti des partisans pour quitter l'Europe il a du mal à le supporter.



Le Royaume Uni revoit drastiquement à la baisse ses prévisions de croissance pour les quatre prochaines années.

Le Brexit commence à ressembler à un désastre !

Ce mercredi, le gouvernement britannique a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2018, 2019, 2020 et 2021. Ce sera finalement moins de 1,5.

La Grande Bretagne, qui était la championne de la croissance, s'est sabordée. C'est devenue l'économie la plus lente de l'Union Européenne.

Techniquement, le Brexit n'aura pas lieu avant le 29 mars 2019. Comment expliquer cette chute de l'économie britannique ?

Les entreprises n'investissent plus tant elles sont dans le brouillard complet sur ce qui va se passer, sur les relations commerciales avec le continent.
Les ménages ne consomment plus car, avec la chute de la Livre Sterling, les prix se sont envolés ce qui a cassé le pouvoir d'achat.
Il n’y a donc plus de consommation, plus d'investissement et plus grave encore, plus d'influence.
Le double départ de l'agence du médicament pour Amsterdam et de l'autorité bancaire pour Paris est en train de créer un traumatisme en Grande Bretagne.
Le Financial Times écrit : "On voit là concrètement ce qui va se passer après 2019 : Nous ne serons plus présent à la table des négociations, là ou vont se décider les futures règles européennes".
En clair : la City (première place financière européenne) n'aura plus son mot au dire et devra se plier à des règles écrites par d'autres (les Français et les Allemands).
C’est une sacrée claque donc, oui, ça commence à ressembler à un désastre.
D'autant que cette chute de l'économie aggrave tous les problèmes latents du pays, comme l'hôpital public désargenté et qui a plus de mal à faire venir des aides soignants du continent.

Et pourtant, il y a au moins un aspect positif dans cette déroute ?

Ce sabordage britannique aura au moins un mérite, celui de redorer le blason de l'Union Européenne.
On disait "si les Anglais s'en vont, il y aura un effet Domino et d'autres pays vont partir".
Finalement pas du tout, au contraire. Vu le désastre britannique, la cote de popularité de l'Union Européenne remonte en flèche partout en Europe avec notamment une augmentation de 18 Points en France et en Allemagne, selon la dernière enquête du Pew Research.
Et elle remontent même en Grande-Bretagne avec 54% d'opinion positive même si c'est un peu tard.

http://www.europe1.fr/emissions/axel-de-tarle-vous-parle-economie/brexit-le-debut-du-desastre-3500720


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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par gaston21 le Jeu 23 Nov - 17:32

Que comprennent sérieusement les français moyens au fonctionnement de la CEE? Pas grand-chose! Alors, quelle est la valeur des sondages? Nulle!
En tout cas, le système de santé britannique, avant déjà sous la ligne de flottaison, est en train de sombrer! Les infirmières espagnoles quittent le navire! Quoi de mieux pourtant qu'une infirmière espagnole pour faire le bouche-à-bouche...
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komyo
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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par komyo le Jeu 23 Nov - 20:42

troubaa a écrit:Si Charles Gave est autant énervé c'est peut être parce que sur le plan économique le Brexit se passe vraiment très mal et comme i fat parti des partisans pour quitter l'Europe il a du mal à le supporter.


qu'en sais tu ? projection de ta part ? voyance ? médiumnité... Laughing
amha, il est assez droit dans ses bottes pour sortir ce qu'il a dans la tête, c est ce qui fait l'intérêt du bonhomme au passage !


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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Ven 24 Nov - 12:01

tu as une raison ce n'est qu'une supposition, mais je la sens bien ! Very Happy Very Happy Very Happy

sinon grâce au Brexit la France est redevenu la 5iem puissance économique mondiale...

https://theattestor.com/2017/11/23/france-overtakes-britain-as-the-fifth-largest-economy/


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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Sam 10 Fév - 13:40

Un futur "Philippe de Villiers" comme premier ministre britannique ?.

===================

Royaume-Uni : Jacob Rees-Mogg, un «Brexiter» aux portes de Downing Street


PORTRAIT - Excentrique en costume croisé, le chef des conservateurs europhobes est favori pour remplacer Theresa May.

Quand on lui demande s'il veut être premier ministre, il répond que ce n'est pas une question de volonté, vu sa lourde charge de famille. À 48 ans, Jacob Rees-Mogg est père de six enfants, dont le petit dernier, Sixtus Dominic Boniface Christopher, est né l'été dernier. Cela n'empêche pas le pater familias d'être fier de n'avoir jamais changé une couche de sa vie - il y a des nounous pour ça. Mais si le destin l'amenait aux portes du pouvoir, lui qui n'a jamais été ministre, il ne se déroberait pas face au devoir.

L'hypothèse farfelue née au creux de l'été dernier est devenue on ne peut plus sérieuse. Le député conservateur du Somerset (ouest de l'Angleterre) depuis 2010 est le favori des bookmakers et des militants conservateurs pour prendre la place de Theresa May. Rival inattendu de Boris Johnson, il pourrait au besoin faire affaire avec lui dans un putsch des tories europhobes. Selon le Sunday Times, il se satisferait du poste de chancelier de l'Échiquier d'un gouvernement dirigé par l'actuel ministre des Affaires étrangères.

Thatchérien, ­Jacob Rees-Mogg est de la tendance droite dure qui s'assume, réaction­naire et, surtout, europhobe atavique

À l'ère du conservatisme centriste des années Cameron (2010-2016), une telle possibilité aurait fait rire aux éclats. Mais il y a eu le vote pour quitter l'Union européenne. Thatchérien, Jacob Rees-Mogg est de la tendance droite dure qui s'assume, réactionnaire et, surtout, europhobe atavique. Climatosceptique, pourfendeur des aides aux pays en développement et défenseur de baisses d'impôts pour les riches. Catholique adepte de la messe en latin, il est contre l'avortement, même en cas de viol ou d'inceste, et opposé au mariage gay. Il revendique sa fidélité aux consignes du Vatican avant celles de son groupe parlementaire.

Excentrique en costume croisé, fines lunettes et raie sur le côté, il s'était illustré jusqu'à maintenant par sa verve frondeuse sur les bancs des Communes, où il est surnommé «le député du XVIIIe siècle». Un accent aristo pincé qui ferait passer les personnages de Downton Abbey pour des prolétaires, il est fils d'un ancien rédacteur en chef du Timesdevenu lord. Avec son physique sans âge, il confie n'avoir «pas été doué pour être jeune». À douze ans, il lisait le Financial Times. Éduqué à Eton et à Oxford, il a grandi dans un château avant de s'acheter le sien, près de Bath ; il roule en Bentley vintage. À la tête d'un fonds d'investissement, il a amassé une fortune estimée à 100 millions de livres.

Un nationaliste populiste

Caricature du parfait gentleman anglais, il ne se départ jamais de son flegme poli, même quand il est bousculé par des jeunes en capuche lors d'un débat universitaire sur le Brexit la semaine dernière. C'est le prix de sa gloire. Une «Moggmania», qui vire au culte chez les jeunes tories. Un militant de 24 ans du Yorkshire s'est fait tatouer son nom sur la poitrine. Le député a son rond de serviette sur tous les plateaux télé ; ses formules qui font mouche lui valent la une des journaux au quotidien. Il s'alarme d'un Royaume-Uni devenu «État vassal» de l'Europe si une transition après la sortie de l'UE l'an prochain l'oblige à en accepter les règles sans pouvoir de décision. Il compare l'UE à «une mafia» et loue le vote «courageux» du peuple britannique pour s'en affranchir. Les tractations sur le sort des ressortissants européens installés outre-Manche l'agacent: ils n'ont qu'à demander la nationalité britannique, «la meilleure chose au monde».

Ce nationaliste populiste haut en couleur a quitté son statut de trublion pour incarner un vrai courant politique. Il a été désigné à la tête de l'European Research Group, qui rassemble entre 60 et 80 députés conservateurs partisans d'une rupture pure et dure avec l'UE, arc-boutés contre la perspective d'un Brexit «qui n'en aurait que le nom». Il accuse les fonctionnaires britanniques de propagande quand ils produisent des études pessimistes sur l'impact économique du Brexit.

Les politologues scrutent le phénomène de près. Selon eux, ne pas le prendre au sérieux serait une erreur comparable à celle qui avait conduit tout l'establishment à ne pas voir venir la victoire du marxiste Jeremy Corbyn à la tête du Labour. Dans le contexte de polarisation passionnée de la vie politique anglaise, un Jacob Rees-Mogg qui assume ses idées serait, au contraire, l'exact pendant à droite de la gauche de Corbyn.

http://premium.lefigaro.fr/international/2018/02/09/01003-20180209ARTFIG00236-jacob-rees-mogg-un-brexiter-aux-portes-de-downing-street.php


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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Mar 27 Fév - 20:49

Les incertitudes sociales et politiques du Brexit


Le Brexit présente des risques aussi bien pour le Royaume-Uni que pour l’Europe. Au lendemain des résultats du référendum, les effets du Brexit pourraient mener à l’éclatement du Royaume-Uni.
Par Lucas Guimarães.


Depuis son adhésion à l’Union Européenne en 1973, le PIB du Royaume Uni a doublé, dépassant de riches nations anglophones non membres de l’Union. Le référendum qui s’est tenu le 23 juin 2016, le vote populaire pour la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, pourraient avoir des conséquences durables sur l’économie du pays. Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a exprimé les inquiétudes que le Brexit pourrait « compromettre la stabilité de marché financier ».

Ce résultat a certainement engendré de l’incertitude dans d’autres secteurs. Les marchés financiers se sont attelés à évaluer les risques financiers du Brexit. L’incertitude économique s’est accrue et a commencé à entamer la confiance et les investissements productifs, avec de possibles répercussions sur la croissance.

INCERTITUDE DES RELATIONS ROYAUME UNI/UE
L’incertitude dans les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, notamment en ce qui concerne la négociation d’un futur accord commercial, pourrait engendrer des réticences au sein du bloc européen.

Selon l’ANALYSE de POLITIQUE de to CEP, deux scénarios possibles sont envisageables. Dans le scénario optimiste, le Royaume Uni s’arrange pour rester membre de l’Espace Économique Européen à l’instar de la Norvège et de la Suisse, ce qui lui permettra de conserver son accès au marché intérieur européen.

Certains analystes doutent toutefois de la capacité de cet ancien poids lourd de l’Union à obtenir une concession aussi favorable. Le revers de la médaille serait alors une augmentation des coûts liés au commerce pour le Royaume-Uni.

Il y a de bonnes raisons de croire à la hausse des coûts liés au commerce dans le cadre du Brexit. On assisterait alors à une hausse des barrières tarifaires entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. S’ensuivrait une augmentation des obstacles non-tarifaires découlant des réglementations, des contrôles douaniers aux frontières etc.

PLUS D’ACCÈS AU MARCHÉ INTÉRIEUR EUROPÉEN
Dernière conséquence et pas des moindres, le Royaume-Uni ne prendrait pas part aux négociations sur le resserrement des liens au sein de l’Union avec en prime la réduction des barrières non-tarifaires.

Dans un tel cas de figure, l’État sortant n’aurait plus accès au marché intérieur européen et n’aurait plus l’obligation d’offrir un accès illimité à son marché national aux autres États membres. Les produits britanniques seraient alors régis par les règles

de l’Organisation Mondiale du Commerce et pourraient faire face à des droits de douanes élevés et d’autres obstacles d’accès au Marché Unique européen.

Le rapport Open Europe`s (2015) stipule que le PIB du Royaume-Uni pourrait chuter de 2,2 % s’il sort de l’EU en échouant à conclure un accord avec l’union ou s’il se tourne vers le protectionnisme. Selon les avis de nombreux économistes, la meilleure alternative pour le Royaume-Uni serait l’adoption de politiques libérales et de déréglementation du marché.

UNE PÉRIODE D’AJUSTEMENT INDÉTERMINÉE
Dans ces circonstances, Chris Giles d’un rapport et Emily Cadman FT (2016), pi 03.01.2016, affirment : « les économistes s’accordent sur très peu de questions et le Brexit en fait partie. Ils sont tous convaincus qu’une sortie de la Grande-Bretagne de l’EU aurait des répercussions négatives sur les perspectives économiques du pays. Dans le sondage annuel du Financial Times, réunissant plus de 100 experts, tous sont d’avis qu’un Brexit ne serait pas bénéfique pour la croissance du pays en 2016 »

En dépit du fait, une période de l’ajustement, pourrait apporter Sterling plus faible, augmentations sur le chômage, mais personne ne sait combien de temps ceci durerait et durement la rationalisation du secteur public accompagnerait la reconstruction de l’économie privée.

Cette incertitude est non seulement économique, mais aussi politique et économique. Qu’adviendrait-il de l’Écosse ? Quel traitement sera réservé à la question de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Quel sera le sort de Gibraltar ? Le Brexit serait-il le modèle « d’effet papillon » entraînant une fragmentation du pays ?

La ligne dure défendue par le nouveau Premier ministre britannique, Theresa May, confirme les inquiétudes au sujet du statut et des droits des travailleurs européens établis au Royaume-Uni. Entre 2001 et 2011, la contribution des immigrants de l’Espace Économique Européen représentait 34 % du système fiscal.

CHÔMAGE ET LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES
Britannique, un pourcentage supérieur aux bénéfices retirés par ceux-ci, avec une contribution fiscale nette s’élevant à 22,1 milliards de livre sterling. Cependant, de nombreux partisans de la « sortie » font le lien entre chômage et libre circulation des personnes. La pression exercée sur le système national de sécurité sociale serait également selon eux une conséquence directe de cette libre circulation.

Selon certaines sources en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union, le Brexit permettrait par exemple d’économiser £ 350 millions (US$ 500 millions) par semaine, une somme qui pourrait bénéficier au système national de santé ou à d’autres services.

Cette affirmation est erronée. La réalité montre que le Royaume Uni assume pleinement une grande part de ses dépenses publiques. La contribution du gouvernement britannique au budget européen s’élevait environ à 8,8 milliards de livres sterling, soit un peu plus de 1 % de ses dépenses publiques estimées à 735 milliards en 2014-2015.

DES RISQUES POLITIQUES
En conclusion, la plupart des analyses économiques et les avis des analystes démontrent que le Royaume Uni pourrait survivre et même prospérer en tant qu’État indépendant hors de l’Union Européenne. Le coût économique de cette sortie pourrait ne pas être aussi élevé et pourrait même sur long terme s’avérer bénéfique.

Toutefois, le Brexit présente des risques aussi bien pour le Royaume-Uni que pour l’Europe. Au lendemain des résultats du référendum, les effets du Brexit pourraient mener à l’éclatement du Royaume-Uni.

Comme l’a souligné le président Donald Tusk, l’union fait la force. Le Brexit ne doit pas devenir un modèle encourageant la fragmentation. Les bénéfices de la collectivité, de la réciprocité et de l’interdépendance doivent être mis en avant par toutes les nations alliées pour l’avènement d’un bien-être économique mondial.

https://www.contrepoints.org/2018/02/27/310621-incertitudes-sociales-politiques-brexit


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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Mar 27 Mar - 23:55

Bruxelles veut que le Royaume-Uni sorte du projet de « GPS européen ». Un camouflet stratégique et financier pour les Britanniques.


C'était assez inattendu, mais le nouveau point de friction des négociations sur le Brexit se trouve dans l'espace. Selon des informations de presse, l'Union européenne envisage d'exclure le Royaume-Uni du programme européen de navigation par satellite Galileo . Un coup dur pour l'économie britannique, mais aussi pour ses services de renseignement.

D'après des informations du « Financial Times » publiées lundi, Bruxelles a demandé à l'agence spatiale européenne de se préparer au scénario d'une exclusion totale du Royaume-Uni. Objectif pour l'UE : s'assurer que son programme spatial pourra continuer sans encombres après la date officielle du Brexit en mars 2019. Et ceci, même en l'absence d'un accord préalable avec Londres.

« Ce que fait Bruxelles est scandaleux »

S'il reste encore un an pour trouver un accord, l'UE est pressée par une échéance financière. Au mois de juin, l'agence spatiale européenne doit conclure de gros contrats avec des entreprises européennes. De peur que ceux-ci soient annulés le jour du Brexit, Bruxelles souhaite exclure les entreprises britanniques de cet appel d'offres.

Un manque à gagner conséquent pour l'économie du pays . Selon des experts du secteur, les appels d'offres du programme Galileo vont atteindre les 6 milliards d'euros d'ici à 2025.

De l'autre côté de la Manche, on s'offusque d'être écarté d'un tel marché. « Ce que fait Bruxelles est scandaleux », s'est emporté un haut responsable britannique, qui y voit une nouvelle provocation de l'UE. Le mois dernier, la Commission européenne avait déjà décidé de transférer l'un des centres de gestion de Galileo du Royaume-Uni vers l'Espagne.

Forte perte stratégique pour Londres

Mais les tensions autour de Galileo ne s'arrêtent pas à l'aspect financier. Ce « GPS européen », même s'il a enregistré quelques couacs lors de sa conception , est censé doter l'Union européenne d'un système de renseignement et de défense très perfectionné et totalement indépendant du GPS américain d'ici à 2020.

Un projet stratégique majeur que le Royaume-Uni a financé à hauteur de 12 %. Pourtant, la Commission européenne a prévenu les autorités britanniques qu'elles ne recevront plus de renseignements confidentiels issus du programme spatial après le Brexit. Pour espérer y avoir de nouveau accès, Londres devra lancer une demande de coopération, comme l'ont déjà fait plusieurs pays non-membres de l'UE.

Un manque de considération mal vécu par les autorités britanniques, qui affirment avoir toujours fait preuve de bonne volonté pour converser une coopération « inconditionnelle » avec l'Union européenne sur le partage de renseignements : « Sous entendre que le Royaume-Uni présente un risque pour la sécurité de l'UE ou que notre collaboration pourrait être contraire aux intérêts de l'UE est non seulement absurde mais aussi nuisible pour la suite des négociations », a regretté un proche de Theresa May.

Malgré ce climat tendu, Londres espère parvenir à un accord avec Bruxelles. « C'est notre priorité », affirme ainsi un responsable britannique, précisant toutefois que le pays a lancé des travaux de réflexion pour développer son propre programme spatial, juste au cas où.

Alexandre Rousset

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301484675167-brexit-le-royaume-uni-furieux-dune-possible-exclusion-du-programme-galileo-2164272.php#ItBrD2CYZXbeKPU2.99


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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par komyo le Ven 30 Mar - 21:36

article que j'aurai pu mettre au crédit du "média" ..

Que l'on aime ou pas, bravo au journaliste qui laisse parler son interlocuteur, sans essayer de le piéger continuellement avec des questions débiles !



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Re: BREXIT : Et si les anglais posaient les bonnes questions

Message par troubaa le Mer 16 Mai - 10:49

Le Parlement écossais rejette un projet de loi britannique sur le Brexit


Les parlementaires régionaux ont voté à 93 voix contre 30 une motion qui refuse d’accorder leur « consentement » à un projet de loi organisant la sortie du Royaume-Uni de l’UE.


Le Parlement écossais a rejeté, mardi 15 mai, un projet de loi britannique organisant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), une première qui pourrait déboucher sur une crise constitutionnelle.

Les parlementaires régionaux ont voté à 93 voix contre 30 une motion qui refuse d’accorder leur « consentement » à ce projet de loi de l’exécutif britannique conduit par la conservatrice Theresa May et déjà l’objet de divisions importantes au sein du Parlement de Westminster à Londres.


Le Parti national écossais (SNP, au pouvoir) s’est allié avec le Parti travailliste, les Libéraux-démocrates et les Verts face au Parti conservateur.

« Territoire constitutionnel inexploré »

La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, à la tête du SNP, a estimé que le Royaume-Uni se dirigeait désormais vers un « territoire constitutionnel inexploré ».

Son gouvernement avait appelé le parlement régional d’Edimbourg à marquer son désaccord avec ce projet de loi, qui doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu’il aura coupé le cordon avec le bloc européen. Il met fin à la suprématie du droit européen sur le droit national britannique et organise la transposition des réglementations européennes.

Theresa May ne devra pas nécessairement amender son texte à la suite de l’objection de l’Ecosse, une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Mais des experts estiment qu’une confrontation directe entre Londres et Edimbourg pourrait pousser l’Ecosse un peu plus vers l’indépendance.

La pierre d’achoppement réside dans la question de savoir qui, après le Brexit, en mars 2019, héritera des compétences actuellement détenues par Bruxelles, notamment en matière de pêche et d’agriculture.

L’Ecosse souhaite récupérer ces compétences tandis que le gouvernement de Theresa May veut que tous les pouvoirs rapatriés de l’UE soient dévolus à Londres afin d’éviter que les nations constitutives du pays n’adoptent des règles différentes, qui pourraient désorganiser le commerce intérieur britannique.

« Coup de force »

Londres a reproché aux récalcitrants écossais de « chercher la petite bête » et insisté sur le fait qu’il essayait de protéger l’intégrité économique du pays en construisant un cadre commun après le Brexit.

Des responsables écossais ont, eux, accusé Theresa May de tenter le « coup de force ». « Le gouvernement britannique ne peut ignorer la réalité de la dévolution ou essayer de noyer ce que ce parlement dit », a dit Michael Russell, le ministre écossais chargé des négociations sur le Brexit. « Ils ne peuvent prétendre qu’aucune motion n’a été adoptée », a-t-il ajouté. « Ce serait le Royaume-Uni qui briserait la confiance et les règles, pas nous. »

M. Russell a invité le ministre d’Etat britannique David Lidington à se rendre en Ecosse pour des discussions interpartites afin de tenter de surmonter l’impasse.

L’Ecosse s’est prononcée à 55 % contre l’indépendance lors d’un référendum en 2014, mais Nicola Sturgeon estime pouvoir organiser un deuxième scrutin, l’Ecosse ayant voté contre le Brexit à 62 % en 2016. « Je ne suis pas sûre que la question de l’indépendance soit obsolète tant qu’elle n’est pas réalisée », avait estimé Mme Sturgeon lundi, lors d’un débat organisé par Thomson Reuters.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/16/le-parlement-ecossais-rejette-un-projet-de-loi-britannique-sur-le-brexit_5299546_3214.html#TE0tPUVEih2GWmXF.99


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