LA TABLE RONDE

Spiritualité, Bonheur et Quête du Graal


Le libertarisme

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Message par troubaa le Dim 21 Juin - 19:11

Je viens d'écouter l'excellent entretien de S. Geres, président du Mouvement des Libertariens réalisé par Christian Laurut du site Demain la Décroissance "Demain La décroissance" (c'est la vidéo N°9)

Dans un premier temps :
Il présente ce qu'est le mouvement libertarien et sa différence avec le mouvement libertaire
Il présente  la position économique du libertarisme

Puis il "débat" sur  : (ce n'est pas vraiment un débat plutôt des réponses à des questions, mais quelque soit la réponse la question suivante sera toujours dans la même optique
- La décroissance
- Le changement climatique
- la gestion des ressources naturelles
- La pénurie alimentaire
- Le nucléaire
- La pénurie des matières premières


J'ai admiré l'ouverture d'esprit que l’interviewer qui est resté stoïque face aux réponses données, car on sentait bien, que les réponses qu'il entendait ne correspondait pas vraiment à celles attendues.

Et j'ai apprécié plusieurs des réponses de S.Geres, même si je ne ne l'approuve pas à 100%.

Enfin je trouve cette vidéo très instructive sur la pensée/philosophie libertarienne. Très explicative.




Dernière édition par troubaa le Dim 21 Juin - 20:06, édité 1 fois


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Dim 21 Juin - 20:03

Pour ceux qui n'ont pas le temps d'écouter la vidéo, le lien vers l'article accompagnateur de l'entretien :
http://www.demainladecroissance.com/articles/article/la-decroissance-une-reponse


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Jeu 13 Aoû - 19:43

Un fossé de plus en plus important se creuse entre les libéraux conservateurs américains et les libétariens américains.

Si sur le plan économique leurs positions sont assez proches - leur philosophie étant basée sur la liberté d'entreprendre avec un minimum d’interventionnisme étatique - sur le plan social le fossé est flagrant :

Il ne s'agit pas d'un sondage représentatif mais d'un sondage réalisé lors d'un meeting libéral, les différences sont surprenantes (et me plaisent...)

Je vous copie les graphiques : (regardez bien les chiffres de l'ordonnée sur les graphiques parfois les différences sont minimes et parfois énormes...)















D’ailleurs, plus de 40% des libéraux (pour 2% des conservateurs) déclarent ne pas avoir de religion, ce qui est un chiffre étonnamment élevé pour un groupe politique américain.


L'article en entier : http://www.contrepoints.org/2015/08/13/217734-les-jeunes-liberaux-americains-de-moins-en-moins-conservateurs


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Re: Le libertarisme

Message par loli83 le Jeu 13 Aoû - 21:31

merci troubaa , très intéressant !
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Re: Le libertarisme

Message par Le Repteux le Jeu 13 Aoû - 23:57


Troubaa a écrit:Il ne s'agit pas d'un sondage représentatif mais d'un sondage réalisé lors d'un meeting libéral
C'est quoi un meeting libéral? Ici, il y a deux principaux partis politiques: les libéraux et les conservateurs, et chez nos voisins, ça devient les démocrates et les républicains. J'imagine que tu voulais dire un meeting républicain, non? Quand on en est rendu à ne plus pouvoir distinguer de qui on parle, y a quelque chose qui ne fonctionne plus.


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Ven 14 Aoû - 0:51

C'est écrit dans l'article :
Le Cato Institute et la Heritage Foundation, deux organisations respectivement libérale (ou « libertarienne ») et conservatrice, ont organisé un événement où ils ont eu l’opportunité de débattre de nombreux sujets, et en guise de conclusion un sondage a été réalisé auprès des spectateurs sur ce qu’ils ont pensé du débat, et quelles sont leurs opinions personnelles sur les sujets abordés


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Re: Le libertarisme

Message par Le Repteux le Ven 14 Aoû - 15:53

Alors il faudrait réserver le terme libéralisme aux libéraux, et le terme conservatisme aux conservateurs, sinon on ne sait plus de quoi on parle. C'est de la tricherie politique tout ça, on veut contrer le parti adverse en triturant les termes en sa faveur. Pour comprendre ce qui se passe en politique, il faut revenir aux fondements de nos comportements, redéfinir ce qu'est une évolution quand il s'agit d'idées. Malheureusement, c'est trop excitant de prendre parti pour l'un ou pour l'autre, c'est bien plus excitant que de réfléchir.


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Re: Le libertarisme

Message par Le Repteux le Ven 14 Aoû - 16:57

Tiré de l'article en question:
Stephane Geyres a écrit:Dès qu’on économise quatre sous pour acheter le moindre outil, tel un crayon, on est dans le capitalisme.
Ça commence mal, parce que le capitalisme, c'est d'accumuler de l'argent pour le faire fructifier, et non pour le dépenser, non? C'est vrai que la décroissance est difficile à concevoir. Moi par exemple, je me vois mal devoir cesser de réfléchir à ma thèse sur le mouvement parce qu'elle risque de produire trop de croissance. Mais de là à penser que de rechercher la croissance va régler le problème de pollution, ça me semble exagéré, pour ne pas dire risqué.


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Re: Le libertarisme

Message par gaston21 le Ven 14 Aoû - 17:33

Disons que les libertariens sont plus libertaires dans le sens commun du terme, mais question économie, c'est quasi du pareil au même, les libertariens étant pires que les autres... Les ogres ont toujours un appétit croissant!
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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Ven 14 Aoû - 18:58

Le Repteux a écrit:
Alors il faudrait réserver le terme libéralisme aux libéraux, et le terme conservatisme aux conservateurs, sinon on ne sait plus de quoi on parle. C'est de la tricherie politique tout ça, on veut contrer le parti adverse en triturant les termes en sa faveur. Pour comprendre ce qui se passe en politique, il faut revenir aux fondements de nos comportements, redéfinir ce qu'est une évolution quand il s'agit d'idées. Malheureusement, c'est trop excitant de prendre parti pour l'un ou pour l'autre, c'est bien plus excitant que de réfléchir.
Les conservateurs ne sont pas forcément libéraux et les travaillistes peuvent l'être.
et inversement.

Mais il est certain qu'à force de caricaturer le libéralisme on y comprend plus rin.

Mais à qui la faute ? surement pas aux libéraux.

A libéraux il faut opposer étatiste
et à conservateur progressiste

Ça commence mal, parce que le capitalisme, c'est d'accumuler de l'argent pour le faire fructifier, et non pour le dépenser, non?
bah non aucun rapport ! le monsieur t' a expliquer et si tu cherchais à comprendre.
Ce que tu décris c'est le placement financier.

Gaston : Les libertariens ne sont pas pire que les autres mais meilleurs... LE pire des système étant l'hyper-étatisme...c'est le système qui créé le plus de pauvreté.


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Re: Le libertarisme

Message par Le Repteux le Ven 14 Aoû - 20:35

troubaa a écrit: il est certain qu'à force de caricaturer le libéralisme on y comprend plus rien.

Mais à qui la faute ? surement pas aux libéraux.
Hihi! Tu viens de dire qu'on n'y comprenais plus rien, et tu utilise encore le terme libéraux au lieu de conservateur. Tu sais quoi? Ici, le parti Conservateur a décidé un jour de s'appeler le parti Progressiste-Conservateur. Tout ce baragouinage, c'est juste de la démagogie!

A libéraux il faut opposer étatiste, et à conservateur, progressiste
À mon avis, il faut creuser plus que ça, et il me semble que ma thèse sur le mouvement aide à creuser, mais bon...

Troubaa a écrit:
Ça commence mal, parce que le capitalisme, c'est d'accumuler de l'argent pour le faire fructifier, et non pour le dépenser, non?
bah non aucun rapport ! le monsieur t'a expliquer et si tu cherchais à comprendre.
Ce que tu décris c'est le placement financier.
Entendons-nous sur les termes: capitalisme signifie accumuler du capital pour en faire bénéficier nos organisations communes, une bonne chose à long terme puisque tout les investisseurs pourront bénéficier indirectement de leur investissement. Là où ça commence à clocher, c'est si un investisseur veut bénéficier directement de son investissement, parce qu'il investira alors seulement pour augmenter son capital, et qu'il pourra ainsi négliger totalement les biens et services communs vu qu'il aura les moyens de se payer ce dont il aura besoin. On voit ça dans les pays pauvres: d'opulentes villas qui ont tout ce qui leur faut alors que les taudis adjacents n'ont même pas l'eau courante. Si ces propriétaires avaient investi dans un aqueduc au lieu d'investir dans le pétrole ou les armes, tout le monde aurait l'eau courante, mais vu que, même à long terme, un aqueduc ne rapporte pas d'argent, et vu que la vie est trop difficile là-bas pour ceux qui n'ont pas d'argent, les riches ont peur de devenir pauvres et n'investissent pas dans les aqueducs.


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Ven 14 Aoû - 22:06

Hihi! Tu viens de dire qu'on n'y comprenais plus rien, et tu utilise encore le terme libéraux au lieu de conservateur. Tu sais quoi? Ici, le parti Conservateur a décidé un jour de s'appeler le parti Progressiste-Conservateur. Tout ce baragouinage, c'est juste de la démagogie!
A chacun son ici
Ici des socialistes ont été des libéraux, et des conservateurs des étatistes purs et durs. Et tu as même des pays très étatiste et très libéral comme le Danemark... Etat puissant avec un code du travail très libéralisé ainsi que la structure de l'économie...

Dans ton ici il y aurait des conservateurs progressistes, des libertariens en quelque sorte si libéral et conservateur sont synonymes.

Tiens d'ailleurs une interrogation ton "conservatisme-progressiste" américain ne serait-il pas l'équivalent du "social-libéralisme" européen ?

Finalement les ici se rejoignent....


Entendons-nous sur les termes: capitalisme signifie accumuler du capital pour en faire bénéficier nos organisations communes, une bonne chose à long terme puisque tout les investisseurs pourront bénéficier indirectement de leur investissement. Là où ça commence à clocher, c'est si un investisseur veut bénéficier directement de son investissement, parce qu'il investira alors seulement pour augmenter son capital, et qu'il pourra ainsi négliger totalement les biens et services communs vu qu'il aura les moyens de se payer ce dont il aura besoin. On voit ça dans les pays pauvres: d'opulentes villas qui ont tout ce qui leur faut alors que les taudis adjacents n'ont même pas l'eau courante. Si ces propriétaires avaient investi dans un aqueduc au lieu d'investir dans le pétrole ou les armes, tout le monde aurait l'eau courante, mais vu que, même à long terme, un aqueduc ne rapporte pas d'argent, et vu que la vie est trop difficile là-bas pour ceux qui n'ont pas d'argent, les riches ont peur de devenir pauvres et n'investissent pas dans les aqueducs.[/justify]
Entendons nous bien que ce n'est pas la définition du capitalisme mais l'expression de tes préjugés.
Parce que si tel était le cas dans nos sociétés très capitalistes le peuple n'aurait rien.... ors c'est justement le contraire c'est dans les pays capitalistes que le peuple a le plus....  
il va falloir que tu revois sérieusement ton raisonnement, une proposition comme cela, par exemple en sortant des bas préjugés et idées toutes faites....sinon tu vas être bon pour écrire des articles sur agoravox ! Very Happy Very Happy Very Happy


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Re: Le libertarisme

Message par Le Repteux le Ven 14 Aoû - 22:28

Ma définition du capitalisme se résumait à ça:
"Entendons-nous sur les termes: capitalisme signifie accumuler du capital pour en faire bénéficier nos organisations communes, une bonne chose à long terme puisque tout les investisseurs pourront bénéficier indirectement de leur investissement."

Où y as-tu vu un préjugé?

sinon tu vas être bon pour écrire des articles sur agoravox
Bonne idée, et je pourrais utiliser ma thèse sur le mouvement comme leurre, comme ici, mais peut-être que la pêche serait meilleure qu'ici!  :mdr:  


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Sam 15 Aoû - 12:11

[quote="Le Repteux"]
[justify]Ma définition du capitalisme se résumait à ça:
"Entendons-nous sur les termes: capitalisme signifie accumuler du capital pour en faire bénéficier nos organisations communes, une bonne chose à long terme puisque tout les investisseurs pourront bénéficier indirectement de leur investissement."

Où y as-tu vu un préjugé?
Le préjugé était dans les phrases suivantes ! Sacré reptueux !

J'ai mis en gras ce qui me parait faux.

Le capitalisme c'est la propriété privé des moyens de productions.
donc rien à voir avec les "organisations communes" - concept qui se rapproche plus de "biens communs" donc de "bien public" à l'opposé donc du capitalisme.

Deuxième point : cette notion "d'accumulation", certes si il faut posséder un minimum de capital nul besoin d'en accumuler. Par exemple le boulanger qui s'achète un four pour produire du pain a une démarche capitalistique.


Bonne idée, et je pourrais utiliser ma thèse sur le mouvement comme leurre, comme ici, mais peut-être que la pêche serait meilleure qu'ici!  :mdr:  
Pour la pêche plutôt que le leurre je te conseillerais l'appât !
Ca marchera mieux !
Very Happy Very Happy Very Happy


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Re: Le libertarisme

Message par Le Repteux le Sam 15 Aoû - 14:41

Ce serait une erreur alors, pas un préjugé, à moins de le prendre comme une accusation, ce qui n'était pas du tout le cas. Tu le sais, je retourne toujours aux sources d'un problème pour le comprendre, et pour moi, le capitalisme a commencé là où le capital a commencé, c'est à dire là où les gens ont commencé à échanger des biens et services pour de l'argent. À partir de ce moment, il est devenu possible de mettre notre argent en commun pour se donner des services communs, mais à partir de ce même moment, il est devenu possible aussi d'utiliser son argent pour autre chose que le bien commun, par exemple pour faire pousser de la drogue ou développer un réseau de prostitution. À partir de ce moment donc, il a fallu contrer ce genre d'investissement en se donnant des règles communes, des lois, et des moyens pour les faire respecter. Mais on le sait, les humains ont vite fait de contourner les lois à leur profit, et il y a des contournements qui sont plus difficile à empêcher que d'autres, comme la spéculation par exemple.

Alors quand on dérèglemente l'échange de biens et services juste pour voir ce que ça va donner, et c'est bien ce qu'on est en train de faire parce qu'on ne sait pas encore comment contrôler l'évolution sociale, on dérèglemente aussi des secteurs où le bien commun est le dernier des soucis, et on incite aussi ceux qui ont le bien commun à coeur à le délaisser pour un moment, parce que tout le marché devient très compétitif et qu'il faut bien survivre. On a fait ça pour faciliter les échanges internationaux durant un moment, mais d'après moi, il va bien falloir qu'on trouve le moyen de resserrer à nouveau les règles communes un jour, parce que personne ne peut se restreindre lui-même, c'est absolument impossible. Je ne sais pas où cette dérèglementation va nous mener, il peut y avoir des développements surprenants, mais ce que je sais c'est que, quand les humains se fient à la loi du plus fort pour réguler leurs comportements, ça peut devenir dangereux pour tout le monde.


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Mar 29 Sep - 21:50

LES LIBERTARIENS SONT PARMI NOUS
un article de libération ; http://next.liberation.fr/culture-next/2015/09/17/les-libertariens-sont-parmi-nous_1374248

OU A lire ici:
Né dans les années 60, le mouvement ultra individualiste reste marginal politiquement mais essaime aujourd’hui dans la pop culture.

Clint Eastwood, adepte assumé des idées libertariennes.
Clint Eastwood, adepte assumé des idées libertariennes. © ELZO DURT / Central Illustration Agency  
Le 13 avril, Vit Jedlicka plantait fièrement son drapeau jaune et noir sur sept kilomètres carrés de terres boisées et inondables, coincées entre la Croatie et la Serbie. Ce marécage inhabité, grand comme quinze fois le Vatican, est amené à devenir le Liberland, «un état avec le moins d’état possible», si l’on en croit ce Tchèque joufflu de 31 ans, décidé à donner chair au rêve de tout libertarien qui se respecte.

Liber-quoi? Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce fatras d’idéologies ultra-libérales et individualistes, autant s’en remettre au Petit Larousse, toujours dans l’air du temps, qui a intronisé le mot dans son édition 2014. A «libertarien», on trouve la définition suivante : «Un partisan d’une philosophie politique et économique qui repose sur la liberté individuelle conçue comme fin et moyen. Les libertariens se distinguent des anarchistes par leur attachement à la liberté du marché et des libéraux par leur conception très minimaliste de l’état.»

Proche des thèses libérales du philosophe français du XIXe siècle Frédéric Bastiat, le libertarianisme a réellement pris forme aux Etats-Unis dans les années 1960, au carrefour de l’anti-communisme viscéral des Républicains, de la contre-culture libertaire et des économistes de l’école de Chicago (1). Se voulant à «l’extrême centre», les libertariens prônent la liberté en toute chose. Ils peuvent ainsi se battre pour l’abolition de l’impôt et la fin des banques centrales, le mariage gay et le port d’arme, la défense de la vie privée et la légalisation de la prostitution ou des drogues, la fin des frontières et le «droit à la discrimination», et bien évidemment la privatisation de tous les services gouvernementaux, mis à part quelques fonctions régaliennes…

C’est probablement Tim Moen, candidat aux législatives canadiennes de 2014, qui a le mieux résumé le libertarianisme moderne en faisant campagne avec ce slogan: «Je veux que les couples gays mariés puissent défendre leurs plants de marijuana avec leurs fusils.» Une philosophie résolument capitaliste du «vivre et laissez vivre», attrape-tout et belliqueuse, dans laquelle peuvent se reconnaître les ultra-conservateurs du Tea Party américain comme les cyber-activistes d’Anonymous… Si le Liberland a choisi un petit oiseau pour symboliser la liberté sur son blason, les libertariens américains, le doigt sur la gâchette, préfèrent généralement l’image du porc-épic, la mascotte de leur festival annuel dans le New Hampshire, voire du serpent à sonnettes, qu’on retrouve sur nombre de bannières, assorties du motto «ne me marche pas dessus...».

Avec ses pulls col roulé et ses boucles d’éternel étudiant en philo, le sénateur républicain Rand Paul, candidat à la présidentielle américaine et fils du député libertarien Ron Paul, a relancé l’intérêt des médias autour du mouvement. «L’homme le plus intéressant de la politique américaine», selon une couverture de Time, n’a pourtant que peu de chances d’emporter la primaire républicaine. Car question politique, les libertariens, trop puristes et trop anti-système, sont condamnés à échouer, quand bien même les instituts de sondages américains estiment autour de 15 % et 20 % le nombre d’électeurs partageant leur sensibilité.



La philosophe Ayn Rand, sous le drapeau du Liberland. © ELZO DURT / Central Illustration Agency


Mouvement en expansion
«Ils poursuivent une utopie qui se saborde dès qu’elle est en contact avec la réalité», assène Sébastien Caré, politologue à l’université catholique de Lille et spécialiste du mouvement. Ils pourraient bien, en revanche, avoir déjà gagné la bataille des esprits. L’été dernier, le New York Times se demandait déjà si «le moment libertarien» était arrivé. «Cette idéologie, qui a toujours été fortement marginale historiquement, est devenue une réalité concrète avec l’avènement de “l’esprit start-up” ces dix dernières années, observe le philosophe Eric Sadin, auteur de la Vie algorithmique. Cette pensée, fondée sur la conviction que le désir individuel, présenté comme progressiste, prévaut sur tout, dans une indifférence absolue des états et des acquis historiques, a essaimé sur la planète entière. »

Dans la bouche des politiques, des artistes ou des entrepreneurs, l’adjectif « libertarien » n’a jamais été aussi à la mode. D’ailleurs, 300 000 internautes ont déjà demandé à être naturalisés par le Liberland, qui ne bénéficie pourtant d’aucune reconnaissance internationale. « Le moment libertarien que l’on vit actuellement est plus culturel que politique ou même économique. Les nouvelles technologies ont donné à la majorité la possibilité d’individualiser sa vie, de faire ses propres choix », estime Nick Gillespie, co-rédacteur en chef de Reason, mensuel fondé en 1968 et principal journal d’opinion libertarien aux Etats-Unis. Malgré un tirage papier modeste de 60 000 exemplaires, le site de Reason attire 4 millions de visiteurs par mois, un chiffre en « augmentation constante » selon lui. Pour ce fan de punk-rock, enfant de la contre-culture des années 1960, c’est à travers « l’uberisation » (2) de l’économie, l’acceptation du mariage gay ou la légalisation du cannabis que se joue « le passage au XXIe siècle, où chacun aura l’espace nécessaire de décider pour lui-même, une fois que l’ordre politico-économique actuel se sera effondré ».

Des stars en renfort
Si la philosophe Ayn Rand, figure tutélaire du mouvement et papesse spirituelle de la Silicon Valley a toujours la cote, «les libertariens n’ont aujourd’hui plus de grandes figures intellectuelles de son aura ou de celle de Murray Rothbard dans les années 1950-60, note le politologue Sébastien Caré. En revanche, de plus en plus de stars revendiquent cette appellation. Ces idées passent désormais plus à travers la pop culture que l’intelligentsia».

A l’image des cowboys souvent solitaires de ses films, Clint Eastwood a longtemps incarné l’image de l’anar de droite isolé dans le marigot progressiste hollywoodien. « J’ai toujours été libertarien, déclarait l’acteur-réalisateur au Guardian en 2008. Laissons les gens tranquilles. Que chacun fasse ce qu’il veut. Et surtout, qu’on ne se mêle pas des affaires des autres. » L’ancien maire de Carmel (Californie) considère que « donner du pouvoir [aux politiciens] », c’est prendre le risque « qu’ils le détournent aussitôt contre vous ». Avec le temps, l’inspecteur Harry a fait des émules. Vince Vaughn, l’idole des fêtards et star de la série True Detective, est devenu le porte-parole le plus bruyant et inattendu des idées libertariennes. Dans GQ, il a récemment comparé le port d’armes à la liberté d’expression, comme moyen d’autodéfense contre un gouvernement abusif. Invité par une association étudiante libertarienne sur le campus de UCLA en avril, il assurait que son activisme lui avait valu moult compliments à Hollywood, malgré l’omerta du milieu. Même le power couple Jolie-Pitt serait acquis aux thèses libertariennes… Lesquelles semblent imprégner nombre de succès du box-office de ces dernières années. «A la télévision, tous les shows qui traitent du gouvernement montrent à quel point l’état est néfaste. Dans House of Cards, le président est un meurtrier !  s’enthousiasme Matt Welch, l’autre tête pensante de Reason. Et que dire de la science-fiction adolescente qui cartonne en librairie ! La saga Hunger Games est farouchement anti-autorité. Ce n’est pas étonnant que les jeunes générations plébiscitent ces histoires : elles n’ont jamais vu de gouvernement fonctionner correctement. »

L’attaque des superhéros
Il y a enfin cette obsession contemporaine pour les superhéros, incarnations littérales de la supériorité individuelle bénéfique à la société. La trilogie Iron Man n’est-elle pas la démonstration qu’un entrepreneur milliardaire est plus efficace que l’armée de l’Oncle Sam pour assurer la paix dans le monde ? Le prochain Avengers de Marvel, intitulé Civil War et dont la sortie est prévue pour 2016, fait carrément de l’insoumission des héros en capes au gouvernement le point crucial de l’intrigue. Après une énième orgie de destruction super-héroïque, les politiques votent un Superhuman Registration Act pour contrôler les interventions de Hulk, Spiderman et autres. Et qui s’oppose au méchant Washington D.C. voulant réglementer l’activité des sauveurs de l’univers ? Captain America bien sûr. Pour Matt Welch, «la gauche américaine est terrifiée de voir la jeunesse devenir libertarienne». 40% des lecteurs de Reason en ligne ont moins de 35 ans, précise-t-il. Une génération biberonnée aux Indestructibles, le film d’animation des studios Pixar, bourré de clins d’œil appuyés à l’idéologie objectiviste et élitiste d’Ayn Rand, et surtout à la satire de South Park.

Matt Stone et Trey Parker, les créateurs du cartoon à l’antenne depuis 1997, n’ont jamais fait mystère de l’agenda libéral-libertaire poursuivis par Cartman et ses potes. « On déteste les conservateurs, mais on hait vraiment les gauchistes », a lâché un jour Stone, alors que Parker a sa carte au parti libertarien… Selon Welch, le retour du politiquement correct serait en grande partie responsable de ce retour de flamme. « La gauche américaine aujourd’hui n’est pas fun ! On est loin des années 70 et du sexe, drogue et rock’n’roll. Les démocrates sont prisonniers de la bien-pensance. Cette nouvelle rigueur morale de la gauche actuelle pousse de nombreux jeunes vers nous… »


Le philosophe Eric Sadin acquiesce à regret: «Ils ont réussi à faire croire que leur forme de néo-ultralibéralisme avait une dimension inéluctable, car du côté du cool, de la liberté. Ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont des emmerdeurs crispés ou des rétrogrades : c’est effrayant.» En France, les libertariens restent discrets. Emmanuel Bourgerie, l’auteur du blog «Le French Libertarien» est un développeur expatrié en Irlande, passé par le parti Pirate et les Verts. Se définissant comme un «électron libre, venu de la gauche», notamment via la défense des libertés numériques, il reconnaît avoir du mal à se situer sur l’échiquier politique français, à la recherche d’une illusoire troisième voie…

Le spécimen hexagonal du mouvement le plus médiatique est probablement Gaspard Koenig (3), 33 ans. Habitué des plateaux de télé, cet essayiste tout-terrain à la tête de son propre think-tank préfère le terme «libéral», plus frenchie, à celui de libertarien. A l’œil nu, la différence n’est pas flagrante. «On ne peut pas différencier les libertés économiques et sociétales, entre Uber et la GPA », affirme-t-il, rêvant de réconcilier les « juristes barbus et les économistes chauves ». Pour cela, il mise sur une prochaine « uberisation de la politique » par la génération Y… qui sera, ou ne sera pas, libertarienne. —  Guillaume Gendron

(1) Ces économistes, Milton Friedman en tête, étaient de fervents défenseurs de l’économie de marché, résolument opposés à l’intervention des états et aux régulations.

(2) Uberisation : néologisme désignant la prédation de pans entiers de l’économie (comme les taxis avec Uber) par des entrepreneurs venus du web en faisant fi des régulations et des modèles existants.

(3) Auteur de le Révolutionnaire, l’expert et le geek, combat pour l’autonomie, éditions Plon, 2015.



Le masque d’Iron Man,sous le logo du Bitcoin et le masque des Anonymous.
© ELZO DURT / Central Illustration Agency

FOCUS : L’égoïsme connecté, Made in Silicon Valley

Pendant longtemps, le profil Twitter de Travis Kalanick, PDG d’Uber, donnait à voir la couverture d’un livre de la romancière américaine Ayn Rand, intitulé la Source vive. Travis Kalanick n’est pas la seule figure de la « Valley » à admirer cette auteure peu connue des Européens, figure d’un libertarianisme radical, hyper-individualiste et ultra-capitaliste. Peter Thiel, un des créateurs de la solution de paiement en ligne Paypal et business angel influent, investisseur précoce de Facebook, est lui aussi un zélote de la romancière et philosophe. Il lui a d’ailleurs consacré, en 2009, un dense essai intitulé l’Education d’un libertarien. Peter Thiel a également soutenu le candidat libertarien Ron Paul à la présidentielle en 2012 et investi dans le Seasteading Institute, un projet visant à créer des îles artificielles dans les eaux internationales uniquement régies par les principes du mouvement.

La liste des héritiers d’Ayn Rand est longue. Parmi eux, Jeff Bezos, patron d’Amazon, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, Elon Musk, nouvelle coqueluche des médias et boss de Tesla Motors, Scott McNealy, ancien PDG de l’éditeur de logiciels Sun Microsystems, Craig Newmark, créateur du site Internet Craigslist, sans parler des promoteurs du transhumanisme tel Max More…

Figure de proue

Ayn Rand, née en 1905 à Saint-Pétersbourg et décédée à New York en 1982, est considérée outre-Atlantique comme une des penseuses les plus influentes du XXe siècle. Ses romans phares, la Source vive (1943) et la Grève (1957), demeurent aujourd’hui des best-sellers, vendus à plusieurs millions d’exemplaires. Ils posent les fondements de sa philosophie, à savoir un rejet farouche du collectivisme et la défense d’un « égoïsme rationnel », pierre angulaire de la réussite et du bonheur. Chez Ayn Rand, il s’agit de privilégier à tout prix la liberté individuelle sur l’égalité, l’individu sur le collectif. Cette pensée prend source dans l’histoire personnelle de la romancière, immigrée russe qui a passé sa jeunesse en URSS. Marquée au fer rouge par cette expérience et profondément anti-communiste, elle fut témoin à charge lors des procès sous le Maccarthysme.

L’adhésion de la Silicon Valley au libertarianisme « randien » est-elle opportuniste ou s’agit-il d’une conviction profonde ? Un peu des deux, répond Sébastien Caré, spécialiste de la pensée libertarienne. « Le libertarianisme satisfait parfaitement les intérêts des patrons de la Silicon Valley, eux qui veulent détruire les structures existantes, considérées comme des entraves à la liberté d’entreprendre, et promouvoir des innovations dites disruptives, explique-t-il.  Ils partagent la croyance que les nouvelles technologies sont une promesse d’émancipation de l’individu de toute autorité, couplée à l’idée que l’on s’accomplit en faisant fi du collectif. Il y a également une dimension messianique chez Rand qui séduit ces hommes qui souhaitent véritablement changer le monde. Mais je pense aussi que la Valley est profondément libertarienne, n’oublions pas que la Californie est le berceau du libertarianisme, né dans les années 60 du mariage de la nouvelle gauche, issue de la contre-culture californienne, et du libéralisme classique. »

Le cas d’Uber est emblématique de la volonté de mettre à bas des secteurs réglementés et protégés par l’état, tout comme l’essor du BitCoin, cette devise alternative qui s’attaque au monopole des états sur l’émission de la monnaie. Courant de pensée fourre-tout, éclaté en de nombreuses chapelles, le libertarianisme s’offre aujourd’hui une nouvelle vitrine avec la Silicon Valley et, discrètement, infuse la société. Du reste, ce libertarianisme « high-tech », randien, heurte-t-il souvent la vieille garde libertarienne, parfois bien installée dans l’establishment de Washington. Trop tapageur, trop arrogant et en rupture avec une certaine orthodoxie. « A titre d’exemple, les libertariens sont généralement contre la propriété intellectuelle alors que les libertariens de la Silicon Valley souhaitent eux que l’état protège leurs brevets, souligne Sébastien Caré. C’est la même chose avec l’immigration, les libertariens sont pour l’ouverture totale des frontières. A l’inverse, Mark Zuckerberg souhaite qu’elle soit réservée aux élites. » Une vision de la liberté très restrictive en fin de compte.—  Fabien Benoît

Guillaume Gendron , Fabien Benoit


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Mar 31 Mai - 0:01

Présidentielles américaines : le parti libertarien, élément perturbateur ?

2016[/size] dans Amérique du NordPolitique[/b][/size][/size][/size]

Les électeurs se mettent à regarder du côté du 3e grand parti, jusque là assez peu connu : le Libertarian Party. Une recomposition politique qui pourrait inspirer la France.
Par Damien Theillier.



Saviez-vous que Jimmy Wales, l’inventeur de Wikipédia, est un libertarien ? Il assure qu’il a conçu son encyclopédie sur le modèle de l’ordre spontané du prix Nobel d’économie Friedrich Hayek et se dit grand lecteur d’Ayn Rand. Il en va de même pour les concepteurs de South Park ou des Simpson : la romancière et philosophe Ayn Rand apparaît régulièrement dans les épisodes de ces cartoons. Longtemps marginalisés sur la scène politique américaine, les libertariens ont aujourd’hui le vent en poupe.

Une recomposition politique en 2016




Avec l’arrivée surprise de Donald Trump au plus haut niveau, toutes les cartes sont redistribuées. Le slogan #nevertrump est partout sur facebook. Désormais beaucoup d’électeurs républicains, mais aussi démocrates (pas assez fous pour soutenir Sanders) se mettent à regarder du côté du 3e grand parti, jusque là assez peu connu et en tout cas très faible dans les scores. Il s’agit du Libertarian Party, dont la création remonte aux années 70. Google Trends a calculé qu’au cours des sept derniers jours, il y a eu plus de 650 articles de presse faisant référence au parti libertarien. Le Wall Street Journal note que 250 journalistes ont demandé des informations sur la convention, contre 10 ou 20 en 2012.
Ce week-end, les délégués du Libertarian Party arrivent de tout le pays à Orlando pour la Convention nationale. Il s’agit à la fois de préparer une plate-forme commune et de voter pour le candidat qui représentera le Parti libertarien devant le peuple américain.
Après quelques mois de primaire les trois candidats principaux sont Gary JohnsonJohn McAfee et Austin Petersen.
Leur objectif ? Faire en sorte que chaque Américain ait un vrai choix en novembre. Leur programme ? Maximiser la liberté individuelle et minimiser le contrôle du gouvernement fédéral sur la vie des gens. Inverser la pente du déficit incontrôlé et de la dette. Stopper la folie de la guerre à la drogue (qui génère une criminalité et une violence inédite), de la surveillance des citoyens, de l’interventionnisme dans les pays étrangers.

Quelles sont les sources philosophiques de ce parti libertarien ?




La doctrine « libertarienne » n’est ni libertaire, ni hédoniste, contrairement à la caricature que certains essaient d’en donner. Loin de prétendre que tout un chacun peut faire ce qu’il veut sans que quiconque puisse y redire, elle propose de déconcentrer les pouvoirs et de redonner un maximum de responsabilités à la société civile. Les libertariens ne sont ni « de gauche » ni de « droite » ni même une combinaison des deux. À la suite de Tocqueville par exemple, ils pensent que sur chaque question il est préférable de laisser l’échelon local décider de ce qui est meilleur pour lui et d’agir selon ses préférences, tant qu’il respecte le droit des autres à faire de même. Les socialistes défendent en général les libertés civiles, mais veulent que l’État contrôle les affaires économiques. Les conservateurs inversent cette tendance, en prônant une plus grande liberté économique, mais sont désireux de contrôler la vie privée. Les libertariens sont des libéraux qui préconisent un maximum de liberté individuelle et économique compatible avec le respect d’autrui.
Le libertarianisme puise ses sources philosophiques dans l’histoire des États-Unis depuis ses origines. La révolution américaine de 1776 a été un mouvement libertarien contre le pouvoir de la couronne britannique. La Constitution américaine est un texte libertarien qui limite le rôle de l’État à l’entretien d’une armée de métier, au maintien de la sécurité du pays et à l’organisation du système judiciaire. Dans Libertarianism : A Primer [Abécédaire du libertarianisme, non traduit en français], David Boaz, vice-président du Cato Institute, un influent think tank libertarien (on le nommerait « libéral » en France), définit le libertarianisme comme « l’idée que chacun a le droit de vivre sa vie comme il l’entend tant qu’il respecte les droits d’autrui, qui sont les mêmes que les siens. »

Quel espoir pour la France ?




La France aussi à besoin d’une telle recomposition politique et d’un vrai mouvement de coalition en faveur des libertés, en particulier des libertés économiques, car elles sont le sol sur lequel peuvent renaître les libertés culturelle, éducative, religieuse et politique. Quand la richesse d’un pays est captée entre les mains d’une bureaucratie qui la dépense à la place des gens, avec la complicité de la classe politique (censée représenter les citoyens), l’espoir de changer l’avenir disparaît. Telle est notre servitude volontaire.
Ma grande insatisfaction, concernant le système politique français, est également qu’il ne permet pas de voir émerger d’alternatives aux partis traditionnels. Certes, le parti de Marine Le Pen est en train de percer. Tant mieux pour le pluralisme. Mais avec son étatisme exacerbé, il ressemble tellement aux autres, qu’on ne peut s’en réjouir vraiment. C’est pourquoi la politique apparaît de plus en plus comme un « jeu à somme nulle », où des élus cherchent à capter l’épargne des citoyens et dépensent cet argent public dans le seul but de préparer leur réélection. De ce fait, une majorité croissante d’électeurs répond à ce spectacle dégradant en faisant un choix rationnel : ils ignorent délibérément la politique et les élections. C’est le parti de l’abstention.
Ce qui est en train de se passer de l’autre côté de l’Atlantique doit nous redonner courage. Une alternative existe et j’attends le jour où chez nous, un parti des libertés, ancré dans la tradition française libérale de 1789, reprendra toute sa place dans le paysage politique et remettra une vraie concurrence dans l’offre politique. En attendant, il faut construire un réseau décentralisé de citoyens utilisant la technologie et les applis pour contester l’agenda politique de la classe dirigeante. Dans cet ordre d’idées, je conseille à tous de suivre par exemple laprimaire.org, qui propose de contourner les candidats des partis et de rendre aux citoyens le contrôle de leurs idées et de leurs votes. Ubériser la politique en somme.

En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/05/30/254769-presidentielles-americaines-le-parti-libertarien-element-perturbateur#R8k4L31L3IYc879P.99


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Re: Le libertarisme

Message par gaston21 le Mar 31 Mai - 18:36

Que Dieu vous entende, mon fils...Entre Trump le flamboyant qui peut mener les USA comme un chien fou et Hillary la guerrière sous une houppelande de gentille bergère, aux américains de choisir! Les USA, une arche qui n'a plus de gouvernail mais un seul but, l'odeur du dollar!

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/clinton-detruire-la-syrie-pour-181347
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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Dim 21 Aoû - 17:31

Bon anniversaire Ron Paul !:

Bon anniversaire Ron Paul !

Retour sur quarante ans de combat politique de Ron Paul, un homme politique américain hors normes.
Par Benoît Malbranque

40 ans pour la liberté : Ron Paul et son combat politique

15 août 1971. Le décor est sombre et la mine est grave. Dans un discours à la Nation, le président américain Richard Nixon annonce à la télévision la fin de la convertibilité du dollar en or. À travers le pays, les réactions sont peu nombreuses et peu expressives. Et pourtant, dans le sud du Texas, un gynécologue de 35 ans y voit le début d’une catastrophe monétaire, le premier pas sur le sentier de la déflation sévère, de l’inflation ravageuse, et des déficits incontrôlables. Il se présente aux élections et entre à la Chambre des Représentants en 1976. La carrière de Ron Paul vient de commencer.

Le marginal

Ses premiers chevaux de bataille sont la politique monétaire d’un côté et la politique étrangère de l’autre. Disciple de l‘École autrichienne et défenseur d’un État recentré sur ses fonctions minimales, Ron Paul tient dans les deux cas un discours peu commun, même aux États-Unis.

À l’occasion de sa première candidature à la présidentielle, Ron Paul est reçu dans le Morton Downey Show. Sa candidature n’est pas prise au sérieux, et lui-même semble invité pour distraire. Provocateur, le présentateur demande à l’un des interlocuteurs : « Est-ce que vous seriez prêt à partir vous battre au Vietnam avec ce barge à la Maison Blanche ? » Sans attendre la réponse de l’intéressé, Ron Paul réplique immédiatement : « There would be no Vietnam War » (Il n’y aurait pas de guerre contre le Vietnam). Il est hué par le public, et sa défense de la légalisation des drogues fait naître d’autres réactions similaires.

Dix ans plus tard, c’est sans risquer la contradiction qu’il pourra affirmer que « la guerre au Vietnam était un fiasco. Nous commerçons avec le Vietnam désormais. C’est une bien meilleure manière de fonctionner que de vouloir imposer notre volonté en allant là-bas et en y lâchant des bombes. » (1998)

Au Congrès, il continue de prôner ses valeurs de liberté individuelle et de non-interventionnisme, ainsi que de proposer des lois et amendements afin de désengager l’État de l’économie, de réduire les déficits, de stopper la dévaluation du dollar, ou de retirer les troupes américaines des terrains d’opérations où, démocrates comme républicains, avaient jugé bon de les envoyer. Sur ce point, après s’être opposé à la guerre au Vietnam, il s’oppose alors à la guerre en Irak puis à la guerre en Afghanistan. « La paix et l’harmonie ne peuvent jamais être obtenues par les bombes et l’intimidation » continue-t-il de répéter.

Le prophète

Telle avait été la cause de son engagement politique et tel resta encore longtemps son domaine de prédilection. Après plus de vingt ans passés à dénoncer la politique monétaire d’après 1971, Ron Paul ne cesse, au tournant du siècle, de se faire entendre sur ces sujets. « La cause de nos problèmes est la Réserve fédérale » répète-t-il en vain devant le Congrès. Il reste considéré comme un marginal.

Tandis que la Fed s’engage dans une politique de taux bas dans l’espoir de dynamiser la croissance après l’explosion de la bulle internet, Ron Paul se fait plus acerbe dans les critiques. Appuyé par les travaux des économistes autrichiens, il comprend que cette politique, ainsi que l’interventionnisme du gouvernement américain, mènera à une crise prochaine et inévitable. Dans un discours le 6 septembre 2001, il explique avec clairvoyance : « L’expansion du crédit créée par la Réserve fédérale durant les huit derniers mois n’a pas stimulé la croissance du secteur technologique ou industriel, mais a pour beaucoup contribué au gonflement d’une bulle immobilière. Fannie Mae, Freddie Mac, et la Banque fédérale de prêts immobiliers, ont essayé de dynamiser le marché immobilier, mais au lieu que les nouveaux fonds soient directement dirigés vers les marchés financiers, ils se dirigent maintenant vers une bulle immobilière en croissance rapide. Cette bulle explosera, comme toutes les bulles le font. »

Ron Paul continue à être ignoré, voire moqué. Pourtant, rétrospectivement, ces analyses sont impressionnantes de lucidité. Au milieu d’hommes politiques et d’économistes floués par le semblant d’euphorie économique ou tout simplement trop peu compétents pour comprendre les fluctuations économiques, Ron Paul anticipe la crise de 2007-2008 avec une telle précision qu’il est tentant de citer ses mots. Ainsi qu’il l’explique dès septembre 2003, « les privilèges spéciaux accordés à Fannie Mae et Freddie Mac ont faussé le marché de l’immobilier, en leur permettant d’attirer des fonds qu’elles n’auraient pas su attirer dans des conditions normales de marché. Comme toutes les bulles artificiellement créées, le boom dans l’immobilier ne durera pas indéfiniment. Quand les prix de l’immobilier chuteront, les propriétaires feront face à des difficultés puisque leur patrimoine sera anéanti. Par ailleurs, les détenteurs de dette hypothécaire subiront également des pertes. Ces pertes seront plus importantes qu’elles n’auraient été si des politiques gouvernementales n’avaient pas activement encouragé un surinvestissement dans l’immobilier. »

L’alternative

Rien n’a autant participé à faire de Ron Paul une personnalité politique de premier plan que sa candidature aux primaires républicaines pour la présidentielle de 2008. Il y présenta une alternative crédible, dynamique, et enthousiasmante.

Opposé à toute intervention militaire extérieure, et, dans un même élan, à toute intervention de l’État dans l’économie — deux faces d’une même pièce, selon les libertariens — Ron Paul séduisit tout autant les démocrates frustrés que les républicains déçus par les deux mandats de G.W. Bush.

Au sortir d’une campagne qui l’aura fait devenir aussi bien la coqueluche de millions d’Américains, et la risée des médias mainstream, il décide de ne pas soutenir le candidat John McCain, considérant que les différences avec son opposant sont peu nombreuses. « Chacun des deux candidats a soutenu la guerre en Irak et sa continuation, explique-t-il devant le Congrès. Chacun d’eux a soutenu le Patriot Act et son attaque controversée sur la vie privée. […] Chacun des deux candidats a défendu des hausses de dépenses dans presque tous les domaines. »

Le leader

Ron Paul devient l’homme d’un mouvement, à défaut d’être celui d’un parti. À l’évidence, l’émergence du Tea Party comme force politique de première importance, et la victoire des républicains aux élections de mid-term en 2010, doivent beaucoup à son énergie et à sa popularité.

Symbolique de cette influence nouvelle est sa nomination à la direction de la commission auditionnant les membres de la Réserve fédérale, dont Ben Bernanke. Après ses attaques nombreuses, la plus énergique étant son livre End the Fed, paru en 2009, il eut alors l’occasion de débattre de la politique monétaire avec ceux qu’il considérait être la cause de tous les maux, ainsi que d’amener des économistes autrichiens pour participer aux discussions.

Le candidat

À l’été 2011, Ron Paul prend sa décision. Malgré son âge, ses maigres chances de victoire, et le peu d’attention que les médias portent sur son activité politique, il choisit de répondre à l’enthousiasme qu’il avait en partie lui-même fait naître. Les primaires républicaines sont généralement mouvementées, voire violentes. Tandis que les favoris apparaissent et disparaissent au gré des sondages, Ron Paul profite des débats pour consolider et agrandir sa base de supporters et d’électeurs.

Loin d’être resté le marginal qu’il était malgré lui à la fin des années 1980, Ron Paul aura pu se targuer d’avoir influé de manière très nette sur la ligne du GOP et sur les grands sujets débattus. La politique monétaire de la Fed fait naître une quasi-unanimité au sein du parti, tout comme le désengagement de l’État de l’économie. Lors d’un débat, l’ex grand favori Rick Perry complimentera Ron Paul pour son travail sur les questions monétaires et la Réserve fédérale, tandis que Mitt Romney saluera l’enthousiasme que son adversaire aura fait naître chez beaucoup d’Américains, en expliquant : « Partout où nous allons, les seuls pancartes que nous voyons sont celles des supporters de Ron Paul. Il fait naître un enthousiasme qui est très beau à voir. »

En juillet, lorsque s’achèvent douze mois d’intense campagne, Ron Paul présente à la Convention Nationale le deuxième plus grand nombre de délégués, juste derrière Mitt Romney. De manière visible, il est devenu une force avec laquelle il faut compter.

L’influence d’un homme

En 1976, Ron Paul pensait son élection impossible, et pourtant il l’emporta, et fut réélu à douze reprises. En quarante ans de carrière, il a transformé la droite américaine d’une manière plus profonde et plus durable que tout autre de ses contemporains. Parce que le message de liberté qu’il porte avec foi depuis le début des années 1980 a fini par résonner dans le cœur de nombreux Américains.

Nous avons tort d’être étonnés par l’influence qu’un seul homme peut avoir sur le mouvement intellectuel de son pays. Pour reprendre les mots de Margaret Mead, « ne doutez jamais du fait qu’un petit groupe de citoyens sérieux et engagés puissent changer le monde. En réalité, il n’y a que comme cela que le monde change. »

http://www.contrepoints.org/2016/08/21/112986-40-ans-pour-la-liberte-ron-paul-et-son-combat-politique


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Re: Le libertarisme

Message par troubaa le Jeu 23 Fév - 18:28

Pour ceux que le libertarisme / liberalisme interesse.

Pour ceux qui veulent sortir des idées préconçues des ces philosophies.

Je vous invite à écouter cette vidéo de Gaspard Koening chez yann Barthes.

Une bonne viédo très explicite.

https://www.generationlibre.eu/medias/television/legalisation-du-cannabis-g-koenig-en-parle-chez-y-barthes/


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