LA TABLE RONDE

Spiritualité, Bonheur et Quête du Graal


Les ravages du bouddhisme

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Message par Invité le Mar 24 Fév 2015 - 8:17

J'ouvre ce fil pour que notre ami Gaston, et les autres qui le désirent puissent concentrer ici toutes leurs doléances à ce sujet, évitant de polluer les sujets de fond.

Personnellement, je suis parfaitement consciente que la communauté bouddhiste, dans toute sa variété, présente, comme toutes les autres sociétés du monde, de gros défauts, et de grosses qualités.  Dans ma pratique, je ne m'en préoccupe pas, seul l'enseignement spirituel compte, et depuis près de 30 ans, je n'y ai jamais trouvé quoique ce soit qui soit en opposition avec les droits humains ou l'épanouissement intellectuel, que du contraire.

S'il y a maltraitance d'humains, ma réaction, plus globale, tombe dans une autre catégorie: l'aide aux personnes en difficulté, comme pour l'Islam ou toute autre culture.

Ne pas oublier qu'il y a des milliers de sortes de bouddhisme, cela tient à sa structure en lignées, chaque maître pouvant créer la sienne, et on en trouve des plus sectaires, au plus laxistes, en passant par les plus folkloriques (majoritaires, en extrême Orient).  Il n'y a pas d'autorité centrale, pas de dirigisme politique, et les coutumes sociales locales sont celles qui régnaient déjà avant l'arrivée du bouddhisme, ce qui explique la très grande variété de courants.

Donc si on critique une communauté bouddhiste, il faut préciser laquelle, et à quelle période.
Gaston vise souvent le Tibet, en oubliant qu'en 1950, toutes les régions du monde géographiquement isolées étaient fort "rétrogrades", y compris la Chine, qui ne valait guère mieux.

Voilà, je n'interviendrai peut-être plus ici parce que je n'ai aucune idée de ce que sont les différentes communautés bouddhistes, sauf la mienne: l'occidentale, à laquelle je n'ai pas aucun reproche à faire au niveau des droits humains.  Or il y a des millions de bouddhistes en France (entre 1 et 5 selon le degré d'implication LIEN ) et je ne me souviens pas qu'on aie jamais parlé de moines mendiants, d'arriérés intellectuels, ou de femmes maltraitées, en tous cas pas plus qu'ailleurs.  C'est une grave erreur de croire que les bouddhistes sont tous des saints: il y a des pervers, comme partout, et ils ne sont pas plus représentatifs de l'enseignement, que les prêtres pédophiles ne le sont par rapport à l'enseignement de Jésus..

Comme le déclare le jeune Kalou Rimpoché, qui aurait été abusé sexuellement par des moines: « Il est très important que les gens n’oublient pas que le bouddhisme et les bouddhistes sont deux entités différentes. Le bouddhisme est parfait. »  LIEN (c'est lui qui le dit hein !  Pour moi, il ne l'est pas)
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Message par komyo le Mar 24 Fév 2015 - 11:49

gaston fait une généralisation style tintin au tibet !
comme toute généralisation il y a un fond de vérité voir un tréfond.

Pour revenir sur une critique entendue, la fameuse brouette à gaston !  cyclops

Comme si les bouddhistes et d'autres peuples étaient responsable de ne pas avoir créé la révolution industrielle...Suspect

Ce que l'on peut remarquer, c'est que dans aucun des pays bouddhiste ou la science et le savoir occidental se sont implantés, ceux ci n'ont été combattu au nom de cette doctrine, pas plus que le choix n'a été demandé  de se consacrer a la méditation ou a l'action... Suspect
Comme si l'un excluait l'autre,....

C'est d('ailleurs le contraire, les civilisations bouddhistes ont absorbés, si l'on prend par exemple le japon, extrèmement vite la culture occidentale.

Le dailai lama a souvent dit que si l'on prouvait scientifiquement que la karma et divers postulats bouddhistes s'avéraient faux il changerait sa vision et je pense que c'est la meme chose pour la plupart des penseurs bouddhistes.

Gaston objectes tu aux peintres, aux musiciens, qu'ils ne servent a rien parce qu'ils 'ont pas inventé la brouette !

Je pense qu'arriver a une maitrise de soi meme, étymologiquement yoga signifie mettre sous le joug. Est très important, que l'on soit dans une civilisation industrielle ou pastorale.
il n'y a pas vraiment lieu d'opposer l'un a l'autre, comme il n'y a pas lieu d'opposer la musique a la religion comme dans certaines voies islamiques, ou le yoga et le développement technique ! on peut faire l'un et l'autre !


_._._._._._._._._._._._


"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
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Message par Invité le Mar 24 Fév 2015 - 12:00

à propos de brouette: elle était employée en Chine plusieurs centaines d'années avant "chez nous", alors que le bouddhisme y était déjà bien implanté.
On ne peut franchement pas critiquer les habitants de la zone appelée maintenant Chine de n'avoir pas contribué à l'essor des sciences !
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Message par Wakizashi le Mar 24 Fév 2015 - 12:55

komyo a écrit:gaston fait une généralisation style tintin au tibet !
Laughing

Je rigole, mais au-delà de l'image qui me fait rire, tu as parfaitement résumé. Pourquoi donc opposer développement technologique et développement spirituel ? Tout le monde trouve normal que l'on entraîne le corps grâce au sport pour le renforcer, il n'y a rien de plus normal que d'entraîner aussi l'esprit grâce à la méditation pour le renforcer.
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Message par loli83 le Mar 24 Fév 2015 - 13:12

on  l' a déjà dit : dans tout groupe un peu conséquent , quel qu'il soit , on trouve de tout , du plus intelligent au plus stupide, etc...

tiens ! on le voit aussi ici Laughing
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Message par gaston21 le Mar 24 Fév 2015 - 18:59

De toute ma vie j'ai été pour l'action, le progrès sous toutes ses formes, la "fonce! Or, quels sont les résultats concrets du Bouddhisme en ce domaine? Rien, que dalle! Il a surtout anesthésié les peuples, il les a drogués, rendus incapable de se projeter dans l'avenir pour trouver des réponses aux questions les plus essentielles et les plus vitales, et ceci dans tous les domaines, mathématiques, scientifiques, médicaux, littéraires et même artistiques! Citez-moi des oeuvres littéraires de ces "coincés du bulbe"?
Je comprends fort bien que dans notre monde "de bruit et de fureur", où tout se bouscule, où tout bouillonne, cette philosophie puisse apparaître comme un havre où on peut poser son fardeau; c'est d'ailleurs pour moi la raison pour laquelle le Bouddhisme a actuellement la cote, mais reconnaissez quand même  que l'élan, l'énergie, la passion de découvrir et d'avancer vaut mieux que cette philosophie de l'inertie, de la passivité, du retrait sur soi, du nombrilisme... Au Japon, que reste-t-il de l'esprit du Bouddhisme? J'ai mis le gilet pare-balles!
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Message par geveil le Mar 24 Fév 2015 - 19:49

N'oublie pas le casque!!!


_._._._._._._._._._._._


Le réel est ce qui reste quand on a abandonné toute croyance.
Nul n'entre en métaphysique s'il ne s'étonne de vivre.
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Message par komyo le Dim 26 Juil 2015 - 16:39

citations du bouddha


1. “ Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent.”

2 “Rester en colère, c'est comme saisir un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un ; c'est vous qui vous brûlez.”

3 “Il y a plus de larmes versées sur la Terre qu'il n'y a d'eau dans l'océan.”

4 “Il n'existe rien de constant, si ce n'est le changement.”

5 “Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde.”

6 “On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule, sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant.”

7 “Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.”

8 “Le monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient.”

9 “Il y a quatre pensées illimitées : l'amour, la compassion, la joie et l'égalité d'âme.”

10 " Le bonheur n'est pas chose aisée. Il est très difficile de le trouver en nous, il est impossible de le trouver ailleurs. "

11 “Ayez de la compassion pour tous les êtres, riches et pauvres ; chacun a sa souffrance. Certains souffrent trop, d'autres trop peu.”

12 “Trois choses ne peuvent pas être longtemps cachées : le soleil, la lune et la vérité.”

13 "Levons-nous en étant reconnaissants, car si nous n’avons pas appris beaucoup aujourd'hui, nous en avons appris un peu. Et si nous ne tirons rien du peu que nous ayons appris, au moins nous sommes pas malades. Et si nous ne sommes pas malades, au moins nous ne sommes pas morts. Alors, soyez tous reconnaissants."

14 “Je ne vois jamais ce qui a été fait ; je ne vois que ce qu'il reste à faire “

15 “Mettez-vous à la place des autres. Si vous y arrivez, vous ne serez plus capable de faire du mal à autrui.”

16 "Puisque la haine ne cessera jamais avec la haine, la haine cessera avec l'amour."

17 “Vivez comme si vous deviez mourir demain. Apprenez comme si vous deviez vivre toujours."

18 " La vie n'est pas un problème à résoudre, mais une vérité à expérimenter. "

19 "Vous ne serez pas puni pour votre colère, vous serez puni par votre colère."

20 “Toute conquête engendre la haine, car le vaincu demeure dans la misère. Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite, se maintient heureux.”

21 “Les nuages ne disparaissent pas, ils se transforment en pluie.”

22 "Il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c'est justement celles-là qui arrivent."

23 "Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même."

24 "Entre le ciel et la terre, il n'y a qu'une demeure temporaire."

25 "Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire."


_._._._._._._._._._._._


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Message par gaston21 le Dim 26 Juil 2015 - 17:42

J'ai envie d'en rajouter d'autres...:

" Aussi longtemps que l'homme aime une femme, fût-ce la moindre d'entre elles, il est réduit en esclavage, comme le jeune veau qui tête sa mère".
(On peut têter une femme sans que ce soit sa nère, surtout dans ce cas...)

"C'est une perle rare dans ce monde que d'avoir un coeur sans désir".
( C'est tout simplement épouvantable de dire une telle chose!)

" Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuillère plongée dans la sauce ne connait le goût de la sauce".
( Question science, le Bouddhisme l'a fait prospérer...à la vitesse de la brouette!)

"Toutes les images sont des mensonges; l'absence d'image est aussi un mensonge".
( Il avait forcé sur l'alcool de riz...)
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Message par komyo le Dim 26 Juil 2015 - 19:07

ben tu as de la chance gaston, comme il a aussi dit : Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.

aucun risque que te sois brulé pour hérésie ou décapité pour plaire a allah ! Mad


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Message par gaston21 le Mer 16 Déc 2015 - 11:17

Je ne sais pas si le Bouddhisme conduit à l'Eveil, mais il protège au moins le chien du roi... Et si j'en juge à la façon dont on exploite les enfants en Thaïlande pour le traitement des crevettes (vu hier soir aux infos), de l'esclavage pire que celui des romains, mieux vaut maintenir l'esprit des gens dans le sommeil! Allez, les hommes en jaune, crachez-vous dans les mains et mettez-vous au boulot!

http://www.rtl.fr/actu/international/en-thailande-un-internaute-risque-37-ans-de-prison-pour-s-etre-moque-du-chien-du-roi-7780876057
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Message par komyo le Mer 16 Déc 2015 - 17:08

je ne vois pas en quoi le royalisme en thailande a a voir avec le bouddhisme. Si ce n'est qu'au cours des ages, les pouvoirs s approprient le religieux, cf le christianisme, ce qui n'est pas forcément la volonté originelle. Pour moi le bouddhisme c'est d'avantage cela, qu'une junte militaire qui a peur pour son pouvoir



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Message par Le Repteux le Mer 16 Déc 2015 - 17:14

Ouais... l'amour universel... et un jour on va découvrir qu'il aimait universellement les petits enfants! Chassez le naturel et il deviendra surnaturel!


_._._._._._._._._._._._


Sondage Universel sur la guerre ("Espérez-vous qu'il n'y ait plus de guerre un jour, OUI ou NON?")
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La Reptation
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Message par gaston21 le Mer 16 Déc 2015 - 18:47

Le Repteux a écrit:Ouais... l'amour universel... et un jour on va découvrir qu'il aimait universellement les petits enfants! Chassez le naturel et il deviendra surnaturel!
Le Repteux, ce n'est pas lui qui a dit: "Laissez venir à moi les petits-enfants"; c'est un autre sage! "Honni soit qui mal y pense"...
La Thaïlande est inspirée par le Bouddhisme, un mode de pensée qui ne semble pas avoir amélioré la race humaine, ni élimé les dents des japonais...
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Message par komyo le Dim 10 Avr 2016 - 21:19

Le Dalaï Lama : "Je suis un marxiste en robe bouddhiste"

Entre deux rencontres très politiques avec les autorités italiennes, entre deux "enseignements" très bouddhistes devant un stade milanais plein à craquer, le Dalaï Lama nous a accordé une interview en deux parties. C’est un homme chaleureux et jovial, qui ne manque pas une occasion de s’esclaffer. Rien de compassé dans son attitude. Pas de langue de bois, pas de sermon, pas de récrimination, pas même de plainte. Il parle du Tibet, de la Chine, de l’impermanence, des delphiniums, du besoin d’un "autre être humain", d’une "sérénité laïque". Entretien avec le pape et leader politique le plus cool de la planète.

Publié le 18 janvier 2008 à 12h20
N.O.- La première question est votre regard sur le passé. Les Chinois invoquent beaucoup de motivations à l’appui de leur occupation du Tibet. Un de leurs arguments les plus forts est que leur intervention a mis fin à un régime féodal, à une société arriérée, inégalitaire, avec une classe privilégiée qui vivait aux dépens de la majorité. Qu’il s’agissait d’un système qui méritait d’être renversé. Certains Tibétains sont aujourd’hui d’accord avec cette vision des choses. Etes-vous d’accord avec certaines de ces critiques ? Comment jugez-vous le passé ?


Dalaï Lama.- Personne ne peut dire que le Tibet du passé était parfait. Il était certainement arriéré. Le système social, le système politique étaient sans aucun conteste arriérés. Cependant, si l’on compare la société féodale qui avait cours au Tibet, avec la société féodale chinoise, ou indienne, à la même époque, je crois que la société féodale tibétaine était plus compatissante. Par exemple, il y avait une prison au Potala qui à mon époque comptait entre 20-40 prisonniers. L’autre prison de Lhassa comptait à peu près le même nombre. Dans chaque district, bien entendu, il y avait une prison avec à peu près le même nombre de pensionnaires. Mais aujourd’hui, il existe partout au Tibet des milliers de prisons, et dans les années 60, il y a eu des dizaines de milliers de prisonniers. Une autre différence : dans le passé, quelques privilégiés exploitaient leurs sujets dans le passé, ce qui est totalement injuste, y compris d’un point de vue bouddhiste, personne ne le conteste. Mais ceci se produisait entre Tibétains. Maintenant, nouveau maître, nouveau seigneur : tous les Tibétains sont devenus les sujets de nouveaux maîtres. Je ne souhaite pas polémiquer, mais que dirait-on si l’Italie envoyait une armée dans un pays africain au motif que leur système serait si mauvais qu’il faudrait le changer ? Voyez les critiques du monde entier qui ont accueilli l’Amérique quand elle a envoyé ses armées renverser Saddam Hussein… (Rire) Ceci renvoie à la vraie question, à savoir si le Tibet fait vraiment partie de la Chine. Ce sont des questions complexes. Le point essentiel, c’est le défunt Panchen Lama qui l’a résumé dans sa dernière déclaration publique juste avant sa mort : depuis la venue des Chinois au Tibet, les quelques développements positifs ne peuvent compenser toutes les destructions qu’ils ont occasionnées. Je le pense aussi. Bien sûr, pour certains Tibétains qui jouissent aujourd’hui de beaucoup de privilèges – en termes de traitement, de logement, etc. – et qui viennent parfois de familles soi-disant de "serfs", leur situation personnelle est nettement plus avantageuse maintenant.


N.O.- A propos de ce qui se produit aujourd’hui. Après avoir beaucoup compté sur les armes pour régler la question tibétaine, aujourd’hui, les Chinois recourent à des moyens variés : des investissements massifs afin de hâter le développement, des flux de migrants han afin de modifier la composition démographique du Tibet, et maintenant le contrôle de la nomination des grands lamas réincarnés.


Dalaï Lama.- Y compris les armes ! Récemment, ils s’en sont servis pour écraser des révoltes.


N.O.- Ces nouveaux moyens sont une menace directe à la culture tibétaine, à son existence même. Y a-t-il un moyen d’échapper à cette menace ?


Dalaï Lama.- Je dis souvent aux gens. Une nation ancienne avec un héritage culturel exceptionnel est en ce moment en train de mourir. Je dis aussi que, intentionnellement ou non, une sorte de génocide culturel a cours. Surtout via l’agression démographique. Par exemple, une autre région autonome, la Mongolie intérieure, ne comporte plus que 20% de population autochtone. Il y a 80% de Chinois. A Lhassa, les Tibétains sont environ 100.000, alors que les Chinois sont plus du double. Lhassa est devenue méconnaissable avec des buildings, et toute la vallée est urbanisée. Hormis le centre autour du Jokhang, tout le reste est devenu un véritable chinatown. De même, dans d’autres régions à l’Ouest comme Ngari. Il y a 15-20 ans, il n’y avait aucun Chinois dans ces régions. Maintenant, il y a des chinatown flambant neufs partout. Un journaliste de ZDF que j’ai rencontré récemment m’a montré des photos de plusieurs agglomérations où les Chinatown se sont multipliés. Les Tibétains sont donc devenus une minorité.


N.O.- Que faire alors ?

Dalaï Lama.- Le gouvernement chinois continue de nier. Ils prétendent que les Tibétains constituent toujours l’immense majorité. Il faut faire savoir au monde que l’agression démographique est très grave. C’est une urgence. Une autre chose importante : la culture bouddhiste tibétaine est ce que j’appelle une culture de la compassion. Sa préservation est extrêmement importante sur le long terme pour la république populaire de Chine. Aujourd’hui, dans la société chinoise, les valeurs confucéennes sont détruites, même s’il y a des tentatives de les ranimer de la part du gouvernement. Il n’y a donc plus de morale. Seul compte l’argent. La corruption à tous les niveaux en découle. Et aussi toutes sortes de situations malsaines et d’exploitation. Comme le travail des enfants. Les enfants des campagnes sont réellement exploités. C’est impensable que dans ce pays socialiste dirigé par un parti marxiste, de telles choses se produisent. Le fossé entre riches et pauvres est impensable. Il m’arrive parfois de penser que je suis plus marxiste qu’eux. (Rire) Un marxiste en robe bouddhiste.


N.O.- Il semble que les Chinois ont aujourd’hui grand besoin d’une direction spirituelle et que certains se tournent vers vous. Pensez-vous pouvoir tenir ce rôle ?


Dalaï Lama.- Certainement, je peux le faire dans une certaine mesure. Je ne souhaite pas m’attarder beaucoup sur le fait qu’un certain nombre de personnes d’Amérique, d’Europe, de France, après avoir entendu mes enseignements, y ont trouvé des valeurs de vie. Certains sont devenus plus enthousiastes pour servir l’humanité, plus compatissants. Bien que, historiquement, il n’y ait pas de connexion culturelle entre eux et moi, certains en ont tiré profit. A chacune de mes visites en Amérique, au Canada, en Europe, plusieurs dizaines de milliers de personnes viennent m’écouter. Dans un cas, à New York, il y a eu 100 000 personnes. Ces gens n’ont rien à gagner à m’écouter parler. Mais ils y trouvent un certain intérêt. Les Chinois, quant à eux, sont traditionnellement bouddhistes. Pour moi, en tant que moine bouddhiste, je ne fais aucune différence entre Chinois, Tibétains, Indiens, Européens, Africains… J’ai entière confiance que si l’occasion s’en présente, je serai toujours prêt et toujours heureux de servir les Chinois spirituellement, en promouvant les valeurs humaines. Quand le massacre de Tian’anmen a eu lieu, j’ai fait la promesse que si les circonstances le permettent, j’accomplirai une cérémonie de purification bouddhiste sur la place Tian’anmen, et que je prierais pour les milliers de personnes qui y sont mortes.


N.O.- A propos des négociations avec les Chinois. Vous avez eu six rounds, et le dernier n’était pas très encourageant…


Dalaï Lama.- Depuis la reprise des contacts avec le gouvernement chinois en 2002, les choses ont semblé progresser jusqu’à la 5ème rencontre en 2006. Lors de cette 5ème rencontre, les officiels chinois ont reconnu que nous n’exigions pas l’indépendance. Quand notre envoyé est revenu, nous avons réellement senti qu’il s’agissait d’un progrès concret. Car notre but principal était de construire la confiance et de rendre claire notre position qui est que nous ne demandons par l’indépendance. Et cela dans notre propre intérêt. Le Tibet est matériellement arriéré, et tous les Tibétains veulent moderniser le Tibet. Par conséquent, notre propre intérêt est de rester au sein de la République populaire de Chine. Y compris par exemple à propos de ce train qui arrive à Lhassa. Ceci est fondamentalement positif. Si je voulais aller à mon village par train, je pourrais le faire très confortablement. Et les gens de ma famille pourraient facilement venir me voir à Lhassa. C’est très positif. Après cette 5ème rencontre de Février 2006, nous étions réellement joyeux et optimistes. Cette accusation d’être un "séparatiste" avait été clarifiée. Mais très rapidement, dès le mois d’avril, ils ont commencé à intensifier leurs accusations contre moi en tant que séparatiste, tout en intensifiant la répression au Tibet. Lors de la 6ème rencontre, la dernière, en juin 2007, la délégation chinoise était bien plus dure. Les officiels chinois ont purement et simplement nié l’existence d’un problème tibétain. Il n’y a pas de problème avec le Tibet. Le problème, c’est le Dalaï Lama, ce "séparatiste" (rire). Il est désormais clair que ces accusations contre moi ainsi que la répression à l’intérieur du Tibet ne sont pas dues à des malentendus, mais qu’elles sont délibérées et intentionnelles. C’est beaucoup plus dangereux.

Ils essaient de me diaboliser, et avec moi d’autres personnes comme la chancelière allemande, le président Bush et la speaker du Congrès, Nancy Pelosi, qui sont devenus des demi-démons… (rire).


N.O.- A propos de votre succession, j’ai entendu une rumeur selon laquelle le jeune Karmapa pourrait être un bon choix. Que direz-vous à votre successeur ?


Dalaï Lama.- De nombreux lamas, comme le Karmapa, Drigong rimpoché, et aussi Sakya Tenzin, tous sont d’avis qu’avant ma mort, je devrais nommer un régent ou un successeur. Quelqu’un qui poursuivra mon œuvre. On fait valoir les nombreuses années qui séparent la découverte de la jeune réincarnation et le moment où il arrivera à la majorité. Il y a aujourd’hui de nombreuses personnes qui me suggèrent qu’une personne plus mature puisse prendre ma succession. Théoriquement, c’est tout à fait possible. Il existe un terme tibétain spécifique qui signifie "se réincarner avant sa mort". Un de mes vieux maîtres, un lama Sakya, Tchögyach rimpoche, a été choisi par le 13ème Dalaï Lama comme la réincarnation de son propre maître, alors que ce dernier était encore vivant. Dans la pratique tibétaine, cette possibilité existe. De même, le 6ème Dalaï lama était également vivant au moment où le 7ème Dalaï Lama est apparu. Alors les Chinois ont été surpris quand j’ai parlé de nommer quelqu’un de mon vivant et ils ont déclaré que c’était contre les règles tibétaines. Il semble qu’ils savent mieux que moi, et que je doive apprendre auprès d’eux ! (rire).

Dans le passé, dans l’histoire tibétaine, il y a eu un petit nombre de cas de désaccord concernant la réincarnation du Dalaï Lama ou du Panchen Lama, purement entre Tibétains qui désignaient tel ou tel. Ils demandaient alors à l’empereur chinois de trancher. Mais à l’époque, les empereurs de Chine étaient Mandchous, eux-mêmes étant bouddhistes. Ils tenaient les lamas tibétains, en particulier le Dalaï Lama et le Panchen Lama pour leurs propres gourous, leurs propres maîtres, ce qui rendait leur intervention concevable. Quand le désaccord entre Tibétains créait des difficultés, ils se tournaient vers leur "patron" pour trouver une solution. Mais aujourd’hui, pour commencer, aucun Tibétain ne s’est tourné vers les Chinois pour un arbitrage. Et secundo, le régime chinois actuel, à la différence de la dynastie précédente, est radicalement matérialiste et communiste. C’est ridicule.


(Deuxième partie, le lendemain, au stade Palasharp de Milan)


N.O.- Une question plus personnelle : Vous avez fait allusion au fait que vous connaissiez la colère, que vous aviez le caractère vif dans votre jeunesse. Vous arrive-t-il également de ressentir du découragement ?


Dalaï Lama.- Très peu. Presque pas.


N.O.- Bien que la situation soit si difficile ?

Dalaï Lama.- Mon approche principale, que je qualifie habituellement d’approche réaliste, c’est d’accepter la réalité.Si la réalité est sans espoir, oui je la reconnais comme étant sans espoir. Mais pas de frustration. C’est un fait, j’accepte le fait. Un fait est un fait.


N.O.- Donc pas besoin de ressentir du désespoir ?

Dalaï Lama.- Il y a parfois du désespoir. Mais ce désespoir n’est pas de nature à créer un sentiment de grand malheur. Les faits sont les faits. C’est l’approche bouddhiste. J’y trouve une grande aide. Au VIIIème siècle, un grand maître bouddhiste indien a dit : face à une situation désespérée ou tragique, dites-vous cela : s’il y a un moyen de la surmonter, pas besoin de s’angoisser ; s’il n’y a aucun moyen de la surmonter, s’angoisser ne sert à rien. Il faut accepter. Je pense que cette façon de penser, ce type de perception m’est d’une très grande aide. D’autre part, un autre concept bouddhiste c’est de compter par éons et éons. Une vie, c’est au maximum une centaine d’années, ce n’est rien… Et aussi : la tragédie que nous affrontons participe de la nature même de ce que nous appelons le samsara. Rien de surprenant... Il y a des situations désespérées comme le tsunami. Cela a eu lieu, et de nombreuses personnes en ont souffert, ce qui a engendré du désespoir. Mais il n’y a pas de raison d’en ressentir autant de poids, de sentiment d’impuissance. De même avec la question tibétaine, il y a des difficultés, mais nous luttons fondamentalement avec une approche raisonnable. Et déjà de plus en plus de Chinois montrent leur solidarité et leur soutien. Et le moral des Tibétains à l’intérieur du Tibet est très fort. Il y a de la difficulté, ça ne fait pas de doute, mais il y a toujours la possibilité que ça change. Prenez le cas de la maladie, j’ai été gravement malade il y a quelques années. D’accord, ça s’est produit. Un jour ma mort viendra. J’accepte. Ca fait partie de notre vie.


N.O.- Quand vous pensez au Tibet, qu’est-ce qui vous manque le plus ?


Dalaï Lama.- Fondamentalement, c’était une société heureuse, une humanité heureuse, paisible en général. Bien sûr, il y avait aussi des méchants au Tibet (Rire). Mais comparativement, la communauté tibétaine et sa culture bouddhiste était habituellement plus calme, plus paisible.


N.O.- Y a-t-il un lieu, quelque chose de concret, la tsampa… qui vous manque ?


Dalaï Lama.- Il y a quelque chose… En Inde, au moment de la mousson, il y a trop de pluies, trop d’humidité. Alors on pense parfois "Ah, le climat de Lhassa, si sec, si agréable…". Et puis quand on pense au climat de Lhassa en hiver, toute cette poussière et tout ce vent, on se dit alors "Ah, quelle chance que nous soyons en Inde"… (Rire) Tout est relatif…


N.O.- Vous n’avez donc pas de nostalgie ?

Dalaï Lama.- Non, pas vraiment. De nouveau, ce que j’ai envie de partager, c’est l’unicité de l’humanité, j’y crois vraiment vous savez. Il y a un dicton en tibétain : le lieu où vous vous sentez le plus heureux, c’est votre maison. Et la personne qui vous témoigne de l’amitié, un amour authentique, de la compassion, est votre parent. C’est ce que disent les Tibétains.


N.O.- Vous avez donc des parents partout…

Dalaï Lama.- Bien sûr. Je pense que ça tient peut-être au fait que le Tibet est un territoire très vaste. Quand on va d’un lieu à un autre, ça prend des mois. Alors à cause de ces circonstances, quand vous rencontrez quelqu’un, qu’il soit ami ou inconnu, vous êtes tous les deux ravis. Le besoin d’un autre être humain ! Je pense que ce genre de concept c’est : où vous vivez heureux, c’est chez vous ! A chaque fois que vous rencontrez une personne qui vous montre vraiment de l’amitié, vous êtes en famille...


N.O.- Je vous pose cette question parce que j’ai été deux fois au Tibet cette année, et déjà j’ai envie de ce genre de paysage, de lumière, bien que je ne sois pas de là-bas. Je me demande si vous avez ce genre d’envie.


Dalaï Lama.- Il y a une chose, les delphiniums. A Lhassa, les racines restent en terre l’hiver. Chaque année, la plante croit, et parce que les racines sont toujours là, les fleurs sont de plus en plus grandes et la plante de plus en plus haute. Je n’ai jamais vu cela en Inde, ni ailleurs en Europe. Oui, j’aime certaines fleurs, comme le delphinium. J’ai essayé de planter ces fleurs en Inde, mais à chaque mousson, fini ! (Rire)


N.O.- C’est l’impermanence…

Dalaï Lama.- Oui, c’est l’impermanence (rire). En Inde, j’ai aussi des orchidées. Au Tibet, à Lhassa, c’est impossible d’en faire pousser. A Dharamsala, on peut. Alors j’essaie de les faire tenir au maximum, mais ces orchidées qui viennent de Thaïlande, de Singapour ou de Taïwan ne peuvent vivre qu’un an… (Rire) C’est comme ça !


N.O.- Que lisez-vous en ce moment ?

Dalaï Lama.- Je lis surtout en tibétain. Dans le passé, j’ai lu des livres de cosmologie, d’histoire mondiale, de philosophie occidentale. Bien que j’aie une série complète qui va de Platon, Socrate à Bertrand Russel, mais je n’ai pas suffisamment de temps d’étudier, ou de lire attentivement. Donc en ce moment, je lis surtout la presse, des magazines comme Newsweek ou Time, des journaux internationaux. J’aime lire le Herald Tribune.


N.O.- Vous avez dit lors de votre enseignement tout à l’heure qu’il était important de développer une sérénité laïque. Il existe des écoles de philosophie antique qui s’y sont efforcés. Vous les lisez ?


Dalaï Lama.- Non. Mais je pars du fait que la majorité des 6 milliards d’humains sont des non-croyants. Nous devons donc trouver le moyen de toucher ces personnes et susciter leur attention sur l’importance de la compassion. Cela ne peut être que laïc. Notre expérience courante, le bon sens et aussi les dernières découvertes scientifiques nous disent qu’une attitude compassionnelle est bénéfique à notre bien-être physique. C’est donc une approche laïque. Ces valeurs dénuées de croyance religieuse, c’est une éthique laïque. Mais si on veut être réaliste, il faut trouver le moyen de promouvoir ces valeurs humanistes auprès des non-croyants. Et voyez la constitution indienne, fondée sur le sécularisme. Le Mahatma Gandhi croyait profondément dans le sécularisme, tout en étant lui-même un croyant, et pratiquant quotidiennement des prières issues de différentes traditions. Le sécularisme signifie le respect de toutes les religions, pas de préférence pour celle-ci ou celle-là. Si par exemple moi en tant que bouddhiste, j’affirmais que seul le bouddhisme est bon, que les autres religions sont mauvaises, ce serait contraire à la laïcité. Si vous croyez vraiment à la laïcité, vous devez respecter toutes les autres traditions, parce que des millions de personnes suivent ces traditions. Puisque nous devons respecter tous les êtres humains, l’humanité entière, il faut donc respecter leurs conceptions et leur foi. Y compris les non-croyants. C’est également leur droit de ne pas croire. C’est OK, puisqu’ils se sentent plus à l’aise ainsi.


N.O.- C’est pourquoi les non-croyants vous aiment. Vous leur reconnaissez une place… Ma dernière question est en deux parties : Si vous aviez quelque chose à dire aux Occidentaux, personnellement, que leur diriez-vous ? Et aux Chinois ?


Dalaï Lama.- Je ne considère pas qu’il y ait beaucoup de différences entre les Occidentaux et les Orientaux. Il y a des problèmes émotionnels ici, mais vous avez la même chose en Asie. (Rire) On dit que les Asiatiques sont plus religieux, les Indiens par exemple, mais il y a tout de même beaucoup de problèmes émotionnels. Dans l’Ouest, il y a le matérialisme, il y a ce que la science aurait apporté à la société occidentale. Mais ça aussi, ce n’est que partiellement vrai. Donc, je ne considère pas qu’il y ait de grosses différences. Ce que je dis aux Asiatiques, je le dis aussi aux Occidentaux. Nous sommes tous les mêmes êtres humains, on a le même corps, le même esprit, les mêmes émotions, les mêmes problèmes. Naissance, mort, et toutes sortes d’événements non-désirés, partout c’est pareil. Mais je précise toujours que les valeurs matérielles ont une limite. Dans les deux derniers siècles, les gens se sont concentrés sur le développement matériel et tous les gouvernements se sont focalisés sur la planification économique. Personne n’a songé à programmer une éducation morale. C’est ce dont nous avons besoin. L’éducation moderne est toute entière à propos de développement matériel. C’est ce que j’essaie toujours de partager avec les gens : en dernière analyse, la vie heureuse, l’esprit heureux viennent de l’intérieur, pas de l’argent, du pouvoir, ni de je ne sais quel avantage. C’est une perspective plus holiste, plus large, qui peut nous rendre plus réaliste. Et aussi de croire, de prendre conscience de ce que les événements d’aujourd’hui sont dus à des causes passées. Quand ces causes sont pleinement actives, les conséquences ne peuvent être évitées. La tragédie tibétaine ressemble beaucoup à cela.


N.O.- Vraiment ?

Dalaï Lama.- Oui. Les générations précédentes ont vraiment négligé ce qu’était tout simplement la réalité : la réalité du monde, du XXème siècle.

Quant au public chinois, je voudrais leur dire qu’ils sont une grande nation. Avec leur longue histoire, leur héritage culturel sophistiqué, leur nombre qui en fait la nation la plus nombreuse. Ils ont un rôle important sur cette planète. Pour remplir ce rôle effectivement, il y a toutes sortes de comportements qui devraient être réalistes et honnêtes. Et puis le bouddhisme n’est pas étranger aux Chinois. Le bouddhisme était installé en Chine avant qu’il ne touche le Tibet. Il y a des milliers et des milliers de temples bouddhistes en Chine. Le bouddhisme peut certainement les aider à donner du sens à la vie. La valeur de la famille, la valeur de la communauté. C’est ce que je leur dis souvent.

Quant aux leaders chinois, parfois ils m’écoutent (Rire). Mais leur bouche n’arrête pas de me gronder, me gronder, me gronder…


Interview du Dalaï Lama par Ursula Gauthier


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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" (G. Orwell)
«Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.» - Victor Hugo
Il y a deux types de français : il y a ceux qui pensent que le gouvernement et les lobbies vous veulent du bien et il y a ceux qui pensent Wink.

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